Par
POSSE ANTI-ZINETRON*
Ce thème mérite plus d'approfondissement , je vais essayer de donner un premier aperçu , puis je reviendrais sur la question avec plus de détails.D'abord l'exemple de BATAM est un mauvais exemple , BATAM en terme économique propre , n'a rien à voir avec le commerce et les marchés nationaux , qui dit marché dit emplois , formation , lutte contre la précarité et le chômage , investissement et bénéfices bien sûr , mais pas au prix de certains dérèglement ; en fait BATAM est une OPA financière qui procédé par le monopole et la mise sous contrôle du marché avec des capitaux volatiles et qui tablaient sur le toujours plus d'endettement , c'est la base même de la spéculation , les grands perdants de cette affaire sont sûrement les actionnaires s'il y'en a et les employés surtout.
Le patriotisme économique, repose sur trois principes. D'abord la volonté de lutter à armes égales avec nos partenaires et concurrents , en Tunisie si BATAM avait la volonté politique et sociale de le faire , il en avait les moyens face à AUCHAN et les autres qui eux ont des méthodes de synergie et des stratégies limitées pour prendre des risques à long terme dans un pays pas aussi sûr que l'on croit comme la Tunisie , où ils sont juridiquement à la merci des prédateurs locaux , d'ailleurs ils s'en aperçoivent de plus en plus , cela suppose aussi de se doter des outils et d'une stratégie tirés de l'apprentissage des partenaires. Ensuite, promouvoir la transparence dans les relations économiques nationales et internationales pour se donner les moyens d'identifier les méthodes déloyales utilisées par les concurrents et qui altèrent la compétitivité. Enfin développer l'éthique, le respect de la force du droit, le refus du droit de la force. Principe qui donne sa légitimité à l’action économique et son efficacité dans un contexte de rapports de force complexes. Le patriotisme économique c'est refuser, en somme, sur les marchés, toutes les formes de « dopages » !".Malheureusement ces principes de base sont totalement et consciemment ignorée en Tunisie, où tout est affaire de spéculation et de gains prohibitifs
FAOUZIA
BATAM n'est pas à la base cotée en bourse elle a démarré "petit et très petit même" dans la région de Sfax avec une boutique au centre ville et une ancienne ma3sra comme dépôt. C'est une entreprise familiale Créée en août 1988 par les frères Maher et Taieb Ben Ayed. Au bout de 10 ans elle s'est développée pour atteindre 50 points de vente et elle employait plus de 1000 personnes.
Le souvenir que j'ai de BATAM c'est que nous n'avons ni téléviseur, ni réfrigérateur, ni gaz (on prépare à manger sur ce qu'on appel babour à pétrole) avec ma première salaire on a pu s'équiper de tout ça ..... Avec une facilité de paiement pour des prix compétitifs sur le marché car si j'ai fais une demande de prêt bancaire ça va me coûter plus de 10 % plus chère en plus des faibles chances de l'avoir ..............
Voilà le souvenir que j'ai de BATAM est ce que tu penses encore que BATAM est un mauvais exemple ?
Peux-tu me dire ce que tu connais sur BATAM stp ?
_________________CLOWN
Je crois d’un point de vue personnel qu’il faut être très prudent avec ces notions de patriotisme économique et ne pas tomber dans le piége du protectionnisme , la limite entre les deux notions est très mince et les spéculateurs et autres pilleurs économiques savent très bien jouer de la nuance. A partir d’une vision démocratique, sociale et libérale au sein du marché c’est à l’acte et à l’engagement citoyen je crois, qu’il convient de donner le ton en ce qui concerne la configuration du marché de consommation et de ses acteurs sans qu’il y’est aucun interventionnisme, ni privilège ni monopole. Sur un marché tunisien institutionnalisé par la loi , les règlements , la justice et la libre entreprise , il reste plus évident et dans une pratique citoyenne et autonome au citoyen libre d’exprimer toutes les idées de son libre choix , c’est son intelligence , qui ne sera pas limité par la spéculation et les monopoles , qui définira les espaces et les réputations des sociétés et des entreprises engagées dans le mouvement économique.Je crois que l’exemple de BATAM est très mauvais (sur cette , contrairement à ce qu’on croit BATAM ne fait pas du social ni de la philanthropie, il agissait selon des normes privilégiées qui tuaient toute forme de concurrence , la ligne d’endettement de BATAM sur les avoirs publics dépassent et de loin les investissements privés de ses propriétaires , rien qu’au niveau de cette situation et les drames qui en résultes encore aujourd’hui , c’est un cas d’école de spéculation et détournements de fonds publics , ce qui a pour effet d’affaiblir le marché intérieur , de pousser à une consommation bête qui réduit des pans entiers de la société à la misère , à la pauvreté et à la dépendance , l’aile BATAM à la prison du 9 avril n’est pas une chimère , les spéculateurs par le biais de BATAM gagnent sur tous les tableaux ; détourner les prêts bancaires et jouir des saisies d’huissiers au niveau des biens privés dévalorisés « légalement » et par voie de conséquences agresser et spolier même , les exemples ne manquent pas , les investisseurs étrangers honnêtes qui veulent jouer la concurrence.La réussite des multinationales étrangères en Tunisie , la mise à sac des sociétés tunisiennes et la mise en faillite de BATAM en Tunisie est certainement planifiés par les habituels affairistes de la dictature qui sont gagnant sur tous les plans , faire main basse sur tous les crédits pris au nom de BATAM sans avoir aucune obligation de les rembourser , et participer avec de l’argent frais aux capitaux des multinationales étrangères nouvelles victimes sur l’autel de leurs stratégies de pillage des biens publics , en plus vulgaire refaire le même coup de bluff avec ces derniers qu’avec BATAM qui n’est qu’une vulgaire enseigne pour des coups financiers , voire de blanchiment d’argent sale .Les banques tunisiennes sont à leur service ainsi que tous les services de l’état.
Autrement Le patriotisme économique peut effectivement dans une société libre et démocratique , une société d’initiative et de libre concurrence désigner un comportement spécifique et intelligent , affectif et patriote dans le sens du partage et de la sauvegarde du tissu économique du pays , ainsi que de l’emploi et du progrès civilisateur du citoyen libre et consommateur, des sociétés nationales inscrite dans une stratégie patriotique et des représentants de la souveraineté populaire consistant à favoriser le bien ou le service produit au sein de leur pays ou même de l’espace socioculturel dont dépend ce dernier , c’est l'intelligence économique au service d’une idée et d’un projet politique.
DERBALI
Parler de PATRIOTISME ECONOMIQUE et ne pas parler de politique , surtout dans la dictature de ben Ali , c'est un non sens.....c'est en Tunisie où sévit dans un mortel combat les notions théoriques et idéologiques , et là plus qu'ailleurs , tout est politique de l'histoire à la culture en passant par le prix du pain et des olives.J'ai bien suivi le débat sur MAC125 , comme d'habitude et je comprends leur situation , c'est assez creux et vide de sens parce qu'il est limité par les interdictions et la censure...BIJU
Le rôle du journalisme d'information ou d'investigation n'a rien à voir avec la politique. Celui qui dénonce l'injustice n'est pas forcément quelqu'un qui fait de la politique. Un écrivain ne fait pas de la politique, un chanteur non plus ..... Un militant des droits de l'homme ne fait pas de la politique forcément, un écologiste non plus .....................
La maîtrise de l'art de la politique est la technique de mesurer les rapports de force pour les balancer à son faveur et atteindre ses objectifs.
Comment on ne peut pas soulever le débat sur le Patriotisme économique sans passer par la politique si l'économie a besoin d'institutions apolitique pour se développer et créer des richesses.
Est ce que "parler politique"* c'est de répéter en boucle dictature, zibla, 7ajjama, mafia, flic, rcd, lambouba, homme voilé, identité .......... a tort et à travers.
Sur le MAC125 je n'ai pas eu le sentiment d'une quelconque censure contrairement à d'autres sites qui se croient plein et non creux ... mais ils pratiquent la censure et ils tournent en rond ........ Mais notre sujet n'est pas le MAC125 et j'espère qu'on évite de tomber dans le piège de se taper les uns sur les autres pour oublier l'essentiel.
Je trouve que Derbali, a bien mis le doigt sur l'essentiel ne pas tomber dans le piége du protectionnisme
Mais, la question qui se pose comment atteindre un équilibre pour échapper aux spéculateurs des valeurs et des opportunistes pour ne pas tomber dans le piège du pessimisme, du dégoût, de la perte de confiance, de la méfiance, de je m'enfou car ce n'est pas à moi ............ C'est de la Tunisie des Tunisiens et non pas celle de zayed ou 3amr ...........
Le combat pour la démocratie, la liberté ....... Doit avoir des motivations et si les gens ne se sentent pas concèrnés on ne fait que tourner en rond car ce n'est pas en changeant ras bsal bras thoum qu'on aura la libèrté ou la démocratie ..........
La question qui se pose : Sommes-nous concèrnés par notre economie ?
Si notre l'economie de note pays nous concèrne devons-nous imposer nos concepts aux autres ou nous devons chercher à trouver des compromis ?
*La politique ne se parle pas mais elle se pratique.
_________________CLOWN
Sous une dictature comme celle de ben Ali et toute autre forme de dictature aussi sale et sanguinaire , faire du journalisme , du vrai et de l'honnête , c'est forcément faire de la politique sinon c'est servir la soupe , faire de l'éloge et de la propagande comme c'est le cas aujourd'hui..Idem pour l'art et toutes les activités publique.dis moi s'il te plaît c'est quoi le journalisme tunisien , l'art , la culture , la littérature , tout n'est que stérilité et absurdité , c'est du KAFKA...et ceux qui à l'étranger ou loin de la ictature font du journalisme , de l'art ou de la littérature , lire les MANAÏ , MARZOUKI , KARKER , TRAOULI ect...la réalité tunisienne est un cas d'espéce en la matiére , tout est POLITIQUE .Et partout où la liberté existe , le journalisme d'investigation , contrairement à tes affirmations , c'est de la politique pure , je ne sais pas mais je crois qu'il y'a confusion dans le sens des mots.
Comment l'économie partout dans le monde a-t-elle besoin d'institutions apolitiques ? Alors que plus que jamais aujourd'hui la finalité de toute politique est l’économie, et que toute procédure économique est politique.C'est quoi une institution apolitique? Encore un terme creux, un seul exemple? Même les institutions dites caritatives sont d'inspiration politique.
Parler de la politique tunisienne , oui c'est entre autres choses , porter le débat sur les infrastructures et les personnes qui sont dans l'arène politique , les termes zible lambouba machin truc n'ont aucune importance , l'essentiel du discours est dans son fondement , pas dans les mots , ou les termes employés , chacun emploie les mots qu'il veut selon ses états d'âme , son niveau , son caractère ect...il ne peut y avoir un dialogue serein et normalisé avec une dictature barbare ou des individus sans aucun principes.
Je n'ai pas tapé sur la MAC125, mais c'est un constat évident , on y pratique l'autocensure par obligation et par un rapport de force imposé par les services de ben Ali , les gens de MAC 125 n'y sont pour rien , c'est encore une preuve vivante du désastre ben Ali , des dizaines d'amis , certains écrivent ici sont sur ce site ,et à lire MAC 125 j'ai comme un malaise devant la nuisance qui empoisonne la vie des tunisiens qui ne se lâchent pas , et qui chaque fois qu'ils osent un mot ou une idée de travers sont rappelés à l'ordre par la censure et la violence , alors on les enferme dans des discussions byzantines , sur les flirts , les minijupe , le voile , les moeurs ect..Les produits vendus par le régime et qui font tourner sa machine ect.
*La politique ne se parle pas mais elle se pratique.
C'est marrant comme phrase , en Tunisie celui qui parle ou pratique la politique sait ce qui l'attend , l'économie est mise en coupe réglée , on ne peut pas parler d'économie nationale tunisienne , c'est une économie de subsistance , artisanale qui génère des bénéfices hors de tout contrôle législatif ,la spoliation , la spéculation , l'expropriation , 'endettement planifié sont une stratégie économique maffieuse et donc des techniques politiques qui doivent et ne peuvent être combattues et résolus que politiquement par l'investigation journalistique , la mobilisation politique , l'art social et critique , la littérature réaliste et pragmatique , le cinéma qui parle de la société tunisienne , donc forcément de ses moeurs , coutumes , ses vérités et ses ambitions et ses rêves , si tout cela n'est pas politique , j'aimerais que tu me dises ce qu'il en est .D'ailleurs la Tunisie , c'est un des pays du monde où tout est dans le très court terme et où la fuite des capitaux et celle des cerveaux est la plus importante dans le monde , delà à parler de patriotisme économique , cela me semble surréaliste .BIJU
Une idée de travers sont rappelée à l'ordre par la censure et la violence, alors on les enferme dans des discussions byzantines, sur les flirts, la minijupe, le voile, les moeurs ect. Ce n'est pas spécifique au MAC125 car j'ai vu pire mais le MAC125 reste le site communautaire Tunisien le plus équilibré et le plus engagé ....... La stérilité des débats sur les autres forums d'autres site est plus alarmante ......
Je te rejoins pour ce qui est de la confusion du contexte d'utilisation du vocable politique et si je vais suivre ta logique un juge doit faire la politique, un avocat doit faire la politique, un médecin doit faire la politique, un imam doit faire la politique ..... Le problème majeur c'est qu'en Tunisie c'est ce qui se passe actuellement tout est Boulitique pour servir les intérêts d'un clan qui a le pouvoir et ceux qui pensent qui ont tout compris ne font qu'aggraver la situation car ils ne metrisent pas la politqiue qui est l'art d'agir c'est pour celà que j'insiste sur la poliqtique ne se prale pas mais elle se pratique.
Si tout est politique alors qu'est ce qui fait la différence entre
Organisations internationales
Organisations non gouvernementales
Organisations syndicales
Idées politiques
Mouvements politiques
Mouvements sociaux
Parti politique
Philosophie politique
Science politique
Sociologie politique
L'État
L'Expression publique
Vote
Révolution
Coup d'État
Résistance
Non-violence
Désobéissance civile
Conflit non-violent
Stochocratie
Quels sont les modes d'action politique ?
La fuite des capitaux et celle des cerveaux sont les plus importants dans le monde Peux-tu donner des chiffres pour soutenir tes affirmations ?
Pour ceux et celles qui n'ont pas vécu en Tunisie le patriotisme économique peut paraître surréaliste. Dés qu'il y a une perte des repères et tout est mélangé il vaut mieux commencer par faire de l'ordre pour ne pas continuer de tourner en rond.
_________________CLOWN
Une idée de travers sont rappelés à l'ordre par la censure et la violence, alors on les enferme dans des discussions byzantines, sur les flirts, les minijupe, le voile, les moeurs ect.. Ce n'est pas spécifique au MAC125 car j'ai vu pire mais le MAC125 reste le site communautaire Tunisien le plus équilibré et le plus engagé ....... La stérilité des débats sur les autres forums d’autres sites est plus alarmante .....
Tout d'abord MAC 125 que je crois connaître un peu mieux que toi , je te renvoie à un TOPIC où tu as pris part avec mon ami AIGLE NOIR , n'est pas un site communautaire , c'est tout simplement un site tunisien qui a les autorisations de l'ATI pour exister , souvent elle lui avait été enlevée , cette autorisation indique bien qu'il ne peut y avoir aucun débat critique d'aucune sorte sur la question tunisienne , parce que comme on le sait tout va bien dans notre pays , par contre on peut critiquer le monde entier et même l'arabité et l'islam , pour la dictature cela lui permet d'apparaître aux yeux des forumiers de MAC 125 comme le paradis , je te défis hors toute volonté de polémiques de me trouver un seul débat qui remet en cause quoique ce soit sur le système ben Ali , comme si la Tunisie était une démocratie accomplie , je crois volontiers que tu as des comptes à régler avec d'autres sites , ce n'est pas un problème , mais il faut de la transparence , on était et on est plusieurs depuis le début à MAC 125 à essayer d'aborder les problèmes avec une certaine forme d'intelligence et de pédagogie , et tu ne peux imaginer la force des rappels à l'ordre et des menaces encourues.La liberté sur le net , c'est hors de la Tunisie , des internautes au pays qui ont payé chèrement leur intéressement , tu en trouves à la pelle , et bien sûr tu veux nous faire croire à la version officielle de terrorisme , les jeunes de Zarzis , de l'Ariana , de Bizerte sont des terroristes? Le moindre des écrits qui passe sur TUNISNEWS , NAWAAT , ELKHADRA ,NAHDA , LIQUA , le libre tunisien et certains blogs doivent être considérés comme quoi alors ? comme une rébellion armée ?Je ne sais pas si tu vis en Tunisie mais j'ai l'impression que tu es déconnecté ou ...parler de patriotisme économique sous la dictature de ben Ali n'a aucun sens , l'économie tunisienne est complètement sous contrôle de pirates genre GANZAOUI , les TRABELSI ect...une économie saine et qui peut prétendre aux réflexes patriotiques et nationalistes doit être régie dans la transparence , sous contrôle d'institutions qui réglementent le marché par un minimum de droit qui protége et les investisseurs et les actionnaires, contrôlent les recettes fiscales pour investir dans le social , abolir les privilèges et les passe droit et surtout permettre l'égalité des chances, la concurrence et la liberté du marché.Or la Tunisie c'est le règne de l'oligarchie et du fait du prince , c'est actuellement une économie maffieuse donc forcément antinationale et antipatriotique.NEJIB
A chaque fois on tombe dans le même piège de taper les uns sur les autres pour ne pas parler de l'essentiel. Notre sujet n'est pas MAC125 et je n'ai aucun compte à régler avec personne car chacun est maître chez lui.
Si on revient au patriotisme économique CLOWN
Salem,
Nejib ne tape pas sur MAC il y est dedans jusqu'au cou , je crois plutôt qu'il évoque certaines réalités , ce n'est pas le site MAC ni ses gestionnaires qui sont en cause et pour cause , c'est plutôt les limites plus que draconiennes , criminelles que la dictature de ben Ali lui fixe , personne ne peut ignorer cela , beaucoup de fondateurs de MAC encore actifs ou pas peuvent t'affirmer cela.Je te donne un exemple de quelqu'un que je connais très bien SI MOHAMMED TALBI , il avait dans le temps accepté de répondre sur le problème de l'islam tunisien aux forumiers de MAC , relis les questions posées , même NOUR qui était à l'époque à Tunis avait posé des questions hors de toutes polémiques politiques visant la dictature , toutes les questions n'avaient rien à voir avec la dictature et le régime , mais étaient des questions de fond très intelligentes , relis les , la dictature même si elle n'est pas le sujet ni la cible d'attaques comme sur ce sujet , n'aime pas et combat toute forme d'intelligence , sur cette question MAC avait reçu des pressions et des chantages à la fermeture du site s'il publie les réponses du professeurs TALBI.Je pourrais te donner des milliers d'exemple...ALI
Ce dont nous avons besoin, c’est d’ébauches de solutions sur la manière de faire face aux défis qu'‘ils soient économiques , sociaux , culturels ou autres lancés par la dictature , je suis assez d’accord avec l’idée émise dans ce débat que tout pensée , tout acte du tunisien vivant sous le joug de ben Ali est totalement politique (à ce sujet il est clair que lorsqu’on aborde la question économique en Tunisie , la question politique est en filigrane , ignorer cela c’est tourner en rond et…), et l’économie qui est à la base de tout aujourd’hui dans l’existence des peuples et des nations n’échappe pas à la règle , elle est même devenue par la forces des choses qui nous sont imposés la seule règle .Cet ultralibéralisme maffieux est l’opposée et la mortelle contradiction de toute forme de patriotisme , ou de nationalisme qu’il soit économique ou autre , cette dictature de fait qui met sur le marché des milliers d’individus traités comme des esclaves mal payés , corvéables à merci , de la main-d’œuvre sans aucun droit et qui constitue une concurrence redoutable pour les pays qui essaient de sauvegarder leur économie et des conditions de travail humaines , la délocalisation des usines dans les pays démocratiques ne sont pas un bien ni pour l les ouvriers tunisiens ni pour ceux des pays d’origines , généralement des démocraties ,ces délocalisations sont l’œuvre de spéculateurs qui exploitent et ruinent toute forme d’économie basé sur le progrès et la justice sociale , certainement ceux qui en souffrent le plus sont les peuples sous domination dictatoriale. Le patriotisme économique , plaidoyer en faveur d’un ordre économique reposant sur l’égalité des droits et la dignité humaine dans un pays , ne peut exulter et être que dans un système libéral et démocratique et au grand jamais dans une dictature comme celle de ben Ali.
La situation semble grave, très grave en Tunisie sous la double domination de la dictature du FMI et celle plus crapuleuse encore de ben Ali. La prétendue panacée, le remède miracle contre la pauvreté dans notre pays et pour une croissance illimitée que l’on nous serine inlassablement, c’est-à-dire le tout à l’économie de marché un marché mis sous contrôle par la violence , l’arbitraire , les expropriations et la spéculation maffieuses des castes et des clans au pouvoir et qui font le régime et l "état" tunisien , ou cette mondialisation ultralibérale sans aucun contrôle législatif et social , c’est d’une banalité affligeante que de le constater et de le dénoncer dans la situation tunisienne, cette vision primaire de nos jours qui veut séparer le politique de l’économique et vice-versa est plus qu’aberrante , je dirais même irresponsable , tant les choses sont visibles , les situations dramatiques et les chiffres têtus en Tunisie , même dans les puissances économiques qui sont des démocraties ,cela est remis en question. Non pas par des adversaires notoires et militants de la globalisation qui prennent de plus en plus d’importance dans le monde entier, et c’est ce qui est grave ,mais par la condition de vie générale des tunisiens et sur tous les plans.Pas de libertés républicaines , pas de droits citoyens , ils sont de ce fait politiquement victimes de tyrans qui non seulement leurs confisquent tous leurs droit humains les plus élémentaires , mais naturellement ayant tous les pouvoirs répressifs , les exploitent et les plongent dans la pauvreté , l’indigence et la misère pour bonifier encore plus leurs intérêts privés , parler de patriotisme économique dans cette situation , c’est parler forcément de politique et de patriotisme tout court , et là , pour l’instant la seule et unique expression et action patriotique tunisienne c’est justement se libérer de la tyrannie de ben Ali et une de ses armes les plus redoutables , sa politique économique faite de spoliations , de détournements et de spéculations .
LE PATRIOTISME POLITIQUE ET ECONOMIQUE DANS UNE TUNISIE DEMOCRATIQUE EST POSSIBLE, SOUHAITABLE PEUT-ÊTRE UN POSTULAT.
Au commencement elle fut élaborée par Adam Smith (1723–1790) et David Ricardo (1772–1823) et affinée par John Stuart Mill (1806–1873), la théorie du libre-échange qui se veut universelle et humaniste dit en gros que chaque pays doit se spécialiser dans les marchandises ou les services qu’il peut produire mieux ou meilleur marché que les autres pays. Et les pays échangent ces marchandises. Or nous savons tous que l’application de cette théorie n’a enrichi que l’occident conquérant cette époque, militariste, violent, colonialiste, raciste et guerrier. Nous vivons aujourd’hui pas autrement que nos ancêtres d’il y a 800 ans , et cette hégémonie impérialiste dure encore grâce entre autre à nos dictateurs qui représentent malgré nous notre triste réalité POLITIQUE et ECONOMIQUE , le tout dans une évidence antinationale et naturellement antipatriotique , le contraire ne pourrait être et se faire que dans une pratique démocratique visible et normale , et même là le patriotisme économique ne pourra être sans le politique , mais bien entendu tout se fera dans la libre concurrence et le libre choix , le protectionnisme et les contrôles des marchés est une pratique dictatoriale qui veut imposer aux individus ce qu’ils consomment , comme elle leur impose ce qu’ils lisent , pensent ect….. Historiquement aussi, si on prend la peine de visiter les lieux communs à la puissance de l’occident nous constaterons que ce dernier n’a revendiqué le libre-échange que dès le moment où ses usines, après une période de protectionnisme dû aux droits de douane, ont été suffisamment fortes pour résister à la concurrence internationale. Ceux qui, alors, durent affronter l’occident, furent d’emblée défavorisés. Il nous vole nos matières premières, notre force de travail et nous continuons à acheter ses produits. Ceux qui se rebellaient furent écrasés militairement, ceux qui se rebellent aussi de nos jours le sont aussi. Ce fut l’époque du colonialisme et de l’impérialisme. Puis vinrent le néocolonialisme et le néo impérialisme, qui sont institutionnalisés par les traités de l’OMC et jusqu’à nos jours c’est la règle qui domine, alors parler de patriotisme économique c’est avant tout pour les tunisiens se donner les moyens politiques de l’appliquer ou d’avoir le choix de l’appliquer, et il est impossible de la faire sous une dictature liberticide, armée, soutenue et aidée sur tous les plans par nos éternels exploiteurs..DERBALI
Je suis d'accord sur la forme puisque Toute personne qui ne s'intéresse pas qu'à soi-même, pratique donc, de fait, la politique
Mais on diverge sur le fond par cette approche qui se limite à conjuguer l'économie en un passé conditionné par la politique dans son sens le plus restreint, qui nous renvoie à des luttes de pouvoirs et de représentativité entre hommes et femmes de pouvoir et les différents partis politiques auxquels ils appartiennent.
Il suffit d'observer le discours de la majorité des acteurs qui dominent la scène politique, dans son sens le plus restreint, Tunisiennes pour le résumer en une lutte de clans dont la seule motivation est le pouvoir et chaque clan cherche à nous séduire par Si j'aurai le pouvoir vous aurez la belle vie.
Mon Constat
Un désengagement citoyen qui se traduit par un ensemble de facteurs laissant l'espace libre aux protestataires d'un coté et l'injustice de l'autre.
Or, une démocratie n'est jamais acquise, c'est une chose fragile qu'il faut aimer, protéger et surtout mériter. Il suffit de regarder dans l'Histoire pour apprendre que lorsque seule les minorités et les extrêmes s'expriment, la Démocratie "chancelle".
Il faut remettre le citoyen au coeur du débat et l'Homme au coeur de la patrie pour ne pas continuer à tourner en rond.
Quelle ébauche pourrons-nous avoir si on ne fait que taper les uns sur les autres et se coller des étiquettes ?
Quelle ébauche pourrons-nous avoir sans diagnostique et analyse ?
Quel ébauche pourrons-nous avoir si on ne fait que jouer au jeu du mal-dominant ?
Quel ébauche pourrons-nous avoir si on ne fait qu'ecrire des lettre à la présidence de la république ?
Quel ébauche pourrons-nous avoir si on ne fait que lancer des appels avant même de composer un numéro ?
Quel ébauche pourrons-nous avoir si on ne fait que penser à soi et ne pas respecter les autres ?
Quel ébauche Quel ébauche ........ Sans hommes et femmes qui vont le mettre en application ?
.............
Cordialement CLOWN
Dans la situation tunisienne actuelle et tant que cette classe moyenne enrichie à l’ombre de la dictature, très souvent sans avoir collaboré politiquement avec elle, tant que cette classe n’assumera pas ses responsabilités historiques et n’aurait pas exigé ses droits politiques, le patriotisme économique est une notion surannée et qu'il aura toujours du mal à s'imposer dans l'économie ultralibérale imposée par les clans maffieux de la dictature aujourd'hui.
Mais dans une TUNISIE démocratisée le patriotisme économique aura toujours sa place et, il ne pourra s'exercer efficacement que si l'on respecte un certain nombre de conditions. D'abord, il faut que l'opération projetée apparaisse légitime au regard de l'intérêt général et non pas dictée par les intérêts de quelques-uns comme c’est le cas aujourd’hui. Ensuite, l'unanimité doit être réelle au sein d'une TUNISIE voulant garder les fleurons de ses activités économiques (industrie touristique, de service, ect….) sous pavillon national. Et il ne faut jamais oublier
qu'une stratégie de défense des intérêts vitaux d’un pays comme la Tunisie demande à tout le moins un peu de suite dans les idées, c'est-à-dire la définition d'une stratégie à long terme, de la transparence, de la qualité et de la confiance. Que penser dès lors d'un projet qui revient à privatiser un grand secteur public , le tourisme, et l’offrir presque pour le franc symbolique à des individus possédant des crédits bancaires de l’"état" tunisien sans aucun intérêts , et que ces individus avec leurs complices étrangers bien souvent sont les décideurs du régime , quand ils ne sont pas de la famille même de ben Ali , avec tout ce que cela suppose de détournements encore et d’opérations illicites aux dépends du contribuable tunisien .
Lorsque ces conditions, entre beaucoup d’autres, ne sont pas réunies il est à craindre que le patriotisme économique ne soit qu'un thème de discours, une « ligne Maginot » avec des soldats de plomb.FAOUZIA
C'est de cette confiance que nous sommes entrain de parler.
Alors, comment sortir du cercle vicieux du doute ?
C'est, probablement la question la plus difficile a laquelle il faut répondre.
Mais pour que ces classes moyennes que tu leur "reproche" qu'il s'enrichissent assume leurs responsabilité il doivent avoir un minimum de patriotisme économique. C'est vraie que nous sommes à l'abri et on peut reprocher aux Tunisiens de l'intérieur de n'avoir comme ambition que de se permettre un minimum d'une qualité de vie et je suis bien placé pour répondre car je suis né dans un bidon-ville ou on s'abrite et on n'habite pas ou les sacrifices se font tous les jours pour survivre.
Même si Seul on va plus vite, mais Ensemble, on va plus loin Il faut alors commencer par ce qui nous rassemble.
Le patriotisme economique contrairement à celui politique se vie au quotidien contrairement au discours qui focalise sur des objectifs hors d'atteinte.
Le patriotisme economique est l'un des conditions qu'il faut réuir pour que les gens se sentent concèrnés par l'economie de notre patrie.
_________________CLOWN
Tout d’abords essayons d’éclaircir le débat qui semble un peu partir en sucettes , j’ai l’impression sans aucun parti pris que monsieur le clown passe du coq à l’âne sans savoir vraiment la finalité du débat qu’il a lancé , dans le cas où j’ai mal compris , mes plates excuses.
Le terme patriotisme politique est impropre et ne veut rien dire, ou plutôt dans le cas tunisien philosophiquement il veut dire quelque chose de profond:
Pour la dictature :patriotisme politique veut seulement dire , l’éloge du chef , croire en sa grandeur et sa destinée , digérer dans la soumission ses rages , ses suffisances et ses crimes , marcher droit derrière le guide et le combattant suprême seul et unique après Dieu.Militer au RCD parti unique , avaler ses couleuvres , boire ses horreurs et mourir dans son fascisme corrupteurs et corrompu.
Pour les démocrates : Patriotisme politique veut dire : S’engager dans n’importe quel parti, ou mouvement de la société civile qui croit aux institutions libres et responsables, à la souveraineté du peuple, à l’alternative, au progrès et au respect des droits de l’Homme, à la défense des droits, de la justice, de la démocratie.
La Tunisie aujourd’hui est un pays en déliquescence, un territoire dépeuplé de ses cerveaux et de ses créateurs, une nation bloquée par une distorsion politicienne d’un autre âge, un héritage civilisateur , cosmopolite gaspillé que ses enfants n’auront pas, un mode de vie où il est impossible de concilier travail et famille, la discrimination, le racisme, la violence , les détournements , les destructions vont font des ravages grâce à la dictature qui dure depuis un peu plus de cinquante ans , tout cela grâce au « patriotisme politique » voulu et imposée par ben Ali héritier de Bourguiba.Quand certains humanistes tunisiens veulent que la Tunisie soit le pays où flottent les oripeaux du bonheur , de la paix sociale , il en a les moyens et les potentialités, où l’enthousiasme va de pair avec la confiance en soi, celui que les visiteurs venus de tous les pays du monde trouvent propre et ordonné, gai et hospitalier, beau et prospère , c’est juste cela le « patriotisme politique » des démocrates , si cette association de termes impropres à mon avis a un sens pratique et non philosophique . Notre réalité nationale qu’elle soit économique ou politique depuis l "’indépendance" , au fil des générations,nous transmet , à nous autres tunisiens , inertes , naïfs et suffisants cet enseignement plus que fondamental qui veut que le succès de l’action soit conditionné notamment et essentiellement par la limpidité de la pensée , nous enfermer dans le questionnement des patriotismes nous force pour être crédibles à faire la part des choses et à désigner les priorités , les priorités aujourd’hui sont d’une autre nature que le simple être et avoir et le débat académique des idées, la démocratisation de nos attitudes , de nos mentalités et de notre pays et ses institutions est la condition sine qua non à toute forme de défi patriotique ou national pour sauvegarder en fin de compte , à notre stade aujourd’hui , ce qui apparaît comme les intérêts secondaires de la nation tunisienne , plus vulgairement à mon avis la première victoire de l’esclave est de briser ses chaînes et de retrouver son humanité , le reste c'est-à-dire les formulations politiques , économiques ect..Suivront et seront dépendants de l’environnement et des conjonctures, la victoire pour les tunisiens serait alors d’avoir un libre-arbitre et le choix de faire et de défaire ce qui semblerait juste ou pas.
A entendre les arguments échangés ces derniers mois tant dans le champ du discours politique que dans celui de l’action oppositionnelle au sujet de la notion de « patriotisme » tout court, il est permis de craindre que certaines de nos élites aient choisi de renoncer à cette vérité première de l’esprit tunisien
Il est inévitable, dans un pays comme la Tunisie où la culture politique frise le niveau zéro et où la simple utilisation du mot « patrie » évoque dans l’esprit de nombre de bien-pensants un nationalisme rétrograde, que la conjonction de ces deux notions suscite l’éveil de tous les phantasmes, les frustrations et les aliénations léguées à la société tunisienne par le mégalomane Bourguiba, dictateur éclairé à sa propre folie. Quand le débat politique dans l’espace tunisien et sa visibilité la plus évidente et qui reste malgré tout le net , s’enlise à ce point, personne ne rechignera devant un tel os à ronger , il suffit de constater les atermoiements de certains professionnels et autres leaders autoproclamés de la politique tunisienne , pour constater le désert sibérien et le paysage lunaire qui font face aux hordes barbares du RCD et à la maffia ben Ali , à ce sujet pour les démocrates de l’opposition , chefs , sous-chefs et bidasses de deuxième pompes , il faudrait peut-être arrêter de se regarder le nombril , et au moins de mettre en place une esquisse de programme qui peut donner à la masse tunisienne des raisons d’agir ou du moins , nom d’un chien , d’espérer.Oui il y’a eu YEZZI , puis la grève de la faim , qui, surtout pour la seconde action , sans aucune stratégie ni projection dans l’avenir avait tenu le pays en haleine (je suis très étonné de la réaction du juge qui est pour moi illisible quand il affirme « Le collectif de 18 Octobre je ne fais pas parti et je n'ai jamais fait parti mon retrait de cette initiative été connu par la majorité avant la fin de la grève de la faim et je l'ai publiquement annoncé avant l'annonce constitution de ce collectif » soit je n’avais pas compris cela à l’époque et ce n’est pas grave , soit je l'ai bien compris et je suis un idiot. Le soufflet étant temporairement retombé après quelques semaines d’agitation politico médiatique stérile , stérilité dû à l’ensemble des protagonistes , nous sommes tous coupables de cet état de choses , et de l’état général de notre pays, il est temps sans doute de tenter de jeter un tant soit peu de lumière sur cette question de l’opposition démocratique , qui est qui ?Quel est le travail à accomplir ?Et s’inscrire dans une division du travail rationnelle qui ne peut souffrir des copinages , des sympathies et des antipathies des uns et des autres du moment qu’on soit d’accord sur l’objectif à atteindre , c’est pour moi , militant pour la démocratie totale en Tunisie le seul Patriotisme à tout point de vue , par opposition à la trahison à tout point de vue de la dictature de ben Ali , et tout cela dans le fond et la forme , dans mon esprit , est valable sur le plan politique , économique , social et le culturel
Ecartons d’emblée les visions normalisée de la situation tunisienne évoquées par le CLOWN ou tel ou tel ; comme si la pratique citoyenne sous la botte de ben Ali est une chose possible et naturelle qui permet au tunisien d’avoir un libre arbitre et un sens civique, ou d’avoir la simple liberté de choix de dépasser les monopoles et de faire jouer la concurrence à n’importe quel niveau. La politique économique s’accorde mal des solutions toutes faites et des idées préfabriquées qui, sans coup férir, viennent généralement s’écraser avec pertes et fracas contre les murs de l’histoire politique et civique de la Tunisie moderne , c'est-à-dire post-colonial , or dans ce cas précis , encore une fois toute formulation républicaine est plus que surannée , l’embolismique de la société tunisienne n’existe que dans une lecture très restreinte et limitée par tout un arsenal répressif dans les quelques articles ou plutôt ordres de route ânonnés par ben Ali , ses tueurs , ses tortionnaires , ses sicaires et ses chiens de garde , et à ce propos ma réponse est claire et nette pour le CLOWN ou ceux qui se posent ce genre de questions :oui désigner avec mépris et les mots de disgrâce la tyrannie et ses servants est le seul langage qu’ils comprennent , nous n’avons pas à être polis avec l’ordure ou prendre des gants avec la voyoucratie , nous ne sommes pas là pour prendre le thé avec ben Ali et les siens , nous sommes tout juste des milliers à être l’acte d’accusation de sa mise à mort espérée . Le modèle néolibéral qui nous est imposé par ben Ali et ses complices, ce modèle maffieux qui dépasse et de loin ses sources d’inspirations internationales est l’ennemi mortel de tout PATRIOTISME, et il n’existe que dans les cauchemars des tenants d’expériences d’une économie totalement administrée par la force brutale, la haine et la violence, dont tout le monde sait comment elles ont fini. Comme les organismes génétiquement modifiés, les politiques « économiques » des dictatures maffieuses finissent toujours par se retrouver en champ ouvert, confrontées à la réalité de ce monde , et surtout à la volonté de vivre et d’exister des peuples qu’elles oppriment , il serait trop long ici d’en faire la liste , le dernier cas évident chez nous les arabes c’est bel et bien SADDAM HUSSEIN , mais il ne faut pas se faire des illusions , toutes les momies de la ligue arabes sont ses clones ou ses frères jumeaux .BILEL
Le « patriotisme économique » en général , et dans la plus part des cas cela ne s’applique pas à la situation tunisienne qui est viciée à la base , les très bons textes de ce débat en sont la démonstration politique, ce n’est en réalité que la nouvelle appellation de ce qu’autrefois on appelait la « politique économique » pleine de projets , de bonnes intentions et d’ambitions, avec ses volets fiscal, monétaire et industriel , Mais cette politique économique annoncée a été tellement dénaturée et vidée de son sens par des décennies d’abandon et de lâcheté , de détournements , d’incompétences et de dictatures que cette notion est devenue inopérante. Ce qui autrefois tombait sous le sens, que le rôle de tout décideur politique ou économique tunisien anticolonialiste et patriote consiste dans son travail quotidien à défendre les intérêts de la Tunisie, est aujourd’hui devenu à ce point abstrait qu’il a semblé à certains important et nécessaire de rappeler par le vocabulaire que la politique, une politique qui se veut civilisée, digne, transparente, républicaine, citoyenne et démocratique est, par nature même, d’essence patriotique. Le citoyen tunisien post dictature, on peut en être certain, n’accordera pas son suffrage à un homme politique pour voir celui-ci défendre les intérêts privées, ou au service d’une quelconque aliénation. Pas plus que le salarié tunisien n’acceptera de voir celui qui l’emploie s’asseoir sur l’intérêt national dans ses choix stratégiques avec les conséquences économiques et sociales que l’on sait. Il ne s’agit pas ici de faire l’éloge de je ne sais quel égoïsme national mais de défendre ce qui est nôtre au même titre que toutes les nations du monde défendent légitimement ce qui est leur. La Tunisie de l’avenir, nous devrons absolument y travailler ne devra pas avoir pour vocation à dilapider ses richesses hors de ses frontières ni à servir de faire valoir, de bastion et de sanctuaire à tous les manipulateurs de la planète.
Ce débat sur le patriotisme économique n’est donc pas le symptôme de l’irruption sur la scène tunisienne d’un nouvel avatar du colbertisme ou le signe précurseur d’une mise sous cloche de l’économie nationale visible de la part de cette dictature tunisienne destructrice. Depuis toujours le tunisien fabrique, commerce et consomme, la règle première du marché est l’échange, cette règle est inscrite dans sa culture et son histoire. L’échelle de ces échanges est aujourd’hui le monde , nous n’y retrouverons notre place dans la paix , la sérénité et la justice que lorsque nous aurions défaits la dictature ,on ne peut mettre les charrues avant les bœufs , ni les tapis avant d’avoir bâtis la mosquée. Que l’on parle de grands groupes ou de PME, le dynamisme économique et social de l’entreprise tunisienne sans l’horreur ben Ali et sa maffia résidera dans l’exploitation la plus efficace des possibilités offertes par cette « mondialisation » des échanges. A cette fin, l’Etat légitime et souverain et l’entreprise auront le devoir de collaborer à ce que les économistes appellent la meilleure allocation des ressources. L’objectif du patriotisme économique ne doit pas être de prôner une crispation sur la réalité économique d’aujourd’hui, qui est déjà celle d’hier. Une politique économique responsable doit aujourd’hui se placer au service conjoint de la Nation et de ses entreprises pour détecter dès maintenant ce que seront demain les avantages concurrentiels de notre économie et tout mettre en œuvre pour les renforcer.FAOUZIA
*Le clown ne fait pas partie du POSSE, mais il avait déclanché les débats sur ces thémes.
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