La situation reste sous haute tension mercredi 2 mars 2011 en Libye. Les insurgés ont pris le contrôle des deux grandes villes du pays, tandis que Mouammar Kadhafi se trouve toujours à Tripoli, narguant la communauté internationale qui exige son départ. Les forces pro-Kadhafi gagneraient du terrain à l'est du pays et auraient notamment entamé des raids aériens sur la région d'Ajdabiya, ville contrôlée par les insurgés.

Durant une apparition télévisée diffusée ce mercredi, Mouammar Kadhafi a une fois de plus accusé Al-Qaïda d'être à l'origine des émeutes en Libye. Le leader libyen a renouvelé sa détermination en déclarant "Nous combattrons jusqu'au dernier homme et la dernière femme". Il a également menacé les puissances étrangères d'un bain de sang en Libye s'ils venaient à intervenir en faveur des insurgés. "Des milliers de Libyens mourront en cas d'intervention de l'Amérique ou de l'Otan", a-t-il déclaré.

Un conflit qui dure depuis le 15 février et qui aurait fait 6.000 morts dont 3.000 à Tripoli selon la Ligue libyenne des droits de l'homme.

Suite à cette apparition publique, Amr Moussa, le chef de la Ligue arabe, a estimé la situation en Libye "catastrophique". Réunis au Caire, les ministres des Affaires étrangères des 22 pays membres de la Ligue arabe ont décidé de rejeter toute intervention militaire étrangère.

Ce mercredi 2 mars 2011, La France reste opposée à une opération militaire en Libye, qui risquerait de "resouder contre le nord de la Méditerranée les peuples arabes", selon le chef de la diplomatie Alain Juppé.