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9 mars 2011 3 09 /03 /mars /2011 07:42

Kadhafi aurait proposé de se retirer avec des garanties

Des affiches anti-Kadhafi collées à Benghazi.
Des affiches anti-Kadhafi collées à Benghazi. Crédits photo : Nasser Nasser/AP

Alors que la communauté internationale tente de s'accorder sur une réponse face aux combats, le Guide libyen aurait proposé aux insurgés une réunion du Congrès général du peuple, instance qui fait office de parlement, selon plusieurs médias. Les insurgés refusent.

L'Otan examine des options militaires concernant la Libye, selon Barack Obama, mettant aussi en garde les collaborateurs de Mouammar Kadhafi, qui «devront rendre des comptes» sur les violences

Les diplomates français et britanniques travaillent sur un projet de résolution des Nations unies établissant une zone d'exclusion aérienne au-dessus de la Libye.

L'Union européenne prépare de nouvelles sanctions financières contre la Libye, visant notamment la Libyan Investment Authority (LIA), un fonds souverain du gouvernement qui gère les revenus pétroliers du pays.

L'ONU et plusieurs ONG humanitaires lancent un «appel régional d'urgence» de 160 millions de dollars (114 millions d'euros) pour fournir une aide humanitaire aux victimes du conflit en Libye.

23h12 : Mouammar Kadhafi a proposé aux insurgés de réunir le Congrès général du peuple, qui fait office de parlement, pour qu'il puisse se retirer avec des garanties, annonce al-Jezira. L'offre a été présentée au conseil intérimaire mis sur pied par l'opposition à Benghazi, précise la chaîne, qui cite des sources non identifiées. Mais les insurgés auraient immédiatement rejeté cette offre.

20h50 : Dans une déclaration au terme d'une réunion à Abou Dhabi, les monarchies arabes du Golfe se déclarent favorables à la mise en place par l'ONU d'une zone d'exclusion aérienne au-dessus de la Libye.

20h18 : Le chef de la diplomatie libyenne, Moussa Koussa, accuse la France, la Grande-Bretagne et les Etats-Unis de «conspirer» en vue de diviser la Libye.

18h45 : Plus de 110.000 réfugiés fuyant le chaos en Libye ont franchi la frontière tunisienne depuis le 20 février mais cet afflux s'est ralenti ces «trois à quatre derniers jours», indique le président du Croissant-Rouge local, le docteur Mohamed Ben Dhiab.

18h40 : Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, affirme que la Russie est contre toute ingérence militaire étrangère en Libye.

17h20 : Le président américain Barack Obama indiqué à la presse, à l'issue d'un entretien avec le premier ministre australien, que l'Otan examine des options militaires concernant la Libye. Il met aussi en garde les collaborateurs de Mouammar Kadhafi, qui «devront rendre des comptes» sur les violences.

D'après les Nations unies, plus d'un million de personnes ayant fui la Libye ou prises au piège dans les violences à l'intérieur du territoire ont besoin d'une aide d'urgence.

16h58 : Les diplomates français et britanniques travaillent sur un projet de résolution des Nations unies établissant une zone d'exclusion aérienne au-dessus de la Libye, annonce un diplomate onusien. Selon lui, «il faut s'attendre à ce qu'il y ait quelque chose (concernant une zone d'exclusion aérienne) cette semaine».

16h36 : Une voiture civile transportant une famille a été touchée par une frappe aérienne lundi à Ras Lanouf, dans l'est. Al-Jézira fait état de 3 morts.

16h32 : L'Union européenne prépare de nouvelles sanctions financières contre la Libye, visant notamment la Libyan Investment Authority (LIA), un fonds souverain du gouvernement qui gère les revenus pétroliers du pays. Fin février, les Vingt-sept avaient déjà adopté un embargo sur les armes et des gels d'avoirs visant le colonel Mouammar Kadhafi et 25 responsables libyens.

15h29 : Les attaques contre des civils peuvent être considérées comme des crimes contre l'humanité et la communauté internationale et l'ONU ne pourront rester passives si elles se poursuivent, a estimé aujourd'hui le secrétaire général de l'Otan, Anders Fogh Rasmussen.

14h19 : D'après l'ONU, un million de personnes, réfugiées ou déplacées, auraient besoin d'aide en Libye.

13h44 : On apprend de sources médicales que 21 personnes, dont un enfant, ont été tuées et des dizaines blessées hier à Misrata, une ville tenue par les insurgés à 150 km à l'est de Tripoli, dans des affrontements et des bombardements.

12h53 : La Ligue arabe soutient le projet d'une zone d'exclusion aérienne au-dessus de la Libye, affirme le ministère français des Affaires étrangères, au lendemain d'une rencontre entre son secrétaire général Amr Moussa et le ministre des Affaires étrangères Alain Juppé.

» Alain Juppé fait profil bas en Égypte

12h30 : L'Union africaine (UA) envisage d'envoyer une commission d'enquête en Libye, selon un responsable de l'organisation panafricaine cité par l'agence Reuters. Cette annonce confirme indirectement les déclarations de Mouammar Kadhafi. Dans un entretien diffusé lundi par France 24, le dirigeant lybien affirme en effet que «l'Union africaine va envoyer une commission d'enquête pour confirmer au monde que ce qui est publié sur la Libye à l'étranger, c'est du mensonge à 100%».

12h15 : Un nouveau bilan fait état d'au moins 12 morts et plus de 50 blessés à Ben Jawad dans les affrontements qui ont opposé dimanche pro et anti-Kadhafi. Selon une liste affichée à l'hôpital d'Ajdabiya, à environ 200 km de Ben Jawad, les victimes sont toutes des combattants volontaires, la plupart originaires de Benghazi. Le précédent bilan faisait état de sept morts.

12h05 : L'ONU et plusieurs ONG humanitaires lancent un «appel régional d'urgence» de 160 millions de dollars (114 millions d'euros) pour fournir une aide humanitaire aux victimes du conflit en Libye. Les fonds récoltés «serviront à répondre aux besoins actuels et futurs des personnes qui ont fui» et aux besoins d'autres personnes affectées par le conflit «pour les trois prochains mois», précisent les humanitaires dans un communiqué.

Par ailleurs, le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a nommé dimanche un représentant spécial pour traiter avec le régime libyen de Mouammar Kadhafi, dont le ministre des Affaires étrangères a accepté la venue à Tripoli d'une équipe «d'évaluation» humanitaire. En outre, Abdelilah al-Khatib, ancien ministre jordanien des Affaires étrangères, a été désigné par Ban Ki-moon pour entamer des «consultations urgentes» avec le gouvernement Kadhafi sur la crise humanitaire.

 

Un rebelle fait le signe de la victoire, défiant le pilote de l'armée libyenne qui vient de larguer une bombe à proximité de Ras Lanouf.
Un rebelle fait le signe de la victoire, défiant le pilote de l'armée libyenne qui vient de larguer une bombe à proximité de Ras Lanouf. Crédits photo : MARCO LONGARI/AFP

12h00 : Un deuxième raid aérien a visé lundi le port stratégique de Ras Lanouf, tenu par les insurgés depuis vendredi. Ceux-ci ont répondu en utilisant l'artillerie anti-aérienne. Le raid n'a pas fait de victime, selon un témoin cité par Reuters.

11h45 : Le porte-hélicoptères français Mistral, arrivé lundi matin dans le port tunisien de Zarzsis pour évacuer 900 réfugiés égyptiens ayant fui la Libye, repartira finalement à vide dans l'après-midi, selon un porte-parole de la Marine nationale. En effet, la plupart des réfugiés qui devaient être rapatriés vers Alexandrie sont déjà partis par avion.

11h35 : Vaclav Havel appelle à une opération militaire des pays occidentaux en Libye en cas de poursuite de la guerre civile. Dans une interview publiée lundi par le quotidien économique Hospodarske noviny, l'ancien président tchèque estime que «si la guerre civile se prolonge, si Kadhafi s'accroche au pouvoir et commet de nouveaux crimes, une opération sera nécessaire». Soulignant que «certaines choses ne pourraient être ajournées trop longtemps», Vaclav Havel cite en exemple les frappes de l'Otan en Serbie en 1999.

11h20 : «Il ne devrait pas y avoir de problème de pénurie de pétrole» à cause de la situation en Libye, estime le directeur général de l'exploration du groupe pétrolier espagnol Repsol dans un entretien au journal économique Cinco Dias. Selon lui, la production du pays pourrait en effet être remplacée par les réserves stockées en Arabie saoudite. Repsol a dû réduire de moitié sa production en Libye fin février et évacuer tout son personnel.

» Le pétrole pourrait flamber à plus de 220 dollars le baril

10h40 : Le gouvernement italien a établi des contacts «discrets» avec le Conseil national libyen formé par les insurgés à Benghazi afin d'aider à chercher une solution à la crise. «Nous avons des contacts meilleurs que les autres» en Libye, a déclaré le ministre italien des Affaires étrangères, Franco Frattini à la chaîne de télévision RAI 1. Par ailleurs, il est selon lui «assez difficile» d'envisager «l'implication d'avions italiens dans des opérations en Libye, mais notre loyauté euro-atlantique nous fait dire que nous offrirons nos bases militaires et un support logistique».

Des combats ont forcé les insurgés à se retirer de Ben Jawad (30 km à l'ouest de Ras Lanouf) d'où ils avaient espéré avancer jusqu'à Syrte, ville natale du Guide.
Des combats ont forcé les insurgés à se retirer de Ben Jawad (30 km à l'ouest de Ras Lanouf) d'où ils avaient espéré avancer jusqu'à Syrte, ville natale du Guide. Crédits photo : Kevin Frayer/AP

10h15 : Une frappe aérienne a visé le port pétrolier de Ras Lanouf, aux mains de l'opposition. Alors qu'une explosion a eu lieu à environ 2 km de la ville, les insurgés ont fait usage de six pièces d'artillerie anti-aérienne. Par ailleurs, selon des témoins cités par Reuters, plusieurs véhicules militaires avançaient lundi matin vers Ras Lanouf.

10h00 : Au Royaume-Uni, l'échec d'une mission diplomatique envoyée par Londres en Libye pour tenter d'établir des contacts avec l'opposition est sévèrement étrillé par la presse. Dimanche, le ministre britannique des Affaires étrangères a reconnu qu'une «petite équipe diplomatique» avait été envoyée à Benzaghi mais avait «rencontré des problèmes». Selon l'opposition libyenne, les huit membres du groupe ont été arrêtés parce qu'ils étaient venus de manière non officielle et sans aucun accord préalable. Ils ont ensuite été libérés.

9h10 : Des habitants de Ras Lanouf, dans l'est du pays, ont quitté lundi matin ce port pétrolier stratégique tenue par l'opposition par crainte d'une attaque des pro-Kadhafi. Une dizaine de voitures ont été vues à la sortie de la ville se dirigeant vers Brega, une ville située plus à l'est et contrôlée par les opposants depuis la semaine dernière. Des insurgés chassés de la localité voisine de Ben Jawad s'étaient repliés à Ras Lanouf, ville tenue par les anti-Kadhafi depuis vendredi.

8h30 : Un nouveau bilan fait état de sept morts et 52 blessés à Ben Jawad dans les affrontements qui ont opposé dimanche pro et anti-Kadhafi. Les victimes sont des combattants volontaires, la plupart originaires de Benghazi. Le précédent bilan était de deux morts et plus de 30 blessés.

7h00 : Les cours du pétrole poursuivaient leur hausse lundi matin dans les échanges électroniques en Asie, toujours soutenus par les troubles au Moyen-Orient, avec un baril du «light sweet crude» au-dessus des 105 dollars.

6h40 : Le colonel Mouammar Kadhafi accuse la France d'«ingérence» dans les affaires intérieures libyennes, dans une interview à la chaîne de télévision France 24. Interrogé sur le soutien de Paris au Conseil national libyen formé par les insurgés à Benghazi (est), le colonel Kadhafi s'est exclamé dans le style parfois incohérent qu'il adopte : «Ça fait rire, cette ingérence dans les affaires intérieures. Et si nous, nous nous ingérions dans les affaires de la Corse, de la Sardaigne ?» (Voir la vidéo de l'interview ci-dessous, avec France 24)

Il a de nouveau imputé la contestation à al-Qaida, estimant qu'un «complot» était en cours en Libye via des «extrémistes armés», des «groupuscules» et «des cellules dormantes qui ont pris les armes contre la police, l'armée». «Al-Qaida a essayé de profiter de la situation en Tunisie, en Egypte. Ceux qui portent les armes actuellement à Benghazi sont al-Qaida et ils n'ont aucune revendication économique ou politique. C'est ce que vous appelez l'Aqmi (al-Qaida au Maghreb islamique)», a-t-il encore ajouté. Le colonel a encore nié toute agitation. «La situation est tout à fait normale. C'est le peuple qui est en train de traiter avec les éléments armés».

» Mouammar Kadhafi brandit la menace d'al-Qaida

22h20 : L'Organisation des Nations unies réclame un «accès urgent» aux victimes «blessées et mourantes» des bombardements contre Misrata. Le Croissant rouge à Benghazi rapporte que Misrata «est attaquée par les forces gouvernementales et que le Croissant rouge libyen tente d'y envoyer des ambulances depuis Tripoli pour récupérer les morts et les blessés», rappelle le Bureau de la coordination des affaires humanitaires de l'ONU (Ocha). <"hr"

 

Libye-Tunisie : nuits difficiles pour les réfugiés de Ras Jedir

03/03 18:20 CET

Réfugié

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Les réveils sont difficiles tout comme les nuits pour les réfugiés de Ras Jedir. Certains sont ici depuis plusieurs jours et ont envié le sort de ceux qui ont été transférés dans le camp de Choucha à 6 km de là afin d‘être rapatriés dans leur pays

La colère et l’impatience les habitent. C’est le cas notamment des Bangladais qui évoquent un silence de la part de leur pays. “Nous voulons retourner dans notre pays, crie l’un d’entre eux. S’il vous plaît, aidez-nous!”

“Le problème principal, c’est que nous n’avons aucune information”, déplore un autre.

“Plus de 20 000 réfugiés ici à Ras Jedir n’ont aucune autre occupation que l’attente, l’attente d’un avion ou d’un navire qui les ramènera dans leur pays, souligne notre reporter. Certains d’entre eux ont passé plus d’une semaine à dormir par terre et à résister avec difficulté au froid du désert”.

Frustration et troubles dans les camps de réfugiés en Tunisie

 

Réfugié

Lecture/Arrêt Vidéo

Situé juste derrière la frontière avec la Libye, le camp de Choucha est le théâtre d’accrochages réguliers entre différentes communautés.

Tous ici ont fui la Libye, ces derniers jours ainsi près de 15.000 Bangladais sont arrivés à Choucha. Les autorités tunisiennes, débordées, ne peuvent assurer la sécurité partout à la fois.

L’aéroport de Djerba ne désemplit pas, car c’est de là que l’Office International des Migrations fait partir des charters affrétés pour l’occasion.

“Il n’y a que 2.000 personnes qui peuvent prendre l’avion aujourd’hui, explique ce réfugié du Bangladesh, alors nous attendons tous ici pour rentrer dans notre pays”.

“Je suis heureux de rentrer maintenant, dit ce Ghanéen, et de pouvoir revoir ma famille, je remercie Dieu pour tout ça”.

Selon les agences internationales, 215.000 personnes ont fui la Libye ces deux dernières semaines, et la plupart, toujours dans les pays limitrophes, sont dans l’attente d’un rapatriement.

Blog : euronews à la frontière entre la Tunisie et la Libye

 

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Blog : euronews à la frontière entre la Tunisie et la Libye – mardi 8 mars
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Levés tôt, nous partons à 8h30 au camp de réfugiés Choucha. Comme ce mardi le monde célèbre la journée de la femme, nous avons décidé de faire un sujet sur les conditions de vie des femmes dans ce camp.

La plupart des réfugiées sont somaliennes et soudanaises. Toutes sans exception nous avouent n’avoir jamais entendu parler de la journée mondiale de la femme et ne rien connaître de cette journée.

Les jours se suivent et il y a toujours autant de monde dans le camp de Choucha. Quelques réfugiés bangladais se préparent à rentrer dans leur pays. L’armée tunisienne s’occupe de l’enregistrement de leur passeport, au grand dam de Nigérians qui se plaignent de leur gouvernement qui, selon eux, ne s’occupe pas de leur sort. Pour exprimer leur mécontentement, ils organisent une petite manifestation qui finit par croiser le groupe de bangladais sur le départ. Ces derniers apprécient peu et l’armée tunisienne intervient avant que les querelles ne dégénèrent.

A ce genre de tensions qui agitent le camp, s’ajoutent aujourd’hui des conditions météorologiques peu clémentes : le vent s’est levé et et le sable en suspension dans l’air pique les yeux. De nombreux réfugiés craignent aussi l’arrivée de la pluie. La vie sous les tentes déjà difficile deviendrait encore moins supportable.

Il est possible qu’il pleuve et cela inquiète nombre de réfugiés qui craignent de voir leurs conditions de vie dans le camp se dégrader.

La venue du ministre tunisien des affaires sociales a été annoncée mais nous l’avons attendu deux heures en vain ce matin. Il viendrait finalement peut-être pendant l’après-midi mais nous devons nous résoudre à quitter le camp pour éditer notre sujet en l‘état et l’envoyer.

Après 10 jours à la frontière entre la Tunisie et la Libye, la fatigue se fait sentir et c’est avec beaucoup de tristesse que nous passons notre dernière journée sur place. Terry repart demain pour le Luxembourg et moi pour Lyon après-demain.

Jamel Ezzedini

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