Par
Nour El Hoda
Il faut un sérieux effort de mémoire pour retrouver dans l’histoire de l’opposition tunisienne , une action aussi rondement , techniquement et aussi bien rodée que YEZZI FOCK , et cette incroyable grève de la faim de huit personnalités tunisiennes de premier plan , de diverses horizons politiques n’en déplaise aux habituels réactionnaires tunisiens et autre collaborationnistes notoires , passe la démagogie habituelle de quelques opportunistes qui désignent ces huit personnes comme toute l’élite de la Tunisie , ils font certainement partie de l’élite , mais ne sont pas toute l’élite , ou alors nous autres opposants à ben Ali nous serions vraiment dans de beaux draps , la Tunisie qui refuse la dictature regorge d’élites et de potentialités , ne soyons pas dupes des manipulations de quelques sous-fifre sans la moindre importance , soyons vigilant sur l’essentiel de la donne , et aujourd’hui plus que jamais , l’essentiel c’est le sacrifice et le volontariat de ces huit personnes autrement plus importantes que tout le reste ,la dynamique qu’ils ont enclenchée peut réveiller le peuple tunisien au désastre de la dictature de ben Ali , et qu’importe les magouilles et les manigances des parasites qui se découvrent comme par hasard une vocation de moralisateurs et de censeurs..Aujourd’hui tous les espoirs sont permis.Pour certains l’heure est à l’enthousiasme , sinon à l’euphorie , c’est tout à fait normal et c’est humain , , nous sommes en période de d’égrisage et de renouveau , mais il faut toujours garder à l’esprit , que ce n’est que le début d’un très long processus et qu’à partir de là la lutte et le travail continuent et que nous sommes tous plus que jamais appelés à entretenir le débat , les propositions , les actions et la mobilisation , c’est seulement à ce prix que nous constituerons une menace sérieuse pour ben Ali..en vingt an l’opposition tunisienne , à part les actions héroïques de A.Z , maître ABBOU , SI JEBALI , HAROUNI, et quelques autres que j’oublie , qu’ils me pardonnent , l’opposition tunisienne à ben Ali ne peut se réjouir d’un bilan glorieux.l’argumentation tactique de cette opposition sur la scène internationale sans le soutien des masses tunisienne délaissée loin des appareils sclérosés ne lui ouvre aucune porte d’une certaine légitimité et indépendance vis à vis de toutes les stratégies supranationales , normales et évidentes dans ce monde de la communication et de l’interdépendance , liberté , c’est le maître mot pour qualifier YEZZI et cette grève de la faim et c’est heureux.Ces actions sont le renouveau de l’être tunisien et de sa capacité de vivre digne et libre ,désormais , c’est cette indépendance de l’esprit qui détermine forcément l’acte est une liberté simple et précieuse que tous les tunisiens ont acquis dans la solidarité et la communion. quasiment inconnue des générations précédent , cette exigence à la démocratie , au droit et à la justice comme valeur universelle qui doivent transformer l’état nation tunisien, sans aucune autre forme de procédures , le regard extérieur est entrain de changer sur la question tunisienne dans un virage à 180° qui j’espère détachera la dictature de tous ses appuis , appuis et soutien sans qui elle n’est plus rien.Les jeunes tunisiens sont donc appelé , et ils ont la possibilité de le faire, de prendre leur destin et celui de leur pays la Tunisie en main sans renier leurs principes et leurs singularités , principes et singularités qu’ils auront , avec l’ensemble des tunisiens tout le loisir de les défendre après la défaite de ben Ali , de les défendre et de les imposer par les voies légales et constitutionnels , celles des urnes , l’important aujourd’hui c’est de s’engager dans cette dynamique , de défaire Ben Ali , mais aussi à veiller à l’usurpation et la prise en otage de ce combat par les forces réactionnaires et aliénées , qui n’en doutant pas, veulent limiter la casse et récupérer par tous les moyens l’héritage du dictateur , dans une Tunisie démocratique ils seront insignifiants et perdraient tous leurs privilèges basés sur les compromissions , les calculs et bien souvent sur la trahison. ,
Les tunisiens sont immatures, irresponsables et attentistes pour ceux qui chérissent le pouvoir, pas seulement dans les arcanes de la dictature, mais aussi pour une certaine réaction aussi zélée et extrémiste qu’elle. Et c'est pourquoi , la maffia de ben Ali , et une certaine forme de réaction thuriféraire et technocratique , dans un même élan de panique , dans une objectivité d’intérêts somme toute naturelle , ils affirment qu’il est nécessaire de « limiter »toutes les libertés citoyennes et collectives ainsi que la liberté individuelle de chaque tunisien, au nom de tout un tas de priorités supposée morales, économiques et sociales plus synthétiquement regroupées sous la bannière du sacro-saint « intérêt général » , bien entendu cet intérêt général pour nous et dans la pratique , ce n’est un misérable leurre , et un débit de mensonges , ce qui les inquiète vraiment ce sont les aspirations profondes du peuple tunisien , ses possibles choix prévisibles , et cette inconnue qui sortira vraiment des futurs élections libres , cette inconnue que tout un chacun peut facilement imaginer et qui taraude certains qui se disent pourtant démocrates , mais démocrates à leur façon et selon leurs idées et intérêts idéologiques , leur discours démocratique est un discours de circonstance arrangés comme les atermoiements de ben Ali , c’est du verbalisme démagogique pour endormir l’opinion , quitte à ce que par la suite ils s’engagent comme par le passé dans un 7 novembre bis. .Tout ce beau discours propagandiste sous entend, dans la dialectique de ben Ali et ses clan maffieux et de cette réaction, la seule et unique exigence des seuls intérêts de qq. Uns aux dépends toujours des intérêts du pays. Que ferions nous, en effet, si les pseudos législateurs éclairés à la seule injonction du dictateur, les académies clairvoyantes de ses conseillers , les conseils des sages et les comités d'éthique de son pouvoir sans aucune limite , ni recours ,et si ces fameux « milieux autorisés du nouvel ordre international , ne mettaient autant d'ardeur et d'application à définir les conduites et les limites de notre salut public et les interdits sans frontières , toujours à sens unique , qui permettent à moindre frais de garder le tunisien sous cloche, pour ne susciter que ce qu'il y a de juteux en lui: les impôts qu'il paie, les enfants qu'il conçoit (de futurs soumis) et l'allégeance qu'il manifeste aux « valeurs de l’occident démocratique , qu’il ne peut observer que de loin , ou au mieux dans l’exil le vivre par procuration.Si nous pères avaient cultivé le sens civique et la culture de l’être envers et contre tout , Peut-être , je dis peut-être notre mal est plus profond , plus enraciné et ancien que tout ce qui nous rattache à l’histoire moderne de l’humanité ; peut-être serions-nous des hommes libres et vivant dans une parfaite démocratie.
Ce qui manque aujourd’hui et à mon humble avis à l’opposition tunisienne , c’est l’organisation ,heureusement YEZZI comme cette grève de la faim sont venus chambouller ce désordre ambiant et tracer l’unique voie efficace et responsable .Les actions politique ou de communication en vérité ne sont pas taillés à la mesure de la réalité du écu des tunisiennes , nous sommes pour la plus part , pris individuellement des gens civilisés , très bien intégrés dans le flux et les événements universels , et quand nous nous penchons ou nous nous activons pour notre patrie , nous employons un langage et des moyens archaïques.
Ils sont trop abstraits , trop empruntés et limités pour elles ,il est temps de concevoir un ensemble de conceptions nouvelles et rigoureuses , les tunisiens sont arrivés à une maturité évidente pour une mobilisation déterminée dans l’acceptation de l’autre et de la nécessaire différence , de conceptions rigoureuses et rationnelle qui dans l’ensemble donneront un sens aux singularités et aux repères individuels , un ensemble si évident aujourd’hui malgré la léthargie générale et la décomposition finissante de la dictature , cette masure qui craque de partout sous l’effet des vents contraires qui secouent le monde.un ensemble de conceptions responsables et pratique , et par conséquent si vaste , qu’on y ferait tenir tout le possible du devenir du pays , et même de l’impossible du génie tunisien , à côté de notre réalité et de nos acquis qu’ils soit historique , culturel ou politique.
La seule démarche , que tous ensemble et en cette période de tension qui s’annonce très dure pour la dictature ,que nous devons juger satisfaisante est celle qui adhère à notre objet , aucun vide entre nous , pas d’interstice , le spectacle d’autrefois , de l’opposition médiatisée et ses échecs depuis des années , doivent absolument nous servir de leçon , ils auraient au moins servis à cela , nous plonger dans la confusion la plus totale , nous n’avons pas péri dieu merci , les hommes politiques justes et intègres en Tunisie sont aujourd’hui encore plus nombreux , de notre drame face à ben Ali et les imposteurs , de notre malheur sont nés des tunisiens encore plus redoutables, et des consciences encore plus nombreuses se sont réveillées face à l’arbitraire quelqu’il soit et de n’importe quelle origine.