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2 juin 2012 6 02 /06 /juin /2012 08:48

Il filme le combat des candidats de la diversité

   
 

 

Son documentaire « Candidats pour du beur? » sort au cinéma. Samir Abdallah s’intéresse à trois Val-d’Oisiens issus de la diversité, candidats malheureux aux législatives de 2007.

Combien y aura-t-il de députés issus de la diversité le soir du 17 juin ? C’est la question que pose le documentariste Samir Abdallah. « Candidats pour du beur? », son dernier long-métrage de quatre-vingt-dix minutes, est sur les écrans, en sortie nationale à partir d’aujourd’hui.

Il retrace, de Clichy-Montfermeil (Seine-Saint-Denis) à Marseille (Bouches-du-Rhône), en passant par Argenteuil, les campagnes des législatives de 2007 et des municipales de 2008 d’une quinzaine de candidats d’origine maghrébine, africaine ou nés ailleurs.

!

Parmi eux, trois Val-d’Oisiens engagés à Argenteuil-Bezons dans la bataille de 2007. Omar Slaouti, qui s’est présenté sous l’étiquette de la Ligue communiste révolutionnaire (LCR), Alima Boumediene-Thiery (les Verts) et le socialiste Faouzi Lamdaoui. On retrouve également l’ex-ministre Rachida Dati, l’actuelle porte-parole du nouveau gouvernement, Najat Vallaud-Belkacem, ou d’autres moins illustres mais connus pour avoir participé à des actions militantes comme la Marche des beurs dans les années 1980, tel Mouloud Aounit, ou le mouvement AC-Lefeu, lancé après les émeutes de 2005.

« Comment? Elle s’appelle Rachida? Pour une porte-parole du gouvernement, c’est sérieux? » demande, incrédule, un gamin d’une cité des Yvelines, curieux de savoir pourquoi tant de personnalités affluent dans son quartier autour de cette élégante femme maghrébine qu’on voit à la télé. « Au bout du compte, sur les deux campagnes, l’ex-garde des Sceaux UMP est la seule candidate de la diversité, avec la socialiste Samia Ghali, à avoir été élue à des mandats de maire d’arrondissement, respectivement à Paris et Marseille », note le documentariste. « Je voulais montrer tout le parcours qu’il reste à réaliser au pays et à ses instances politiques pour intégrer ces candidats à des postes à responsabilité. C’est vrai que les mentalités évoluent, mais très lentement. On en voit de plus en plus siéger dans les conseils municipaux et régionaux. Mais aucun n’est à la tête de l’une de ces institutions. » Pour le réalisateur, l’explication est simple : « Les appareils politiques sont encore frileux et placent rarement les candidats de la diversité en position éligible sur leurs listes, remarque-t-il. Pis, dans certains cas, ils les torpillent. C’est arrivé à Argenteuil au socialiste Faouzi Lamdaoui (NDLR : aujourd’hui conseiller à l’égalité et à la diversité auprès du président de la République) après les législatives de 2007.

« Pourtant proche et soutenu par François Hollande, il s’est vu damer le pion par Philippe Doucet aux municipales, préféré par l’élite locale du PS. Et c’est ce dernier qui a été élu maire d’Argenteuil », rapporte Samir Abdallah. Dans le documentaire, on aperçoit le candidat Lamdaoui se décomposer à l’annonce des résultats des législatives. A l’annonce de sa défaite face à la droite, il soupire : « C’est dur d’avoir des origines dans ce pays. »

Alors, dans deux semaines, « y aura-t-il des Arabes et des Noirs à l’Assemblée nationale pour représenter les classes populaires? » C’est la question à laquelle le réalisateur vous invite à débattre ce soir, pour la première du film. Avec plusieurs des candidats de 2007-2008 présents dans le documentaire et, parmi eux, Faouzi Lamdaoui et Omar Slaouti.

Ce soir, lundi et mardi prochains au cinéma les 3-Luxembourg, 67, rue Monsieur-le-Prince (Paris Ve).

Source : Le Parisien


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