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7 juillet 2012 6 07 /07 /juillet /2012 18:29

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Le rapport accablant sur la détention et la torture des enfants palestiniens

 

 
 

Quand l’enfance n’est plus sacrée mais sacrifiée, quand l’innocence est humiliée, foudroyée, torturée, l’enfant n’étant plus qu’une proie aux mains de bourreaux en treillis, quand ce sacrilège suprême est consigné dans des rapports circonstanciés par des observateurs internationaux au-dessus de tout soupçon, comment les fallacieuses vertus démocratiques d’Israël peuvent-elles être encore louées en France et ailleurs ?

On ne le sait que trop, les ambassadeurs VIP du gouvernement ultra-sioniste de Netanyahu constituant une petite armée de propagandistes redoutables, passés maîtres dans l'art de la dénégation de toute accusation portée contre l’Etat hébreu.

Le magazine australien The Weekend Australian Magazine brisait le mythe, en décembre 2011, en dénonçant l’incarcération de jeunes garçons palestiniens par des tribunaux militaires pour mineurs et les sévices infligés par  l’armée israélienne à des enfants de 12 ans.

Le gouvernement australien s’en était alors ému, et c’est au tour de 9 avocats indépendants, mandatés par le gouvernement britannique, de corroborer cette effroyable réalité qui n’est que le sombre reflet du vrai visage de la «seule démocratie du Proche-Orient ».

Face à la levée de boucliers d'Israël, ces juristes chevronnés ne se laissent pas intimider et opposent avec fermeté les sources incontestables de leur rapport accablant «Report on Children in Custody » publié en juin dernier, en insistant sur ce qu’ils ont pu observer sur place, avec effroi, en leur qualité de grands témoins.

Pour sa piteuse défense, le gouvernement israélien a lancé cette petite phrase d’un cynisme inouï, qui fait froid dans le dos : "En détention, les enfants reçoivent une éducation d’un tel niveau que les enfants palestiniens sont connus pour commettre des délits afin d’y prendre part »...

Après avoir multiplié les rencontres avec des représentants de gouvernement, des avocats, des ONG, des agences des Nations Unies, interrogé des enfants palestiniens emprisonnés, ainsi que d’anciens soldats israéliens, les avocats britanniques ont également assisté à des audiences au tribunal militaire, au cours desquelles, sous leurs yeux effarés, de très jeunes palestiniens étaient amenés, enchaînés, devant la Cour.

Les exigences formulées par leur rapport sont éloquentes :

 1. La fin des arrestations nocturnes sauf dans des circonstances extrêmes et inhabituelles. 
 2. Les enfants doivent être informés de leurs droits dans leur propre langue. 
 3. Les enfants ne devraient jamais être les yeux bandés ou la tête couverte d’un capuchon. 
 4. Les bracelets en plastique ne doivent jamais être utilisés. 
 5. L’interdiction de la violence, des menaces ou de la coercition envers les enfants doit être strictement observée. 
 6. Les enfants ne doivent être enchaînés à aucun moment. 
 7. Toute confession dans une langue autre que celle de l’enfant ne peut servir de preuve. 
 8. La réclusion ne doit jamais être utilisée "comme un mode normal de détention ou d’emprisonnement". 
 9. Tous les enfants palestiniens doivent être détenus dans les établissements des territoires occupés, et non transférés en Israël, ce qui est une violation de l’article 76 de la quatrième Convention de Genève.

Le rapport condamne également avec vigueur l’attitude de procureurs militaires israéliens qui n’ont pas hésité à leur déclarer que "chaque enfant palestinien est un terroriste potentiel".

Outre les différences importantes de traitement qui existent entre les enfants israéliens ou palestiniens, puisqu’ils ne dépendent pas de la même justice, civile pour les uns, militaire pour les seconds, les conclusions des juristes britanniques sont sans appel pour Israël, où l’arbitraire et la cruauté sont devenus la règle : "Etant donné ces pratiques, chaque année des centaines d’enfants palestiniens sont traumatisés de façon parfois irréversible. Ils se voient refuser une partie de leur scolarité et en plus courent le risque constant d’une peine plus sévère s’ils sont arrêtés à nouveau ". Combien de temps encore la vitrine démocratique d'Israël fera-t-elle illusion ?

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