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31 mai 2012 4 31 /05 /mai /2012 23:30

 

L’homosexualisme, cette idéologisation de l’intimité…

J’appelle sexualisme toute tendance à transformer la sexualité en idéologie par des discours produisant l’option sexuelle d’un groupe en doctrine tout en ayant un comportement public transposant l’intimité dans l’espace public avec prosélytisme sous prétexte de revendication.

Aujourd’hui, le sexualisme omniprésent que l’on rencontre dans nos sociétés et qui excède quasiment tous : c’est l’homosexualisme dit « cause homosexuelle ». Nous sommes au temps de l’agressivité d’un homosexualisme occidental qui, non seulement devient étouffant dans l’espace public en occident, mais pire encore, tend à exporter et à imposer à coups de financement et d’exploitation de la pauvreté en pays périphériques, contre l’habitus moral collectif de ces pays, à l’encontre de la volonté des sociétés et des cultures concernées, la surexposition revendicatrice et spectaculaire de l’orientation homosexuelle par le fallacieux argument démocratique, le chantage assommant des droits de l’homme. Pourtant, l’on oublie manifestement, par une curieuse amnésie sélective, que les droits de l’homme en dehors de la liberté de conscience, des droits inaliénables et de l’intimité de la personne humaine dans la société, sont aussi le respect de l’identité sociale et culturelle, des principes moraux de chaque société. Les droits de l’homme sont le respect des altérités ou plutôt disons des alterhumanités (c’est-à-dire des humanités différentes) que constitue la mosaïque des sociétés du monde. La démocratie à ce compte ne saurait s’autoriser d’être niveleuse des différences au nom de revendications saugrenues. Mais disons-le immédiatement sans euphémisme médiat ni amadouant, l’exposition publique et folklorique de la chose sexuelle, quel que puisse être l’orientation des exhibitionnistes, est en fait vulgaire et constitue une sorte d’infantilisme provocateur qui ne fait honneur ni aux gays ni au reste de la société métamorphosée en scène de porno public qui n’ose dire son nom. Alors qu’un individu qui oserait se tenir au balcon de sa maison avec un slip au vu et su de tous, serait interpellé pour atteinte à la pudeur, il est indélicat que le bas instinct exhibitionniste soit autorisé dans les villes au nom de la libération sexuelle de quiconque. Car à insister sur leur orientation, leur libido, certains secteurs et manifestants gays en finissent par se couvrir de dédain.

D’aucuns parlent même de « fierté homosexuelle » ! Se rendent-ils comptent de l’illogisme de leur formulation quand on sait que seul ce qui relève d’un mérite et donc d’un dépassement de l’ordinaire par le talent ou le génie, peut conférer de la fierté à un être humain. Nul ne peut, à moins d’être totalement taré, se dire fier de son corps, de sa beauté, de ce qu’il porte devant lui sous son pubis, dans l’entrejambe ou derrière au bas du dos, et de ce qu’il en fait aux heures de frénésie corporelles… Je suis heureux de mon corps beau et fort mais fier de ce que je fais de mon entendement, fier de ma spiritualité, de mon intellectualité comme le sportif l’est de ses exploits … Enfin, il est de ces incohérences courantes à corriger… Mais pour revenir au sujet, disons que la sexualité, cette chose éminemment privée et intime, si elle ne doit pas occasionner la persécution ou la discrimination des humains, n’a pas non plus à être exhibée comme une sorte de coupe remportée au championnat de la différence par les homosexuels. Et, précisément à l’heure où les mouvements gays veulent assurer et convaincre les sceptiques de leur normalité sexuelle et humaine, de leur équilibre général, leur humanité sans différence du reste de l’espèce. Insister sans cesse sur un statut, une différence quelque minoritaire soit-elle, donne l’impression d’une non conviction de cette normalité sexuelle s’inscrivant dans la diversité, que les revendicateurs cherchent artificiellement à imposer par l’ostentation. Une fois que les lois établies interdisent la discrimination des minorités sexuelles, il devient grossier que des membres de communauté sexuelle particulière soient constamment en mode exhibitionniste sous prétexte de marquer leur altérité. La sexualité hétéro comme homo doit rester dans les alcôves et boîtes publiques spécifiques qui lui sont dédiées au risque de devenir agression de la société par des pervers voulant choquer pour choquer en usurpant l’espace public impropre à l’exposition de l’intimité. La lutte pour les droits des minorités ne confère en aucun cas, à la chose sexuelle un statut de doctrine. La sexualité n’est ni un discours laïc ou religieux à proposer, ni un outil particulier de rection des mœurs pour corriger les mentalités en dérangeant autrui. La sexualité ne doit par servir d’alibi bêtement voyeur ou de médailles tristement physiologiques à bricoler et montrer en public.

D’ailleurs, n’est-ce pas la revendication d’être regardé comme sexué naturel parmi les humains que revendiquent les gays ? Eh ! Bien ! Si la chose est naturelle, que l’on cesse de l’affubler d’artifices ostentatoires comme pour circonvenir les plus jeunes qui ne sentiraient pas cette attirance naturelle à l’homosexualité alléguée par les tenants des droits gays. La décence gaie, en vérité, aidera mieux la sexualité non majoritaire, à l’acceptation générale, à une perception non offusquée par le prosélytisme sexuel. Le bas ventre, la grappe intercrurale, les talents fessiers, la fente croupière et sa fêlure excrétrice, pas plus que la beauté vulvaire et les beaux seins de la femme, n’ont pas à être découverts dans les rues et sur des chars attifés en ostensoirs où des demeurés, des saltimbanques, au nom de leur homosexualité, défilent en cache-sexe ou bikini pour montrer leur érection, leur priapisme, leur fixation dans l’espoir d’être érotiquement attrayants et admirés... Au contraire cela est franchement nauséeux et répugnant pour les esprits équilibrés, car il s’agit d’autoréification du corps encore pire que la réification par autrui, qui de toute façon, est chose toujours vile, haïssable et déshumanisante. Notre sexe avec toute la fascination physiologique, sa splendeur anatomique, ses vertus érectiles, sécrétoires, ses protubérances, ses orifices, son hypersensibilité, son érogénéité époustouflante, et ses promesses orgastiques inexprimables et donc indicibles, la gratification indescriptiblement jouissive qu’il exerce par l’éros, la libido dont il est l’expression suprême, n’est pas un trophée. Et, en dehors de leur monstration précautionneuse au médecin ou charmeuse à nos partenaires sexuels, il doit rester à l’intérieur de nos vêtements dans une posture adulte de décence publique et sociale.

L’intimité, cette chose éminemment humaine, est justement la capacité que nous, humains, avons de transcender l’animalité dans la satisfaction de nos besoins ou désirs physiologiques d’excrétion et de copulation. C’est par la culture, la fondation de l’esprit collectif, dans le cours de son évolution sociale que l’homme a jugé bon de ne pas se donner en spectacle comme un animal de quand il assouvit ses besoins naturels normaux et ses désirs ou pulsions. L’intimité est donc l’enculturation de la pulsion dans le mode de satisfaction du désir, là où nous mettons en scène entre autres, dans la sexualité, notre rapport au corps et à son Créateur qui peut, tout aussi être Dieu pour les croyants ou la nature pour les non croyants. L’intimité est à la fois un espace éthique par la loi sociale qui la régit et moral, par la loi cosmique et naturelle, la transcendantalité ludique et métaphysique qu’elle met en jeu selon nos convictions ontologiques du sain et du malsain, nos relations avec le permis et le défendu, le décent et l’indécent, le gratifiant et le dégradant…

Alors, humains de tous les sexes, l’heure est à l’assumation sexuelle adulte et responsable entre partenaires consentants et en âge légal, sans un besoin stupide d’insulter la pudeur des familles que certains secteurs homosexuels veulent méprisamment blesser et vouer au persiflage comme un règlement de compte avec le passé d’exclusion sociale que les homos ont connu. Mais justement, la maturité doit faire comprendre à ces secteurs, que l’on ne corrige pas un excès par un excès. L’indécence du rejet discriminatoire ne justifie nullement l’infamie de la surenchère expositoire de l’homosexualité dans nos cités dont elle veut attirer l’attention au prix de la cette chosification susdite de ses représentants.

Pour l’humanisation finale de l’homosexualité, sa respectabilité qui doit commencer par le respect de la tolérance qu’elle réclame, puisque la tolérance est aussi l’évitement de l’invasion publique qui froisse la pudeur et la chasteté de nombreuses familles et d’innombrables secteurs de la société, que la normalité homosexuelle, convaincue d’elle-même, se vive dans sobriété intime sans la vulgarité du donner en spectacle qui l’amenuise au plus bas et rend insipides voire rebutantes ses revendications. Que l’homosexualisme cesse donc d’objecter la conscience collective comme quoi, il leur faut de l’empathie, de l’attention voire la sympathie du monde entier, alors qu’il n’y pas de violation de leur vie homosexuelle intime …

Que l’imposture d’autoréification pour choquer bêtement autrui, cesse une bonne fois pour toutes, et que tous les justes droits à l’intimité soient complètement reconnus pour que nul ne puisse en tirer conséquence pour nous incommoder par une comportement agressif sans raison, sans en avoir l’air ! Car à chacun d’assumer son être global et d’en répondre sans chercher à agresser le reste de l’humanité en confondant, par l’imposture d’un soit disant et prétendu droit, intimité et liberté…

La sanie mortelle de l’exhibitionnisme sexuel de l’homosexualisme qui se métastase telle une néoplasie dans la civilisation, doit être extirpé et rejeté loin de l’espace public où seul le comportement sans excès d’intimité sans artifices intimes inavoués pour choquer ou harceler, est censé être admis.

Ni économiquement marginalisée ni socialement réprimée ni juridiquement bafouée, l’homosexualité surexposée en public devient tout simplement une attitude irrespectueuse de notre droit à ne pas être gays, attitude envahissante, pesante et antipathique.

On ne grandit ni ne s’affranchit par l’abandon aux bas instincts. L’acceptation sociale d’une minorité, d’ailleurs pas mal représentée dans les différents secteurs de la société et du pouvoir, n’advient que par l’humanisation de la nature tout en évitant les pulsions malsaines et les monstres dénaturants d’une culture agressive de mode…

Quand une catégorie transforme son intimité, la sexualité, comme identité imposante qui doit constamment avoir l’assentiment non plus juridique et logique mais intérieur et axiologique des hétéros, au point de blesser la pudeur des majorités, il est difficile de dire qu’elle en sort plus respectable et mieux acceptée.

La liberté, l’émancipation sexuelle est et doit demeurer le droit de vivre pleinement son option sexuelle dans l’intimité sans en faire une forme publique invasive voire incisive, un prosélytisme sexualiste contre la pudeur d’autrui.

Idéologiser l’intime, le subvertit. Et, dans cette dénaturation, haïssable, agressante, l’idéologie rend public l’instinctuel, le pulsionnel et fait de l’intimité, une essence hypertrophiée empiétant indécemment sur l’espace public et devient violatrice du respect de toutes les tendances sexuelles hétéros ou chastes qui, elles aussi, ont le droit d’exister sans se faire moralement agresser.

Dans l’histoire récente de la sexualité, la libération des pulsions fortement amorcées par les connaissances tant biologiques que psychanalytiques, a malheureusement versé dans l’excès et le chevauchement du privé et du public, de l’intime et du social, où des groupes, des communautés se croient permis d’exposer leur sexualité avec vulgarité et grossièreté dans les rues et la presse. Il ne s’agit pas ici de retour en arrière ni de rendre tabou le domaine de la sexualité mais de doser son expression publique dans les espaces et en temps et lieux raisonnables pour qu’elle reste informative sans devenir une sorte d’incitation à la dépendance sexuelle des plus vulnérables ni une blessure de la chasteté. Hélas, parmi les plus actifs, les plus agressifs, comme si le monde s’effondrerait s’il ne se montrait aussi entreprenant, l’homosexualisme est devenu une sorte de bannière des « droits et libertés » dans notre société, et, par l’excès même qu’il constitue en tant que sexualisme, fomente la déraison d’une liberté galvaudée, égrugée au moment même où elle est évoquée.

L’homosexualisme est l’antipode tyrannique que des secteurs gays entendent opposer à l’homophobie par la manifestation exhaustive et non moins tyrannique de leur homosexualité. Il constitue en sexualité, ce que sont à la société, les chaos d’origine groupusculaire et activiste tels des gangs, prétendant combattre la dictature étatique par le harcèlement et l’agression de paisibles citoyens. Il est donc évident - si nous restons dans cette allégorie - que le chaos comme l’État dictatorial sont tous deux despotiques, ennemis de la démocratie véritable. L’homosexualisme comme tout sexualisme, est donc un monstre dénaturant de la démocratie. Ce n’est en fait que la face la plus fâcheuse quoique inavouée de l’orgueil d’un certain secteur qui ne sait qu’insulter l’altérité et de la communauté des convenances et des mœurs qu’est la société.

Idéologiser l’intimité, produire la sexualité en discours et activisme sociopolitique, constitue à la fois une dénaturation de l’intime et une ironie dédaigneuse de la société que l’homosexualisme agresse moralement par ses manières antidémocratiques et liberticides vu que la liberté de tous, est de vivre en étant épargnés du harcèlement par l’intimité d’autrui.

Que l’équilibre ait enfin raison des excentricités agressives de ceux qui confondent démocratie et ce qu’il faut nommer « oligocratie » c’est-à-dire la suprématie de certains groupes voire de groupuscules sur et au détriment de la société globale.

CAMILLE LOTY MALEBRANCHE

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