Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Recherche

12 février 2011 6 12 /02 /février /2011 16:13
La Voie lumineuse mais incertaine d’Edgar Morin



Par Le Yéti

Soyons clair : s’il y a un ouvrage que tous nos aspirants candidats à la prochaine présidentielle devaient apprendre par cœur, c’est bien le dernier opus d’Edgar Morin, la Voie (« pour l’avenir de l’humanité » - Éditions Fayard, 19 €).

Déjà, ça leur ferait gagner un temps dingue pour ficeler ces programmes qu’ils semblent avoir un mal de chien à boucler.

Hessel la mèche et Morin la bombe

La première chose qui vous vient à l’esprit après avoir dévoré ce succulent entremet, c’est que rien, strictement rien n’y manque. Morin a disséqué TOUS les problèmes qui se posent à nos sociétés. Et pour chacun, y est allé de son catalogue de solutions détaillées.

L’objectif : échapper à la catastrophe promise par les trois malédictions qui frappent aujourd’hui notre planète :

la dictature de la globalisation financière ;
la crise de l’économie mondialisée détournée de ses fins sociales ;
le péril écologique.

Ce n’est plus une réflexion, ce n’est plus un essai, c’est un véritable livre de recettes gouleyantes, avec entrées, premiers plats, trou normand, seconds plats, salades, fromages, desserts et digestifs.

Si j’osais vous la jouer subversif, je dirais qu’Hessel et son Indignez-vous ! c’est la mèche, et que La Voie de Morin c’est la bombe. Boum !

De quelques cailloux dans les godasses de marche

Passée cette explosion euphorique (de temps en temps, ça fait tout de même du bien par où ça passe, pourquoi s’en priver ?), il faut se rendre à quelques réalités plus prosaïques. On peut classer en trois axes l’éventail des solutions proposées par Edgar Morin :

les associatives qui tiennent à une relocalisation des activités humaines
les nationales qui sont du ressort des États
les internationales qui dépendent de l’entente entre les nations.

Le premier stade ne poserait encore pas trop problème. Il repose sur une prise de conscience citoyenne d’ailleurs bien entamée (les AMAP, la culture bio, RESF…). Chemins de traverse fleuris et accueillants, indispensables mais encore un brin en marge des grandes voies de circulation.
Le second, celui des États, est déjà beaucoup plus problématique et tient au personnel politique en place. Considérer un instant ne serait-ce que notre équipe actuelle provoque quelques brutales bouffées de sueur. Mais bon, admettons que cet axe-là reste aussi dans le domaine de l’empruntable. Après tout, les Boliviens et les Vénézuéliens l’ont bien fait.
Le troisième, lui, relève carrément du rêve fumeux et du vœu pieux. On remarquera d’ailleurs que quiconque veut faire échouer un projet, en appelle aujourd’hui à une entente internationale préalable. Rien de tel pour tout paralyser.

Qui pour allumer la mèche et faire sauter la bombe ?

Mais alors qui pour fédérer une entente (miraculeuse) entre les nations ? L’Union européenne ? Les lobbies économiques et financiers dont elle est addict auraient tôt fait de la ramener à leurs raisons intéressées ; L’ONU, ce machin hoquetant que plus personne ne respecte ? les G 20 ? (Non là, c’était pour rire.) Le problème qu’ont à résoudre aujourd’hui nos intellectuels (Morin en tête qui traduit sa gêne en abusant dans son livre du conditionnel : « il faudrait, on devrait, on pourrait… ») n’est plus tellement dans les solutions à adopter, mais de trouver les moyens et les acteurs pour les appliquer.

Beaucoup, de Morin à Hessel, de Jorion à Todd, s’accrochent encore à l’idée qu’ils pourront convaincre les élites décaties du bien-fondé de leurs propositions. Nous voyons bien qu’ils se heurtent au mur de la bêtise crasse et du cynisme égaré de leurs interlocuteurs. D’autres seront tentés par des solutions à la tunisienne et à l’égyptienne : allez hop zou, dégagez, les tocards ! On mesure aisément les périls et les graves incertitudes qui dérivent d’une telle démarche. Reste une troisième stratégie : attendre, volontairement ou involontairement, comme souvent dans l’Histoire, du fait de notre pusillanimité d’humain, le pourrissement de notre monde finissant. Combien de drames, de tragédies, de victimes à la clé avant que nous ne rebâtissions sur nos ruines ?

On le voit, La Voie proposée par Edgar Morin est bien étroite, pleine de chausse-trapes et d’ornières. Que nous devrons tôt ou tard, de gré ou de force, nous contraindre à franchir. Avec des gens de la trempe de ce monsieur, le problème n’est plus tant de savoir QUOI faire, mais COMMENT. N’empêche, sans blague, en attendant, lisez son bouquin de toute urgence. La lecture d’aussi succulentes recettes fait délicieusement saliver et donne du cœur au ventre.

yetiblog.org

Partager cet article

Repost 0

commentaires

mounir.BEN AICHA 13/02/2011 18:13



Abdelfattah Amor, un Joker des Droits de l’Homme de Ben Ali


Vos contributions | Feb 11, 2011 | 31 comments




Abdelfattah Amor



Par Mounir Ben Aicha.


Abdelfattah Amor, un Joker des Droits de l’Homme de Ben Ali, nommé Président de la Commission Nationale d’établissement des faits sur les affaires de malversation et de
corruption.


Du temps du règne du dicatateur Ben Ali, le Professeur de Droit Public Mr.Abdelfattah Amor était un véritable défenseur du régime de Ben Ali auprès des instances internationales pour toutes les
questions relevant des Droits de l’Homme. C’était le bras droit de Ben Ali à chaque fois que le régime de Ben Ali était mis en cause pour ses violations des Droits de l’Homme telles que la
pratique de la torture en Tunisie, la liberté de presse et d’opinion, les fausses accusations anti-terroristes, etc…


Aujourd’hui, le Premier Ministre Mohamed Ghannouchi, qui est déjà contesté par le peuple tunisien comme étant une ancienne figure du régime de Ben Ali, vient de désigner depuis le 17 janvier 2011
Mr.Abdelfattah Amor comme Président de la Commission Nationale d’établissement des faits sur les affaires de malversation et de corruption. Le plus gros travail de Abdelfattah Amor serait
d’établir les faits de corruption notamment ceux concernant la corruption de Ben Ali, de ses épouses, de sa famille et de son entourage. Mais la question qui se pose est de savoir pour quelle
raison Mr.Mohamed Ghannouchi avait nommé Abdelfattah Amor, pour présider une Commission chargée d’établir les faits de corruption de Ben Ali et sa famille ainsi que son entourage tout en sachant
très bien que Abdelfattah Amor était l’avocat de Ben Ali, sa famille ainsi que son régime en matière des Droits de l’Homme auprès des instances internationales durant tout son règne ! Ce qui
laisse à se poser des questions sur l’impartialité du travail que va mener Abdelfattah Amor concernant la corruption du dictateur Ben Ali, sa famille et son entourage !


Pour démontrer cette lacune dans la désignation de Abdelfattah Amor, il serait par conséquent indispensable d’apporter cette preuve à travers le parcours de Abdelfattah Amor en précisant :


la formation universitaire de Abdelfattah Amor ainsi que son parcours professionnel avant l’arrivée de Ben Ali

le parcours professionnel de Abdelfattah Amor, dès l’arrivée de Ben Ali en 1987 et jusqu’à sa chute le 14 janvier 2011

les services rendus par Abdelfattah Amor sur le plan international au régime de Ben Ali auprès des instances internationales

les services rendus sur le plan national en Tunisie par Abdelfattah Amor pour la défense du régime de Ben Ali.



I – la formation universitaire de Abdelfattah Amor ainsi que son parcours professionnel avant l’arrivée de Ben Ali en 1987.


Abdelafattah Amor est né le 04 mars 1943 à Ksar Hellal en Tunisie. Il est de nationalité tunisienne.

en 1967, Abdelfattah Amor avait obtenu sa Licence de Droit de la Faculté de Droit de Tunis,

en 1968, abdelfattah Amor avait obtenu un D.E.S.S. en Droit Public de la Faculté de Droit de Paris,

en 1973, Abdelfattah Amor avait obtenu un Doctorat en Droit Public de l’Université de Paris-II,

de 1970 à 1973 Abdelfattah Amor avait enseigné en tant qu’Assistant en Droit Public auprès des Universités de Tunis,

en 1974, Abdelfattah Amor avait été désigné Maître de Conférences en Droit Public à l’Université de Droit de Tunis,

en 1979, Abdeladfattah Amor avait été nommé Professeur de Droit Public auprès des Universités tunisiennes.



II – le parcours professionnel de Abdelfattah Amor dès l’arrivée du dicateur Ben Ali et jusqu’à sa fuite le 14 janvier 2011.


En effet, dès l’arrivée du dictateur Ben Ali, Abdelfattah Amor va connaître une véritable ascension professionnelle.


C’est ainsi que dès l’année 1987 et jusqu’à l’année 1993, Abdelafattah Amor était promu par le régime de Ben Ali pour exercer la fonction de Doyen de la Faculté des Sciences juridiques,
Politiques et Sociales de Tunis, et puis Doyen Honoraire de cette faculté depuis 1993.


Depuis 1996, Abdelfattah Amor avait été désigné comme étant le Président de l’Académie Internationale de Droit Constitutionnel qui a son siège à Tunis, Académie dont les Membres sont des
Professeurs de Droit Public ayant rendu d’énormes services au régime de Ben Ali, notamment la révision de la Constitution tunisienne en 2002.


Dès 1987, Abdelfattah Amor avait été désigné par le dictateur Ben Ali pour exercer la fonction de Membre du Conseil Constitutionnel de 1987 à 1992.


Abdelfattah Amor avait été décoré par Ben Ali au grade de Commandeur de l’Ordre de la République tunisienne.


Abdelfattah Amor était Membre du Jury national d’attribution du Prix du 7 Novembre.


Abdelfattah Amor avait exercé sous le règne de Ben Ali la fonction de Membre de plusieurs jurys de recrutement pour le grade d’Assistant, de Maître-Assistant, de Maître de Conférences et de
Professeur en Droit Public.


Depuis 2002 et jusqu’à 2008, Abdelfattah Amor était le Président du Jury du Prix des Droits de l’Homme de l’U.N.E.S.C.O.


En décembre 1998, le Dictateur Ben Ali avait remis de main propre à Abdelfattah Amor, le “Prix du Président de la République pour les Droits de l’Homme” pour l’année 1998.


Et c’est à partir de 1998, que Abdelfattah Amor va être présenté par le régime de Ben Ali auprès des instances internationales pour défendre le régime de Ben Ali pour toutes les questions
relevant des Droits de l’Homme.


III- Les services rendus par Abdelfattah Amor au régime de Ben Ali auprès des instances internationales.


Abdelfattah Amor avait exercé plusieurs fonctions au sein des organes des Nations Unies, notamment :


Abdelfattah Amor était élu dès 1998 comme Membre du Comité des Droits de l’Homme des Nations Unies. Il vient d’être élu en septembre 2010 pour la quatrième fois Membre de ce Comité des Droits
de l’Homme pour une durée de 4 ans.

De 1999 à 2003, Abdelfattah Amor était élu Vice-Président du Comité des Droits de l’Homme des Nations Unies.

De 2003 à 2005, Abdelfattah Amor était élu Président du Comité des Droits de l’Homme des Nations Unies.

Abdelfattah Amor avait été désigné de 1993 à 2004, comme étant le Rapprteur Spécial des Droits de l’Homme des Nations Unies sur la liberté de religion ou de conviction et avait présenté à ce
titre 37 rapports à la Commission et à l’Assemblée Générale des Nations Unies.

Abdelfattah Amor avait présidé en 2001 la Conférence consultative des Nations Unies sur l’éducation et la lutte contre la discrimination et l’intolérance fondée sur la religion ou la
conviction qui s’est tenue à Madrid.



Toutes ces hautes fonctions ont été exercées par Abdelfattah Amor auprès des Nations Unies en parfait accord avec le Président Ben Ali qui l’avait chargé de défendre son régime à l’encontre de
toutes les accusations de violation des Droits de l’Homme le mettant en cause !


La candidature de Abdelfattah Amor avait été soumise aux organismes des Nations Unies par le Gouvernement tunisien de Ben Ali, en contrepartie, abdelfattah Amor devrait faire l’Avocat du régime
de Ben Ali au sein de ces instances internationales !


Cette entente entre



Articles Récents

Liens