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27 juillet 2012 5 27 /07 /juillet /2012 09:10

Violences à Sidi Bouzid, berceau de la révolution tunisienne

 

(Photo d'archive) Des manifestants ont attaqué jeudi le siège du gouvernorat à Sidi Bouzid et saccagé les locaux du parti islamiste Ennahda. La police a répondu par des tirs de somation et des gaz lacrymogènes. 

(Photo d'archive) Des manifestants ont attaqué jeudi le siège du gouvernorat à Sidi Bouzid et saccagé les locaux du parti islamiste Ennahda. La police a répondu par des tirs de somation et des gaz lacrymogènes.  | Fethi Belaid

 

Des manifestants se sont attaqué jeudi au siège du gouvernorat à Sidi Bouzid (centre-ouest de la Tunisie), mettant le feu à un pneu avant de le jeter à l'intérieur des locaux. Ils ont également saccagé les bureaux du parti islamiste Ennahda, qui dirige le gouvernement, avant de tenter d'y mettre le feu.


Depuis plusieurs jours, des travailleurs journaliers manifestent pacifiquement à Sidi Bouzid pour réclamer le versement de leur salaire, en retard de plusieurs semaines. Jeudi, ils ont été rejoints par leurs proches et des habitants venus protester contre leurs conditions de vie. D'après les , plus d'un millier de personnes se serait mobilisées, 150 seulement selon le gouvernement.

Jets de pierres et tirs de gaz lacrymogènes

Ces rassemblements ont tourné à l'affrontement avec les forces de l'ordre. D'après un correspondant de l'AFP, la police a procédé à des tirs de sommation et de grenades lacrymogènes pour disperser les manifestants, qui ont répliqués par des jets de pierres. Dans la foule, les manifestants ont crié : «Voici de nouveau la police de Ben Ali», faisant référence à l'ancien président, chassé du pouvoir en 2011 par une révolte populaire sans précédent dans le monde arabe. Aucun blessé n'a été signalé dans les rangs des manifestants, ni parmi les forces de police, qui s'était appuyées par des unités de l'armée.

Le ministère de l'Intérieur a confirmé les violences, annonçant le retour au calme sur la ville, mais dément toutefois que la police ait procédé à des tirs de sommation. Khaled Tarouch, porte-parole du ministère, affirme que «la police a dû seulement tirer des grenades lacrymogènes pour disperser les gens qui s'attaquaient à coup de pierres au gouvernorat». De son coté, Ennahda déplore la mise à sac des ses locaux, accusant «un groupe des manifestants téléguidés par des partis politiques», sans toutefois nommer ces partis.

La ville de Sidi Bouzid est considérée comme le berceau de la révolution tunisienne. L'immolation d'un jeune vendeur ambulant, Mohamed Bouazizi, en décembre 2010, avait été à l'origine d'une année de bouleversements dans le monde arabe.

LeParisien.fr

 

 

Tunisie : heurts à Sidi Bouzid, berceau de la révolution

Le Monde.fr avec AFP

Des dizaines de manifestants ont attaqué jeudi le siège du gouvernorat (préfecture) à Sidi Bouzid, dans le centre-ouest de la Tunisie, et la police a procédé à des tirs de sommation et de gaz lacrymogènes pour les disperser.

Des habitants protestant contre leur situation sociale se sont rassemblés et ont mis le feu à un pneu avant de le jeter à l'intérieur des locaux du gouvernorat. Des agents de la sécurité ont riposté en procédant à des tirs de sommation et de grenades lacrymogènes pour disperser les protestataires.

"Voici de nouveau la police de Ben Ali", ont crié les manifestants en lançant des pierres en direction des forces de l'ordre. Ils faisaient référence au président déchu Zine El Abidine Ben Ali, chassé en janvier 2011 par une révolte populaire entamée suite à l'immolation d'un vendeur ambulant, Mohamed Bouazizi, à Sidi Bouzid.

Les manifestants ont aussi tenté d'incendier le local du parti islamiste (Ennahda) qui dirige le gouvernement. Certains ont cassé la porte d'entrée et saccagé les bureaux situés dans un immeuble du centre-ville.

PRIVÉS DE SALAIRES DEPUIS PLUSIEURS SEMAINES

Le ministère de l'intérieur a confirmé les violences mais démenti que la police ait procédé à des tirs de sommation. "La police a dû seulement tirer des grenades lacrymogènes pour disperser les gens qui s'attaquaient à coup de pierres au gouvernorat", a indiqué à l'AFP le porte-parole du ministère, Khaled Tarouch.

Un porte-parole d'Ennahda a déploré de son côté la mise à sac des locaux du parti et accusé "un groupe de manifestants téléguidés par des partis politiques", sans toutefois nommer ces partis. Des sources syndicales locales ont recensé plus de un millier de manifestants, mais le ministère de l'intérieur a estimé leur nombre à environ 150 personnes, des travailleurs journaliers exigeant le règlement de leurs salaires.

Ces ouvriers, privés de salaire depuis plusieurs semaines, ont réclamé leur dû pacifiquement ces derniers jours, avant d'être ralliés jeudi par leurs proches et des habitants de la ville. Le calme a été rétabli, a affirmé le ministère de l'intérieur. Aucun blessé n'a été signalé dans les rangs des manifestants ni parmi les forces de police qui étaient appuyées par des unités de l'armée.

 

Tunisie : manifestations à Sidi Bouzid, foyer de la révolution

Publié le 26/07/2012 | 18:56 , mis à jour le 26/07/2012 | 18:56
Des manifestants devant le local du parti islamiste au pouvoir Ennahda à Sidi Bouzid (Tunisie), le 26 juillet 2012.

Des manifestants devant le local du parti islamiste au pouvoir Ennahda à Sidi Bouzid (Tunisie), le 26 juillet 2012.

(MOKHTAR / AFP)

Des dizaines de manifestants ont attaqué jeudi 26 juillet le siège du gouvernorat à Sidi Bouzid (Tunisie), recevant en réponse des tirs de sommation et des gaz lacrymogènes. C'est dans cette ville que Mohamed Bouazizi s'est immolé par le feu le 17 décembre 2010, marquant le début de la révolution tunisienne.

Les contestataires, des ouvriers privés de salaire depuis plusieurs semaines, avaient manifesté pacifiquement ces derniers jours, en vain. Jeudi, ralliés par leurs proches et des habitants de la ville, ils ont mis le feu à un pneu avant de le jeter à l'intérieur du bâtiment du gouvernorat et ont aussi tenté d'incendier le local du parti islamiste au pouvoir, Ennahda

Des agents de la sécurité ont riposté en procédant à des tirs de sommation et de grenades lacrymogènes, a constaté un correspondant de l'AFP. "Voici de nouveau la police de Ben Ali", ont crié les manifestants en lançant des pierres en direction des policiers, qui étaient appuyés par des unités de l'armée. Le ministère de l'Intérieur a démenti cette intervention violente des forces de l'ordre, précisant que le calme avait été rétabli. Aucun blessé n'a été signalé.

"Quelle valeur pour une démocratie qui ne nourrit pas les ventres affamés ?"

La veille, jour de la Fête de la République, comme pour répondre aux manifestations, le président tunisien, Moncef Marzouki, avait déclaré devant l'Assemblée constituante : "Quelle valeur pour une démocratie qui ne nourrit pas les ventres affamés ?" Selon lui, le peuple pourrait se révolter à nouveau si les espoirs de la révolution sont déçus. "Le peuple qui vous a élus n'acceptera pas une démocratie de façade, il pourrait alors être poussé à une nouvelle révolution", a t-il déclaré.

Par ailleurs, le président a une nouvelle fois assuré que l'objectif était la tenue d'élections générales au printemps 2013, après l'adoption d'une nouvelle Constitution. Cependant, des désaccords profonds opposent les membres de la coalition au pouvoir concernant la nature du régime qui découlera de la nouvelle loi fondamentale, et aucun compromis n'est en vue.

FTVi avec AFP

 

 

Tunisie : manifestations et heurts à Sidi Bouzid, berceau de la révolution

Des protestataires convergent vers le siège du gouvernorat à Sidi Bouzid, le 26 juillet 2012.
Des protestataires convergent vers le siège du gouvernorat à Sidi Bouzid, le 26 juillet 2012.
Photo AFP / Mokhtar

Par RFI

Un an et demi après la chute du président Ben Ali en Tunisie, de nouvelles manifestations se sont déroulées à Sidi Bouzid, ville du centre-ouest où la révolte avait commencé. Des manifestants ont attaqué ce jeudi 26 juillet le siège du gouvernorat de Sidi Bouzid. La police a procédé à des tirs de sommation et de gaz lacrymogènes pour les disperser.

Symboliquement, la centaine de manifestants s'étaient réunis devant le gouvernorat de Sidi Bouzid, l'endroit même où Mohamed Bouazizi s'était immolé par le feu, déclenchant il y a un an et demi la révolution.

Rapidement, les portes d'entrée ont été forcées, le bâtiment envahi et des pneus brûlés à l'intérieur. Pour disperser la foule, les forces de l'ordre ont tiré en l'air et fait usage de gaz lacrymogènes, poussant certains protestataires à dénoncer le retour de la police de Ben Ali.

Notre dossier

Depuis une semaine, le berceau de la révolution tunisienne est secoué par des mouvements sociaux. Des ouvriers du bâtiment employés par l'administration demandent au gouverneur le versement de leur salaire en retard, selon eux, de plusieurs semaines.

Dans le cortège, aujourd'hui, ces manifestants ont été rejoints par de simples habitants qui reprochent au gouvernement de ne pas avoir amélioré leur situation sociale depuis les dernières élections. Résultat : le siège du parti islamiste au pouvoir depuis octobre a, lui aussi, été attaqué par des manifestants. Les violences ont été fomentées par l'opposition, a déclaré en fin de journée le parti Ennahda.

 


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