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20 février 2011 7 20 /02 /février /2011 13:48

 

Contestation anti-gouvernementale à Tunis

Par FTV (avec agences)  

Des militaires montent la garde devant l'école privée où un prêtre a été égorgé la veille, près de Tunis (19/02/2011)
Quelques milliers de Tunisiens manifestaient dimanche à Tunis pour réclamer la démission du gouvernement de transition

"Gouvernement de Ghannouchi dégage !", scandaient les manifestants qui se dirigeaient vers la Kasbah, haut lieu de la contestation de janvier.

Ils étaient des centaines samedi dans la capitale tunisienne pour demander "une Tunisie laïque", après l'assassinat d'un prêtre polonais et l'attaque d'une rue de prostitution par des islamistes.


Le gouvernement tunisien et le mouvement islamiste Ennahda avaient condamné samedi le meurtre d'un prêtre polonais vendredi près de Tunis.

"Arrêtez vos actes extrémistes", "Laïcité= liberté et tolérance", pouvait-on lire sur des panneaux brandis sur l'avenue Bourguiba. "Nous avons appelé à cette manifestation pour montrer que la Tunisie  est un pays tolérant qui refuse le fanatisme et afin de renforcer la laïcité dans la pratique et dans la loi", a déclaré un blogueur de 29 ans, Sofiane Chourabi.

Condamnations après le meurtre d'un prêtre polonais
Le gouvernement tunisien a condamné samedi l'assassinat d'un prêtre polonais vendredi près de Tunis. Le mouvement islamiste Ennahda a également "vivement" condamné ce meurtre. Le père Marek Rybinski, 34 ans, a été retrouvé égorgé vendredi matin dans le garage d'une école religieuse privée, où il s'occupait de comptabilité, située dans la région de La Manouba, près de Tunis.

Dirigée par trois prêtres de la communauté salésienne à Manouba, près de Tunis, dont l'un a été assassiné, l'école privée avait reçu des menaces de mort dans une lettre confuse adressée aux "Juifs", a déclaré samedi son directeur à l'AFP. "Attention les Juifs. On a mis des caméras et des micro chez vous. Mettez tout ce que vous avez d'argent dans un sac rouge et donnez-le à un ouvrier de chez vous (...) avant midi. Aucun coup de téléphone sinon ça sera la guerre entre nous et la mort", dit la lettre de menace anonyme avec une croix gammée glissée entre les barreaux de la grille de l'école le 30 janvier et transmise par le père Mario Mulestagno. Une plainte avait été déposée à la police.

Au lendemain du meurtre, le ministère des Affaires religieuses a réaffirmé samedi son attachement à "la liberté du culte aussi bien au niveau des croyances qu'au niveau des pratiques" et regretté que "de tels agissements aient eu lieu dans un pays qui s'attache au principe du respect d'autrui et au droit à la différence".

Vendredi, le ministère de l'Intérieur tunisien, qui "dénonce vigoureusement" ce crime, a souhaité rassurer les ressortissants étrangers et les Tunisiens, affirmant qu'il mettrait "tout en oeuvre" pour garantir leur sécurité. "C'est un groupe de terroristes fascistes ayant des orientations extrémistes qui est derrière ce crime compte tenu de la façon dont il a été assassiné", a dit le ministère de l'Intérieur, selon qui les auteurs seront "sévèrement punis". Le communiqué du ministère de l'Intérieur cité par la TAP ne dit pas s'il soupçonne des extrémistes islamistes, mais il accuse ces extrémistes de profiter d'une situation exceptionnelle pour perturber la sécurité et plonger le pays dans la violence.

Il s'agit d'"un acte à caractère criminel", a estimé le ministère polonais des Affaires étrangères. Le maire socialiste de Paris Bertrand Delanoë, en visite en Tunisie, "condamne (ce) crime horrible". Il s'agit d'un "acte inqualifiable, contraire à l'identité du peuple tunisien tolérante et fraternelle", ajoute-t-il dans son communiqué souhaitant que "toute la lumière soit faite". C'est le premier meurtre à la fois d'un religieux et d'un étranger depuis la chute du régime de Ben Ali le 14 janvier.

La Manouba, ville de la banlieue nord-ouest de Tunis, est connue notamment pour son important campus universitaire. La Manouba faisait partie des résidences d'été des beys de Tunis.

Des islamistes attaquent une rue de prostituées
Vendredi après-midi à Tunis, "des islamistes ont tenté d'entrer dans la rue Abdallah Guech pour l'incendier", a déclaré à l'AFP un policier tunisien sous couvert de l'anonymat. Une des principales maisons closes de Tunis est située dans cette rue proche de la Medina. "Des habitants les ont empêchés de rentrer dans cette rue jusqu'à l'arrivée des agents des forces de l'ordre qui ont bloqué l'entrée en interdisant tout passage. Ils ont ensuite réussi à disperser ces manifestants", a ajouté le policier. Les islamistes avaient auparavant manifesté dans le centre-ville en criant "Non aux lieux de prostitution dans un pays musulman".

La semaine dernière, la communauté juive de Tunisie avait exprimé son inquiétude au gouvernement après des incidents antisémites devant la grande synagogue de Tunis. "Là, nous sommes dans la vigilance", a répété vendredi le président de la communauté Roger Bismuth. "C'est l'oeuvre de salafistes, les plus extrémistes des islamistes formés par les wahhabites, mais il n'y a pas de terreau en Tunisie pour le développement du salafisme", a-t-il ajouté.

Le gouvernement réagit face à l'instabilité
Conscient du vide sécuritaire prévalant depuis la chute du régime, le gouvernement avait décidé la semaine dernière de rappeler des réservistes partis à la retraite depuis cinq ans qui ont rejoint l'armée mercredi.

Le gouvernement est confronté chaque jour à l'instabilité avec de nombreux braquages à main armée, des manifestations de Tunisiens réclamant desespérément une aide sociale et à l'immigration clandestine de milliers de Tunisiens partis chercher un emploi en Europe.

Pour tenter d'apaiser les tensions sociales et répondre aux demandes d'une population exaspérée par le chômage (14%, le double pour les jeunes), le gouvernement a annoncé vendredi une série de mesures d'aide sociale d'urgence à destination des plus défavorisés (allocations financières, titularisation d'ouvriers de chantier, attribution de cartes de soins gratuits).

Il a aussi appelé les partenaires sociaux à entamer les négociations dans le privé et le public, demande majeure de la puissante centrale syndicale UGTT, selon son porte-parole Taieb Baccouch.

Enfin, le gouvernement a adopté l'amnistie générale des prisonniers politiques. Un décret-loi doit être annoncé dans les "tout prochains jours".

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Majed HASSEN 21/02/2011 12:30




Titre : Allons-nous devenir Islamophobes en Tunisie, plus Royalistes que les Rois…?

Auteur Majed HASSEN

Durant le règne du dictateur BEN ALI de 1987 jusqu’à sa fuite le 14 janvier 2011, la lutte acharnée contre l’islamisme était une politique de premier plan.
Durant 23 ans de règne Bénaliste, les simples religieux musulmans en Tunisie, étaient soupçonnés et accusés de terrorisme, de fanatisme, d’obscurantisme, d’intégrisme, etc… Aujourd’hui, à
l’époque du Premier Ministre tunisien Mohamed GHANNOUCHI, la politique du dictateur BEN ALI fondée sur la menace de l’islamisme continue encore à s’exercer comme par le passé. Comment en Tunisie
qui est un pays Musulman, l’islam est aujourd’hui condamné au même titre qu’en Europe, qu’en Israël, qu’aux Etats_Unis ! Allons-nous devenir Islamaphobes en Tunisie ? L’incendie de la synagogue à
« El.Hamma de Gabès » qui n’a pas été confirmé a été vite attribué à l’islamisme ! L’égorgement du prêtre polonais aux environs de Tunis a été vite attribué par le Ministre de l’intérieur actuel,
à l’extrêmisme religieux fasciste et islamiste salafiste… Il en est de même de l’incendie de la ruelle de « Abdallah Guech » à Tunis… Jamais de l’histoire de la Tunisie, des citoyens tunisiens se
sont livrés à égorger des Prêtres chrétiens, pourquoi alors, un acte barbare a eu lieu aujourd’hui à Tunis ?… !
Cet acte à l’encontre du prêtre polonais est condamnable…C’est un acte de pure provocation politique…! Pourquoi, comme si par hasard, de tels actes se passent aujourd’hui en Tunisie ?…! Et
beaucoup d’autres actes de sabotage seront dans l’avenir encore attribués à faux à l’islamisme…
D’ailleurs, le parti « ENNAHDHA » a sévèrement condamné le meurtre du prêtre polonais comme étant un crime odieux contraire aux valeurs de l’Islam…!
Mais pourquoi en même temps, une manifestation pour la laïcité coincidant à un jour près après le meurtre du prêtre avait eu lieu à Tunis, le samedi 19 février 2011 réunissant quelques tunisiens
et tunisiennes se proclamant au nom de la laïcité et dénonçant le meurtre du prêtre polonais tout en condamnant le parti « ENNAHDHA » comme étant un parti islamiste qu’il faut bannir de la
Tunisie au nom même de la laïcité…! C’est là, la preuve que le meurtre du prêtre est un acte d’exploitation politique !
N’est-ce pas là, une preuve aussi que la manifestation de Tunis du samedi 19 février 2011 pour la laïcité est une manifestation téléguidée politiquement par le pouvoir actuel en Tunisie prêtant
encore à l’amalgame entre Islam et pseudo-terrorisme islamique du parti « ENNAHDHA » ?
Faut-il encore, en Tunisie comme ailleurs, qu’on puisse s’entendre sur la définition de la laïcité…! Déjà, les Occidentaux ne sont pas unanimes sur la définition de la laïcité…! Pour les
Anglo-Saxons, avec en tête les Etats-Unis, la laïcité doit-être comprise selon une conception large, n’entrainant pas forcément la séparation de l’Etat et de la religion. C’est pour cela, que
dans les établissements publics des Etats-Unis, écoles et universités, on trouve des étudiants et étudiantes de diverses religions qui sont libres de porter ou de ne pas porter de vêtements
religieux. Ces étudiants sont ainsi tolérés en classe aux Etats-Unis de porter, des voiles islamiques, des vêtements religieux, des barbes chrétiennes, des barbes juives et des barbes musulmanes,
des signes de Croix, des Kippas juives, sans que cela puisse gêner personne. Cette coexistence religieuse dans les établissements publics aux Etats-Unis est fondée sur la défense du principe de
la laïcité soutenant le principe de la liberté religieuse…Cette conception large de la laïcité est appliquée actuellement en Turquie…
En revanche, dans les pays de tradition latine, avec la France en tête, la laïcité doit être comprise dans un sens restrictif, séparant l’Etat de la religion… Cette laïcité à la française n’est
pas à confondre avec la séparation des 3 pouvoirs qui est une autre question…! En France, les autorités françaises interdisent dans les établissements publics depuis les années 90, le port du
voile islamique et tout autre signe religieux…D’ailleurs, la position des autorités françaises à l’encontre du port du voile islamique dans les écoles et universités n’avait pas eu l’approbation
du Conseil d’Etat…
Cette conception de la laîcité en France ,selon la conception restrictive, a alimenté en France et même dans d’autres pays européens des sentiments de haine, de racisme à l’égard des Arabes et
des Musulmans, sentiments colportés par la propagande des médias ainsi que par des partis d’extrêmes droites racistes…
C’est pour ces raisons, qu’en Tunisie nous devons nous entendre sur la définition de la laïcité qui devrait forcément convenir à nos traditions, à notre culture, à notre histoire. A la rigueur,
nous pouvons suivre le modèle de la laïcité selon la conception large telle que le Gouvernement du Premier Ministre Taïeb ARDOGUAN de la Turquie applique aujourd’hui et rejeter le modèle de la
laïcité à la française…!
En réalité, aujourd’hui en Tunisie, brandir la menace de l’islamisme s’inscrit dans une politique actuelle du Premier Ministre tunisien Mohamed GHANNOUCHI et du Président par intérim, Fouad
M’BAZZAA ainsi que du bureau politique du R.C.D. qui veulent discréditer le parti d’ENNAHDHA…En effet, depuis les évènements de la révolution du 14 janvier 2011, la Tunisie serait bientôt
prochainement à la porte des élections présidentielles et législatives et que des pressions Occidentales continuent à avoir lieu comme par le passé sur le Gouvernement du Premier Ministre
tunisien GHANNOUCHI et son Président par intérim, Fouad M’BAZZAA, lui demandant avec insistance d’écarter de la scène politique, le parti islamiste “ENNAHDHA”. D’ailleurs le Premier Ministre
tunisien Mohamed GHANNOUCHI sur conseil du bureau politique du R.C.D. refuse de légaliser le Parti d’ »ENNAHDHA » dans l’objectif de l’écarter des prochaines élections législatives et
présidentielles tunisiennes…
Brandir la menace de l’islamisme, c’est une politique qui devrait s’arrêter aujourd’hui, car le dictateur BEN ALI s’est maintenu au pouvoir durant 23 ans grâce à cette politique…
Le dictateur BEN ALI a condamné des milliers de tunisiens musulmans innocents, les a torturés et les a emprisonnés au seul motif qu’ils priaient de trop, les accusant à faux de terrorisme…
Brandir la menace de l’islam est une politique de sabotage dans le but de terroriser la population tunisienne afin de la soumettre au pouvoir politique pro-occidental…
Pourquoi en Europe, en Israël, aux Etats-Unis, ces Etats ne brandissent pas chez eux la menace du christianisme ou du judaïsme? Pourquoi, les pays Occidentaux et Israêl ne s’acharnent pas contre
leurs bibles et leur Thorat mais s’acharnent toujours contre le Coran et l’Islam ? Pourquoi l’islam, cette religion paie aujourd’hui et dans le Monde entier tous les pots cassés, y compris même
en Tunisie qui est de surcroît un pays Musulman…!
Allons-nous devenir Islamophobe en Tunisie, plus Royalistes que les Rois ?…!

Fait par Majed HASSEN, le 20 février 2011



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