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13 avril 2014 7 13 /04 /avril /2014 10:39

Comment Ben Ali a pillé la Tunisie en toute légalité

Sans doute prise de remords au souvenir de sa complaisance passée, la Banque mondiale a commandé une étude sur la façon dont l’ex-président tunisien Zine El-Abidine Ben Ali s’y est pris pour s’enrichir scandaleusement, lui et sa famille. Le capitalisme de copinage dénoncé par les auteurs n’est pas une exclusivité tunisienne et il n’a pas disparu avec la chute du dictateur.

Zine El-Abidine Ben Ali au palais présidentiel.

PD-USGov/R. D. Ward, 7 octobre 2000.

Avant la chute de l’ex-président Zine El-Abidine Ben Ali en janvier 2011, des rumeurs — sinon des soupçons — circulaient à Tunis sur la cupidité de sa belle-famille, les Trabelsi, et son enrichissement rapide. L’ambassadeur américain Robert F. Godec écrivait le 17 juillet 2009 dans un télégramme adressé au département d’État à Washington et rendu public par Wikileaks :« la corruption croît dans le cercle rapproché (du pouvoir). Même le Tunisien moyen en est conscient, et le niveau des récriminations monte ».

Après la révolution, une commission d’enquête est mise en place et un décret-loi publié (n° 2011-13) dresse une liste de 114 personnes, dont Ben Ali, ses apparentés et ses gendres, et porte sur la période 1987-2010. Les biens saisis comprennent quelques 550 propriétés, 48 bateaux et yachts, 40 portefeuilles d’actions et d’obligations, 367 comptes en banques et environ 400 entreprises, dont certaines n’opèrent pas en Tunisie. Les experts de la commission évaluent à 13 milliards de dollars la valeur de l’ensemble, soit plus d’un quart du PIB du pays en 2011. Mais c’est une estimation à la louche qui laisse dans l’ombre les méthodes utilisées par le président et sa famille pour constituer à partir de rien et en très peu de temps une si énorme fortune.

« CAPITALISME DE COPINAGE »

Une lumière supplémentaire à cette enquête va être apportée par… la Banque mondiale. Sans doute un peu honteuse de sa complaisance passée envers « le modèle tunisien », qu’elle a largement loué et financé, l’institution internationale charge trois chercheurs d’exploiter les données réunies par la Commission tunisienne et de comprendre comment la famille a procédé. Le résultat est paru le 27 mars dernier sous le titre : « All in the Family, State Capture in Tunisia » qu’on peut traduire approximativement par « Tout à la famille, le rapt de l’État tunisien »1.

Les trois auteurs ont établi une base de données portant sur 220 entreprises étroitement liées à la famille de l’ancien président, ils ont par ailleurs épluché les décrets signés par Ben Ali en tant que président de la République pendant dix-sept ans. Le résultat est confondant : la loi a servi à promouvoir les intérêts du clan et à le protéger de la concurrence. Vingt-cinq décrets promulgués au cours de cette période exigeaient de nouvelles autorisations préalables de l’administration dans quarante-cinq secteurs différents, imposaient de nouvelles restrictions à l’arrivée d’investissements directs étrangers (IDE) dans vingt-huit secteurs, donnaient des avantages fiscaux spécifiques aux « amis » dans vingt-trois autres. Conséquence, une bonne part des bénéfices du secteur privé revenait à ces 220 entreprises proches du régime… Elles étaient plus grandes, plus profitables et plus puissantes que la moyenne des entreprises tunisiennes : avec à peine 1 % de la main d’œuvre employée par le secteur privé, elles en raflaient 21 % des bénéfices en 2010, soit plus de 230 millions de dollars pour une seule année !

« Cette étude apporte une confirmation irréfutable que l’ancien régime a bénéficié du capitalisme de copinage » (crony capitalism), remarque Bob Rijkers, un jeune chercheur de la Banque mondiale et l’auteur principal de l’étude. En clair, la réglementation a été manipulée pour faire le contraire de ce qu’elle prétendait, servir l’intérêt général. Les entreprises « amies » ont été mises à l’abri de concurrents plus performants, se sont vu octroyer des avantages particuliers et ont été aidées dans leur quête de rentes.

ET MAINTENANT ?

Cette étude n’est pas sans poser des questions majeures aux successeurs de Ben Ali. Contrairement aux discours, l’ouverture de l’économie sur l’extérieur était largement fictive. Un pan entier de l’économie était réservé en réalité à la camarilla présidentielle réduite à une centaine de personnalités, et interdit aux investisseurs tunisiens ou étrangers. Seule une petite partie, le secteur « offshore », était ouvert à l’établissement d’entreprises étrangères au clan Ben Ali. Faut-il à l’avenir maintenir cette dichotomie qui a facilité les manipulations ? Faut-il assujettir l’économie toute entière aux mêmes règles ? La classe politique tunisienne ne s’est pas encore prononcée sur le dossier malgré son urgence.

L’autre grande interrogation porte sur l’interventionnisme d’État. Personne ne propose d’y renoncer au profit exclusif du marché. Les tenants d’un libéralisme économique pur et dur ne sont pas nombreux sur la scène politique et l’opinion dans sa majorité semble plutôt orientée vers des solutions dirigistes et étatistes. Les auteurs du rapport se défendent vigoureusement de tout biais en ce domaine : « notre travail n’encourage pas à réduire le rôle de l’État », disent-ils (2). Mais à leurs yeux – et ils n’ont sans doute pas tort – le capitalisme de copinage est le principal obstacle que rencontre, aujourd’hui comme hier, la Tunisie sur la voie du développement et de la justice sociale. Comment empêcher les initiés, les proches du pouvoir politique de profiter de leurs relations et liaisons pour orienter l’action de l’État au profit de leurs entreprises ?

Au cours de son voyage à Washington la semaine dernière, le nouveau Premier ministre Medhi Jomaâ a rencontré les responsables du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque mondiale qui lui ont confirmé leur soutien financier, accompagné d’un catalogue de conditions d’un classicisme éprouvé. Elles n’ont rien de nouveau et n’ont pas empêché dans le passé les turpitudes du précédent régime. Ce sera aux nouvelles autorités tunisiennes après les élections prévues pour la fin de l’année de trouver les solutions politiques et juridiques pour empêcher le maintien du capitalisme de copinage. Rien ne serait pire que de voir le système rester en place au profit de nouveaux bénéficiaires…

Le problème n’est pas propre à la Tunisie, une étude sur le cas de l’Égypte sous l’ère Moubarak est promise par la Banque ainsi qu’une autre plus ambitieuse sur la région Mena (Middle East and North Africa, Afrique du Nord et Moyen-Orient).

JEAN-PIERRE SÉRÉNI

1Bob Rijkers, Caroline Freund, Antonio Nucifora, « All in the Family, State Capture in Tunisia : Questions and Answers », document de travail de la Banque mondiale n ° WPS6810, 27 mars 2014.

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9 avril 2014 3 09 /04 /avril /2014 17:38

« Tunisie politique » le nouveau rendez-vous d’OummaTV

le 9. avril 2014 - 7:39

Découvrez en exclusivité le teaser d’OummaTV en Tunisie. Votre WebTV se met en effet à l’heure tunisienne avec « Tunisie politique », le nouveau rendez-vous d’OummaTV qui s’est déplacée en Tunisie durant une semaine pour rencontrer et interroger les responsables politiques les plus influents de ce pays.

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Dès la semaine prochaine, nous diffuserons des entretiens exclusifs avec Rached Ghannouchi, Président du parti Ennahda, Béji Caïd Essebsi, Président du parti Nidaa Tounes, Hamma Hammami, Président du parti des travailleurs, Ahmed Néjib Chebbi, Président du parti Al Joumhouri, Mehrezia Labidi, vice-présidente de l'Assemblée nationale constituante et députée Ennahdha .

Soyez au rendez-vous de "Tunisie politique", la nouvelle émission d'OummaTV en prise directe avec la réalité politique tunisienne et ses acteurs clés.

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9 avril 2014 3 09 /04 /avril /2014 17:33

Anonymous a lancé une cyber-attaque massive contre Israël

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Derrière le masque de leur célèbre anonymat, les hacktivistes du Net, connus pour leur force de frappe imparable, ont lancé, lundi 7 avril, une cyber-offensive de grande ampleur sur Israël, piratant simultanément plusieurs centaines de ses sites internet hautement stratégiques, dont les sites de l’Aviation civile et du ministère de l’Education, en soutien à la cause palestinienne piétinée et broyée.

Les Anonymous, qui "ne pardonnent pas et n’oublient pas", selon leur slogan devenu culte, font aussi preuve de constance dans la condamnation de la politique colonialiste et raciste menée à marche forcée par l’Etat hébreu, preuve en est cette nouvelle attaque de déstabilisation massive qui a mis en surchauffe ses services de surveillance et de cyber-sécurité, tout en battant le rappel des pirates informatiques disséminés dans l’infiniment grand de la Toile.

La notoriété sans frontières des plus illustres inconnus de la guerre cybernétique mise au service d'une certaine idée de la transparence et de nobles causes, en l’occurrence la souveraineté palestinienne bafouée et martyrisée, avait déjà, l’an dernier, touché en plein cœur plusieurs sites gouvernementaux israéliens, réduits à l'écran noir, tandis que des données sensibles et personnelles de centaines d’officiels israéliens étaient divulguées au grand jour, online.

Dans son dernier communiqué vidéo, le groupe Anonymous a lancé un avertissement à Israël, dont l’arrogance n’a d’égale que la surdité aux appels à la raison et au gel de la colonisation, prévenant que "ne seront plus tolérés les assauts contre le peuple de Gaza, déjà noyé sous vos ordures, terrorisé par votre appareil militaire, et laissé à l’agonie à la frontière alors qu’il a besoin de soins médicaux."

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3 avril 2014 4 03 /04 /avril /2014 13:29

Monologue de l’abstentionniste

Par Akram Belkaïd |

En 2012, j’ai fait confiance à un gars qui a juré qu’il allait mettre la finance à genou. Deux ans plus tard, c’est lui qui rampe à ses pieds. Il va donner des milliards d’euros aux patrons sans rien exiger d’eux, sans même leur interdire de distribuer cet argent sous forme de dividendes.

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A propos de l'auteur

Akram Belkaïd

Journaliste et essayiste, auteur notamment d' "Etre arabe aujourd'hui"aux éditions Carnets Nord

J’ai toujours voté à gauche, pour le parti socialiste, même en 1983, en 1993 ou en 2002 quand j’étais très en colère contre le bilan social du gouvernement. J’ai toujours fait preuve de discipline électorale. Pas question « d’envoyer un message » comme disaient certains de mes potes en 2002 et qui se reprochent, aujourd’hui encore, de ne pas avoir voté Jospin au premier tour. A chaque fois, je tenais le même raisonnement : je suis en pétard mais je ne peux pas laisser la droite, ou l’extrême-droite, passer. Ah oui, j’ai voté une fois pour la droite, c’était pour le deuxième tour de la présidentielle. Oui, c’est vrai, j’ai donné une voix à Chirac pour faire barrage à Le Pen. Ça m’est longtemps resté en travers de la gorge…

Dimanche dernier, je ne suis pas allé voter et ce sera la même chose au deuxième tour. J’en ai assez. Trop c’est trop ! En 2012, j’ai fait confiance à un gars qui a juré qu’il allait mettre la finance à genou. Deux ans plus tard, c’est lui qui rampe à ses pieds. Il va donner des milliards d’euros aux patrons sans rien exiger d’eux, sans même leur interdire de distribuer cet argent sous forme de dividendes. C’est une gigantesque escroquerie sociale qui se prépare et je n’ai pas envie d’être complice. Cette fois, c’est moi qui envoie un message. C’est un avertissement. Et je referai la même chose aux élections européennes si Hollande ne change pas de cap. Je veux une politique de gauche, une vraie, pas cette eau tiède qu’on appelle sociale-démocrate parce qu’on a du mal à assumer le terme socialiste ou parce qu’on veut cacher qu’on penche de plus en plus vers la droite.

J’en ai rien à faire ! Le Front national, c’est eux qui l’ont créé. Qu’ils se débrouillent avec lui. J’en ai assez du chantage où on nous dit qu'il faut voter pour faire barrage au FN. Non, je ne vote pas et qu’il arrive ce qui doit arriver. L’autre là, la porte-parole du gouvernement qui veut nous faire peur et nous donner mauvaise conscience parce qu’on a n’a pas voté... Mais je l’emmerde ! Je fais ce que je veux ! C’est pas moi qui préfère obéir aux banques plutôt que d’avoir le courage de faire une politique de gauche ! C’est pas moi qui dit que je vais séparer les banques d’affaires et les banques de détail et qui ne fait rien. C’est pas moi qui nomme Moscovici ministre des finances ! Ces gens-là ne sont plus de gauche. Ils ont oublié d’où ils viennent ou alors ils ont toujours été comme ça et on ne s’en est pas rendu compte…

C’est eux qui font monter le Front national. C’est pas à cause des immigrés ou des voyous de banlieue. C’est le chômage. La peur de perdre son boulot. La peur de ne jamais pouvoir prendre sa retraite ou de ne pas avoir les moyens de vivre avec sa pension. C’est ces boîtes qui se disent françaises et qui ne paient pas d’impôts grâce à leurs filiales dans les paradis fiscaux. Des boîtes à qui on n’ose rien dire alors qu’elles détruisent de l’emploi en France. C’est normal ça, qu’on autorise une entreprise à licencier alors qu’elle gagne de l’argent ? Comment peut-on accepter ça ? Comment peut-on trahir comme ça les gens qui travaillent toute une vie et qu’on renvoie du jour au lendemain par sms avec une poignée d’euros pour essayer de les faire taire ?

Je m’en fous ! Si le FN arrive au pouvoir, ça aura le mérite de décanter la situation. C’est peut-être le seul moyen pour que la gauche soit débarrassée de ses parasites. Ils iront ailleurs, avec Bayrou et les centristes. Les choses seront plus claires. On sera peut-être minoritaires au début mais c’est peut-être comme ça qu’on pourra rebâtir une espérance. J’ai failli voter pour les Verts mais ils sont au gouvernement donc ils sont complices de ce qui se passe. Et c’est même plus grave parce qu’on a l’impression qu’ils aiment avaler les couleuvres que les socialistes leur font avaler. Moi, je ne veux plus être le dindon de la farce. Hollande s’est bien moqué de nous, tiens. « Moi, président… » Tu parles !

Oui, d’accord, il va remanier. Et alors ? Je vais vous dire ce qui va se passer. Ils vont nous pondre une nouvelle réforme de société pour nous dire : « vous voyez, on a saisi le message. On donne un coup de barre à gauche ». Sauf que cette fois, je ne me ferrai pas avoir. La vraie bagarre, elle concerne l’économie, les services publics, l’emploi. La boucherie va continuer et ils vont persister à nous dire que c’est comme ça, qu’il n’y a rien d’autre à faire et que c’est la faute à la mondialisation et à l’Europe. Non, la seule manière de punir ces gens, c’est qu’ils n’aient plus de poste. Ils ne savent rien faire d’autre que de grenouiller dans la politique. Qu’ils se retrouvent dans la vie réelle, ça ne pourra leur faire que du bien. Ça leur ouvrira les yeux sur les vraies urgences.

Non, ce n’est pas mettre un but contre son camp en décidant de ne pas aller voter. Il n’y a plus de camp, c’est ça le problème ! Hollande, c’est plus ma famille ! Qu’il aille ailleurs. Mélenchon, je ne sais pas. J’attends de voir. Peut-être. C’est un ancien du parti lui aussi. J’attends de voir jusqu’où il ira dans sa rupture avec le PS. Pas envie de lui donner ma voix pour qu’il puisse négocier sa part du gâteau avec Hollande. Non. Là, je suis en colère et j’ai pas envie de me calmer.

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29 mars 2014 6 29 /03 /mars /2014 08:41

Étude de la Banque Mondiale: Comment Ben Ali et son clan ont fait fortune

NEWS

Selon une nouvelle étude menée par des chercheurs de la Banque mondiale et publiée jeudi 27 mars 2014 l’ancien régime tunisien s’est servi de la réglementation en vigueur et a créé de nouvelles lois pour servir les intérêts de la famille de l’ex-président Ben Ali et des proches du régime. La réglementation a été manipulée au point que ce groupe de privilégiés avait la mainmise, à la fin de 2010, sur plus de 21 % des bénéfices réalisés par le secteur privé dans le pays.

Cette étude intitulée All in the Family, State Capture in Tunisia, dans le cadre de la série des documents de travail de la Banque mondiale consacrés à la recherche sur les politiques conclue que le « clan » de l’ancien dirigeant tunisien, défini comme le groupe de personnes reconnues coupables de corruption dont les biens ont été confisqués, a investi dans des secteurs lucratifs dont l’accès était protégé, principalement par un système d’autorisations préalables et le recours aux pouvoirs exécutifs pour modifier la législation en faveur du régime, créant ainsi un système à grande échelle de capitalisme de copinage.

L’analyse des données de la commission de confiscation portant sur 220 entreprises révèle que les entreprises étudiées étaient étroitement liées à la famille de l’ancien président. L’examen des données des entreprises et des décrets signés par Ben Ali sur une période de 17 ans prouve que la législation a souvent servi à promouvoir les intérêts du clan et à les protéger de la concurrence. Toujours selon cette étude les données collectées font état de 25 décrets promulgués au cours de cette période qui introduisaient de nouvelles exigences d’autorisation préalable dans 45 secteurs différents et de nouvelles restrictions en matière d’investissements directs étrangers (IDE) dans 28 secteurs. Conséquence : plus d’un cinquième des bénéfices du secteur privé revenait aux entreprises des proches du régime.

Selon le chercheur au Département de la recherche de la Banque mondiale et auteur principal de l’étude Bob Rijkers « Il a été en effet prouvé que l’État a permis aux membres du régime à la recherche de rentes d’accaparer une partie importante du secteur privé en mettant les entreprises proches de la famille à l’abri de la réglementation en vigueur ou en leur octroyant des avantages particuliers . Plus pernicieux encore, nous avons la preuve que les règlements ont été aménagés pour servir des intérêts personnels et favoriser la corruption ».

Source Banque Mondiale

PS/ LE problème c'est que cela ne fut possible qu'avec la complicité d'une véritable mafia tunisienne, et que celle -ci est encore en place en TUNISIE.

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27 mars 2014 4 27 /03 /mars /2014 13:27

Des officiers supérieurs égyptiens reçus avec tous les honneurs en Israël

Soutenue et financée par la moyenâgeuse Arabie Saoudite, la dictature militaire au pouvoir en Egypte, collabore plus que jamais également avec Israël.Témoin cette photo illustrant la récente tournée en Israël d’une brochette d’officiers supérieurs de l’armée égyptienne, qui y ont été reçus avec tous les honneurs.

Israël compte bien sur la clique du général Sisi pour maintenir un strict blocus sur la bande de Gaza et ses 1,8 million de captifs palestiniens, voire pour carrément attaquer le territoire.

Le quotidien israélien Haaretz a révélé, la semaine dernière, qu’Israël faisait même du lobbying auprès de l’administration américaine, pour que celle-ci accepte la livraison de 10 hélicoptères Apache supplémentaires à l’armée égyptienne, alors que Washington se dit un peu (un peu, pas beaucoup) gêné par les méthodes par trop expéditives des généraux au pouvoir au Caire.

Il faut dire que lundi encore, le régime de terreur imposé en Egypte après le renversement du président-élu Mohamed Morsi, a donné un nouvel aperçu de ses talents : un tribunal a ainsi condamné à mort pas moins de 529 sympathisants des Frères Musulmans, tous coupables d’avoir tué un seul et même policier !

Merci signer la pétition lancée par CODEPINK pour empêcher la condamnation à mort de ces 529 personnes :http://codepink.salsalabs.com/o/424...

CAPJPO-EuroPalestine

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12 mars 2014 3 12 /03 /mars /2014 16:53

La présence d’instructeurs américains en Tunisie confirmée par le ministère de la Défense tunisien

Divulguée, le 7 mars, par le site américain « Los Angeles Times » et corroborée, tout récemment, par le porte-parole du ministère de la Défense tunisien, Taoufik Rahmouni, l’information, selon laquelle 50 éléments des forces spéciales US ont été déployés par hélicoptère dans une base de l’Armée Nationale au sud-ouest de la Tunisie, est tout sauf dénuée de fondement.

Sous la plume de David St Cloud, on apprenait alors que le dépêchement, à pas feutrés, de ces instructeurs de la grande muette américaine intervenait dans le cadre d’un accord scellé entre le Pentagone et la Tunisie, dont l’objectif serait de former les soldats tunisiens aux tactiques antiterroristes. Un premier déploiement qui, toujours selon les dires de l’auteur de l’article, s’ensuivrait prochainement d’un second dans le sud et l’ouest du pays, composé d’autres unités militaires américaines.

Conjuguée au conditionnel, cette révélation ne pouvait laisser sans voix le pouvoir tunisien, sauf à vouloir prêter le flanc à toutes les rumeurs. C’est donc en employant le présent que Taoufik Rahmouni a confirmé ce programme d’entraînement commun, privilégiant l’échange d’expériences et les visites mutuelles entre les ministères de la Défense tunisien et américain, entré dans sa première phase concrète : l’envoi sur le sol tunisien d’instructeurs américains, dont le nombre de 50 avancé par le site américain a été formellement démenti par le porte-parole tunisien, le jugeant excessif. Ce dernier a en outre précisé que ce groupe des forces spéciales a été convoyé par hélicoptère dans une caserne, quelque part au sud-ouest de la Tunisie, sans plus de détails, notamment quant à l’endroit exact, soulignant que leur mission première était uniquement la formation.

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8 mars 2014 6 08 /03 /mars /2014 10:51

Peut-on être féministe et défendre le voile, le porno ou la garde alternée ?

ALICE GÉRAUD, CATHERINE MALLAVAL ET QUENTIN GIRARD 8 MARS 2014 À 09:03

DÉCRYPTAGE

A ces trois questions, les mouvements féministes traditionnels ont tendance à répondre «non». Et pourtant...

A chacune son féminisme ? De grands sujets de société traversent, secouent et finalement fracturent ce mouvement. Confrontations autour de trois grands thèmes.

PEUT-ON ÊTRE FÉMINISTE ET DÉFENDRE LE PORT DU VOILE ?

La question a émergé en France au début de la décennie 2000 lors des premiers débats sur le voile à l’école. Soudain, des jeunes filles françaises revendiquaient le droit de porter le foulard islamique. Revendication déstabilisante pour le mouvement féministe français : les religions, historiquement, n’ont pas vraiment été les meilleures amies de la cause des femmes. La fracture a été immédiate. Evidente. Elle est encore présente aujourd’hui. Lors de l’affaire Baby Loup, par exemple, c’est au nom «des valeurs féministes», qu’Elisabeth Badinter a soutenu la directrice de la crèche de Chanteloup-les-Vignes contre sa salariée voilée. Pour Anne-Cécile Mailfert, porte-parole d’Osez le féminisme, les revendications pro voile «ne correspondent pas à (notre) définition du féminisme et de la liberté. Car le voile reste un symbole d’oppression faite aux femmes, une manière de différencier les hommes et les femmes».

Pourtant, selon la sociologue et anthropologue Nacira Guénif-Souilamas (auteur notamment de Les féministes et le garçon arabe), «ce n’est pas seulement une question de religion» : «L’émergence d’un féminisme minoritaire, multiculturel et multiconfessionnel a été vécue contre une sorte de contresens féministe. Etre féministe et voilée serait un oxymore.» Peut-être aussi, ajoute-elle, «parce qu’être française et musulmane est aussi parfois considéré comme un oxymore». Selon la sociologue, «il est évident qu’au nom de l’antisexisme, on a nourri une forme de racisme».

Louiza Belhamici, du Collectif des féministes pour l’égalité (CFPE), qui défend le droit à porter le voile, a le sentiment qu’il existe une «injonction de ce féminisme traditionnel à défendre un seul modèle d’émancipation, qui exclut de fait la femme musulmane». Le collectif des féministes pour l’égalité est né au moment desdiscussions autour de la loi de 2004 sur l’interdiction des signes religieux à l’école par une pétition dénonçant la stigmatisation des femmes musulmanes («Un voile sur les discriminations») qui n’avait trouvé quasi aucun écho chez les féministes.

L’an dernier, ces femmes, pour certains voilées, pour d’autres pas, croyantes ou athées, se sont retrouvées autour d’un autre combat, celui contre la circulaire Chatel, qui permet d’interdire aux mères d’élèves portant le voile d’être accompagnatrices lors des sorties scolaires. Combat qui a donné lieu à une autre pétition, «Nous sommes toutes des femmes voilées», sur laquelle se sont greffées quelques illustres signatures internationales comme celle d’Angela Davis, figure du mouvement pour les droits civiques américains. Mais aucune grande figure du féminisme français.

Selon Nacira Guénif-Souilamas,«la France a une position très à part sur ce sujet. On est en complet décalage horaire». Selon la sociologue, «il y a des tas de pays où la question ne se pose pas. Où des femmes portant le voile sont considérées comme féministes». Pour Louiza Belhacimi, «la crispation française autour du voile a donné un sens nouveau port du voile». Jusqu’à pousser paradoxalement au développement de féminismes musulmans qui n’auraient peut-être jamais vu le jour.

«Pour certaines jeunes femmes, c’est devenu un signe d’émancipation. On ne veut pas que je porte le foulard ? Je le porte aussi pour montrer que je suis libre», explique Louiza Belhamici. Ces dernières années, on a d’ailleurs vu l’émergence de mouvements comme «Femmes dans la Mosquée» qui défend des positions féministes d’un point de vue religieux au sein des communautés de croyants. Ce 8 mars, des femmes portant le voile ou défendant le droit de le porter vont défiler… mais du côté de la manifestation alternative du «8 mars pour toutes».

PEUT-ON ÊTRE FÉMINISTE ET POUR LA GARDE ALTERNÉE ?

Les plus intrépides escaladent des grues. Les plus radicaux crient au «papartheid»ou à l'«aliénation parentale». Objet de la grogne montante de ces hordes de pèresdont les mouvements ne cessent de faire des petits : douze ans après la loi portée par Ségolène Royal, la solution de la garde alternée des enfants en cas de divorce est loin d’être la règle. Selon les dernières statistiques (1), seuls 20% des enfants sont en garde alternée alors que, dans 7 cas sur 10, l’enfant est confié à sa mère. Une injustice criante entre les hommes et les femmes ? Une question à soumettre à toutes celles (et ceux) qui brandissent à l’envi le mot égalité ?

Cette affaire devient un gros caillou dans la chaussure des féministes. Et un point de friction. Déjà, en 2002, lors des débats sur la loi Royal, les féministes avaient joué profil bas, voire avaient critiqué ouvertement cette initiative. Compliqué à gérer ce retour de revendication des pères qui réclament des droits, plus de quarante ans après la suppression de la «puissance paternelle» (remplacée en 1970 par l’autorité parentale partagée).

«Une bande de masculinistes, ces pères sur les grues», persiflent certaines aujourd’hui. «Attention aux situations de violence. Un père oui, un homme violent non !», a très vite réagi la Fédération nationale Solidarité Femmes. Même prévention d'Anne-Cécile Mailfert, d'Osez le féminisme, «il faut rappeler les chiffres des violences faites aux femmes avant de penser que l’on puisse faire de la garde alternée une règle. Il faut faire du cas par cas». Outre la violence de certains hommes, un autre argument est invoqué, un chiffre coup de poing : dans 80% des cas, c’est le couple, dont le père, qui a décidé d’un commun accord de fixer la résidence principale de l’enfant chez la mère. Pour la porte-parole d’Osez le féminisme, «ce n’est pas au moment du divorce qu’il faut demander l’égalité. Les pères devraient assumer dès la naissance le partage des tâches».

Dans son projet de loi pour l’égalité entre les femmes et les hommes adopté à l’Assemblée en début d’année, si la ministre des Droits des femmes, Najat Vallaud-Belkacem, encourage le congé paternité, la résidence alternée comme principe de base est tombée dans un trou noir. Au grand dam de certains défenseurs de l’égalité comme le sociologue François de Singly : «Je trouve triste que le mouvement des pères ne soit pas récupéré par les féministes. Il s’agit de revendications égalitaires»,affirmait-il à Libération en septembre 2013. C’est bien l’avis aussi du Laboratoire de l’égalité, association mixte qui défend, elle aussi, un «vrai» partage équitable de la garde des enfants entre pères et mères.

Sur la même longueur d’ondes aussi, l’eurodéputée Sophie Auconie, dont le groupe UDI compte bien tenter à nouveau sa chance via un amendement lorsqu’il sera question d’adopter définitivement la loi au Sénat après les municipales : «C’est parce que je suis féministe que je défends la garde alternée. C’est un principe de base. Quand on défend l’égalité femmes-hommes, on défend aussi l’égalité hommes-femmes. L’égalité ne marche pas que dans un sens.» L’eurodéputée n’est pas seule sur cette ligne à croire les 1 317 signatures recueillies par sa pétition sur cette question. Parmi, elles, la militante féministe Clémentine Autain ou encore la philosophe Geneviève Fraisse, historienne de la pensée féministe.

Peut-on être féministe et défendre le voile, le porno ou la garde alternée ?

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7 mars 2014 5 07 /03 /mars /2014 07:11
LIBERTE D'EXPRESSION... FERME TA GUEULE !

Un petit préalable...

Extrait de la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme :

Article 19

"Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit."

Salut mes canards,

Surpris ?

Pourquoi me direz vous, une telle mise en scène, un tel cérémonial avant de m'épancher ? C'est vrai quoi, il nous fait quoi le gars ?

Bah, en fait c'est tout simple, je pars toujours du principe que le troupeau est souvent victime d'amnésie et que revenir aux fondamentaux, ça peut permettre de garder quelques repères avant que les esprits ne s'échauffent. Mais là encore, vous allez me dire "mais mirmidon, misère de grenouille, quel lien avec le titre quelque peu grossier de cet article pourtant prometteur ?"

Il est vrai que passer de la Déclaration... à ferme ta gueule, ça interpelle. Soit, je m'explique.

Aujourd'hui, un ministre de la République, Manuel VALLS en l'occurrence, met en danger la liberté d'expression et par là, les fondements de cette même République qu'il est sensé défendre. Etonnant paradoxe mon "cher" !

J'entends déjà les hordes hystériques partisanes bavant leur haine à mon encontre avant même d'imaginer écouter mon propos... même pas étonné !

Calmons nous, surtout vous, les haineux et reprenons les faits.

Il y a quelques jours l'humoriste DIEUDONNE, dont certains lui contestent le talent, même quand il oublie la provocation, s'est à nouveau lâché sur un journaliste, Patrick COHEN, en des termes peu élogieux, sinon très limites du point de vue de la communauté israélite. La direction de Radio France, employeur du-dit journaliste déclare il y a une semaine vouloir intenter une action en justice contre l'artiste, jusque là, rien d'anormal, c'est le droit (le devoir ?) de tout employeur que de prendre la défense d'un de ses salariés si tant est que celui-ci fut attaqué à raison de son activité professionnelle.

Là où je dis stop ! c'est lorsque notre ministre de l'intérieur déclare vouloir "étudier toutes les voies juridiques pour interdire les réunions publiques de l'humoriste Dieudonné" au prétexte de la menace potentielle que font peser ses propos ou spectacles sur l'ordre public.

Pour ma part, je suis loin d'approuver les propos et prises de positions de l'artiste, mais l'affaire fait naître en moi les réflexions suivantes, je vous les livre en toute bonne foi et transparence :

1/ La liberté d'expression peut elle se voir fixer une limite ?

2/ Cette même liberté d'expression peut-elle être bridée par un gouvernant ou un gouvernement ?

3/ Cavanna avait-il raison de déclarer "La liberté, c'est ce que permet de faire a longueur de la chaine" ?

Au deux premières question, je réponds NON, sans hésiter. Je ne peux pas imaginer un instant être muselé au nom de je ne sais quelle idéologie, opinion, démagogie... J'ai le droit de m'exprimer, de livrer mon avis et tu as le droit lecteur, le DEVOIR même, de me contredire si tu n'es pas d'accord avec moi. C'est ton honneur et ton droit les plus absolus et je te les reconnais bien volontiers.

Bon, d'un autre côté, si tu es d'accord avec moi, je ne vais pas te jeter la pierre. Mais je reste persuadé que toute opinion, aussi abjecte, absurde, idiote, futile, vide de sens soit-elle doit pouvoir être exprimée. Reste au peuple d'utiliser son intelligence et ses valeurs pour faire la part des choses et se forger sa PROPRE OPINION. Et là, vu le niveau, c'est vrai, c'est pas gagné !

Pas vrai Nabilla ?

On sait aussi qu'un troupeau ignorant est docile et facile à mener... Merci médias complices et Education Nationale résignée.

A la troisième question je me dis que si ça continue, ben... OUI, il n'avait pas tort le bonhomme.

Mais dans cette triste histoire, ce qui me navre le plus, c'est que c'est le N°2 du Front National qui rappelle VALLS à l'ordre (public ?), j'ai nommé Florient PHILIPPO qui déclare :"S'il parle (d'interdire) ses spectacles, je trouve ça très dangereux. Interdire des spectacles d'un humoriste, là on tombe dans une dérive extrêmement préoccupante pour la liberté d'expression en France. Après, il y a des lois. S'il y a des appels à la violence, des insultes, des diffamations et que des gens se sentent concernés, ils peuvent aller devant la justice. Mais de là à interdire le spectacle d'un humoriste, je trouve cela très inquiétant pour nos libertés publiques et ça en dit long sur Manuel Valls"

Et là, malgré l'absence totale de sympathie que j'ai pour le personnage, ce qu'il véhicule et représente, je dois bien reconnaître que, sur ce coup là... il a raison.

Tu vois Manuel, à cause de toi, sur ce point précis, je suis obligé de me ranger aux côtés de ce mec... et franchement, ça me fait mal au cul !

A+

AU FAIT : Et si le recours de DIEUDONNE, fort de 140 000 signatures pour faire interdire la LICRA, était à l'origine de la vindicte publique ?

je ne fais que poser la question.

LIBERTE D'EXPRESSION... FERME TA GUEULE !

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5 mars 2014 3 05 /03 /mars /2014 13:23

Quel est le problème avec les dettes ? Dr Eberhardt Unger Un observateur intergalactique de notre monde ferait certainement ce constat : le mécontentement et l'agitation sociale règnent partout sur la Terre. Il se poserait aussi la question : mais pourquoi cela ? L'une des principales raisons de la paralysie de toutes les activités est certainement le surendettement. Les affrontements entre les partisans d'une stricte discipline budgétaire dite d'"austérité" (avec pour objectif : aucun nouveau déficit budgétaire) et les promoteurs de plans de relance financés par de nouveaux déficits budgétaires sont toujours d'actualité. Récemment, ce sont les partisans de la relance à tout prix qui ont repris le dessus et, dans la Zone euro, ce sont en particulier les pays latins qui considèrent le recours aux déficits budgétaires comme la meilleure stratégie. Leurs modèles étant les Etats-Unis et le Japon. Après tout, en quoi la dette serait-elle si mauvaise, si elle stimule l'économie et crée des emplois ? Pourquoi faut-il se méfier de la dette ? Après tout, en quoi la dette serait-elle si mauvaise, si elle stimule l'économie et crée des emplois ? Ou si la banque centrale finance la dette publique par l'achat d'obligations d'Etat ? Le graphique montre, sans avoir besoin de beaucoup d'explications, ce qui est si mauvais. dettes Cliquez sur le graphique pour l'agrandir Il y a 80 ans le niveau de la dette, en pourcent du PIB, n'était pas encore aussi élevé qu'aujourd'hui. Il concerne les Etats-Unis, mais il est le même pour la Zone euro, le Japon, le Royaume-Uni et de nombreux autres pays industrialisés. Le total de la dette financée sur les marchés de crédit a uniquement augmenté dans l'après-guerre. Il y a 80 ans le niveau de la dette, en pourcent du PIB, n'était pas encore aussi élevé qu'aujourd'hui -- mais on n'était qu'au début de la Grande dépression mondiale. Les banques centrales comme la Bundesbank demandent à rapatrier leur or des coffres américains et français. Ce qu'elles ne savent pas, c'est qu'elles risquent fort de ne jamais revoir leurs lingots ! Découvrez pourquoi sans plus attendre : il pourrait y avoir de spectaculaires profits à la clé. Aujourd'hui, le niveau de la dette est encore plus élevé et le recours au aux dépenses déficitaires faisant consensus, il continuera inévitablement d'augmenter. Selon l'agence Standard & Poor's, les niveaux les plus élevés se trouvent aux Etats-Unis, au Japon et en Italie. La dette entraîne les troubles sociaux L'incontournable "service de la dette" a déjà conduit des pays entiers à la faillite. Par exemple le ratio dettes/PIB est tellement haut dans la périphérie sud de la Zone euro qu'il n'existe plus aucune marge pour lutter contre le chômage catastrophique des jeunes. Vivre sans avenir conduit automatiquement à des troubles sociaux graves. Avec un niveau "normal" de taux d'intérêt de 2%, c'est 75% des recettes fiscales japonaises qui seraient captées par le remboursement des intérêts de la dette. Aux Etats-Unis, une augmentation des taux de 2% provoquerait une augmentation des intérêts payés sur la dette de 1 000 milliards de dollars par an. Le nombre d'Américains qui dépendent de l'aide alimentaire du gouvernement augmenterait rapidement des 47 millions actuel à 50-60 millions. Mais laisser les taux à 0% pourrait apporter des inconvénients encore plus grands. A long terme, il n'y a pas de solution au problème du surendettement. Faire des dettes au détriment des générations futures est irresponsable et conduit automatiquement à la prochaine grande dépression. La douceur de vivre à crédit est une drogue dangereuse. L'investisseur doit absolument trouver un "abri sûr" pour son capital.

Quel est le problème avec les dettes ?
Dr Eberhardt Un
ger

Un observateur intergalactique de notre monde ferait certainement ce constat : le mécontentement et l'agitation sociale règnent partout sur la Terre. Il se poserait aussi la question : mais pourquoi cela ?

L'une des principales raisons de la paralysie de toutes les activités est certainement le surendettement. Les affrontements entre les partisans d'une stricte discipline budgétaire dite d'"austérité" (avec pour objectif : aucun nouveau déficit budgétaire) et les promoteurs de plans de relance financés par de nouveaux déficits budgétaires sont toujours d'actualité.

Récemment, ce sont les partisans de la relance à tout prix qui ont repris le dessus et, dans la Zone euro, ce sont en particulier les pays latins qui considèrent le recours aux déficits budgétaires comme la meilleure stratégie. Leurs modèles étant les Etats-Unis et le Japon.

Après tout, en quoi la dette serait-elle si mauvaise, si elle stimule l'économie et crée des emplois ?

Pourquoi faut-il se méfier de la dette ?
Après tout, en quoi la dette serait-elle si mauvaise, si elle stimule l'économie et crée des emplois ? Ou si la banque centrale finance la dette publique par l'achat d'obligations d'Etat ? Le graphique montre, sans avoir besoin de beaucoup d'explications, ce qui est si mauvais.


Cliquez sur le graphique pour l'agrandir

Il y a 80 ans le niveau de la dette, en pourcent du PIB, n'était pas encore aussi élevé qu'aujourd'hui.

Il concerne les Etats-Unis, mais il est le même pour la Zone euro, le Japon, le Royaume-Uni et de nombreux autres pays industrialisés. Le total de la dette financée sur les marchés de crédit a uniquement augmenté dans l'après-guerre. Il y a 80 ans le niveau de la dette, en pourcent du PIB, n'était pas encore aussi élevé qu'aujourd'hui -- mais on n'était qu'au début de la Grande dépression mondiale.

Les banques centrales comme la Bundesbank demandent à rapatrier leur or des coffres américains et français.

Ce qu'elles ne savent pas, c'est qu'elles risquent fort de ne jamais revoir leurs lingots !

Découvrez pourquoi sans plus attendre : il pourrait y avoir de spectaculaires profits à la clé.

Aujourd'hui, le niveau de la dette est encore plus élevé et le recours au aux dépenses déficitaires faisant consensus, il continuera inévitablement d'augmenter. Selon l'agence Standard & Poor's, les niveaux les plus élevés se trouvent aux Etats-Unis, au Japon et en Italie.

La dette entraîne les troubles sociaux
L'incontournable "service de la dette" a déjà conduit des pays entiers à la faillite. Par exemple le ratio dettes/PIB est tellement haut dans la périphérie sud de la Zone euro qu'il n'existe plus aucune marge pour lutter contre le chômage catastrophique des jeunes. Vivre sans avenir conduit automatiquement à des troubles sociaux graves.

Avec un niveau "normal" de taux d'intérêt de 2%, c'est 75% des recettes fiscales japonaises qui seraient captées par le remboursement des intérêts de la dette. Aux Etats-Unis, une augmentation des taux de 2% provoquerait une augmentation des intérêts payés sur la dette de 1 000 milliards de dollars par an. Le nombre d'Américains qui dépendent de l'aide alimentaire du gouvernement augmenterait rapidement des 47 millions actuel à 50-60 millions. Mais laisser les taux à 0% pourrait apporter des inconvénients encore plus grands.

A long terme, il n'y a pas de solution au problème du surendettement. Faire des dettes au détriment des générations futures est irresponsable et conduit automatiquement à la prochaine grande dépression. La douceur de vivre à crédit est une drogue dangereuse. L'investisseur doit absolument trouver un "abri sûr" pour son capital.

Quel est le problème avec les dettes ?
Dr Eberhardt Un
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Un observateur intergalactique de notre monde ferait certainement ce constat : le mécontentement et l'agitation sociale règnent partout sur la Terre. Il se poserait aussi la question : mais pourquoi cela ?

L'une des principales raisons de la paralysie de toutes les activités est certainement le surendettement. Les affrontements entre les partisans d'une stricte discipline budgétaire dite d'"austérité" (avec pour objectif : aucun nouveau déficit budgétaire) et les promoteurs de plans de relance financés par de nouveaux déficits budgétaires sont toujours d'actualité.

Récemment, ce sont les partisans de la relance à tout prix qui ont repris le dessus et, dans la Zone euro, ce sont en particulier les pays latins qui considèrent le recours aux déficits budgétaires comme la meilleure stratégie. Leurs modèles étant les Etats-Unis et le Japon.

Après tout, en quoi la dette serait-elle si mauvaise, si elle stimule l'économie et crée des emplois ?

Pourquoi faut-il se méfier de la dette ?
Après tout, en quoi la dette serait-elle si mauvaise, si elle stimule l'économie et crée des emplois ? Ou si la banque centrale finance la dette publique par l'achat d'obligations d'Etat ? Le graphique montre, sans avoir besoin de beaucoup d'explications, ce qui est si mauvais.


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Il y a 80 ans le niveau de la dette, en pourcent du PIB, n'était pas encore aussi élevé qu'aujourd'hui.

Il concerne les Etats-Unis, mais il est le même pour la Zone euro, le Japon, le Royaume-Uni et de nombreux autres pays industrialisés. Le total de la dette financée sur les marchés de crédit a uniquement augmenté dans l'après-guerre. Il y a 80 ans le niveau de la dette, en pourcent du PIB, n'était pas encore aussi élevé qu'aujourd'hui -- mais on n'était qu'au début de la Grande dépression mondiale.

Les banques centrales comme la Bundesbank demandent à rapatrier leur or des coffres américains et français.

Ce qu'elles ne savent pas, c'est qu'elles risquent fort de ne jamais revoir leurs lingots !

Découvrez pourquoi sans plus attendre : il pourrait y avoir de spectaculaires profits à la clé.

Aujourd'hui, le niveau de la dette est encore plus élevé et le recours au aux dépenses déficitaires faisant consensus, il continuera inévitablement d'augmenter. Selon l'agence Standard & Poor's, les niveaux les plus élevés se trouvent aux Etats-Unis, au Japon et en Italie.

La dette entraîne les troubles sociaux
L'incontournable "service de la dette" a déjà conduit des pays entiers à la faillite. Par exemple le ratio dettes/PIB est tellement haut dans la périphérie sud de la Zone euro qu'il n'existe plus aucune marge pour lutter contre le chômage catastrophique des jeunes. Vivre sans avenir conduit automatiquement à des troubles sociaux graves.

Avec un niveau "normal" de taux d'intérêt de 2%, c'est 75% des recettes fiscales japonaises qui seraient captées par le remboursement des intérêts de la dette. Aux Etats-Unis, une augmentation des taux de 2% provoquerait une augmentation des intérêts payés sur la dette de 1 000 milliards de dollars par an. Le nombre d'Américains qui dépendent de l'aide alimentaire du gouvernement augmenterait rapidement des 47 millions actuel à 50-60 millions. Mais laisser les taux à 0% pourrait apporter des inconvénients encore plus grands.

A long terme, il n'y a pas de solution au problème du surendettement. Faire des dettes au détriment des générations futures est irresponsable et conduit automatiquement à la prochaine grande dépression. La douceur de vivre à crédit est une drogue dangereuse. L'investisseur doit absolument trouver un "abri sûr" pour son capital.

Quel est le problème avec les dettes ?
Dr Eberhardt Un
ger

Un observateur intergalactique de notre monde ferait certainement ce constat : le mécontentement et l'agitation sociale règnent partout sur la Terre. Il se poserait aussi la question : mais pourquoi cela ?

L'une des principales raisons de la paralysie de toutes les activités est certainement le surendettement. Les affrontements entre les partisans d'une stricte discipline budgétaire dite d'"austérité" (avec pour objectif : aucun nouveau déficit budgétaire) et les promoteurs de plans de relance financés par de nouveaux déficits budgétaires sont toujours d'actualité.

Récemment, ce sont les partisans de la relance à tout prix qui ont repris le dessus et, dans la Zone euro, ce sont en particulier les pays latins qui considèrent le recours aux déficits budgétaires comme la meilleure stratégie. Leurs modèles étant les Etats-Unis et le Japon.

Après tout, en quoi la dette serait-elle si mauvaise, si elle stimule l'économie et crée des emplois ?

Pourquoi faut-il se méfier de la dette ?
Après tout, en quoi la dette serait-elle si mauvaise, si elle stimule l'économie et crée des emplois ? Ou si la banque centrale finance la dette publique par l'achat d'obligations d'Etat ? Le graphique montre, sans avoir besoin de beaucoup d'explications, ce qui est si mauvais.


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Il y a 80 ans le niveau de la dette, en pourcent du PIB, n'était pas encore aussi élevé qu'aujourd'hui.

Il concerne les Etats-Unis, mais il est le même pour la Zone euro, le Japon, le Royaume-Uni et de nombreux autres pays industrialisés. Le total de la dette financée sur les marchés de crédit a uniquement augmenté dans l'après-guerre. Il y a 80 ans le niveau de la dette, en pourcent du PIB, n'était pas encore aussi élevé qu'aujourd'hui -- mais on n'était qu'au début de la Grande dépression mondiale.

Les banques centrales comme la Bundesbank demandent à rapatrier leur or des coffres américains et français.

Ce qu'elles ne savent pas, c'est qu'elles risquent fort de ne jamais revoir leurs lingots !

Découvrez pourquoi sans plus attendre : il pourrait y avoir de spectaculaires profits à la clé.

Aujourd'hui, le niveau de la dette est encore plus élevé et le recours au aux dépenses déficitaires faisant consensus, il continuera inévitablement d'augmenter. Selon l'agence Standard & Poor's, les niveaux les plus élevés se trouvent aux Etats-Unis, au Japon et en Italie.

La dette entraîne les troubles sociaux
L'incontournable "service de la dette" a déjà conduit des pays entiers à la faillite. Par exemple le ratio dettes/PIB est tellement haut dans la périphérie sud de la Zone euro qu'il n'existe plus aucune marge pour lutter contre le chômage catastrophique des jeunes. Vivre sans avenir conduit automatiquement à des troubles sociaux graves.

Avec un niveau "normal" de taux d'intérêt de 2%, c'est 75% des recettes fiscales japonaises qui seraient captées par le remboursement des intérêts de la dette. Aux Etats-Unis, une augmentation des taux de 2% provoquerait une augmentation des intérêts payés sur la dette de 1 000 milliards de dollars par an. Le nombre d'Américains qui dépendent de l'aide alimentaire du gouvernement augmenterait rapidement des 47 millions actuel à 50-60 millions. Mais laisser les taux à 0% pourrait apporter des inconvénients encore plus grands.

A long terme, il n'y a pas de solution au problème du surendettement. Faire des dettes au détriment des générations futures est irresponsable et conduit automatiquement à la prochaine grande dépression. La douceur de vivre à crédit est une drogue dangereuse. L'investisseur doit absolument trouver un "abri sûr" pour son capital.

Quel est le problème avec les dettes ?
Dr Eberhardt Un
ger

Un observateur intergalactique de notre monde ferait certainement ce constat : le mécontentement et l'agitation sociale règnent partout sur la Terre. Il se poserait aussi la question : mais pourquoi cela ?

L'une des principales raisons de la paralysie de toutes les activités est certainement le surendettement. Les affrontements entre les partisans d'une stricte discipline budgétaire dite d'"austérité" (avec pour objectif : aucun nouveau déficit budgétaire) et les promoteurs de plans de relance financés par de nouveaux déficits budgétaires sont toujours d'actualité.

Récemment, ce sont les partisans de la relance à tout prix qui ont repris le dessus et, dans la Zone euro, ce sont en particulier les pays latins qui considèrent le recours aux déficits budgétaires comme la meilleure stratégie. Leurs modèles étant les Etats-Unis et le Japon.

Après tout, en quoi la dette serait-elle si mauvaise, si elle stimule l'économie et crée des emplois ?

Pourquoi faut-il se méfier de la dette ?
Après tout, en quoi la dette serait-elle si mauvaise, si elle stimule l'économie et crée des emplois ? Ou si la banque centrale finance la dette publique par l'achat d'obligations d'Etat ? Le graphique montre, sans avoir besoin de beaucoup d'explications, ce qui est si mauvais.


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Il y a 80 ans le niveau de la dette, en pourcent du PIB, n'était pas encore aussi élevé qu'aujourd'hui.

Il concerne les Etats-Unis, mais il est le même pour la Zone euro, le Japon, le Royaume-Uni et de nombreux autres pays industrialisés. Le total de la dette financée sur les marchés de crédit a uniquement augmenté dans l'après-guerre. Il y a 80 ans le niveau de la dette, en pourcent du PIB, n'était pas encore aussi élevé qu'aujourd'hui -- mais on n'était qu'au début de la Grande dépression mondiale.

Les banques centrales comme la Bundesbank demandent à rapatrier leur or des coffres américains et français.

Ce qu'elles ne savent pas, c'est qu'elles risquent fort de ne jamais revoir leurs lingots !

Découvrez pourquoi sans plus attendre : il pourrait y avoir de spectaculaires profits à la clé.

Aujourd'hui, le niveau de la dette est encore plus élevé et le recours au aux dépenses déficitaires faisant consensus, il continuera inévitablement d'augmenter. Selon l'agence Standard & Poor's, les niveaux les plus élevés se trouvent aux Etats-Unis, au Japon et en Italie.

La dette entraîne les troubles sociaux
L'incontournable "service de la dette" a déjà conduit des pays entiers à la faillite. Par exemple le ratio dettes/PIB est tellement haut dans la périphérie sud de la Zone euro qu'il n'existe plus aucune marge pour lutter contre le chômage catastrophique des jeunes. Vivre sans avenir conduit automatiquement à des troubles sociaux graves.

Avec un niveau "normal" de taux d'intérêt de 2%, c'est 75% des recettes fiscales japonaises qui seraient captées par le remboursement des intérêts de la dette. Aux Etats-Unis, une augmentation des taux de 2% provoquerait une augmentation des intérêts payés sur la dette de 1 000 milliards de dollars par an. Le nombre d'Américains qui dépendent de l'aide alimentaire du gouvernement augmenterait rapidement des 47 millions actuel à 50-60 millions. Mais laisser les taux à 0% pourrait apporter des inconvénients encore plus grands.

A long terme, il n'y a pas de solution au problème du surendettement. Faire des dettes au détriment des générations futures est irresponsable et conduit automatiquement à la prochaine grande dépression. La douceur de vivre à crédit est une drogue dangereuse. L'investisseur doit absolument trouver un "abri sûr" pour son capital.

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