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21 septembre 2012 5 21 /09 /septembre /2012 09:04

 

Les propos infâmes de Mitt Romney déclenchent les foudres des Palestiniens


 
 

L’effervescence malsaine du moment a presque failli occulter la vive controverse suscitée Outre-Atlantique par le milliardaire conservateur Mitt Romney, dont les récents propos infâmes contre les Palestiniens ont trahi un racisme viscéral et reflété un parti pris résolument pro-israélien, donnant ainsi des gages supplémentaires à Israël et à l’influent lobby sioniste l’AIPAC, si jamais ils en doutaient, de sa loyauté sans faille.

Avec l’ancien gouverneur du Massachusetts propulsé au sommet de la première puissance mondiale, c’est l’assurance que le très fragile processus de paix sera définitivement torpillé, puisque, selon sa conception des rapports de force en jeu dans la région, les Palestiniens sont hostiles à la paix.

Cette petite phrase éloquente, et sans ambages, a été lancée lors d’une réunion de levée de fonds filmée à son insu, et publiée dans son intégralité par le magazine de gauche Mother Jones. Pour le principal rival d’Obama à la Maison Blanche, les Palestiniens "ne s’intéressent abso­lument pas à la paix" avec Israël,  et "un che­mi­nement vers la paix est presque abso­lument impen­sable". Autant dire que si le champion des républicains était élu, le pro­cessus de paix sera relégué aux oubliettes de l'histoire, comme il l'a lui-même confessé, tout en fustigeant la stratégie "d’apaisement" de l’administration démocrate dans le dossier nucléaire iranien.

Dans la même vidéo diffusée mardi, le candidat à l’élection suprême affirme que  "l’idée de faire pression sur les Israé­liens pour qu’ils donnent quelque chose aux Pales­ti­niens en échange de gestes (de ces der­niers) est la pire idée du monde".

Ces déclarations intolérables ont provoqué des remous au sein de l’Autorité palestinienne, qui s’est insurgée contre des assertions fallacieuses et délétères : "nous consi­dérons ces décla­ra­tions comme abso­lument inac­cep­tables", a réagi avec vigueur M. Erakat, le négociateur palestinien, en assurant avec force : "Per­sonne n’a davantage intérêt à la paix que les Pales­ti­niens".

Mitt Romney s’est déjà taillé une belle réputation auprès des responsables palestiniens, mais ce n’est pas sa volonté de pacifier le conflit équitablement qui a marqué les esprits. Bien au contraire, ce sont ses déclarations jugées "racistes" qui ont jeté le trouble et mis les nerfs à vif de ses interlocuteurs palestiniens, notamment au cours de sa visite à Jéru­salem, fin juillet. Le présidentiable républicain avait en effet prétendu que l’écart entre leur niveau écono­mique et celui d’Israël s’expliquait par une dif­fé­rence de "culture", s’attirant les foudres des Palestiniens lorsqu’il a qualifié la Ville Sainte de "capitale d’Israël".

Barack Obama, quant à lui, boit du petit lait devant les bourdes à répétition et quasi rédhibitoires de son concurrent direct, missionnant son porte-parole Jay Carney pour tirer sur l’ambulance : les propos de M. Romney tra­his­sent un manque de "lea­dership" a critiqué ce dernier en conférence de presse, promettant de faire tout le contraire de Romney : "Le pré­sident tra­vaille sur ce dossier depuis le début de son mandat. C’est une question dif­ficile, mais en fin de compte la paix entre les Israé­liens et les Pales­ti­niens (…) est dans les intérêts des Israé­liens et des Pales­ti­niens, et dans les intérêts des Etats-​​Unis d’Amérique. Et le pré­sident conti­nuera à la rechercher."


 

 

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