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8 mai 2012 2 08 /05 /mai /2012 08:50

 Sarkozy enfin "dégagé" par les Français

Que ce soit sur le terrain de l'économie, de la politique internationale ou de la cohésion sociale, le bilan du président sortant Nicolas Sarkozy est négatif, estime le site tunisien Kapitalis. La défaite de l'ami et protecteur des dictateurs du monde arabe est méritée.

  Hakim Frigui | 

Certes, il y a la crise mais cela n'explique pas tout. Sur la croissance, le chômage, les salaires, la balance commerciale, Nicolas Sarkozy a échoué. Lui qui disait qu'il irait chercher la croissance avec les dents, lui qui avait promis aux Français de pouvoir "travailler plus pour gagner plus" laisse une France en crise avec un chômage en augmentation et une balance commerciale très déficitaire.

Jamais les Français n'ont été autant montés les uns contre les autres. Les syndicats contre les entreprises, les journalistes contre les politiques avec de nombreuses affaires (d'écoute téléphonique ou plus récemment les attaques contre la presse et les journalistes, notamment ceux du site Médiapart).

Mais là où Sarkozy fut sans conteste numéro un, c'est dans l'art de manier la peur du "loup islamiste". Dans ce domaine, il a eu un "modèle" en la personne de son "ami" et "obligé", l'ex-président tunisien Zine El-Abidine Ben Ali. Jamais autant de Français n'ont été autant ouvertement islamophobes que sous sa présidence.

Sarkozy, ce président qui n'a cessé de stigmatiser et d'insulter l'islam et les musulmans. Qui n'a cessé de faire des lois sur le voile. Qui n'a cessé de taper médiatiquement sur des Français musulmans qui n'ont fait, pourtant, que pratiquer pacifiquement leur religion. Bilan de tout cela : une France divisée et où l'on regarde désormais plus les différences que les ressemblances.

Sarkozy, ce donneur de leçons mondiales sur les droits de l'homme et le respect de l'autre, a soutenu jusqu'au bout son ami Ben Ali, a accueilli Muammar Kadhafi et Bachar El-Assad en grande pompe, avant de se retourner politiquement contre eux. Avis aux dictateurs mentalement colonisés : leurs protecteurs et maîtres n'hésitent pas à se débarrasser d'eux dès qu'ils n'en ont plus besoin...

Sarkozy qui, par l'intermédiaire de sa ministre des Affaires étrangères, Michèle Alliot-Marie, a proposé d'aider le régime dictatorial de Ben Ali en lui faisant profiter du savoir-faire sécuritaire français au moment même où des Tunisiens tombaient sous les balles parce qu'ils voulaient la liberté.

Sarkozy, qui a osé venir "poignarder" en direct (discours de Dakar, le 26 juillet 2007) les Africains subsahariens, alors qu'il était leur invité, en leur assénant un terrible : "Vous n'êtes pas assez entrés dans l'Histoire". Une phrase qui rappelle les périodes sombres de la colonisation française. C'est bien connu, Nicolas Sarkozy est un grand poète des mots. Il manie bien la langue française. Petit florilège: "Casse-toi pov’con", ou encore "On va nettoyer tout ça [la racaille de banlieue] au Kärcher".

Par ce vote, Monsieur Sarkozy, le peuple français vous a dit de "dégager", comme le peuple tunisien l'a fait il y a quinze mois à sa manière, à votre ami Ben Ali. De son côté, l'Afrique, celle qui a tant apporté à l'humanité, celle que vous avez tant stigmatisée, celle qui représente l'avenir avec le monde nouveau qui se dessine, cette Afrique-là vous salue et constate, enjouée, votre sortie (à vous) de l'Histoire. C.internationnal

 


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