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11 avril 2013 4 11 /04 /avril /2013 10:08

Le livre blanc sur Bourguiba : les anciens "rifak" ne doivent pas être fiers d'eux

le livre blanc sur les dernières années de Bourguiba
        
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Le livre blanc édité par la présidence de la République à l’occasion du 13eanniversaire de la mort de Bourguiba constitue une mine d’informations autant pour l’historien que pour le grand public. Car il jette une lumière crue sur des pans entiers de notre histoire, les dernièresannées de Bourguiba, autant que sur la personnalité de son successeur. Ben Ali a passé toute sa carrière dans le renseignementoù la règle d’or est de garder tous les documents y compris ceux qui paraissent futiles et de les répertorier.Ils finiront bien par servir un jour. Par déformation professionnelle, le président déchu a donc tout gardé, même les plus compromettants pour lui, et c’est là notregrande chance. Car les lettres  retrouvéex aux archives  ont une valeur historique évidente.

Dans l’une d’elles, sans doute la plus émouvante, ondécouvre un homme au soir de sa vie, en pleine détresse au point d’être acculé à s’en remettre à la justice. Cette lettre interpelle non seulement les anciens collaborateurs de Bourguiba, mais aussi tous les Tunisiens. Comment s’est-on fourvoyé à ce point sur Ben Ali. Ce dernier a été pendant les 13 ans de captivité de Bourguiba, son geôlier, son big brother qui entend être au fait de ses moindres gestes. Bourguibainvite-t-il son fils et sa belle-fille à dîner ?Bourguiba Jr doit en demander l’autorisation à Ben Ali, en personne. Doit-il changer de garde-malade, c’est toujours à Ben Ali qu’il faut en référer. Il faut souligner que ces lettres sont restées sans réponse.

On y découvre un Ben Ali sadique, tatillon, capable de toutes les petitesses. Car enfin, quel danger peut représenter pour lui, un vieillard de 85 ans, au surplus malade et abandonné par les siens ? Heureusement, il y a une justice immanente. En tout cas, les compagnons encore en vie de Bourguiba, à l'exception de Mohamed Sayah (Bourguiba ne s'est pas trompé sur son compte), les "rifak",  comme il disait, ainsi que les militants de son parti ne doivent pas être fiers d'eux en lisant ces lettres. Et dire que pendant des années, ils n'ont cessé de nous rebattre les oreilles avec بالرّوح بالدّم نفديك يا بورقيبة

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