Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Recherche

12 février 2011 6 12 /02 /février /2011 10:03

http://referentiel.nouvelobs.com/file/1265545.jpg

http://www.emarrakech.info/photo/938278-1085409.jpg


La voix de la contestation s'élève en Arabie saoudite

Photo: AFP/Marwan Naamani

Les soulèvements populaires en Tunisie et en Égypte ont des échos jusqu'en
Arabie saoudite où un groupe de Saoudiens a lancé une campagne sur Facebook
pour réclamer des réformes politiques, sociales et économiques.

Le groupe qui compte plus de 2000 membres prône l'instauration d'une
monarchie constitutionnelle et la tenue d'élections législatives dans le
riche royaume dirigé sans partage par la dynastie des Al-Saoud depuis les
années 1930.
Davantage de justice, de droits et de liberté

Photo: AFP/HASSAN AMMAR

Baptisé « Le peuple veut la réforme du régime », le groupe d'opposants
demande également davantage de respect des droits de la personne dans le
pays et de droits pour les femmes à qui le régime interdit de conduire, de
travailler, de se marier ou de voyager sans obtenir au préalable
l'autorisation d'un membre masculin de leur famille.

Sur le plan juridique, les membres de cette communauté informatique
réclament un système indépendant et plus équitable, une répartition plus
équitable de la richesse dans le pays et des mesures pour combattre
efficacement le chômage qui stagne autour de 10 % dans le royaume.

Considérant le poids majeur qu'ont eu les médias sociaux dans l'organisation
des révoltes en Tunisie et en Égypte, la famille royale saoudienne redoute
une contagion rapide du mouvement de révolte dans la péninsule arabique.

Perte d'un allié de taille pour le royaume

Selon l'agence Reuters, la monarchie saoudienne voit d'un très mauvais oeil
la chute possible de Hosni Moubarak en Égypte qui ferait perdre au royaume
un solide allié contre l'influence grandissante de l'Iran au Moyen-Orient.

Sur le plan intérieur, la monarchie saoudienne dispose toujours de
ressources financières importantes qui peuvent être mises à contribution
pour apaiser les tensions sociales dans le royaume.Riyad s'inquiète
également de l'attitude de Washington qui a rapidement pris ses distances du
président Moubarak en Égypte qui, tout comme l'Arabie saoudite, est un allié
de longue date des États-Unis dans la région.

L'attitude de Washington face à l'Égypte inquiète Riyad

« Les Saoudiens sont préoccupés par ce qu'il considèrent comme la faute
diplomatique des États-Unis consistant à paraître lâcher trop facilement
Moubarak », comme ils l'avaient fait il y a plus de 30 ans avec le shah
d'Iran, a déclaré à Reuters Simon Henderson, un observateur des affaires
saoudiennes basé à Washington.

Photo: AFP/Mandel Ngan

Le président des États-Unis Barack Obama et le roi Abdallah d'Arabie
saoudite, le 3 juin 2009

« Si les États-Unis poussent au changement en Égypte, la famille royale
saoudienne sentira très bientôt la pression sur elle », estime pour sa part
Asma Alcharif, professeur de sciences politiques à l'Université américaine
de Beyrouth.

Cette tempête qui s'élève au Moyen-Orient survient par ailleurs à un moment
délicat pour la monarchie saoudienne. La santé du roi Abdallah, âgé de 87
ans, se fait de plus en plus fragile tandis que celle du prince héritier,
Sultan, lui aussi très âgé, décline également. Le successeur possible du
trône saoudien devient leur frère Nayef, ministre de l'Intérieur.

Radio-Canada.ca avecAgence France Presse et Reuters

--
"Du bout de la rue jusqu'au bout du monde, notre mission est la même qu'au
temps du Prophete (BP sur lui), nous nous efforcerons d'éradiquer
l'injustice et l'oppression par tous les moyens nécessaires".

Mohammed BEN YAKHLEF

Partager cet article

Repost 0

commentaires

Articles Récents

Liens