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2 février 2014 7 02 /02 /février /2014 15:28

DE LA DECENTRALISATION
La décentralisation défend la souveraineté populaire et l'indivisibilité de la République tunisienne, à ce sujet elle fera office de référendum permanent sur le vouloir et les désirs de la grande majorité du peuple tunisien. elle tend à organiser le pouvoir de façon très transparente et très collective, et dénigre d'une façon pratique et pointue toute forme de bureaucratie et de centralisation , afin que le pouvoir politique qui engage l'avenir des tunisiens et de la Tunisie ne soit pas entre les mains d'une petite élite de techniciens, l'éternelle et froide technocratie conformiste et liberticide des technocrates qui ne militent et n'existent que pour étendre leur compétence à tous les échelons géographiques et à tous les domaines de la vie sociale du pays, afin de les rendre uniformes, c'est à dire soumis et faibles, conditionnés et exploités, sous prétexte, de combattre le régionalisme, mais qui en réalité dans leurs stratégies, ils ne cessent de dégénérer les institutions, partout dans le monde c'est le même schéma, essayons d'éviter à notre pays les affres de cette morbide léthargie, qui d’autre projet que d'essayer de dominer la vie publique dans une stratégie de castes aliénés à des intérêts souvent contraires à l'intérêt national, l'intérêt des tunisiens.
Notre décentralisation doit être menée dés le début, juste après la période de transition et les élections tambour battant pour rompre radicalement avec les anciennes pratiques, elle doit surtout être innovante et singulière, une décentralisation à la tunisienne, nous avons le devoir d'être une référence et l'expérience par excellence en ce domaine du champs social et politique, une politique claire, transparente et radicale, de transfert des attributions de l’Etat de droit, vers nos collectivités territoriales et nos institutions publiques, à établir, pour qu'elles disposent d'un pouvoir juridique et d'une autonomie financière totale. Le transfert de ces attributions, qui resteront néanmoins sous la surveillance indirecte de l'Etat de Droit, juste pour la conformité avec les lois et les textes votés au parlement tunisien souverain, et qui permettront à l’Etat républicain tunisien de décharger ses administrations centrales et de confier les responsabilités au niveau le plus adapté, et là, le travail de tout député, de tout élu aura un sens.
La décentralisation gagnerait, par la volonté populaire, à être le fait politique majeur de la démocratie tunisienne naissante, et doit viser à donner aux collectivités locales des compétences propres, distinctes de celles de l'État, à faire élire leurs autorités par la population, par petits secteurs de proximités entre les élus et les contribuables, et à assurer ainsi un meilleur équilibre des pouvoirs sur l'ensemble du territoire de la république tunisienne. La décentralisation rapproche le processus de décision des citoyens, favorisant l'émergence d'une démocratie de proximité, une démocratie directe et participative qui mobilise les citoyens et génère leur ferveur dans la dignité et l'honneur. Elle est une notion bien distincte ; elle vise à améliorer l'efficacité de l'action de l'État en transférant certaines attributions de l'échelon administratif central aux fonctionnaires locaux, c'est à dire aux élues locaux et jusqu’aux conseils de quartiers, aux directeurs départementaux des services de l'Etat et à leurs subordonnés. La décentralisation donne un réel pouvoir économique aux régions, aux gouvernorats et aux mairies. C’est un réel progrès de la démocratie et de la citoyenneté; à la seule condition que la question du partage du pouvoir politique ne soit pas de de l’ordre de la rhétorique mais de l’action, comme la réforme la plus importante qui doit être entreprise par l'Etat tunisien démocratique. Le processus de reforme politique de l ’État tunisien doit absolument aboutir, pour pérenniser la démocratie en Tunisie et mobiliser tous les tunisiens à la restauration matérielle, culturelle et morale de leur pays, avec responsabilité et en assumant pleinement leur nouveau statut de citoyens libres. Cela oblige le politique et le citoyen aussi à veiller à ce que tout changement dans le maillage territorial implique une nouvelle structure de pouvoir, nous devons penser désormais autrement notre citoyenneté, de serfs nous sommes passé à citoyens ayant des droits et des devoirs, la situation n'est plus la même, les possibilités sont nombreuses pour rejoindre le progrès, et les potentialités tunisiennes sont énormes, il suffit que le bon sens s'impose et que les compétences s'expriment, car malheureusement le devant de la scène est toujours piraté par les charognards de la réaction. Le territoire tunisien doit devenir absolument le cadre géographique dans lequel évolue la collectivité humaine qui constitue l’État. L’Etat républicain et démocratique tunisien, après cette nécessaire transition pour l’élaboration d’une constitution moderne transition, devra penser son architecture et son mode de fonctionnement d'une façon moderniste osée, hardie et surtout transparente, pour mobiliser vraiment les tunisiens. Pour cela il est souhaitable d’élargir des formes de partenariat entre l’Etat, la société politique et la société civile, afin de diversifier les modes d’action et de partage du pouvoir. L'affaiblissement du centralisme de l’Etat ne signifie pas son dépérissement, il garde sa place comme garant de la cohésion territoriale, politique et social, mais ni lui ni ses institutions ne peuvent rester immobiles dans une société en pleine mutation et dans un monde en plein changement. Décentraliser c'est donner aussi du pouvoir politique et de la capacité d’action à des groupes sociaux minoritaires qui sont totalement exclus du processus de décision, et c'est à ce niveau que la décentralisation devient la formulation politique du processus démocratique par excellence, et à ce niveau se pose l'essentielle question de savoir quelles sont les marges de manœuvre dont dispose l’État aux différents niveaux (national, régional, municipal) pour mettre en place ses politiques publiques et élaborer une véritable politique économique d’inclusion sociale. Les rapports entre l’Etat tunisien et la société tunisienne se trouveront apaisés par les perspectives de la démocratie représentative, il est plus urgent que jamais de réformer nos rapports à l’Etat en explorant les voies d’une relation nouvelle qui respecteront les institutions et le droit. Dans cette logique, la démocratie représentative et la démocratie participative, loin de s’opposer, se complètent pour densifier le lien social et la fraternité en réhabilitant la politique. L’enjeu est de mettre en place une cogestion entre démocratie représentative et démocratie participative, où les uns et les autres pourront agir en concertation, pour un autre développement territorial intégré et solidaire capable d’affronter l'avenir.
Le gouvernement et le parlement tunisiens élus par le peuple doivent comprendre que pour bâtir ce partenariat il faut accepter que les rapports de pouvoir soient ouverts à la contestation démocratique. Il n’existe pas de développement sans une approche globale et intégrée de la réalité et sans la participation active de la citoyenneté politique. Plus les personnes associées au plan de développement territorial seront nombreuses et représentatives de la diversité sociale, plus la participation sera forte. Alors seulement, les experts du développement local, les intellectuels de la démocratie participative, les professionnels employés par les élus politiques pourront contribuer à redonner vie à la démocratie en permanence, en Tunisie. Alors seulement, les dispositifs de concertation seront réels et permettront d’approfondir les questions qui inquiètent nos concitoyens de façon organisée. Alors seulement, les citoyens pourront être acteurs d’un nouveau développement. L’enjeu est bien de créer des espaces de concertation et d’inclusion politique avec les organisations sociales, en mobilisant les savoirs associatifs, les représentants du monde politique, d’entreprises privées et publiques, des proviseurs de lycées, des présidents d’université, des syndicats, des magistrats, des membres issus des administrations publiques et du monde de la recherche. C’est au travers de tels échanges de savoirs et d’expériences, que nous pourrions analyser et imaginer des réponses concrètes à la crise sociétale à laquelle nous sommes confrontés. L’élargissement des champs de la concertation entre les différents acteurs du développement est impératif. Il ne doit pas se limiter à la simple consultation des citoyens, mais se construire à partir de leur participation dans la formulation des projets et l’élaboration des prises de décisions. Apprendre à se concerter dans l’exercice du pouvoir est nécessaire, parce que la démocratie représentative peut être à tout moment en panne.
Nous ne pourrons construire une Tunisie vraiment citoyenne et participative si nous n’arrivons pas à renouveler notre système de représentation politique.
Nous devons absolument nous mobiliser pour que la démocratie participative, directe et de proximité, ne soit à la merci lobbying politique perverti plutôt que d’une vraie participation à l’élaboration et la mise en œuvre des choix collectifs. La volonté de réconcilier élus et citoyens en rapprochant ces derniers de la vie politique et des processus de choix démocratique, sur un territoire, doit devenir une évidence pour les tunisiens. Entre la rhétorique et la pratique de n’importe quel gouvernement, le paradigme de la démocratie locale, participatif et citoyenne, devra devenir la norme dans les expertises de management local de la décision. Le devenir citoyen est largement conditionné par les réalités locales. Cela présuppose que le citoyen tunisien, deviendra un citoyen-acteur engagé et abandonnera sa passivité d’usager ; un citoyen qui assumera ses responsabilités et qui se mobilisera quand ses droits seront bafoués, mais aussi et c’est important, qui sera capable de proposer des alternatives et acceptera de participer à la modernisation de l’Etat. Les citoyens ne seront pas seulement des usagers des services publics fournis par l’Etat, ils ont aussi des droits et des devoirs envers l’Etat et la collectivité. Et en tant qu’usagers, ils seront les mieux placés pour savoir ce dont ils ont besoin, au moins au niveau local. Décentraliser pour démocratiser l’Etat suppose des rapports équilibrés entre représentants de la société civile et représentants de la société politique. C’est aussi un moyen pour les citoyens acteurs de conquérir leur « empowerment » ( empouvoirment ) afin de démocratiser le pouvoir. Chaque citoyen organisé peut alors participer, en tant que sujet politique, aux transformations sociales. La participation comme « empowerment », signifie que les groupes et les personnes qui étaient exclus du processus de décision en ont pris conscience et voudront entrer dans l’espace politique et inventer des possibilités d’action collective qui promeuvent ces changements. La participation, tout comme la liberté et la démocratie, ne sont solidement acquises que si elles sont le résultat d’un effort collectif. En valorisant le débat, l’inclusion des acteurs dans la prise en compte de leurs arguments, ce type de négociation concertée renforce la démocratie représentative et donne de la légitimité politique à agir pour l’intérêt collectif. A partir du moment où les citoyens et citoyennes sont mobilisés, organisés, formés et informés pour participer à l’élaboration et à la mise en place d’un plan territorial intégré et durable, les chances d’avoir un pays meilleur seront décuplées.
La décentralisation est aussi un processus qui concilie l’écologie, l’économique et le social. Elle établit un cercle vertueux entre ces trois pôles : un développement économiquement efficace, socialement équitable et écologiquement soutenable. C’est en ce sens que les démocrates devront agir, au niveau régional et municipal, pour un développement territorial intégré et solidaire, qui repose sur une nouvelle forme de gouvernance, où la mobilisation et la participation de tous les acteurs de la société civile aux processus de décision doivent prendre le pas sur le simple échange d’informations. Ce type de développement est compatible avec les valeurs de justice sociale, de respect des droits de l’homme, de juste partage du progrès économique, à notre révolution afin de promouvoir la démocratie participative et rénover l’approche citoyenne. En ce sens le développement durable par la décentralisation est incompatible avec le néolibéralisme et une rupture totale avec le népotisme, le féodalisme mafieux prôné par la dictature qui a saigné la Tunisie pendant plus de cinquante ans. La décentralisation devra fondamentalement avoir un rôle de renforcement de la démocratie et de la solidarité territoriale. Son véritable but est plutôt de désengager l’Etat en transférant de nombreuses compétences aux collectivités territoriales en leur donnant dans un premier temps, le temps d’investir et de produire les moyens de financer leurs nouvelles charges. L’Etat central devra être toujours garant de la solidarité nationale, et capable d’assurer l’équité entre les différentes collectivités. Ainsi les inégalités territoriales cesseront de grandir en termes sociaux et économiques et aussi en termes environnementaux. Quand à l’environnement ne devra pas être un sujet à part, qui relève d’une démarche isolée, mais au contraire il faudra l’appréhender par le biais d’une vision systémique du développement territorial se fondant sur la recherche d’intégration et la mise en cohérence de politiques sectorielles. Ceci impose un traitement conjoint des effets économiques, sociaux et environnementaux de toute politique ou action humaine. Refuser les inégalités territoriales, c’est continuer à se mobiliser pour une société équitable, contre la pauvreté ou toute autre forme d’exclusion et exiger le maintien de l’Etat pour garantir des services publics de qualité. Un aménagement territorial équitable signifie, aussi, une meilleure distribution du pouvoir, sans exclusion sociale ni géographique, afin de créer une synergie solidaire entre les territoires. Pour cela il faut élaborer des instruments efficaces de développement et de lutte contre la pauvreté, tout en conciliant ce qui est, pour la droite, inconciliable: croissance économique, respect des écosystèmes, protection environnementale et sociale assurant un avenir pour la Tunisie et son espace de vie régional et universel.
La décentralisation démocratique sera, vitale et fondamentale pour la Tunisie je pense, elle ne peut être effective et surtout efficace et représentative d'un progrès social et politique évident que dans la plus totale subsidiarité, cette dernière viendra s'ajouter à l'action civique et citoyenne générale du pays, pour le renforcer en profondeur, lui donner cette profondeur de la légitimité publique et politique, bien au delà de l'aspect technocratique et administratif de l'état. Décentraliser à l’extrême, c’est établir un cordon sanitaire et civique contre toute forme de tentation liberticide, et contre le retour de la barbarie, c'est pérenniser la démocratie tunisienne quand toute responsabilité qui engage toute la nation sera prise au plus petit niveau d’autorité publique compétent pour résoudre les problèmes collectifs et généraux. C'est donc, pour l'action publique, la recherche du niveau le plus pertinent et le plus proche des citoyens qui doit en toute circonstance et d’une façon systématique, automatique prévaloir. Elle conduit à ne pas faire à un échelon plus élevé ce qui peut être fait avec la même efficacité à un échelon plus bas. Le niveau supérieur n'intervient que si le problème excède les capacités du niveau inférieur, c'est le simple principe de suppléance. En matière de décentralisation, le principe de subsidiarité conduit l'État à déléguer certains de ses pouvoirs aux Collectivités territoriales, il est à signaler que ces dernières sont le seul véritable antidote au régionalisme absurde, primaire, clanique, tribal et destructeur, qui met à mal la cohésion nationale. Les collectivités locales dépassent le cadre des affects et des calculs, elles sont dans l'obligation du résultat et de la solidarité, elles sont, de fait, mieux à même de les assumer, compte tenu de leur proximité aux citoyens. A l'inverse certaines missions remontent ou restent naturellement au niveau de l'Etat comme la diplomatie, la défense, la police, la justice, la recherche fondamentale, les infrastructures de base, la solidarité et la cohésion nationale, mais dans l'absolu, ces missions aussi peuvent être inspirées par les représentants du peuple qui doivent en toute circonstance être à l'écoute de ce dernier. La décentralisation défend la souveraineté populaire et l'indivisibilité de la République tunisienne, à ce sujet elle fera office de référendum permanent sur le vouloir et les désirs de la grande majorité du peuple tunisien. elle tend à organiser le pouvoir de façon très transparente et très collective, et dénigre d'une façon pratique et pointue toute forme de bureaucratie et de centralisation , afin que le pouvoir politique qui engage l'avenir des tunisiens et de la Tunisie ne soit pas entre les mains d'une petite élite de techniciens, l'éternelle et froide technocratie conformiste et liberticide des technocrates qui ne militent et n'existent que pour étendre leur compétence à tous les échelons géographiques et à tous les domaines de la vie sociale, du pays, afin de les rendre uniformes, c'est à dire soumis et faibles, conditionnés et exploités, sous prétexte, de combattre le régionalisme, mais qui en réalité dans leurs stratégies, ils ne cessent, partout dans le monde c'est le même schéma, essayons d'éviter à notre pays les affres de cette morbide léthargie, d'essayer de dominer la vie publique dans une stratégie de castes aliénés à des intérêts souvent contraires à l'intérêt national, l'intérêt des tunisiens.
Notre décentralisation doit être menée dés le début tambour battant qui rompt radicalement et avec les anciennes pratiques, et qui doit surtout être innovante et singulière, une décentralisation à la tunisienne, nous avons le devoir d'être une référence et l'expérience par excellence en ce domaine du champs social et politique, une politique claire, transparente et radicale, de transfert des attributions de l'Etat de droit, vers nos collectivités territoriales et nos institutions publiques, à établir, pour qu'elles disposent d'un pouvoir juridique et d'une autonomie financière totale. Le transfert de ces attributions, qui restent néanmoins sous la surveillance indirecte de l'Etat de Droit, juste pour la conformité avec les lois et les textes votés au parlement tunisien souverain, permet à cet Etat républicain de décharger ses administrations centrales et de confier les responsabilités au niveau le plus adapté.
La décentralisation gagnerait, par la volonté populaire, à être le fait politique majeur de la démocratie tunisienne naissante, et doit viser à donner aux collectivités locales des compétences propres, distinctes de celles de l'État, à faire élire leurs autorités par la population, par petits secteurs de proximités entre les élus et les contribuables, et à assurer ainsi un meilleur équilibre des pouvoirs sur l'ensemble du territoire de la réplique tunisienne. La décentralisation rapproche le processus de décision des citoyens, favorisant l'émergence d'une démocratie de proximité, une démocratie directe et participative qui mobilise les citoyens et génère leur ferveur dans la dignité et l'honneur. La déconcentration est une notion bien distincte ; elle vise à améliorer l'efficacité de l'action de l'État en transférant certaines attributions de l'échelon administratif central aux fonctionnaires locaux, c'est à dire aux élus locaux et aux conseils de quartiers, aux directeurs départementaux des services de l'Etat et à leurs subordonnés
La décentralisation donne un réel pouvoir économique aux régions, aux gouvernorats et aux mairies. C’est un réel progrès de la démocratie et de la citoyenneté ; à la seule condition que la question du partage du pouvoir politique ne soit pas de de l’ordre de la rhétorique mais de l’action, comme la réforme la plus importante qui doit être entreprise par l'Etat tunisien démocratique. Le processus de reforme politique de l ’État tunisien doit absolument aboutir, pour pérenniser la démocratie en TUNISIE et mobiliser TOUS les tunisiens à la restauration matérielle, culturelle et morale de leur pays, avec responsabilité et en assumant pleinement leur nouveau statut de citoyens libres Cela oblige le politique et le citoyen aussi à veiller à ce que tout changement dans le maillage territorial implique une nouvelle structure de pouvoir, nous devons penser désormais autrement notre citoyenneté, de serfs nous sommes passé à citoyens ayant des droits et des devoirs, la situation n'est plus la même, les possibilités sont nombreuses pour rejoindre le progrès, et les potentialités tunisiennes sont énormes, il suffit que le bon sens s'impose et que les compétences s'expriment, car malheureusement le devant de la scène est toujours piraté par les charognards de la réaction. Le territoire tunisien doit devenir absolument le cadre géographique dans lequel évolue la collectivité humaine qui constitue l’ État. L’ Etat républicain et démocratique tunisien post cette calamiteuse transition doit penser son architecture et son mode de fonctionnement d'une façon moderniste osée, hardie et surtout transparente, pour mobiliser vraiment les tunisiens. Pour cela il est souhaitable d’élargir des formes de partenariat entre l’Etat, la société politique et la société civile, afin de diversifier les modes d’action et de partage du pouvoir.
Notre démocratie pour être un sanctuaire pour tous les tunisiens, et une démocratie totale, n'a d'autre choix que décentraliser les centres de pouvoir à leurs extrêmes limites en transférant l'autorité et les responsabilités de fonctions publiques, de l'administration centrale, vers les organisations gouvernementales subordonnées ou quasi autonomes, et laisser aux régions et leurs représentants élus la gestion de leur quotidien . Bien sûr c'est un débat ouvert mais urgent qui doit se définir entre les politiques et les technocrates pour analyser soigneusement la portée de la décentralisation avant d'entreprendre la réorganisation des systèmes financiers, administratifs ou de prestation de services. Il existe plusieurs types de décentralisation, l'idéal est de les englober tous dans un grand système de réformes judicieuses et de les adapter aux réalités tunisiennes ; De la décentralisation politique, administrative, à la décentralisation des finances et la décentralisation du marché, l'essentiel est de travailler dans une approche globale de la question.
-La décentralisation politique confère aux citoyens et à leurs élus des pouvoirs de décision statuaire et importants. Elle coule du pluralisme politique d'un gouvernement central représentatif et démocratique. Elle donne aux citoyens une influence certaine dans la formulation et l'exécution de la politique de l'administration dans son sens le plus large. Les décisions prises avec une plus grande participation citoyenne sont toujours fondées, légitimes, représentatives et répondent mieux aux besoins des intérêts divers de la société que celles prises uniquement par les autorités politiques au niveau central. En plus, la décentralisation politique permet aux citoyens d'être dans la proximité immédiate de leurs élus locaux et permet à ces derniers de mieux connaître les besoins et les aspirations de leurs électeurs.
-La décentralisation politique nécessite souvent des réformes constitutionnelles ou statutaires, la création d'un système politique pluraliste, le renforcement de la législature et l'encouragement de groupes d'intérêt public.
-La décentralisation administrative c'est la répartition, à différents échelons du pouvoir exécutif, de responsabilités et de ressources financières, pour gérer à bon escient et assurer la fourniture de services publics au niveau local avec rigueur et efficacité. C'est le transfert de responsabilité de la planification, du financement et de la gestion liée à certaines fonctions du pouvoir central et de ses organes vers des unités d'administration, sur le terrain, des cellules ou niveaux subalternes de l'administration, des autorités publiques semi-autonomes, des municipalités ou des régions.
La Décentralisation des Finances est un fondement premier de la décentralisation. Pour que les administrations locales et les organisations privées puissent exercer de manière efficace les fonctions administratives décentralisées, elles doivent disposer de revenus d'un niveau adéquat - provenant soit de source locale, soit d'un transfert du gouvernement central - de même qu'elles doivent avoir le pouvoir de décision concernant les dépenses. Pour les collectivités territoriales la décentralisation des finances peut impliquer : a) autofinancement ou recouvrement de coûts en faisant payer les usagers pour les services fournis; b) cofinancement ou arrangements de coproduction par lesquels les usagers participent à la fourniture des services et de l'infrastructure par des contributions financières ou de main-d’œuvre; c) augmentation de recettes locales par les taxes sur les propriétés ou sur les ventes ou encore par les impôts indirects; d) transferts inter-administrations qui envoient une portion des recettes générales des impôts perçus par le gouvernement central vers les administrations locales pour des besoins généraux ou spécifiques; e) autorisations aux municipalités d'emprunter et mobilisation de ressources du gouvernement national ou local (moyennant des cautions). Dans beaucoup de pays en développement, les administrations locales ou les unités de l'administration centrale ont le pouvoir de prélever des impôts mais leurs recettes fiscales sont si peu et leur dépendance des subventions du gouvernement central si forte qu'aucune tentative n'est faite pour exercer ce pouvoir.
La Décentralisation Economique ou Décentralisation du Marché.
Les formes de décentralisation les plus complètes sont la privatisation et la dérégulation car elles transfèrent les responsabilités des fonctions administratives du secteur public au secteur privé. La privatisation et la dérégulation sont, généralement, mais pas toujours, accompagnées de libéralisation économique et de politiques de développement du marché. Elles permettent que des fonctions qui relevaient primordialement ou exclusivement du pouvoir central soit exercées par le secteur privé, les communautés, les coopératives, les associations volontaires privées et d'autres organisations non gouvernementales, cela tient d'une forme de socialisme libéral, libéral est compris ici dans son sens originel altruiste, solidariste, compétitif et libre dans les limites juridiques de l'état de droit.
La décentralisation joue des rôles importants dans l'augmentation de la participation des citoyens dans les activités politiques, économiques et sociales dans les véritables démocraties. Là où elle fonctionne efficacement, la décentralisation contribue à atténuer les goulots d'étranglement dans les prises de décisions, ces derniers étant souvent causés par la planification centrale et le contrôle d'importantes activités économiques et sociales du gouvernement central. La décentralisation réduit des procédures bureaucratiques complexes et impose en temps réel à l'attention des officiels une vue d'ensemble très précise sur les conditions et les besoins locaux. De plus, la décentralisation peut aider les ministères des gouvernements à atteindre un plus grand nombre de collectivités à servir; permettre une plus grande représentation politique des divers groupes politiques, ethniques, religieux et culturels dans le processus des prises de décision; libérer les hauts responsables des tâches de routine afin qu'ils puissent se concentrer sur les politiques de fond. Dans certains pays, la décentralisation peut, rendre plus efficace la coordination des programmes nationaux, étatiques, provinciaux, locaux et même internationaux et peut créer de meilleures possibilités de participation des citoyens dans les prises de décisions, elle peut mener à des programmes plus créatifs, plus innovateurs et plus sensibles aux besoins locaux. Elle peut aussi accroître la stabilité politique et l'unité nationale en permettant aux citoyens de mieux contrôler les programmes publics au niveau local.
La décentralisation territoriale, celle où la possibilité est laissée aux collectivités humaines naturelles qui sont les agglomérations, les régions géographiques : elles vont choisir elles-mêmes celles qui vont régler les problèmes locaux : les communes, les départements, les régions.
Dans le second cas, on parle de décentralisation technique, où on laisse la possibilité à certaines activités de s' autogérer : les universités, les hôpitaux.
La démocratie tunisienne doit légitimer l’autonomie locale, le gouvernement local comme instrument nécessaire à la régulation et à la stabilisation du système politique dans le secteur d’intervention des autorités locales, la capacité décisionnelle des autorités locales, l’accès des élus au pouvoir central. C'est même la condition sine qua non pour maîtriser la croissance urbaine, Aménager le territoire rural et équilibrer l’emploi sur le territoire national.
Notre politique de la ville en général devra respecter un ensemble de mesures, un ensemble de procédures et de pratiques spécifiques orientées d’abord en direction des quartiers, à définir comme prioritaire à partir de critères statistiques, des critères qui soulignent l’état que ces quartiers vont avoir par rapport à la moyenne nécessaire et qui devra être définie par des instruments de mesures scientifiques.
La politique de la ville en désignant les quartiers va impulser une dynamique collective qui va permettre de construire progressivement une réponse concertée aux difficultés sociales, économiques et urbaines de ces quartiers. Une politique de la ville doit être une réponse aux difficultés de toute nature qui affectent une partie de ses habitants et de ses territoires et qui excèdent les seuils d’acceptabilité admis au regard de l’état général de la société et de ses principes directeurs, une population qui vit dans la précarité et dans la grande pauvreté. Mais il existe une très grande diversité de situation de précarité et plus encore de processus qui vont conduire vers cette précarité. Donc L’accent devra être mis sur les accidents, les ruptures qui jalonnent chaque trajectoire individuelle telle que les licenciements, maladies, éclatement de la cellule familiale. La politique de la ville aura un double caractère, elle devra être à la fois interministérielle et contractuelle. Par ce double caractère, elle mettra en jeu autour de l’Etat des acteurs territorial et de nombreux intervenants ou partenaires périphériques. Les instances nationales et les instances locales.

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