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24 juillet 2012 2 24 /07 /juillet /2012 09:12
 

 

 
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 La Syrie devrait créer un gouvernement de transition « à la libanaise », a déclaré lundi à Sotchi (littoral russe de la mer Noire) le premier ministre italien Mario Monti lors d’une rencontre avec le président russe Vladimir Poutine.

Syrie: le premier ministre italien opte pour un compromis « à la libanaise »

« Il vaut mieux opter pour la variante utilisée au Liban, à savoir former un gouvernement de transition où seraient représentés tous les éléments de la société syrienne (…). L’adoption d’une décision en ce sens au sein de l’ONU serait impossible sans le soutien de la Russie », a indiqué M.Monti.

Un gouvernement transitoire composé des représentants de l’ensemble des forces politiques du pays – musulmans et chrétiens – s’est formé au Liban le 19 juillet 2005, suite à l’assassinat de l’ancien premier ministre libanais, Rafic Hariri en février 2005. Ce gouvernement avait pour mission d’enquêter sur le meurtre de Rafic Hariri et d’organiser de nouvelles élections.

———- Mardi 24 ↑  ———-

Le général Manaf Tlass, actuellement à Paris, estime que le pouvoir est responsable en grande partie de la situation de son pays. Le plus haut gradé à avoir quitté la Syrie durant le conflit appelle à une « transition » tout en exprimant sa « colère » vis-à-vis de l’armée syrienne dans un communiqué transmis à l’AFP.

Le général Manaf Tlass

« Je souhaite vivement que le sang cesse de couler et que le pays sorte de la crise au travers d’une phase de transition constructive qui garantisse à la Syrie son unité, sa stabilité et sa sécurité ainsi que les aspirations légitimes de son peuple », écrit-il.

« Je suis prêt comme n’importe quel Syrien, sans autre ambition, à remplir pleinement mon devoir de citoyen pour contribuer à un meilleur avenir pour mon pays, autant que je le peux, et à l’instar de tous ceux qui recherchent une solution conforme aux aspirations de ce peuple qui a déjà consenti beaucoup de sacrifices »

Damas considère les déclarations de la Ligue arabe exhortant le président Bachar el-Assad à démissionner comme une « ingérence flagrante » dans ses affaires intérieures, rapportent lundi les médias occidentaux se référant au ministère syrien des Affaires étrangères.

Porte-parole de la diplomatie syrienne Jihad Makdissi

« Nous déplorons le fait que la Ligue arabe ait adopté une telle attitude envers la Syrie, pays membre de cette organisation. Ce choix (départ d’el-Assad) n’appartient qu’au peuple syrien, qui est le seul maître de sa destinée », a déclaré le porte-parole de la diplomatie syrienne Jihad Makdissi.

Auparavant, le Comité ministériel de la Ligue arabe chargé du dossier syrien, réuni d’urgence à Doha, a appelé Bachar el-Assad à transmettre le pouvoir à un gouvernement de transition.

Selon la Ligue, une « décision courageuse » de ce type pourrait mettre un terme à l’effusion de sang dans le pays. La Ligue a également promis de « contribuer à assurer une sortie sûre » au dirigeant contesté ainsi qu’à sa famille.

Depuis la mi-mars 2011, la Syrie connaît un puissant mouvement de contestation du régime en place. Au cours des cinq derniers mois les émeutes ont gagné la banlieue de Damas. La situation sécuritaire dans la capitale s’est nettement détériorée depuis le lancement la semaine dernière par des rebelles d’une offensive de grande envergure dénommée « le volcan de Damas et les séismes de Syrie ».

Interview d’Alexandre Orlov, ambassadeur de Russie en France, au Parisien

Alexandre Orlov, ambassadeur de Russie à Paris

« Ce qui se passe en Syrie, c’est une confrontation entre deux tendances de l’islam : les sunnites, représentés par l’Arabie saoudite et le Qatar, qui arment l’opposition, et les chiites, représentés par la Syrie et l’Iran. Ce n’est pas notre guerre, mais nous voyons chez les sunnites les tendances les plus radicales de l’islam, les salafistes et les wahhabites, que nous avons combattus en Tchétchénie. Cela nous inquiète, car nous avons dans la Fédération de Russie beaucoup de musulmans. (…)

Contrairement à la Libye où Kadhafi était un homme seul, en Syrie, il y a un régime baasiste qui existe depuis des décennies. Avec ou sans Assad, ce régime va rester et tenir. (…) »

Alexandre Orlov sur le véto russe au Conseil de Sécurité de l’ONU

« Avec ce projet de nouvelle résolution, les pays occidentaux ont bafoué les accords de Genève du 30 juin, prévoyant une transition du pouvoir du président actuel vers un organe de gouvernement provisoire représentatif de toutes les forces politiques. La Russie y a donc opposé son veto pour deux raisons : 

1. Ce projet était unilatéral, car toutes ces dispositions visaient uniquement le président Assad, alors qu’il y a deux 
parties en conflit, qui toutes les deux emploient des armes.

2. La référence au chapitre VII la Charte des Nations unies ouvrait la voie à une intervention militaire comme en Libye, avec les conséquences que l’on connaît. L’an passé en Libye, nous avons eu le sentiment d’être roulés : cette résolution ne prévoyait pas du tout l’intervention militaire, mais elle a été interprétée par les Occidentaux comme donnant le feu vert à cette intervention. On ne fera pas deux fois la même erreur! »

Les pays de la Ligue arabe ont exhorté le président syrien Bachar el-Assad de céder le pouvoir à un gouvernement de transition en échange d’une sortie « sûre » pour lui-même et sa famille, rapportent lundi les médias occidentaux.

Président syrien Bachar el-Assad

Dans un communiqué adopté au terme d’une réunion à Doha, les membres du comité ministériel de la Ligue chargé de la crise syrienne ont estimé que le départ de M.el-Assad aiderait à « arrêter l’effusion du sang » dans le pays. Dans le même temps, la Ligue a promis de « contribuer à assurer une sortie sûre » au dirigeant contesté ainsi qu’à sa famille.

« Il (el-Assad, ndlr) peut arrêter les destructions et les tueries en prenant une décision courageuse », a déclaré le premier ministre qatari cheikh Hamad Ben Jassam Al-Thani.

Toujours selon lui, les ministres ont appelé l’opposition anti-Assad et l’Armée syrienne libre (ASL) à mettre en place un gouvernement de transition. Ce gouvernement, qui aura pour vocation de « favoriser une transition pacifique », devrait « rassembler les forces de l’opposition en Syrie et à l’étranger » ainsi que « l’autorité nationale de facto ».

Les ministres arabes ont en outre appelé les Nations unies à modifier le mandat de l’émissaire international en Syrie Kofi Annan pour que sa mission soit axée sur le départ de Bachar el-Assad et une transition pacifique du pouvoir.

Le chef du gouvernement qatari et le secrétaire général de la Ligue arabe Nabil al-Arabi ont été chargés de se rendre à Moscou et à Pékin pour exposer les conclusions de la réunion de Doha aux dirigeants russes et chinois.

Parallèlement, les pays arabes envisagent de demander une réunion extraordinaire de l’Assemblée générale de l’Onu pour évoquer la mise en place de « zones de sécurité » et « des couloirs humanitaires » en Syrie.

———- Lundi 23 ↑  ———-

 

Le Conseil de la Ligue arabe tiendra ce dimanche une réunion ministérielle extraordinaire sur la Syrie à Doha, au Qatar, suite à de nouveaux affrontements entre les forces du président Bachar el-Assad et les rebelles armés, a annoncé le site internet égyptien Youm7.

Le secrétaire général de la Ligue arabe Nabil al-Arabi présentera un rapport sur l’évolution de la crise syrienne. L’assistant de l’émissaire spécial des Nations unies et de la Ligue arabe Nasser al-Qudwa informera les ministres des efforts déployés pour mettre fin aux violences. M.Al-Qudwa a récemment mené des consultations sur la Syrie avec la Russie et l’Iran et a rencontré le président syrien Bachar el-Assad.

Le conflit syrien dure depuis mars 2011. Selon différentes données, il a fait entre 16.000 et 19.000 morts. Les pays occidentaux cherchent à faire partir le président el-Assad dans l’espoir de mettre fin aux hostilités. La Russie et la Chine ont bloqué jeudi pour la troisième fois une résolution du Conseil de sécurité de l’ONU prévoyant des sanctions contre le régime syrien, craignent que le départ de M.el-Assad ne fera qu’aggraver le conflit syrien qui risque de se propager vers d’autres pays de la région.

Au moins 24 personnes ont été tuées hier en Syrie où des affrontements opposaient l’armée aux rebelles à Alep (nord), nouveau front ouvert après le déclenchement de la « bataille de Damas » dans laquelle les forces régulières semblent avoir repris la main.

Cliquer pour voir en grand la carte de la Syrie avec la localisation de la ville d’Alep

L’armée syrienne a pénétré samedi dans un quartier tenu par les rebelles à Alep, ville la plus peuplée de Syrie, située dans le Nord, après avoir répliqué dans la nuit par des bombardements à l’offensive menée depuis six jours par les insurgés dans la capitale Damas.

Selon des opposants d’Alep, jusqu’ici relativement épargnée par les violences, des centaines de familles ont fui les combats, après que l’armée est entrée dans le quartier de Saladin (est), tenu depuis deux jours par les rebelles.

Des affrontements ont aussi été signalés à al Sakhour, un quartier pauvre et fortement peuplé des environs de la ville.

Ces affrontements à Alep ouvrent un nouveau front pour les forces fidèles au président Bachar al Assad, confrontées depuis dimanche à une offensive rebelle dans la capitale, surnommée le « volcan de Damas » par les insurgés, et au cours de laquelle un attentat à la bombe a tué quatre hauts responsables de la sécurité.

———- Dimanche 22 ↑  ———-

Sondage : 81% des Américains sont contre une intervention militaire en Syrie
Russia Today : La situation à Damas le 20 juillet

 

Les forces pro-Assad tentaient de reprendre vendredi les positions tenues par les rebelles dans Damas et aux postes frontaliers aux frontières turque et irakienne, alors que l’Onu a estimé que 8.500 à 30.000 Syriens se seraient réfugiés au Liban ces deux derniers jours.

Le Conseil de sécurité des Nations unies a approuvé vendredi à l’unanimité une prolongation de 30 jours de la mission des observateurs de l’Onu en Syrie (Misnus), qui devait s’achever vendredi à minuit (samedi à 04h00 GMT), sans apporter d’ajustement à leur mandat.

Reuters

Le président russe Vladimir Poutine est opposé à toute tentative de contourner le Conseil de sécurité de l’Onu concernant la situation en Syrie, a déclaré vendredi aux journalistes le porte-parole du chef de l’Etat russe Dmitri Peskov.

Le président russe Vladimir Poutine

« Selon le président russe, toute tentative d’agir en contournant le Conseil de sécurité de l’Onu sera inefficace et ne fera que miner l’autorité de cette organisation internationale », a indiqué le porte-parole.

A la suite du véto opposé jeudi par la Russie et la Chine au projet occidental de la déclaration sur la Syrie, la représentante permanente des Etats-Unis Susan Rice a déclaré que son pays et ses partenaires n’avaient d’autre choix que de rechercher un partenariat pour agir en contournant le Conseil de sécurité afin de protéger le peuple syrien.

M.Poutine a convoqué vendredi une réunion du Conseil de sécurité de Russie afin d’évoquer la situation en Syrie et notamment le véto russe.

‘Les membres du Conseil de sécurité russe ont souligné que les tentatives de lier la montée de la tension en Syrie avec la position de la Fédération de Russie étaient déplacées et inacceptables », a affirmé le porte-parole du président russe.

L’agence russe Ria Novosti rapporte que des combattants armés ont attaqué le siège de la police à Damas faisant des dizaines de morts parmi les policiers et les partisans du président Bachar el-Assad.

La ville de Damas aujourd’hui

« Moi, je n’ai vu que trois corps. D’autres prétendent que des dizaines d’employés des forces de sécurité auraient été tués ou blessés dans l’attaque », a fait savoir Abu Rateb, militant de l’opposition syrienne.

Avant de lancer l’attaque, les assaillants munis de fusils d’assaut, de mitrailleuses et d’explosifs ont bloqué les deux routes menant vers le complexe de bâtiments policiers dans le centre de Damas.

Selon un autre opposant, les fusillades se sont poursuivies pendant une heure au moins.

Depuis la mi-mars 2011, la Syrie est secouée par une vague de contestation du régime en place. Selon l’Onu, les affrontements ont déjà fait près de 16.000 victimes parmi les civils et les militaires, ainsi que plus de 200.000 réfugiés. Un cessez-le-feu a été décrété dans le pays en avril dernier, en vertu du plan de paix élaboré par l’émissaire international Kofi Annan. Toutefois, les affrontements ne cessent pas et le bilan des victimes continue de s’alourdir.

Ria Novosti

Infosyrie.fr : Bachar toujours à son poste, et à Damas

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20H : pendant que les combats se poursuivent à Damas, la Russie et la Chine ont à nouveau posé leur double-véto.

La Russie avance l’option d’une « résolution dépolitisée ».

La Russie a retiré son projet de résolution sur la Syrie, qui devait être soumis jeudi au vote du Conseil de sécurité de l’Onu, a annoncé jeudi le représentant permanent de la Russie, Vitali Tchourkine.

« Nous estimons que poursuivre la confrontation au Conseil de sécurité serait inutile et contreproductif, aussi nous abstenons-nous de soumettre au vote notre projet de résolution », a indiqué le diplomate russe lors de la réunion du Conseil de sécurité, marquée par le véto russe et chinois opposé à un projet occidental de résolution menaçant la Syrie de sanctions.

Selon le diplomate russe, dans ce contexte, la Russie estime qu’il serait bon que le Conseil de sécurité adopte « une courte résolution dépolitisée » pour une durée indéfinie.

Ria Novosti

L’agence Reuters rapporte que les combats se poursuivent à Damas. Les sources divergent sur la localisation du président syrien Bachar el-Assad.

Des combats entre insurgés et forces gouvernementales ont secoué jeudi Damas pour la cinquième journée consécutive alors qu’on ignore où se trouve le président Bachar al Assad.

Au lendemain de l’attentat suicide qui a frappé au coeur de l’appareil sécuritaire syrien, les rues de la capitale syrienne étaient désertes, les magasins gardaient volets clos et la ville semblait paralysée, à l’exception des quartiers sud et nord-est où se concentraient l’essentiel des affrontements.

Aux Nations unies, la Russie et la Chine ont opposé pour la troisième fois leur veto à un projet de résolution qui menaçait le pouvoir syrien de sanctions, repoussant toujours plus loin la perspective d’une solution diplomatique.

(…)

D’après une source autorisée, le président syrien continue de commander les opérations de son bureau de Damas mais des sources proches de l’opposition et un diplomate occidental affirment que le chef de l’Etat est désormais à Lattaquié, sur la côte méditerranéenne, près du fief de la minorité chiite alaouite à laquelle il appartient.

« Tout le monde attend de voir maintenant comment Assad peut préserver sa structure de commandement. L’attentat d’hier est un énorme coup, mais pas un coup fatal », estime le diplomate.

Reuters

Pour le site Infosyrie.fr, dont la ligne est favorable à Bachar el-Assad, le nouveau véto sino-russe est une « assez lourde défaite diplomatique pour le camp anti-syrien »

C’était plus ou moins attendu mais le nouveau véto conjoint que viennent d’asséner la Russie et la Chine à la majorité interventionniste du Conseil de sécurité fait encore plus « sens », étant donné les circonstances : dopés par l’attentat meurtrier contre le conseil de sécurité syrien – à propos duquel la question de l’implication, à tel ou tel degré, de certaine puissances siégeant au CdS peut être légitimement posée -, dopés aussi par l’incursion des bandes ASL transformée par leurs médias en insurrection populaire, les gouvernements occidentaux avaient redoublé de pressions et de fausses promesses à l’égard du bloc sino-russe, leur présentant sur tous les tons de la gamme propagandiste la cause de Bachar comme perdue.

(…)

C’est une nouvelle assez lourde défaite diplomatique pour le camp anti-syrien. Moins d’ailleurs pour le rejet annoncé d’un texte jugé à l’avance inacceptable par Moscou et Pékin, que parce qu’il démontre de la position de ces deux dernières capitales : Chine et Russie gardent en effet leur sang froid dans la tourmente – car on ne peut nier que le « sismographe » syrien s’est affolé cette semaine.

C’est sans doute que tous deux ont sur la situation de terrain et le rapport de forces gouvernement-ASL des informations qui ne sont pas celles diffusées quotidiennement par les tâcherons atlantistes d’I-Télé et de L’Express. On peut penser que les Russes, notamment, qui ont pas mal d’yeux et d’oreilles sur le terrain, savent que la « bataille » de Damas tient plus d’une opération commando d’ampleur de l’ASL que d’une offensive libératrice. D’une opération bien plus médiatique que militaire. En un mot ce n’est pas l’offensive viet cong du Têt en 1968. Et encore moins, bien sûr, une insurrection populaire.

Infosyrie.fr

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Un attentat a frappé hier les dirigeants actuels de la Syrie dans la capitale de Damas, provoquant le report du vote d’une résolution à l’ONU sur la crise en Syrie sur décision de Kofi Annan.

Ria Novosti : Attentat de Damas: l’UE condamne

La Haute représentante de l’Union européenne pour les affaires étrangères et la politique de sécurité Catherine Ashton a condamné l’attentat terroriste perpétré mercredi à Damas et qui a coûté la vie à plusieurs dirigeants syriens.

« L’attaque à la bombe perpétrée à Damas et visant des hauts responsables syriens militaires et des dirigeants des services de sécurité prouve la nécessité d’une action concertée du Conseil de sécurité de l’Onu et de la communauté internationale dans la mise en œuvre du plan de paix élaboré par Kofi Annan », lit-on dans un communiqué de Mme Ashton.

Selon elle, l’objectif primordial est de mettre fin à la violence et engager l’ensemble des parties dans le règlement pacifique du conflit.

Le 18 juillet, un kamikaze s’est fait exploser à l’intérieur du siège de la Sécurité nationale lors d’une réunion entre des ministres et hauts responsables d’agences de sécurité du pays.

Le ministre de la Défense Daoud Rajha et le beau-frère du président syrien Assef Chawkat, le chef de la cellule anticrise Hassan el-Tourkmani, le chef du Comité d’enquête du Service des renseignements généraux et cousin du président Assad Hafez Makhlouf ont été tués par l’explosion. Plusieurs hauts responsables ont été blessés.

L’attaque a été revendiquée par le groupe islamiste Liwa al-Islam. L’Armée syrienne libre (opposition armée) a quant à elle récemment déclaré avoir lancé des actions militaires dans la capitale syrienne.

Photo : Ria Novosti

L’agence anglaise Reuters rapporte que :

Un attentat perpétré au coeur du centre de décision du pouvoir syrien à Damas a ébranlé mercredi le régime de Bachar al Assad, tuant dans le bâtiment de la Sécurité nationale trois hauts responsables du gouvernement et de l’armée.

L’Armée syrienne libre (ASL) et un groupe islamiste, la Brigade de l’islam, ont tous deux revendiqué la responsabilité de cet attentat qui survient alors que les insurgés affirment avoir lancé ce week-end la « bataille pour la libération de Damas ».

Gala Riani (Linkedin) a estimé que « cet attentat constitue d’une certaine manière l’attaque directe la plus réussie portée contre le régime ».

L’agence russe Ria Novosti note que, contrairement à ce qui est relayé, le ministre de l’Intérieur syrien est dans un état stable :

L’attaque, qui a coûté la vie à plusieurs dirigeants du pays, a été revendiquée par le groupe islamiste Liwa al-Islam. La chaîne Al-Jazeera a notamment rapporté que le ministre de l’Intérieur avait succombé à ses blessures.

La télévision syrienne a confirmé la mort de Hassan el-Tourkmani, chef de la cellule anticrise et ancien ministre de la Défense. Le ministre de la Défense Daoud Rajha et le beau-frère du président syrien Assef Chawkat ont aussi été tués par l’explosion.

La chaîne Al-Arabiya a annoncé le décès de Hafez Makhlouf, chef du Comité d’enquête du Service des renseignements généraux et cousin du président Assad. La mort de ce dernier n’a pas encore été confirmée par l’Etat syrien.

Pour Elena Souponina, directrice des recherches sur l’Asie et le Proche-Orient à l’Institut russe d’études stratégiques, citée par Ria Novosti :

« Il s’agit d’un tournant dans la crise syrienne, car tant le ministre de la Défense qu’Assef Chawkat, marié à la sœur d’el-Assad, étaient des personnes sur lesquelles s’appuyait le président ».

Selon elle, l’attentat de mercredi est un très mauvais signal pour le président Assad, car les opposants au régime ont pénétré dans le cœur même des structures gouvernementales.

« Il y a lieu de supposer que l’explosion a été perpétrée par un garde faisant partie de l’entourage du président. Cela signifie qu’un début de démoralisation affecte déjà les services de sécurité syriens qui constituent l’appui du régime de Damas », a souligné Mme Souponina.

Pour Le Parisien ce matin, des quartiers de Damas sont bombardés par l’armée :

Sur le terrain, l’armée a pilonné les quartiers de Qaboune et de Barzé à Damas, et des hélicoptères mitraillaient ceux de Jobar, Hajar el-Aswad et Kafar Soussé. Des combats entre rebelles et armée se poursuivaient dans les quartiers de Midane et Kafar Soussé.

L’Observatoire syrien des droits de l’homme, source principale des médias occidentaux et opposant au régime en place, avance un bilan de l’assaut des rebelle :s 118 morts, dont 48 civils, 18 rebelles, 52 soldats et les trois hauts responsables à Damas.

L’OSDH définit par Wikipedia: L’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH) est un organisme qui est apparu dans les médias lors de la révolte syrienne de 2011-2012. Il aurait été fondé en 2007.

Son directeur, Rami Abdel Rahmane, né à Baniyas en Syrie, est installé à Londres depuis dix ans. Il revendique un réseau de 200 militants. Il est le seul militant du réseau vivant à l’étranger. Selon ses dires, les militants de l’OSDH ne se connaissent pas entre eux et sont en contact anonyme par Internet. Ayant rencontré William Hague, le chef de la diplomatie britannique, aucun écho n’a filtré de leur discussion, bien que leurs positions soient partagées.

Demeurant à Coventry, il est venu vivre en Grande-Bretagne en l’an 2000. Cet organisme est la source la plus importante des principaux médias occidentaux depuis l’expulsion des journalistes étrangers.

Le site d’informations Infosyrie.fr, plus favorable au régime que les autres médias français, rapporte que « À Damas, l’ « offensive finale » de l’ASL s’essouffle déjà »

En dépit des (plus ou moins) gros titres d’une presse française devenue décidément, sur le dossier syrien, un prestataire de service de l’OTAN et du Quai d’Orsay, la « bataille de Damas » ne semble pas tourner à l’avantage de l’ASL. Un responsable militaire syrien a déclaré mardi à l’AFP que  l’armée « contrôlait la situation et pourchassait les terroristes réfugiés dans des appartements et des mosquées ». Selon une autre source militaire citée par l’AFP, l’armée resserre son étau sur les quartiers d’al-Midane, où les habitants ont été invités à évacuer les lieux avant l’assaut final,  et de Tadamone où subsistaient encore mardi soir « quelques poches de résistance » . (…)

On peut reconnaitre à l’ASL un succès symbolique amplifié par une gigantesque caisse de résonance médiatique : avoir introduit l’insécurité et la guérilla dans des quartiers de la capitale. Mais sur le plan politico-militaire, tout ça n’a pas de signification, et surtout pas celle proclamée par l’opposition : il n’y a aucun soulèvement populaire en faveur des rebelles.

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