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2 mars 2011 3 02 /03 /mars /2011 09:58

 

Amnesty International dénonce des «meurtres» commis par la police tunisienne

L'ONG demande au nouveau gouvernement d'engager des enquêtes sérieuses et transparentes sur ces morts.

 

Des manifestants affrontent la police à Tunis, devant le ministère de l'Intérieur, le 14 janvier

Des manifestants affrontent la police à Tunis, devant le ministère de l'Intérieur, le 14 janvier 2011. (AFP Fethi Belaid)

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Amnesty International a qualifié mardi de «meurtres» la mort de plusieurs personnes tuées en Tunisie dans la répression policière des manifestations ayant conduit à la chute du président Zine El Abidine Ben Ali et a réclamé une enquête impartiale.

«Ce sont des meurtres qui doivent faire l'objet d'une enquête transparente, impartiale et complète», a déclaré un responsable d'AI, Denys Robiliard, qui a présenté à Tunis les conclusions d'une mission d'enquête sur les troubles ayant conduit à la fuite le 14 janvier de Ben Ali (télécharger ici l'intégralité du rapport, en pdf)

«Ce qui frappe dans ces décès, c'est qu'actuellement, et sauf erreur de notre part, il n'y a pas eu d'enquête» de la part du gouvernement tunisien de transition, a-t-il déploré.

«Dans notre rapport sur des morts du 8 au 16 janvier, on peut conclure que les policiers ont tiré alors que leurs collègues n'étaient pas en danger et qu'ils n'étaient dans des situations de légitime défense», a-t-il ajouté.

«On a délibérément tué des manifestants»

«On a délibérément tué des manifestants et des personnes qui n'étaient pas des manifestants», a encore dit M. Robiliard qui avait conduit la mission d'enquête d'AI du 14 au 23 janvier.

«Le nouveau gouvernement doit faire en sorte que les homicides imputées aux forces de sécurité et les graves allégations de violations les incriminant donnent lieu sans délai à des enquêtes exhaustives et indépendantes et que les responsables présumés rendent des comptes», a déclaré pour sa part le directeur du programme d'AI pour le Moyen-Orient et l'Afrique du Nord, Malcolm Smart.

«Après les longues années de répression qu'a connues le pays sous le président Ben Ali, les autorités tunisiennes doivent désormais prendre des mesures concrètes pour brider les forces de sécurité et inculquer la culture des droits humains aux forces de police en particulier», a ajouté M. Smart dans un communiqué.

Plus de 200 morts

Alors qu'une source proche du gouvernement avait fait état le 8 février de 234 tués depuis le début des troubles, la répression des récentes manifestations s'est soldée par six tués la semaine dernière à Tunis et à Ben Arous, dans la banlieue sud de la capitale.

«Il n'est pas normal qu'à l'occasion de manifestations des personnes décèdent par des tirs des forces de l'ordre», a commenté mardi M. Robiliard, interrogé sur ces nouvelles victimes.

Le 1er février, l'ONU avait rendu public un bilan de 219 morts, dont 72 prisonniers, et de 510 blessés, dans les troubles en Tunisie.

(Source AFP)

 

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