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19 février 2011 6 19 /02 /février /2011 17:12

 

La Syrie : le ʻRoyaume du Silenceʼ
Al Jazeera


Un facteur essentiel de la stabilité en Syrie : la popularité du Président Bashar al-Assad


http://english.aljazeera.net/indepth/features/...

Les analystes s’accordent à dire que la popularité de son président, la terreur que font régner les services de sécurité et la grande diversité religieuse caractérisant la Syrie rendent une révolution improbable dans ce pays.

En dépit d’une vague de protestation en train de balayer le Moyen-Orient, jusqu’ici l’esprit révolutionnaire n’a pas encore atteint la Syrie. Un gouvernement autoritaire, la corruption et les difficultés de la vie quotidienne sont des caractéristiques que la Syrie partage avec l’Egypte et la Tunisie. Toutefois, la plupart des analystes disent qu’en plus de l’appareil répressif de l’Etat, des facteurs tels que la relative popularité du président syrien et la grande diversité religieuse de la Syrie rendent improbable un soulèvement dans ce pays.

Les activistes on-line ont exhorté les Syriens à descendre dans les rues, mais les appels à une « révolution syrienne », le week-end passé, n’ont produit que de petites manifestations, principalement dans le Nord-est, kurde, du pays.

« Avant tout, je dirais que le peuple syrien a bien plus peur du gouvernement et de ses forces de sécurité que ce n’était le cas en Egypte », dit Nadim Khoury, un chercheur spécialiste des droits de l’homme résidant au Liban.

« Les groupes qui ont mobilisé les gens, par le passé, en Syrie, toutes les sortes de protestation populaire étant confondues, ont dû payer un prix extrêmement élevé, notamment les Kurdes, en 2004, lorsqu’ils se sont révoltés à Al-Qamishli, et les islamistes, au début des années 1980, en particulier à Hama ».

Ce qu’il est convenu d’appeler le massacre de Hama, au cours duquel l’armée syrienne a bombardé cette ville importante, en 1982 afin d’écraser une révolte des Frères Musulmans, aurait fait près de vingt-mille morts.

« Je pense que dans l’esprit des Syriens, la répression du régime est une donnée de fait ; cette répression se déchaînerait immanquablement si des protestations se produisaient et (à la différence de l’Egypte), l’armée et la police seraient ensemble (pour cogner). Je pense que cela génère un seuil de peur beaucoup plus élevé ».

En Syrie, les manifestations sont illégales, en raison de l’état d’urgence installé dans le pays, et les activistes politiques sont très souvent arrêtés et emprisonnés. Il y a environ, estime-t-on, 4 500 ‘prisonniers d’opinion’ dans les geôles syriennes, d’après la Haitham Maleh Foundation, une organisation syrienne de défense des droits de l’homme exilée à Bruxelles.

Le Royaume du Silence

Tandis que des pages de Facebook appelaient à des manifestations dans toutes les villes de Syrie au début février, plus de dix activistes ont déclaré à Human Rights Watch avoir été contactés par les services de sécurité qui les ont mis en garde contre toute tentative de mobilisation.

« Cela fait bien des années que la Syrie est le ‘Royaume du silence’, nous explique, à Damas, le militant Suhair Atassi, auquel nous demandions pour quelle raison, à son avis, il n’y avait aucune manif antigouvernementale dans son pays.

« La peur domine dans la vie des gens, elle l’emporte même sur la pauvreté, la faim et l’humiliation… Alors que je me rendais vers un sit-in contre le monopole de l’unique opérateur syrien de téléphones mobiles, auquel j’avais l’intention de participer, j’ai expliqué au chauffeur du taxi que j’avais emprunté où je me rendais, et pour quelle raison.

« Celui-ci me dit : ‘S’il-vous-plaît ; organisez une manifestation pour protester contre le prix beaucoup trop élevé du fioul ; nous mourrons de froid…’  Je lui ai demandé : ‘Etes-vous prêt à manifester avec nous contre les prix trop élevés du fioul ?’ Il m’a répondu : ‘J’ai peur de me faire arrêter, parce que suis chargé de toute ma famille ! »

Fawaz Gerges, professeur de politique moyen-orientale à la London School of Economics, dit que la Syrie est un des pays du Moyen-Orient parmi les moins susceptibles d’être frappés par la vague des protestations populaires, en raison de la structure du pouvoir dans ce pays.

Il dit que l’allégeance de l’armée, en Syrie, diffère de la Tunisie, où les militaires sont rapidement devenus parmi les principaux partisans actifs du renversement du président (Ben Ali) et de l’Egypte, où l’armée a conservé jusqu’ici sa totale neutralité.

« En Syrie, l’armée est la structure du pouvoir », dit-il. « Les forces armées se battraient jusqu’à la fin. Ce serait un bain de sang, littéralement, parce que l’armée se battrait pour protéger non seulement l’institution qu’elle représente, mais le régime lui-même, étant donné que, dans ce pays, l’armée et le régime, c’est la même chose. »

La popularité du président

Mais même si le peuple syrien osait défier l’armée et les services secrets très redoutés (à juste titre), les mukhâbarât, les analystes disent que l’appétit de changement, dans l’élite dirigeante du pays, n’est pas particulièrement important.

Beaucoup de Syriens ont tendance à soutenir Bashar Al-Assad, qui a accédé au pouvoir après la disparition de son père, Hafez, qui avait gouverné le pays durant trente années.

« Un facteur important, c’est le fait que Bashar est populaire, chez les jeunes Syriens », explique Joshua Landis, directeur du Center for Middle East Studies de l’Université de l’Oklahoma, auteur de Syria Comment.

« Les jeunes sont très fiers du Président Al-Assad. Ils n’aiment certes pas le système, ni le régime, et la corruption leur sort par les yeux… Mais ils ont tendance à accuser de tout cela les gens de son entourage, ceux qu’ils nomment « la vieille garde »… Joshua Landis, dans Syria Comment.

« Contrairement à Hosni Moubarak, l’Egyptien, qui a quatre-vingt-trois ans, Bashar al-Assad est jeune. Et les jeunes Syriens sont vraiment fiers de lui. Ils n’aiment pas la corruption, beaucoup de choses les révulsent, mais ils ont tendance à incriminer les gens de l’entourage de Bashar, qu’ils appellent « la vieille garde ».

A ce commentaire, une étudiante syrienne réagit ainsi : « Le président sait que la réforme est nécessaire, et il y œuvre ».

« Quant à moi, je n’ai rien contre notre président. Les principaux problèmes qu’il faut régler, c’est la liberté de parole et d’expression, plus largement, et les droits de l’homme. Je pense que le président et son épouse y oeuvrent effectivement. De nouvelles ONG ont vu le jour.

« Par ailleurs, beaucoup de choses ont changé, depuis que Bashar a accédé au pouvoir, qu’il s’agisse de la construction des routes, des augmentations de salaires, etc. Même en matière de corruption, il déploie beaucoup d’efforts pour y mettre un terme, il veut aussi limiter le recours au « piston » répandu parmi les puissants, en Syrie. Toutefois, il ne saurait changer du tout au tout le pays en un clin d’œil ».

La fermeté de la position d’Al-Assad vis-à-vis d’Israël, avec lequel la Syrie, techniquement, est en guerre, a aussi contribué à sa popularité, tant à l’intérieur que dans l’ensemble de la région.

Une société multiconfessionnelle

Les analystes soulignent que le cocktail des communautés religieuses et des groupes ethniques qui caractérise la Syrie différencie ce pays tant de la Tunisie que de l’Egypte, des pays où la population est très largement homogène. Redoutant des tensions religieuses, beaucoup de Syriens pensent que l’accent mis par le parti Baath au pouvoir sur la laïcité représente la meilleure des options.

« Le régime syrien se présente lui-même en tampon entre diverses communautés, disant en gros : ‘si nous partons, vous serez abandonnés aux loups’ », nous explique M. Khoury. « Cela lui donne la capacité de mobiliser en sa faveur de larges segments de la population ».


La Syrie abrite de très nombreuses confessions

Les musulmans sunnites représentent environ 70% de la population syrienne, qui compte 22 millions de personnes. Mais les Alaouites, une secte chiite à laquelle appartient le président Bashar Al-Assad, joue un rôle puissant, bien qu’elle ne compte que 10% des habitants. Les Kurdes représentent quant à eux la minorité ethnique la plus nombreuse.

Landis dit que les Alaouites et les chrétiens ont tendance à être les principaux partisans d’Al-Assad.

« Si le régime tombait, beaucoup des Alaouites perdraient leur boulot. Et ils se souviennent de l’époque où les Frères Musulmans les prenaient pour cibles parce qu’ils considéraient qu’ils étaient des mécréants, et qu’ils n’étaient même pas des Arabes… »

« Et puis, bien sûr, il y a les chrétiens, qui représentent environ 10% de la population : ce sont les principaux soutiens d’Al-Assad et du parti Baath, parce que ce parti est fondamentalement laïc. Ils entendent les histoires horribles en provenance d’Irak, sur ce qui est arrivé aux Chrétiens, qui se font massacrer et kidnapper… »

La proximité de l’Irak, autre pays très divers du point de vue ethnique et religieux, joue sans doute un rôle majeur dans le scepticisme des Syriens en matière de démocratie et dans leur appétence limitée pour un changement politique. Environ un million de réfugiés irakiens sont venus en Syrie depuis l’invasion de l’Irak, en 2003, par une coalition sous commandement américain.

« Les réfugiés irakiens constituent un panneau d’avertissement, pour les Syriens », explique M. Landis. « Grâce à eux, les Syriens ont vu ce qui se produit, lorsqu’un changement de régime tourne mal. Cela a rendu les Syriens conservateurs ; ils ne font pas confiance à la démocratie… »

Les partis politiques ? - Interdits…

La Syrie est avant tout un régime de parti unique, le pays est gouverné par le Baath depuis 1963. Beaucoup de formations politiques sont interdites. Mais M. Landis dit que l’absence de liberté politique ne semble pas être une préoccupation majeure chez le peuple.

« Je suis toujours étonné de voir l’homme de la rue, le citoyen moyen, le chauffeur de taxi, le voisin de table auquel vous parlez au restaurant, ou les gens que vous rencontrez, partout, ne parlent pas de la démocratie. Ils se plaignent de la corruption, ils veulent la justice et l’égalité, mais quand ils voient les élections au Liban, cela a le don de les faire rigoler. Ils demandent, l’air entendu : ‘Mais qui pourrait bien avoir besoin de ce genre de démocratie ?’ ».

La jeune génération a été dépolitisée. Les jeunes n’adhèrent à aucun parti politique. Ils voient dans la politique, globalement, un danger, et leurs parents les ont d’ailleurs éduqués dans ce sens. Ils observent la violence, tout autour de la Syrie, en particulier dans des endroits comme un certain Irak… »


Des pages Facebook ont appelé à une « Journée syrienne de la colère »

Tant la Tunisie que l’Egypte ont une plus longue tradition de société civile et de pluripartisme politique que la Syrie, et Landis qualifie l’opposition syrienne de « notoirement muette ».

« D’une certaine manière, son pro-américanisme a forcé l’Egypte à admettre une société civile plus développée, alors que la Syrie a été particulièrement coupée de l’Occident », dit-il. « En Syrie, l’opposition est très divisée. Les Kurdes, généralement, sont en mesure de manifester en plus grand nombre, mais il faut savoir qu’il existe quatorze partis politiques kurdes… Quant aux dirigeants des associations de défense des droits de l’homme, ils sont pour moitié en prison, et d’autres ont été emprisonnés durant très longtemps ; »

Les sites Facebook appelant à l’organisation de protestations en Syrie les 4 et 5 février ont été consultés par environ 15 000 signataires, mais ils n’ont pas réussi à mobiliser des manifestants lors d’une « journée de la colère ». De fait, des contre-campagnes en faveur du régime, elles aussi affichées en ligne, ont reçu un soutien bien plus important.

Ribal al-Assad (un cousin exilé du Président Al-Assad), qui dirige l’association Organisation for Democracy and Freedom in Syria, basée à Londres, a dit que les gens qui ont appelé à ces protestations vivaient tous en dehors de la Syrie et qu’il n’était donc absolument pas surpris de constater que rien de tel ne s’était produit dans ce pays.

« Cette campagne avait quelque chose d’outrancier. Primo, ils ont choisi une date qui rappelait aux gens l’insurrection des Frères Musulmans (19ème anniversaire du massacre de Hama) », explique-t-il.

« Les gens ne veulent pas qu’on leur rappelle ainsi le passé. Ils veulent tourner la page, ils veulent la liberté, mais ils la veulent pacifiquement. Et l’illustration qu’ils ont affichée sur Facebook un poing fermé, de couleur rouge-sang, cela revenait à inciter les gens à la guerre civile. Y a-t-il quelqu’un de sain d’esprit pour vouloir cela ? »

« Mais, bien entendu, les gens veulent le changement, parce qu’il y a la pauvreté, la corruption, les arrestations sans aucune garantie, le gouvernement refusant de donner la moindre indication sur la localisation des personnes arrêtées durant des mois. Elles sont jugées à la suite de procès iniques, la plupart du temps condamnées pour des motifs aussi stupides que ‘atteinte au moral de la nation » ou « tentative de réclamer la liberté et la démocratie’. Mais s’il y a quelqu’un qui porte atteinte au moral de la nation, en Syrie, c’est bien le gouvernement, et il est bien le seul à le faire ! »

‘Pas de main tendue à Israël’

Un Syrien devenu un ‘fan’ de la page Facebook opposée aux manifs dit qu’il ne parvient pas à imaginer et qu’il ne veut pas voir déferler sur la Syrie des manifestations antigouvernementales du type de celles que l’on a vues en Egypte.

« J’aime mon pays et je ne veux pas voir les Syriens se battre entre eux. Je ne puis imaginer de voir des événements comme ceux d’Egypte se produire en Syrie, parce que nous aimons réellement notre président. Nous, nous ne sommes pas forcés de l’aimer parce qu’on nous l’imposerait », explique-t-il.

« Dans la composition des gouvernements, en Syrie, Bashar al-Assad a eu recours à 100% à des personnes talentueuses appartenant à toutes les confessions. Il n’y a pas que des ministres alaouites, loin de là. Il y a aussi des ministres sunnites, des ministres kurdes et des ministres chrétiens. Le Président est marié à Asma, qui est sunnite : ils montre en permanence que, nous autres, les Syriens, nous sommes tous frères ».

« Les foyers syriens, comme tous les foyers arabes, aujourd’hui, ont leur télé branchée sur Al-Jazeera. Ils suivent ce qui est en train de se passer en Tunisie et en Egypte. La liberté est une sensation contagieuse, et je pense que les Syriens, eux aussi, vont réclamer davantage de liberté. Nadim Khoury, Human Rights Watch.

« Et il est le seul président, dans le monde arabe, qui n’ait accepté aucune ‘offre’ d’Israël, comme l’ont fait les autres. Personnellement, et la plupart des Syriens, sinon tous, pensent comme moi, je ne saurais accepter un président qui donnerait une poignée de main à Israël »

Comme en Egypte et en Tunisie, le chômage est important en Syrie. Le taux officiel est de 10%, mais les analystes disent que 20% serait une estimation beaucoup plus proche de la réalité. D’après un rapport Silatech fondé sur un sondage réalisé l’an dernier par l’institut Gallup, 32% des jeunes Syriens disent qu’ils n’ont jamais travaillé ou été étudiants.

Depuis l’accession de Bashar au pouvoir, le système économique syrien s’est lentement libéralisé. Les marchés se sont ouverts aux entreprises étrangères et la croissance du PNB devrait atteindre 5,5% en 2011.

L’an dernier, le salaire (mensuel) moyen syrien était de 13,500 piastres (290 $), en augmentation de 6% par rapport à l’année 2009, indique le Bureau Central des Statistiques.

Mais comme dans certains pays de la région, des subventions étatiques réduisant le prix de divers produits de première nécessité, dont le fuel pour le chauffage, ont été supprimées, et cela a très durement affecté les couches pauvres de la population.

« La moitié la moins aisée de la population syrienne dépense la moitié de ses revenus pour la nourriture. Il faut savoir que les prix de la farine et du sucre ont augmenté de près de la moitié au cours des deux années écoulées », indique M. Landis.

« La Syrie évolue vers le capitalisme. Cela a eu pour effet un taux de croissance plus important, mais cela introduit des inégalités sociales criantes. Cela attire des investissements étrangers, et les 10% des Syriens les plus aisés commencent à gagner des salaires approchant des standards internationaux en termes réels, car ils travaillent dans ces banques et dans ces entreprises industrielles de création récente. Mais les cinq derniers déciles connaissent le plongeon dans la misère, car ils ont des salaires bloqués et ils sont frappés par l’inflation, par la suppression des subventions accordées aux biens de première nécessité, ce à quoi s’ajoute le phénomène fulgurant du manque d’eau ».

Toutefois, la revue Forward Magazine a récemment rapporté les propos de Shafiq Arbach, le directeur du Bureau Syrien des Statistiques, selon lequel rien n’indique, dans les données les plus récentes, que le fossé entre les riches et les pauvres serait en train de se creuser, en Syrie.

« Des réformes sont nécessaires »

Dans une interview accordée au Wall Street Journal * en janvier, le Président Al-Assad a reconnu que la Syrie a besoin de réforme, mais il a précisé que son pays est « immunisé » contre le genre de troubles qu’ont connus la Tunisie et l’Egypte.

« Nous avons des conditions plus difficiles que celle de la plupart des pays arabes, mais malgré tout, la Syrie est stable. Voulez-vous savoir pour quelle raison ? C’est parce que vous devez être très proche des convictions du peuple. C’est la question essentielle. Lorsqu’il y a divergence entre votre politique et les convictions ou les intérêts de votre peuple, vous aurez ce vide qui génère des perturbations », avait-il notamment déclaré.

Mais Ribal al-Assad dit qu’il est évident que le gouvernement syrien est préoccupé, à la lumière du mécontentement et de la colère qui sont en train de se répandre au Moyen-Orient.

« Juste après la révolte tunisienne, ils ont réduit le prix du fuel domestique (utilisé surtout pour le chauffage). L’on s’attendait à ce qu’ils augmentent les prix des médicaments, mais ils ne l’ont pas fait. Ils ont distribué de menues aides sociales à plus de 450 000 familles. Et aujourd’hui, nous entendons dire que Facebook a été débloqué. Ils auraient dû entamer ce processus il y a belle lurette, mais bon, mieux vaut tard que jamais… »

M. Khoury dit que la leçon tunisienne, un pays qui a été présenté comme un modèle économique en Afrique du Nord, se résume au fait que la réforme économique seule ne saurait marcher.

« Il sera intéressant d’observer la manière dont les choses vont évoluer au cours des mois à venir », dit-il. « Les ménages syriens, aujourd’hui, comme tous les autres ménages arabes, ont leur télé branchée sur Al-Jazeera. Ils voient ce qui est en train de se passer en Tunisie et en Egypte. La liberté est contagieuse, et je pense que le peuple syrien va manifester son aspiration à davantage de liberté ».

[* Cette interview a été traduite en français par mes soins, NdT :
http://www.palestine-solidarite.org/interview.Bashar_al-Assad.310111.htm ]

Traduit de l’anglais par Marcel Charbonnier

 

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