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27 avril 2012 5 27 /04 /avril /2012 21:01
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Vie associative - Interview de Mme Khadija Chérif présidente de l'Association Tunisienne de Femmes Démocrates (ATFD) - Après la subvention dont à bénéficié son association

« Notre projet pour les femmes n'est pas contraire à celui du pouvoir »

L'association Tunisienne des Femmes Démocrates (ATFD) a reçu mardi 12 juin 2007 une subvention de 50 mille dinars qui, pour cette Association, constitue une bouée de sauvetage et « lui permet de travailler normalement ».


L'ATFD créée le 6 août 1989 a bénéficié au début du financement public, mais depuis plus rien. Ces derniers temps les difficultés matérielles ont commencé à s'accumuler. Aujourd'hui cette subvention lui permet de respirer. A cette occasion nous avons invité Mme Khadija Chérif présidente de l'ATFD.

  

Interview

 

Le Temps : Comment avez - vous réagi à ce geste des pouvoirs publics ?

Mme Khadija Chérif : C'est une belle surprise et on s'en félicite c'est un pas très positif et très important et on espère que cette ouverture durera. Nous sommes aujourd'hui heureuses, de pouvoir continuer notre travail, cela nous permet de concrétiser encore plus notre projet pour les femmes qui n'est pas contraire au projet que défend le pouvoir c'est en fait le même projet. Mais les approches différent sur le fond du projet on est d'accord avec le pouvoir. Nous défendons le même projet pour l'avenir de la femme. Mais notre approche se conjugue avec la liberté et la démocratie. C'est une approche plurielle. Aujourd'hui cette subvention dont nous espérons qu'elle sera régulière et touchera toutes les composantes de la société civile,  nous rassure pour notre survie.

 

Pourquoi vous étiez carrément dans le besoin ?

- Nous étions au bord de l'asphyxie tous les moyens de financement ont été épuisés et la fondation Friederich Neuman depuis un an ne versait plus la subvention que nous accordait l'Union Européenne. Il y a peu de temps elle a commencé à régler nos factures ; bon mais devant cette situation on ne pouvait plus continuer, et on était sur le point de baisser le rideau. Il y a un mois et suite à notre demande, nous avons été reçus par M. Moncer Rouissi le président du Comité Supérieur des Droits de l'Homme et des Libertés Fondamentales, et ont lui a exposé notre situation, on lui a rappelé qu'au début de sa création, l'Association a bénéficié d'une subvention présidentielle et d'une aide financière du ministère des Affaires sociales et qu'en 1992 on a participé à l'élaboration du VIème plan de développement et à un réseau avec l'UNFT pour préparer Pékin. Après quelques années de blocage nous espérons aujourd'hui travailler ensemble pour faire avancer les choses toujours dans le respect mutuel. Nous considérons qu'on ne peut être efficace qu' avec le dialogue avec les institutions de l'Etat tout en gardant jalousement notre indépendance et notre autonomie

 

- Vous êtes donc optimiste quant à l'avenir ?

- Oui mais une hirondelle ne peut pas faire à elle seule le printemps. En tout cas cela nous donne espoir et permet de passer notre message dans la presse et je remercie ici le Temps d'en a voir pris l'initiative.

 

- Qu'est ce que vous allez faire avec cet argent ?

- Nous avons plusieurs projets qui sont en cours, nous avons consolidé le travail de notre centre d'écoute pour les femmes qui subissent la violence dans le cadre de la famille ou en dehors. Ce centre existe depuis 1993. nous allons aussi nous occuper de plus en plus des jeunes. Bref nous allons travailler normalement sans penser aux problèmes d'argent

- Et en ce qui concerne la subvention accordée par l'Union Européenne y- a -t-il des conditions ?

- Non aucune. Ce sont des fonds accordés aux associations pour renforcer le rôle des composantes de la société civile. Cela entre dans le cadre euro-méditerranéen

 

Interview réalisée par Néjib SASSI

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