Jeudi 2 juillet 2009

ECHOS TUNISIENS

Plusieurs dizaines de salariées du fabriquant de lingerie Aubade ont manifesté aujourd'hui près de l'Assemblée nationale pour protester contre la suppression de 104 emplois à Saint-Savin (Vienne) récemment annoncée par la maison-mère suisse Calida. "Aubade made in China, made in Tunisie, salaires payés neuf euros par jour", "Les actionnaires de Calida vont se remplir les bourses quand nous n'aurons plus de quoi faire nos courses", pouvait-on lire sur les pancartes.

Lors d'une conférence de presse à l'Assemblée, le député PS de la Vienne Jean-Michel Clément a demandé le remboursement des aides publiques versées à Aubade: "Nous voulons voir dans le détail combien cette entreprise a pu bénéficier d'aides publiques".
Le fabricant suisse de sous-vêtements et pyjamas Calida a annoncé le 16 juin qu'il allait réorganiser sa filiale française Aubade en prévoyant la suppression de 104 emplois sur son site de Saint-Savin, en raison de la crise économique. "Ce nouveau plan social frappe des salariées dotées d'un réel savoir-faire sur un territoire déjà sinistré et dans un contexte de crise économique majeure", affirme M. Clément, dans un communiqué de presse.

Annoncée sous-réserve à la conférence de presse, la présidente de la région Poitou-Charentes Ségolène Royal n'est pas venue en raison de son emploi du temps.

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Grippe porcine, La Tunisie suspend la Omra

 

Lakoominfo.com

 

 

Les autorités tunisiennes ont décidé, au titre de mesures préventives adoptées face aux risques de contraction du virus A(H1N1), de suspendre les voyages de Omra et de renforcer le contrôle médical pour les pèlerins (Hadj), a indiqué hier le ministre tunisien des Affaires religieuses M. Boubaker El-Akhzouri.

La suspension des opérations de Omra constitue «une nécessité», compte tenu de la pandémie du virus A(H1N1) qui sévit dans le monde, a expliqué le ministre à la presse en justifiant la mesure par le souci de préservation de la santé et de la sécurité du citoyen, «un principe fondamental des orientations nationales ».

Pour le ministre, la suspension de la Omra n’interfère pas avec le référentiel religieux et théologique de la société tunisienne et résulte d’une concertation entre les membres de la commission chargée d’examiner la question, composée de représentants des ministères et des institutions concernées.

En ce qui concerne le pèlerinage, un second examen médical sera effectué avant la sélection des candidats au pèlerinage cette année, a affirmé M. El-Akhzouri en expliquant que les personnes âgées et celles souffrant de maladies chroniques étaient les plus exposées au risque d’infection par le virus A(H1N1).

Pour cela, a-t-il dit, l’opération de sélection a été reportée d’une semaine et aura lieu du 29 juin au le 1er juillet prochain. Les autorités tunisiennes ont fait état, dans le courant de la semaine, de trois cas d’atteinte du virus A(H1N1) décelés chez des citoyens tunisiens en provenance de l’étranger. Les personnes atteintes, deux étudiantes venant des Etat-Unis et une hôtesse en provenance d’Arabie Saoudite, ont reçu une prise en charge sanitaire à leur entrée au pays.

 

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Le textile tunisien à la veille d'un nouveau virage

Le textile-habillement est le secteur le plus touché par la crise économique en Tunisie. Quelque 125 entreprises off shore, sur un millier, ont été jusqu’ici affectées. Elles auraient pu fermer si le gouvernement ne leur était pas venu en aide avec tout un arsernal de mesures.




La Tunisie est le 2è fournisseur de l'Union européenne en maillots de bain (photo DR)
TUNISIE. La filière textile tunisienne, marquée par la levée de la protection que lui assuraient jusqu'en 2005 les accords multifibres (AMF), puis confrontée à la rude concurrence des fabricants asiatiques notamment en Chine et en Inde, souffre aujourd'hui de la crise économique.

Elle reste aussi desservie par son image, réductrice, d’un secteur basique poseur d’étiquettes et reposant sur la sous-traitance.

Pour aider les entreprises touchées par la crise, environ 125 sur le millier d'entreprises off shore recensées en Tunisie, le gouvernement a mis en oeuvre une série de mesures : financement des cotisations sociales, prise en charge travailleurs licenciés, mise en place de facilités financières notamment.

Le Centre technique tunisien du textile (CETTEX)  a également chargé Jacques-Hervé Levy, directeur régional de l'Institut français du textile-habillement, d'étudier l’impact de la crise sur la filière et de proposer des pistes de relance, qui étaient attendues pour la fin juin 2009. 

Plus réactif que les producteurs asiatiques à la demande européenne

Dans ses conclusions, Jacques-Hervé Lévy estime que le secteur est "loin d’être en situation d’urgence".

L'expert français suggère trois issues : la migration vers le textile technique, le ré-endettement de la filière avec garantie de l’Etat, et l’intensification de la promotion.

D’autres experts soulignent que la branche dispose de sérieux avantages compétitifs pour dépasser la crise. Parmi eux, la proximité du plus riche marché du monde, l’Union européenne (UE), en regard avec la réactivité des sites de production tunisiens.

Selon Hervé Huchet, directeur de la division mode de l'organisateur de salons professionnels Eurovet, «cette réactivité est actuellement d’une à deux semaines pour les sites de production en Tunisie, et de trois mois et plus pour les sites asiatiques". 

La Tunisie, 2e fournisseur de l'UE en soutien-gorges en maillots de bain, 3e en jeans et en vêtements professionnels, et 4e en pantalons tissés, peut donc tirer son épingle du jeu pour peu qu'elle exploite la tendance de la grande distribution européenne à privilégier le sourcing de proximité, auprès du Sud de la Méditerranée.


Brahim Krimi, à TUNIS
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L’UPM va-t-elle sortir de sa voie de garage ?

Passer de projet à réalité demeure le véritable enjeu pour l’Union pour la Méditerranée. Notre enquête et les interviews réalisées sur les deux rives de la Méditerranée montrent que tout n’est pas aussi évident que le voudraient les politiques européens. L'UPM reste en chantier....



Malgré un ciel assombri par les événements de Gaza, l'UPM veut continuer à réunir Europe et rive Sud de la Méditerranée (photo Frédéric Dubessy)
Malgré un ciel assombri par les événements de Gaza, l'UPM veut continuer à réunir Europe et rive Sud de la Méditerranée (photo Frédéric Dubessy)
MEDITERRANEE. Alors que l’Union pour la Méditerranée (UPM), portée sur les fonts baptismaux le 13 juillet 2008 à Paris sous la houlette de la France et de l’Egypte, s’apprête à souffler sa première bougie, le projet a du mal à séduire sur la rive Sud de la Méditerranée.

Actuellement au point mort, ce véhicule qui voulait embarquer la quarantaine de pays constituant l’Europe et la rive Sud de la Méditerranée, peine à passer la première.

Les principaux freins se nomment événements de Gaza, crise économique, problèmes d’entente entre pays maghrébins, mais aussi changement de nature du projet entre Union de la Méditerranée et Union pour la Méditerranée que certains n’ont toujours pas digéré...

Se voulant le moteur d’un développement économique qui s’appuie sur une alliance entre les deux rives de la Méditerranée, l’UPM doit d’abord passer par une entente entre les politiques, les vrais pilotes de cette Union. Même si Philippe de Fontaine Vive, vice-président de la Banque européenne d'investissement (BEI), suggère de s'affranchir du politique pour avancer plus vite (lire : « Il faut accepter de ne pas passer le niveau politique » ).

Le 25 juin 2009, tout pourrait redémarrer

Le starter pourrait cependant bien être enclenché dès le 25 juin 2009 avec la tenue de la première réunion de l’UPM depuis les événements de Gaza. Sont attendus à Paris, pour évoquer différents projets communs à mettre en place et notamment ceux sur le solaire et la pollution en Méditerranée, les 43 ministres de l’Environnement des membres de l’UPM. Ils devraient définir un schéma d’aménagement méditerranéen.  

Il en faudra cependant plus pour que l’UPM atteigne sa vitesse de croisière. Notre enquête, menée sur les deux rives de la Méditerranée, nous montre un réel décalage entre les ambitieux souhaits européens et le degré d’implication des Méditerranéens du Sud.

C'est en tout cas ce qu'il ressort de la dizaine d'interviews réalisées pour ce dossier. Pour nos interlocuteurs, la route reste longue et sinueuse.

En France, Olivier Stirn, conseiller du Président de la république française pour l’UPM, s'affirme optimiste et assure que l’ « UPM va mettre en œuvre un certain nombre de projets dans les domaines économique et culturel ». (lire : Olivier Stirn : « L'UPM doit créer un axe Euro-Afrique »). Pour son compatriote Gilles Pennequin, « la crise est terminée et le processus reprend » (lire : Gilles Pennequin :« Il ne faut pas attendre la paix pour faire des projets »).

Si la porte reste ouverte au Maroc (lire : Le Maroc déçu par l'UPM ), où les politiques reconnaissent volontiers les apports de l’UPM, le monde de l’entreprise fustige l’attitude de la France qui « vide de son enveloppe l’UPM ». Ils parlent d’ailleurs de rendez-vous manqué.

En Algérie, les chefs d’entreprises interrogés avouent aussi leur scepticisme (lire : L'UPM ne fait pas recette auprès des Algériens). S’ils croient aux projets en commun, à condition que tout le monde y trouve son compte, ils soulignent les « facteurs bloquants » que continuent de constituer certains aspects politiques et culturels dont Gaza, mais aussi le problème du Sahara.  Certains d'entre eux proposent une solution médiane : un rapprochement entre Europe, Maghreb et Turquie.

Cette solution présenterait l'avantage de laisser au bord de la route l'un des principaux blocages : la problématique israélo-palestienne. Pour les Israéliens,  l’Union pour la Méditerranée n’est toujours pas une priorité. Le pays préfère regarder du côté de l'Iran et se mobiliser sur son processus de paix (lire : Israël n'est pas prêt de s'investir dans l'Union pour la Méditerranée).

Bref, si l'idée est bonne, le pont reliant symboliquement l'Europe à la rive Sud de la Méditerranée reste un beau projet mais encore en chantier. Un chantier qui n'avance pas à la même vitesse selon la rive...
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Olivier Stirn : "L’UPM doit créer un axe Euro-Afrique"

Conseiller à la Présidence de la république française pour l’Union pour la Méditerranée, cet ancien ministre français reste confiant sur les relations entre les deux rives. Selon lui, l’UPM doit se prolonger jusqu’à l’Afrique noire et tisser des liens grâce à des projets communs avec l’Union du Maghreb Arabe (UMA).



Olivier Stirn veut associer l'ensemble de l'Afrique au processus UPM (photo Frédéric Dubessy)
Olivier Stirn veut associer l'ensemble de l'Afrique au processus UPM (photo Frédéric Dubessy)
FRANCE / MEDITERRANEE.
 
Econostrum.info : Depuis quelques mois, l’Union pour la Méditerranée laisse l’impression d’un projet mort-né ?
 
Olivier Stirn : C’est une mauvaise impression. Dans quelques semaines, l’UPM va mettre en œuvre un certain nombre de projets dans les domaines économique et culturel. De plus, les 43 ministres de l’Environnement européens et méditerranéens se réunissent à Paris le 25 juin 2009 pour parler notamment de solutions contre la dégradation de l’environnement en Méditerranée.

L’ensemble de ces projets avance bien et avec l’unanimité des membres. L’UPM fonctionne donc toujours.
 
Econostrum.info : De l’autre côté de la Méditerranée, on semble pourtant ne pas partager votre optimisme ?
 
Olivier Stirn : Les événements de Gaza ont ralenti le déroulement politique de l’UPM. Avant ces problèmes qui divisent, nous avions décidé d’un siège à Barcelone et d’un secrétariat général en Israël.  Si une solution est trouvée au Proche-Orient, et d’ici un an je pense que l’on aura beaucoup avancé, il est évident que cela boosterait l’ensemble.
 
Mais, tout ceci n’empêche pas tous les autres projets de progresser. Il faut forcer le destin, nous n’avons jamais été aussi prêts d’une solution aujourd’hui. L’ensemble des peuples arabes, y compris la Syrie, souhaitent la paix. Je ne constate pas de freins extérieurs forts. Je crois qu’il faut profiter de ces circonstances pour accélérer les questions. Si l’UPM peut faciliter la solution du Proche-Orient, tant mieux !

D’autres problèmes restent des freins à l’UPM, comme Chypre et les relations Maroc-Algérie. Se rencontrer régulièrement peut faciliter des solutions. 

"Il faut rapprocher l'UPM de l'Afrique"

Econostrum.info : Décider d’un siège pour l’UPM à Barcelone, donc en Europe, n’était peut-être pas le meilleur message à envoyer ?
 
Olivier Stirn : Barcelone a été accepté à l’unanimité ! La France n’était pas hostile à ce que le siège soit de l’autre côté de la Méditerranée, mais les pays du Maghreb n’étaient pas d’accord entre eux et finalement il y a eu un consensus de l’ensemble des pays.
 
Econostrum.info : L’absence de la Libye à l’UPM reste un problème.
 
Olivier Stirn : Kadhafi est hostile à l’UPM car il pense que l’UPM va couper l’Afrique. Mais la Libye veut être présente dans les projets concrets comme le solaire. Kadhafi verra ce que l’on fait et il évoluera. Le jour où elle le souhaitera, la Libye pourra intégrer l’UPM.
 
Econostrum.info : Où en est votre mission ?
 
Olivier Stirn : Le Président de la République (ndlr : française) m’a chargé d’une mission : rapprocher l’UPM de l’Afrique. J’étais voici quelques jours aux obsèques d’Omar Bongo avec Nicolas Sarkozy et j’ai pu discuter avec une quinzaine de chef d’Etat africains.
 
Un certain nombre de pays d’Afrique noire craignait qu’avec l’UPM, les fonds de l’Union européenne n’aillent qu’au bord de la Méditerranée. Pourtant, l’UPM est loin d’être un obstacle, mais au contraire se veut un levier en obligeant tous les pays d’Europe à se réorienter vers le sud au lieu de l’est.

"On ne peut réaliser de grands investissements que rassemblés"

Econostrum.info : Vous pensez donc que l’UPM a vocation à intéresser l’ensemble du continent africain ?
 
Olivier Stirn : Bien sûr ! Je suis chargé de trouver des projets communs aux deux unions : Union pour la Méditerranée et l’UMA, Union du Maghreb Arabe. Un certain nombre de projets de l’UPM, comme par exemple l’énergie solaire, vont être étendus à l’Afrique noire.

Nous veillerons donc à ce que l’UPM se prolonge vers l’UMA.

L’UPM doit créer un axe Euro-Afrique. Les deux continents sont complémentaires. L’Afrique se développe et l’Europe doit être un des moteurs de ce développement aux côtés de tous les autres grands du monde. Le projet UPM entraîne toute l’Europe vers cet axe qui peut être générateur de paix sur ce continent.

L’Euro-Afrique est un objectif à moyen terme pour l’équilibre mondial.
 
Econostrum.info : L’UPM ne suscite pas l’enthousiasme des pays du Maghreb, et déjà vous envisagez une seconde étape vers l’Afrique ?

 
Olivier Stirn : Les projets de l’UPM vont s’étendre tout de suite vers l’Afrique. Pas dans un second temps ! Je vais aller dans chacun de ces pays pour voir les projets communs possibles entre les pays méditerranéens et ceux de l’Afrique noire. Ces projets seront concrets et permettront de tisser des liens.

Dans le monde actuel, on ne peut réaliser de grands investissements que rassemblés. Nous raisonnerons donc de plus en plus avec de grands ensembles et l’UPM doit être l’un de ceux-là.
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Toute l’info économique du bassin méditerranéen



De Casablanca à Gênes, d’Athènes à Alger, de Tunis à Marseille en passant par Barcelone… Il suffit désormais d’un clic sur econostrum.info, pour découvrir toute l’actualité économique du bassin Méditerranéen.

Derrière ce nouveau média, aucun grand organe de presse ou groupe industriel. Douze journalistes expérimentés, spécialisés en transports, aménagement du territoire, services, finances, institutions, tourisme… Des professionnels avides de faire partager une information à la fois neutre, indépendante et pertinente sur les deux rives de la Méditerranée.

Articles de fond, analyses, brèves, infos pratiques apportent au quotidien un éclairage neuf et synthétique sur cette région du monde, une nouvelle fois sous les projecteurs avec le lancement, le 4 novembre dernier à Marseille, de l’Union pour la Méditerranée.

Pour Gérard Tur, directeur de la publication, à l’initiative du projet, il s’agit avant tout d’apporter au lecteur « une information de terrain et de tisser très rapidement un réseau de correspondants sur tout le pourtour méditerranéen. Le site econostrum.info n’utilise pour l’instant que le Français, mais sera rapidement multilingues. Nous voulons en faire un fil continu et gratuit d’informations à l’intention des décideurs, un outil pour les échanges et le développement économique en Méditerranée. Nous sommes indépendants et entendons le rester ».

Aussi réactif qu’une agence de presse et avec la même rigueur d’analyse qu’un journal économique classique, econostrum.info est un site internet d’informations gratuites. Il fonctionne grâce à la publicité et par le biais de partenariats passés avec des organismes privés, associatifs et institutionnels.

Deux fois par semaine, une Newsletter reprenant les grands titres du site sera adressée au lecteur sur sa boîte mail.

Connaître les grands projets de l’autre rive, les partenariats, les alliances, les aides européennes… econostrum.info se veut le creuset de l’information économique. Plus la peine de surfer sur des dizaines de pages web sur les sites de chaque des pays !

Au-delà des articles, le site servira également de base de données à tous les acteurs économiques et politiques du bassin Méditerranéen.
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"Délit de solidarité" et droits de l’homme

NOUVELOBS.COM | 30.06.2009 | 16:33

Sihem Bensedrine, chargée de mission à la Fédération internationale des droits de l’homme (FIDH) et à l'Organisation mondiale contre la torture (OMCT), était, lundi 29 juin, l'invitée des forums du Nouvel Observateur. Elle est co-auteure du rapport : « Délit de solidarité » ( *). Cette journaliste tunisienne a fondé le Conseil National pour les Libertés en Tunisie (CNLT) en 1998.

Eric Besson, ministre de l’immigration, nie l’existence d’un « délit de solidarité ». Pourtant « c'est un terme qui revient de façon récurrente dans les interviews que nous avons faites; ce mot exprime un sentiment clair de citoyens français, engagés dans des actions d'aide aux immigrés. Les pouvoirs publics sont en train de sanctionner leurs gestes de solidarité et de les dissuader d’une posture de citoyenneté vigilante de leur part » explique la journaliste militante des droits humains. « Le rapport est bourré d'exemples concrets ». La France, pays des droits de l’homme, risque fort d’être un jour montrée du doigt. Le problème se situe bien au delà des positions d’Eric Besson. « C'est un gouvernement entier qui est responsable de cette politique du "tout sécuritaire" (…) avec ses conséquences désastreuses sur la liberté des citoyens français ».

Quant aux sans-papiers, ils sont particulièrement mal traités. « J'ai vu à Calais des jeunes diplômés venus de Gaza, du Darfour, et d'autres zones de conflits (qu'on leur a imposés) et qui croyaient dans le message humaniste de l'Europe, vivre dans des conditions d'indignité intolérables au Nord de la France au vu et au su des autorités publiques. ». Enfin, l’indignation à géométrie variable des pays occidentaux choque Sihem Bensedrine. «  « L'Europe ne s'émeut pas de façon égale des violations démocratique selon le lieu où elles se produisent. (…) C'est ce qui fait douter de larges franges des populations du Sud de la sincérité du message démocratique de l'Occident. » Ainsi la France fait preuve d’une grande mansuétude envers la Tunisie, malgré les violations des droits de l’homme qui s’aggravent, explique la journaliste, elle-même régulièrement victime d’actions policières et juridiques.

Claire Fleury

 

( *) le rapport est consultable sur :

http://www.fidh.org/L-Obstination-du-temoignage-rapport-2009-defenseurs-droits-humains
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Par elkhadra
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Jeudi 2 juillet 2009

http://site.voila.fr/scrippy2/mascvenise/venis1.gif

GRIPPE H1N1


Cher Ami,

Je pense qu’il a eu un défaut d’information concernant la grippe H1N1 . A cette occasion je voudrais transmettre à vous et vos collègues ma vision surtout pour un virus que je connais assez bien. L’apparition d’un nouveau variant de virus grippal est un phénomène naturel qui a existé très probablement même avant l’apparition de l’homme sur terre (les virus sont des structures primaires de la vie) et qu’on a toujours reconnu en particulier avec les 1eres observations virologiques du siècle dernier. Donc c’est un évènement naturel inéluctable un peu comme un séisme en région tellurique, on sait que ça va arriver mais pas quand. Quoi qu’on fasse, la pandémie H1N1 surviendra et touchera inéluctablement notre pays et d’ailleurs à ce moment même, un 3eme cas vient d’être enregistré. La seule éventualité est de se faire vacciner avant l’arrivée de la pandémie. Ceci est peu plausible au vu du nombre d’unités vaccinales qui seront produites par l’industrie et la priorité qui sera (à coup sur) donnée à la vaccination des populations d’Europe et d’Amérique du nord et donc les vaccins seront disponibles en Tunisie pas avant l’automne 2010. En attendant, il faut savoir que cette nouvelle grippe présente une gravité pratiquement similaire à la grippe classique qui circule dans notre pays et au cas où une forme grave se présente, le Tamiflu est disponible mais il ne faut pas oublier comme pour toute grippe, la gravité est souvent due en grande partie à la surinfection bactérienne qui répond bien au traitement antibiotique adaptée selon le résultat de l’exam cyto bact des crachat.

Avec mes amicales salutations.

Professeur Jalel BOUKADIDA.
Par elkhadra
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Mercredi 1 juillet 2009
http://www.bakchich.info/IMG/jpg_jpg_jpg_jpg_obama2-22089.jpg
Sadri Khiari : Obama aux musulmans : « Je vous ai compris ! »
On ne peut nier au nouveau président des Etats-Unis une certaine habileté.

Il sait où nous avons mal. Il sait ce qui nous fait plaisir. Obama n’ignore rien de nous.

Peut-être est-ce parce qu’il est noir et qu’il connaît les ravages de l’esclavage, de la colonisation et des inégalités raciales ; peut-être est-ce parce qu’il est un ancien musulman, que ses ancêtres étaient musulmans, qu’il a lui-même longtemps vécu dans des pays majoritairement musulmans ; peut-être est-ce tout simplement parce qu’il a de bons conseillers.

Quoiqu’il en soit, il connaît les distorsions de notre fierté. Nous sommes fascinés par la modernité occidentale toute puissante ; nous aspirons ardemment à lui ressembler et nous la haïssons parce que nous savons qu’elle s’est construite en nous écrasant.

La Modernité nous a tués et nous espérons qu’elle nous ressuscite. Nous sommes même disposés à nous suicider pour cela. Nous lui demandons seulement qu’elle reconnaisse nos mérites passées et, par conséquent, nos dispositions à avoir encore quelques mérites. Surtout le mérite d’être modernes, d’aller un jour sur la lune et d’avoir nos propres multinationales qui réduiront les peuples à la misère.

Quitte à réjouir nos adversaires, reconnaissons-le : aujourd’hui encore, plus que de libération, nous rêvons d’« intégration ».

Et Obama nous offre l’« intégration ».

A condition, bien sûr, que nous renoncions définitivement à la libération.

Quelle est la différence entre libération et intégration ?

C’est simple.

La libération consiste à libérer le monde des différentes formes d’oppression des peuples qu’a porté en elle et que continue de reproduire la Modernité. L’intégration, c’est boire du champagne hallal et en être fier. Voilà donc ce que nous promet le nouveau président des Etats-Unis si nous acceptons d’être sages. Voilà, au fond, ce que signifient toutes les paroles gentilles qu’il a prononcées en Egypte à l’égard de l’islam et des musulmans.

Est-ce à dire qu’il n’y a rien de nouveau sous le soleil ?

Certainement pas.

Si nous n’avons pas la naïveté de croire que la personnalité d’Obama détermine la politique de Etats-Unis, il est clair que son discours du Caire met en lumière les nouveaux rapports de forces qui se dessinent depuis quelques années déjà. Leur fluidité mais aussi une certaine permanence. Dans le monde et aux Etats-Unis. Les deux étant inextricablement liés. Au Moyen-Orient, en Amérique et à l’échelle de toute la planète. Les trois ne pouvant être séparés. La Maison blanche réévalue ses priorités. Elle appréhende différemment ses propres enjeux. Elle balance ses stratégies. Son ambition ne cesse d’être hégémonique mais il est possible qu’elle en revisite les moyens. En tout état de cause, si Obama fait l’éloge de l’islam, c’est qu’il pense pouvoir aller à l’encontre d’une opinion américaine - et plus largement occidentale -, habituée depuis au moins une décennie à ne pas concevoir le musulman autrement que comme un terroriste potentiel. S’il n’hésite pas à contrarier les dirigeants israéliens, sans rien donner, il est vrai, aux Palestiniens, c’est qu’il pense désormais pouvoir le faire. Ou, au moins, tester les résistances au sein même des institutions américaines à une politique qui n’identifie plus les intérêts américains - ou plus largement encore occidentaux - aux intérêts de l’expansionnisme israélien. Rien n’est encore joué. Rien n’est stable. Les rapports de forces au sein même des dispositifs complexes de l’Administration américaine ne sont pas encore tranchés. Il n’est même pas sûr qu’Obama sache exactement où il veut aller et où il peut aller. Il semble espérer se détacher du foyer de tensions moyen-oriental pour avoir les mains libres ailleurs (Russie ? Chine ? Crise domestique étatsuniennes ?) mais rien n’indique encore s’il en a les moyens. Qu’il parle en bien de l’islam ne rompt que partiellement avec l’idéologie propagée par les néo-conservateurs républicains. A la guerre des civilisations prônée par ceux-ci, il substitue l’amour entre les civilisations. Mais le paradigme dans lequel il conçoit le monde est toujours celui d’un rapport conflictuel entre civilisations, prises comme des ensembles culturels immuables et homogènes. Les crises, les affrontements, les guerres ne seraient pas le produit d’enjeux politiques déterminés par des intérêts de puissances bien précis, mais le résultat d’une hostilité ou d’une incompréhension entre l’Occident et l’Islam. Sinon pourquoi ferait-il un discours aux musulmans ? Si l’islam est une composante majeure de l’identité palestinienne comme l’est également l’arabité, le dit conflit israélo-palestinien n’oppose pas musulmans et juifs ou « civilisation judéo-chrétienne », mais bien un Etat colonial et un peuple colonisé qui aspire à sa libération. Sa dimension mondiale, on ne le redira jamais assez, est celle d’une lutte des peuples dominés contre les institutions et les logiques impériales et coloniales.

Sur la question palestinienne, puisque nous y sommes, prenons garde également à ne pas nous bercer d’illusions. Incontestablement, la Maison blanche expérimente une autre voie que celle qui a été suivie par la précédente administration américaine. Cette autre voie a-t-elle trouvé sa cohérence ? A-t-elle des appuis politiques suffisamment puissants ? Fera-t-elle long feu ? Quatre mois après l’accession d’Obama au pouvoir, il est encore difficile de le dire. Surtout, nous savons tous parfaitement que, dans le meilleur des cas, la nouvelle stratégie américaine qui se cherche n’aura d’autres objectifs que d’étouffer la résistance palestinienne.

Les Etats-Unis exercerons peut-être des pressions sur le nouveau gouvernement israélien pour calmer ses ardeurs militaires, mais les pressions seront encore plus grandes sur les Palestiniens (et l’ensemble des pays arabes) pour qu’ils acceptent une nouvelle « offre généreuse », c’est-à-dire un micro-Etat, dépourvu des attributs majeurs de la souveraineté, sinon d’administrer une portion infime de la Palestine, sous la surveillance étroite des soldats israéliens. C’est ce qu’ils appellent la Paix. Contentez-vous de cela, diront-ils, parce qu’avec Netanyahou-Lieberman-Barak au pouvoir en Israël, ce pourrait être pire ! Remerciez Obama parce qu’avec Bush, ce n’est pas la Charte constitutive de l’OLP qui aurait été « caduque » mais la Palestine comme nation.

Effectivement, il y a une différence entre le nouveau président et l’ancien. Bush, semblable en cela à Sharon, avait une stratégie très claire qu’on pourrait résumer en quelques mots bien connus : « Qui veut tuer son chien l’accuse de la rage ». Obama, lui, semble adepte d’une autre politique que l’on peut résumer ainsi : « Tout flatteur vit aux dépens de celui qui l’écoute » (qu’on ne nous parle pas de sa sincérité ou de son humanisme : dans l’Amérique d’aujourd’hui, un humaniste n’accède pas au pouvoir !).

Vigilance, donc. Vigilance mais non pas désespoir. Car, si Obama a été élu, si Obama n’est pas Bush, c’est pour une raison et une seule : la stratégie bushienne a fait faillite. Plus exactement, les Etats-Unis ont perdu une, deux, trois batailles décisives. Et avec les Etats-Unis, Israël. En Afghanistan, en Irak, en Palestine, au Liban, les projets américains se sont écroulés. Tout le monde le reconnaît, aujourd’hui. Mais, ce qu’on oublie généralement de souligner, c’est que si l’Amérique a perdu ces batailles, c’est parce qu’elle s’est heurtée à la résistance des peuples. Si l’Administration américaine a tant de difficultés à s’unifier autour d’une nouvelle stratégie, c’est parce que la résistance des peuples ne faiblit pas. Si la contre-révolution coloniale mondiale est contrainte de trouver de nouvelles armes politiques, c’est parce que la force des armes ne suffit plus à contrer nos résistances. Nous sommes encore faibles, certes, mais bien moins faibles qu’auparavant.

Obama nous achètera-t-il pour quelques « essalemou aleïkom » ?

Sadri Khiari,

 6 juin 2009

http://www.indigenes-republique.fr:80/une.php3?id_article=583

Par elkhadra
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Mercredi 1 juillet 2009

http://www.france-palestine.org/IMG/jpg/p16.jpg
Rannie Amiri :  Le Temps Est-Il venu du Changement ?.

"...Au Moyen Orient il y a "élections" et élections.

La majorité des élections, quand il y en a effectivement, tombe invariablement dans la première catégorie. Il y en a quelques unes néanmoins, qui se classent dans la seconde - des élections transparentes, légitimes, ayant du sens, qui ont à la fois des implications internes et régionales..."

" C'est dans l'intérêt du Liban et de sa stabilité qu'il y ait un accord et un partenariat entre les Libanais pour gérer les affaires de leur pays". Sayyid Hassan Nasrallah, dirigeant du Hezbollah à propos des prochaines élections parlementaires
"Nous ne voulons pas faire partie du gouvernement si l' Alliance du 8 Mars (menée par le Hezbollah) gagne les élections". Saad Hariri, dirigeant de l'actuelle majorité parlementaire.
Au Moyen Orient il y a " élections" et élections. La majorité des élections, quand il y en a effectivement, tombe invariablement dans la première catégorie. Il y en a quelques unes néanmoins, qui se classent dans la seconde - des élections transparentes, légitimes, ayant du sens, qui ont à la fois des implications internes et régionales.
L'une de ces élections les plus connues est celle qui s'est tenue en Janvier 2006 quand le Hamas a remporté les élections parlementaires palestiniennes, obtenant la majorité au Conseil National de Palestine et la capacité de former un gouvernement.

Surveillée par le Centre Carter, l'ancien Président US, Jimmy Carter a dit d'elles qu'elles avaient été des élections "ouvertes, honnêtes, et justes". Inutile de disserter sur la réaction qu'elles ont provoquée aux US, Israël et en Egypte - et en conséquence la punition subie par l'électorat .
En Juin prochain, deux pays du Moyen Orient vont tenir des élections qui auront des conséquences régionales, à quelque 5 jours d'intervalle; le Liban le 7 Juin et l'Iran le 12 Juin.
On a récemment discuté (http://www.counterpunch.org/amiri04102009.html) de l'affrontement entre le Président iranien Mahmoud Ahmadinejad et les candidats réformistes Mir -Hossein Mousavi et Madhi Karroubi.
Compte tenu du cadre politique libanais complexe basé sur le sectarisme c'est plus compliqué de comprendre les mécanismes et dynamismes derrière le vote parlementaire à venir.
8 Mars 8 versus 14 Mars
Actuellement au Liban il y a deux principales coalitions politiques, dénommées 8 Mars et 14 Mars.
L'Alliance du 8 Mars est ainsi dénommée suite à la manifestation de masse de 2005 à Beyrouth organisée par le Hezbollah pour exprimer son opposition à son désarmement, en soutien à la Syrie et à la résistance à Israël. La coalition comprend principalement le Hezbollah, le parti Amal de Nabih Berri et le Mouvement Free Patriotic (FPM) séculier du général Michel Aoun. Alors que Nasrallah et Berri sont des Musulmans Shi'ites, Aoun est un Chrétien Maronite et par conséquent bénéficie du soutien des Maronites et d'autres groupes chrétiens.
L' Alliance du 14 Mars, a été nommée après l'énorme manifestation du 14 Mars 2005 à Beyrouth, mais elle carrément anti syrienne. Elle a eu lieu exactement un mois après l'assassinat du Premier Ministre Rafiq Hariri et a marqué le début de la " Révolution des Cèdres". Cela a finalement mené au retrait de toutes les troupes syriennes du Liban après 29 ans de présence. le 14 Mars est l'actuelle coalition au pouvoir soutenue par les pays occidentaux et comprend principalement les partis sunnite druze et chrétien. Elle est conduite par Saad Hariri, milliardaire et fils de Rafiq, et son parti, le Future Movement, en constitue le principal bloc.
La tension et les récriminations mutuelles entre les coalitions du 8 Mars et du 14 Mars se ont augmenté dramatiquement après l'attaque israélienne de Juillet 2006 contre le Liban. Cela a mené à une impasse politique de 18 mois au cours de laquelle le pays est resté sans président et les craintes d'un retour de la guerre civile se sont de nouveau répandues.
Cette longue impasse s'est finalement terminée après que des représentants des deux camps se soient rencontrés au Qatar en Mai 2008 et que l' Accord de Doha ait été accepté. Dans l' Accord, l'Alliance du 8 Mars a obtenu un droit de véto sur les décisions du cabinet. Une fois que cet obstacle et d'autres ont été surmontés, le candidat de consensus Michel Suleiman a rapidement été élu Président.
Arithmétique parlementaire
Ensuite, il est important de comprendre comment le parlement libanais est structuré.
La Chambre des Députés, ou Assemblée Nationale, comprend 128 sièges répartis à égalité entre Chrétiens et Musulmans. Ces sièges sont en plus sous divisés entre les 18 groupes religieux reconnus du pays ( les Chrétiens Maronites Disposent de 34 sièges, les Orthodoxes 14, les Sunnites 27 et les Shi'ites 27 etc...) On doit faire remarquer que cette répartition n'est basée sur aucune information démographique récente; le dernier recensement au Liban a eu lieu en 1932 et aucun n'a été réalisé depuis.
A l'Assemblée Nationale, l' Alliance du 14 Mars détient 70 sièges et celle du 8 Mars, 58.
En tenant compte que la plupart des candidats sunnites et shi'ites appartiennent respectivement au 8 Mars et au 14 Mars, les sièges détenus par ces deux communautés ont peu de chance de changer de mains et de faire pencher la balance d'un côté ou de l'autre.
En fait, le facteur décisif dans les élections législatives dépendra en grande partie de la répartition des votes chrétiens; pour le FPM d'Aoun ou pour les autres partis chrétiens affiliés au 14 Mars. Cela vaut aussi pour le vote druze qui a aussi, mais dans une moindre mesure, des partis dans les deux coalitions.
Des analystes croient qu'il y aura seulement 30 sièges en jeu, et le 8 Mars n'a besoin que de remporter 7 sièges supplémentaires pour obtenir une majorité parlementaire.

Libération des généraux.
Cette semaine, un évènement s'est passé qui pourrait les aider à atteindre leur but. 4 généraux détenus sans preuve pendant presque 4 ans après l'assassinat d' Hariri ont été relâché inconditionnellement sur ordre du Tribunal Spécial pour le Liban sous l'égide de l'ONU. Le juge du Tribunal a conclu qu'i n'y avait pas de preuve pour justifier la prolongation de leur détention qui était basée sur le seul témoignage d'un témoin qui s'est depuis rétracté, et a dit que les généraux n'étaient plus considérés comme suspects.
"Notre détention était motivée politiquement et a été exploitée pendant 4 ans par la majorité. Nous avons été emprisonnés à cause d'une décision politique mais avons été libérés par une décision de jusitice" a dit l'un d'eux lors de sa libération.
Les responsables judiciaires libanais qui ont d'abord ordonné leur détention, sont de proches alliés d' Hariri, et ce dernier pourrait effectivement en pâtir politiquement car les demandes appelant à leur démission commencent à se développer.

Le temps est-il venu du changement ?
Compte tenu de l'étroite marge attendue pour la victoire , aucune communauté religieuse, groupe, parti, ou alliance ne peut seul efficacement gouverner le Liban. La nécessité évidente d'une allliance parmi les partis politiques et les courants religieux fait du Liban un cas unique parmi les pays arabes et c'est exactement ce qu' Hassan Nasrallah, dans la citation en introduction, a indiqué. Malheureusement, il semble qu' Hariri ne pense pas comme cela si le 14 Mars ne gagne pas.
La possibilité de remplacer un gouvernement pro US au Liban, enfant adoptif identique au nexus pro américain Egypte Jordanie Arabie Saoudite, a obligé la secrétaire d'état Hillary Clinton a faire une visite imprévue à Beyrouth le weekend dernier. Interférant dans une élection pour laquelle elle a appelé à ne pas interférer, elle a également menacé implicitement d'une réduction de l'aide si le 8 Mars gagnait. Israël prévoit également des exercices militaires de grande ampleur sur la frontière libanaise une semaine avant le vote.
Mis à part l'intimidation et les menaces, les élections du printemps au Liban serve encore d'exemple de l'influence déclinante des dirigeants qui se sont alignés inconditionnellement sur les US et leur politique au Moyen Orient; que ce soit en adoptant une position réflexe anti iranienne, ou en soutenant le siège d'Israël et l'attaque contre Gaza, ou avec comme objectif d'étouffer la capacité de leur propres citoyens à s'exprimer librement dans les médias et dans les urnes.
Dans ce dernier cas de figure, le Liban est certainement l'exception. Et le 7 Juin, il a la capacité de divorcer de l'axe US Israël Egypte Jordanie Arabie Saoudite et d'envoyer un puissant message au reste du Monde Arabe : si le petit Liban peut le faire, vous aussi.
Rannie Amiri - 

R. Amiri est un commentateur indépendant sur le Moyen Orient.

Edition du Weekend www.counterpunch.org.

Traduction Mireille Delamarre

http://www.planetenonviolence.org/Comprendre-Les-Elections-De-Juin-Au-Liban-Le-Temps-Est-Il-Venu-Du-Changement_a1897.html

 

 


 Georges Corm : « Au Liban, le problème n’est ni l’Iran… ni le Hezbollah ! ».

Georges Corm, ancien ministre libanais des Finances connu pour son franc-parler et la pertinence de ses analyses sur le Proche-Orient.

Georges Corm estime que telles qu’elles sont posées, les élections législatives libanaises, qui doivent avoir lieu aujourd’hui, se situent loin des véritables enjeux. Pour cet observateur avisé, le problème n’est ni l’Iran ni le Hezbollah, mais le fait que depuis 17 ans, sous prétexte de reconstruction, le pays a été mis en coupe réglée, au profit de groupes restreints de privilégiés soutenus par l’extérieur.
- De vives tensions entourent les élections législatives libanaises.

A ce propos, beaucoup craignent le réveil des vieux démons de la guerre civile. A quoi sont dues ces tensions, selon vous ?
- Il ne faut pas exagérer. Pour le moment, sur le terrain tout est calme.

Cependant, les interférences de certains Etats arabes et occidentaux ont transformé ces élections en confrontation régionale d’envergure, comme si une victoire de la coalition des partis d’opposition incluant le Hezbollah serait une catastrophe pour le pays et pour les intérêts occidentaux et arabes anti-iraniens. C’est absurde.
En 2005, le Hezbollah a gagné les élections avec ses alliés qui incluaient le Courant du futur à cette époque, sans que cela ne suscite aucun émoi.

Bien plus, le Hezbollah a participé à toutes les élections depuis 1992. C’est bien la première fois qu’un tel chahut est fait, non sans arrière-pensées bien sûr, à savoir œuvrer pour un désarmement du Hezbollah qui tranquillise Israël.
- Pensez-vous que ce climat délétère découle, entre autres, de la possibilité de voir le Hezbollah et ses alliés du moment effectuer une percée lors de ces élections ?
- La victoire militaire du Hezbollah en 2006 contre l’armée israélienne a été un événement historique majeur dans l’histoire de la région.
Depuis cette date, il ne s’agit plus que de décrédibiliser cette résistance victorieuse et de lui faire payer le prix d’une telle atteinte de lèse-majesté de l’Etat d’Israël. Il faut aussi porter atteinte au prestige du Courant patriotique libre du général Aoun dont l’alliance avec le Hezbollah, dès avant la guerre de 2006, a assuré la solidité du front interne et conforté la légitimité du Hezbollah, lors de la confrontation avec l’armée israélienne.
- Pour certains observateurs, les tensions dont on parle ne sont pas justifiées dans la mesure où une partie importante des sièges est déjà pourvue et où la place de chacun des acteurs politiques est prévue à l’avance... Quel est votre point de vue sur la question ?
- Dans certains districts électoraux, cela est vrai, mais pas dans d’autres et puis les électeurs peuvent se révolter lorsque les arrangements sont contre nature.
- Que pensez-vous de l’intrusion, dans ces élections, des Etats-Unis qui affichent un soutien franc au parti de Hariri ?
- La campagne électorale du courant Hariri et de ses alliés du 14 Mars a été largement faite par l’étranger. Des accusations contre le Hezbollah en Egypte, en Allemagne, en Azerbaïdjan, aux visites de dirigeants occidentaux dont le vice-président américain et ses menaces à peine voilées, au nombre invraisemblable d’observateurs venus surveiller le scrutin. Sans parler du déchaînement contre le général Aoun et des prises de position du patriarche maronite en faveur du 14 Mars. Il s’agit d’angoisser et d’effrayer les électeurs et de donner l’impression qu’une victoire de l’opposition serait une catastrophe pour le Liban. En arrière-plan, la possibilité d’une répétition d’un scénario des élections palestiniennes de fin 2006 où la victoire du Hamas a entraîné un blocus et un état de quasi-guerre civile entre Palestiniens. Mais les conditions ne sont pas du tout les mêmes au Liban, même si les des Etats arabes et occidentaux ont fait monter les enchères et les tensions de façon tout à fait irresponsable.
- Quel est, d’après vous, le principal enjeu de ces élections législatives ?
- Il est regrettable que les féroces débats électoraux se soient tous centrés sur la question des armes du Hezbollah et de l’Iran au lieu de débattre des vrais problèmes économiques et sociaux des Libanais, dont la dette publique qui ne cesse d’augmenter, la paupérisation croissante de la population – 50% vivent au seuil de pauvreté ou en dessous–, et la corruption massive sont le résultat de 17 ans de règne du Haririsme.
Rappelons ici que la dette libanaise est invraisemblable, plus de 50 milliards de dollars (180% du PIB) et son service absorbe plus de 60% des recettes de l’Etat. Au quotidien, les gens sont encore privés, 19 ans après la fin de la guerre (1975-1990), d’électricité courante : 3 heures par jour de coupure à Beyrouth, mais jusqu’à 12 heures ailleurs.
Il n’y a pas d’eau potable, le chômage est élevé et l’exode des cerveaux est massif.

Alors les malheureux Libanais doivent en plus payer pour boire de l’eau non polluée, payer pour s’acheter des générateurs électriques et les alimenter en fuel…

Le problème est le fait que depuis 17 ans sous prétexte de reconstruction le pays a été mis en coupe réglée au profit de groupes restreints de privilégiés soutenus par l’extérieur.
http://www.elwatan.com/Au-Liban-le-probleme-n-est-ni-l

Par elkhadra
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Mercredi 1 juillet 2009
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Loi contre la cybercriminalité: L'Internet «sous écoute»
 

par B. Mokhtaria

 

L'apparition des nouvelles technologies de l'information et de la communication (TIC) ont, certes, révolutionné le monde en facilitant le contact, la recherche et même la vie des populations par un accès rapide, facile et gratuit à l'information, mais elles ont aussi bouleversé les sociétés et imposé de nouvelles règles, qu'il faut désormais cerner et limiter pour éviter les dérapages.

Les prestations électroniques et les communications virtuelles sont devenues un moyen de vie moderne et très speed qui commence à inquiéter les Etats par les délits et crimes qui sont commis et que l'arsenal juridique existant ne constitue pas un bouclier efficace de lutte contre ce qui est appelé la cybercriminalité
. Mais face à cette inquiétude croissante, les lois portant règles particulières sur la prévention et lutte contre les crimes liés aux TIC risquent de se heurter aux libertés individuelles qu'il faut protéger. L'Algérie, à l'instar des autres pays, oeuvre à trouver un équilibre entre la sécurité du pays, du citoyen et de l'économie nationale et la lutte contre la cybercriminalité en élaborant des lois adaptées à cette nouvelle donne. Le choix, cependant, n'est pas difficile à faire pour les nations lorsque le danger des TIC menace la sécurité des populations.

Ce sujet d'actualité sera au menu de l'Assemblée populaire nationale (APN) lors de sa séance plénière prévue aujourd'hui. Une assemblée qui sera consacrée à l'adoption du projet de loi portant règles particulières de prévention et de lutte contre les infractions liées aux technologies de l'information et de la communication (TIC), et qui prévoit, dans son 5e chapitre, la création d'un organe national ayant une fonction de coordination en matière de prévention et de lutte contre la criminalité liée aux TIC. Il a pour mission l'assistance des autorités judiciaires et des services de police judiciaire dans les enquêtes qu'elles effectuent au sujet de ces crimes.

Les textes de loi sont-ils suffisants pour protéger les jeunes et les enfants des dangers des technologies de l'information, où faut-il renforcer ces initiatives par des campagnes de sensibilisation sur les méfaits des sites pornographiques et des sites d'apologie du terrorisme et de la violence ?

C'est la problématique qui a été posée, dimanche dernier, par les députés lors de la session de l'APN, et qui a suscité un débat sur les moyens à mettre en place pour mettre à l'abri toute une génération, car, comme l'a déjà déclaré le ministre de la Justice, M. Belaïz, «les autorités ne sont pas en mesure de surveiller et de contrôler» les prestations électroniques et autres communications virtuelles avec les moyens classiques, d'où, a-t-il dit, la nécessité de légiférer sur les divers usages informatiques, notamment dans le domaine du e-commerce, de la protection des données personnelles et pour faire face à la cybercriminalité.

M. Belaïz a également rappelé que l'Algérie avait introduit dans le code pénal amendé en 2004 des articles prévoyant une protection des systèmes informatiques en incriminant les actions malveillantes dirigées contre les systèmes de traitement automatisé des données. Le projet de loi vient donc «consacrer un cadre juridique plus approprié et plus adapté au contexte particulier de la lutte contre la cybercriminalité», du fait, a souligné le ministre, qu'il «combine des règles de procédure venant compléter le code de procédure pénale à des règles préventives dont le but est de permettre une détection précoce des attaques probables et une intervention rapide pour localiser leurs origines et identifier leurs auteurs».

Le projet prend en considération les conventions internationales pertinentes et l'adaptation aux lois nationales promulguées à ce jour, telles celles relatives à la lutte contre la corruption, le blanchiment d'argent, le financement du terrorisme et la drogue.

Dans son rapport préliminaire, la commission des affaires juridiques, administratives et des libertés de l'APN a insisté sur «la cybercriminalité en tant qu'un acte plus dangereux que la criminalité classique» et souligné la nécessité de trouver un équilibre entre la protection de la sécurité du pays, du citoyen et de l'économie nationale contre ce crime et la protection des libertés individuelles. Le rapport a, en outre, souligné l'importance de la protection des droits des citoyens et de leurs libertés fondamentales garanties par la Constitution.

Le projet de loi est composé de 19 articles répartis en six chapitres, dont le premier, qui définit l'objet, la terminologie et le champ d'application de la loi, souligne «le respect du principe du secret des correspondances et des communications» et la collecte et l'enregistrement en temps réel de leur contenu ainsi que des perquisitions et des saisies dans un système informatique.

Le 2e chapitre porte sur la surveillance des communications électroniques à des fins préventives en tenant compte de la gravité des menaces potentielles et de l'importance des intérêts à protéger. Sur cette base, les opérations de surveillance électronique ne peuvent être effectuées que sur autorisation de l'autorité judiciaire compétente. A cet effet, M. Belaïz a indiqué que la surveillance des communications électroniques est autorisée dans quatre cas : pour prévenir les infractions qualifiées d'actes terroristes ou subversifs et les infractions contre la sûreté de l'Etat ou lorsqu'il existe des informations sur une atteinte probable à un système informatique représentant une menace pour les institutions de l'Etat, pour la défense nationale ou pour l'ordre public, pour les besoins des enquêtes et des informations judiciaires lorsqu'il est difficile d'aboutir à des résultats intéressant les recherches en cours sans recourir à la surveillance électronique. Selon le projet, la surveillance des communications électroniques est autorisée dans le cadre de l'échange international en matière de cybercriminalité.

Le 3e chapitre du projet comprend les règles de procédure relatives à la perquisition et à la saisie en matière d'infractions liées aux technologies de l'information et de la communication.

Quant au 4e chapitre, il fixe les obligations qui incombent aux opérateurs en communications électroniques, notamment l'obligation de conserver les données relatives au trafic qui est à même de faciliter la détection des infractions et l'identification de leurs auteurs.

Le 6e et dernier chapitre propose la définition des règles de compétence judiciaire et de coopération internationale en général, la compétence des tribunaux algériens ayant été élargie aux infractions liées aux technologies de l'information et de la communication lorsqu'elles sont commises par des étrangers et qu'elles ont pour cible les intérêts stratégiques de l'Algérie.
Par elkhadra
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Mercredi 1 juillet 2009
http://samibenabdallah.rsfblog.org/images/torture-tunisie-5.JPG

Notre pays traverse une phase critique de son histoire

Par : M. Abdelaziz Agoubi

Notre pays traverse une phase critique de son histoire. Il s’agit d’une affirmation connue et partagée par tous. Cependant, nous voulons que le rôle de l’opposition tunisienne soit constructif et à la hauteur du défi. La participation de tous est donc indispensable et l’exclusion politique n’est apparemment pas une pratique exclusive du pouvoir en place que l’opposition lui reproche constamment.

Nous avons parlé de défi car à notre avis les problèmes de notre pays ne se résument pas à la simple dimension politique, bien qu’elle soit certainement importante. Mais, nous sommes face à un problème de civilisation beaucoup plus vaste et beaucoup plus profond. Autrement dit, tous les domaines (politique, économique, social, éducatif…) nécessitent des reformes profondes.

Si nous adhérons à cette analyse, nous affirmions que l’exclusion n’a pas à exister du fait que notre pays a besoin à toutes les compétences, à toute les idées créatives et à la participation de tous les citoyens tunisiens qu’ils soient dans l’opposition ou non. L’union de tous les efforts est indispensable même s’il est normal que les programmes soient différents puisque la différence est une source de richesse. C’est dans ce sens qu’il faut agir et les intérêts personnels n’ont pas à définir nos actions.

Chacun selon ses capacités et compétences doit participer à la construction de notre pays et de son développement. C’est une lourde tâche qui n’est peu être assurée par une formation politique, un parti ou un groupe (même si certains assurent qu’ils assument pleinement leur responsabilité). Quelle sens de la responsabilité si on prive une composante ou certaines personnes de participer à des entreprises sensées les concerner.

Nous appelons solennellement à une union nationale pour préserver notre pays de toutes les dérives éventuelles. Il ne faut pas se jouir d’un exploit passager et il faut se rappeler constamment de nos devoirs envers notre pays, des devoirs de civilisation fructueux qui seront reconnus ultérieurement par tous les Tunisiens pour l’honnêteté des actions.

Abdelaziz AGOUBI
Par elkhadra
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Mardi 30 juin 2009
http://accel21.mettre-put-idata.over-blog.com/2/45/75/05/Boutique/Fiches-produits/Kit-du-vice/Flasque-a-whisky-qui-empeche-le-vomi/Cle_FlasqueVomi.jpg
MONTAGE-VIDEOS ET INSULTES: Il ne manquait pourtant que Sakhr Materi



Slim Bagga

Une vidéo postée sur des moteurs de recherche tels google et yahoo me présente depuis le 20 mai comme un agent municipal qui ramasse les ordures. Il en est de même de Moncef Marzouki et de Maître Abdelwaheb Matar. Un montage réalisé avec doigté par les spécialistes de tous les montages allant des faux rapports sur la santé économique de cette République bananière jusqu'aux cassettes pornographiques contre ceux qui bousculent le désordre du bordel établi dans le pays, et cela depuis qu'un gang de mafieux et de bandits de grand chemin ont jeté leur dévolu sur l'Etat.
Je veux dire publiquement que j'assume cette vidéo, et pleinement. Oui, je ramasse les ordures que sont en train de semer en Tunisie les Trabelsi and Co. D'autres montages me présentent idem m'adonner au plaisir de Bacchus, comme le vagabond que peut être à ses origines un certain Imed Ben Leïla.
Là aussi, cela ne troublera nullement mon sommeil, mais m'offre au contraire l'occasion de dire haut et fort aux commanditaires de ces oeuvres de mauvais goût et aux mercenaires à leur solde: "Regardez vous! Vous êtes la risée du monde entier. Dîtes à Abdelwaheb Abdallah, à Ben Dhia et au peu de monde dans vos basses fréquentations qui savent encore lire, de vous interpréter dans votre langage des bas-fonds la théorie de la projection du coupable selon Freud"...Quant à moi, je vous échappe, je vous ignore, je vous méprise de pied en cap...
Enfin, j'ai appris que mon ami Mohamed Abbou a déposé plainte contre le torchon "El Hadath, son scribouillard en chef Jeridi et le PDG de l'ATCE, Oussama Romdhani. C'est que, sans rire l'écrivassier a publié que l'avocat était dans la ville de Bordeaux le 13 juin, et qu'on l'y a vu défiler dans le défilé de la "Gay Pride". Tiens donc!
Personnellement, je n'ai rien contre une telle parade, qui est une manifestation de liberté. Mais ce qui m'a le plus étonné c'est de n'y avoir pas croisé, ni dans celle de ce samedi 27 à Paris du reste, Sakhr Ben Félon Materi ni son parrain en "boulitic" Abdelaziz Ben Dhia.
ET ça, c'est très très grave! Ce ne devrait pas faire plaisir à la corporation... Mais alors pas du tout!!!
Et toc!
Par elkhadra
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Lundi 29 juin 2009



Appel pour le boycott des élections d’octobre 2009

Le 25 octobre 2009, les citoyens tunisiens seront appelés aux urnes pour élire leur président de la république et les représentants de la chambre des députés. La réforme pseudo constitutionnelle du 26 mai 2002 ayant supprimé la limite de nombre de mandats successifs pour le président sortant, elle lui octroie le droit de briguer un cinquième mandat et lui permet, concrètement, de se tailler une présidence à vie.

Arrivé au pouvoir par un coup d’Etat « médical » le 7 novembre 1987, Ben Ali, fut durant deux mandats, l’unique candidat à sa propre succession. En 1989 il fut « élu » avec 99,27% des voix et en 1994 il obtint 99,91% des voix. Les élections pseudo pluralistes inaugurées en 1999 maintiennent le statu quo. La participation de deux candidats de « l’opposition » ne l’empêche pas de remporter les présidentielles avec 99.45%. En 2004, malgré la présence de trois candidats, Ben Ali est « réélu » avec 94.49% des voix. Rien ne permet de croire que l’échéance électorale d’octobre 2009 sera différente. Bien contraire, tout indique qu’elle aura lieu dans des conditions encore plus graves que les précédentes.

***

Les mécanismes et les lois électoraux ajustés par le pouvoir, et surtout l’absence totale de toute forme de liberté, privent les tunisiens du droit de choisir librement leurs gouvernants. Sur le plan juridique les sept des neuf membres du Conseil constitutionnel, à qui incombe, notamment, la tâche de valider les candidatures à l’élection présidentielle, sont nommés par Ben Ali. Ainsi, les candidats officiels sont imposés par le Président lui même. A chaque élection il fait voter des lois exceptionnelles pour mettre au point des "élections " sur mesure et choisir par là ses adversaires.

Les lois électorales restreignent les candidatures à la présidentielle comme aux législatives, aux adversaires choisis et validés par Ben Ali et excluent du vote la majorité de la population tunisienne. Le code électoral est même façonné pour permettre de certifier la triche et d’accepter que le président-Etat-Parti chapeaute les différentes étapes des élections à sa guise. Aucune forme de contrôle indépendant n’est possible. Sur le plan politique le régime ne cesse d’affirmer son totalitarisme en dominant la vie sociale, économique, politique et culturelle du pays. Les organisations syndicales et politiques, les institutions et les acteurs de la société civile n’ont jamais été aussi persécutés et assiégés. Ils subissent quotidiennement la répression, les violations de leurs droits à s’organiser, à s’exprimer et à manifester librement. L’intimidation, le harcèlement, la prison, la violence, la torture et même l’assassinat sont les seules réponses que les autorités fournissent à la population et à la société civile. Rappelons les récentes actualités: Les militants du bassin minier de Gafsa qui croupissent depuis de longs mois en prison dans des conditions inhumaines, les milliers de jeunes accusés de terrorisme, victimes de torture, de traitement inhumain et de procès inéquitables, l’interdiction du congrès de l’UGET, l’emprisonnement et l’expulsion de ses militants des universités, le passage à tabac des opposants, le putsh qui se trame contre le SNJT et qui dit long sur l'état de la presse et de la liberté d'expression, l’interdit qui frappe les activités de la LTDH, la persécution que subissent les militants et les représentants de l’Association des Magistrats et de l’Association Tunisienne des Femmes démocrates, etc. Allergique à toute forme de pensée et de critique, le pouvoir ne tolère que les louanges. Le matraquage médiatique orchestré par le régime domine tous les espaces. Radios, presses, télévisions et autres médias, accaparés par le parti unique ne peuvent que glorifier le Président et sa politique. L'état de délabrement total du système judiciaire fait de lui un outil d'asservissement entre les mains de l'exécutif. Dépourvue de toute indépendance, la justice, dont ses propres fonctionnaires sont parfois ses victimes, est aux ordres du pouvoir. Le ministère de la Justice parait comme annexé au ministère de l’intérieur et il n’a d’autre mission que de garantir la survie du régime.

Dans ce contexte politique, les conditions les plus élémentaires ne sont pas réunies pour garantir un déroulement libre et démocratique des élections de 2009.

***

Sur le plan socio-économique, le régime fait régner l’injustice, les inégalités, la corruption et remet en cause les acquis et les droits des femmes. Par ces élections, le pouvoir de Ben Ali cherche à s’habiller d’une légitimité démocratique qu’il n’a jamais possédée. D’autre part il veut garder les mains libres pour continuer une politique économique libérale, en défaveur des couches populaires, dictée par l’intérêt des plus riches familles au pouvoir et l’intérêt des capitaux européens et internationaux ; une politique qui asservit davantage la Tunisie au capitalisme à travers ses institutions, la Banque Mondiale, le Fond Monétaire International et l’Union Européenne. Et pourtant les luttes politiques et sociales, spontanées ou organisées, contre les choix socio-économiques du pouvoir n’ont jamais cessé. Manifestations, occupations, grèves des travailleurs, grèves de la faim et soulèvements populaires font d’ores et déjà partie du quotidien social. Les femmes, les travailleurs, les jeunes et les chômeurs du Bassin minier qui ont osé braver l’interdit en sont le meilleur exemple.

***

Nous sommes convaincus du droit incontestable de l’opposition tunisienne à pouvoir se présenter à des élections réellement libres et démocratiques. Nous sommes convaincus aussi que le peuple tunisien a le droit de voter librement sans crainte et sans entrave. Cependant, la participation aux élections, dans les conditions actuelles,  fera seulement  écho à une comédie dans laquelle les jeux sont faits d’avance. Elle ne sera politiquement bénéfique qu’à la dictature, pas à l’opposition, ni au peuple tunisien. D’autant plus qu’au fond de sa conscience, le citoyen tunisien est parfaitement convaincu que, vu l’état actuel des choses, les urnes de Ben Ali ne pourront apporter aucun changement au quotidien de leur vie.

***

C’est ce constat qui donne toute sa raison d’être à notre action qui, en résonance avec la voix de la majorité des tunisiens, appelle au boycott des élections d’octobre 2009.

Face à cet état des lieux, il nous incombe, signataires de cet appel, de nous constituer en Collectif démocratique, laïque et pluraliste, ouvert à toutes les tunisiennes et tous les tunisiens qui s’identifient à sa plateforme politique, pour:

-       Refuser cette mascarade électorale, dénoncer son caractère fantoche et rejeter la présidence à vie.

-       Rassembler les tunisiennes et les tunisiens pour réclamer des élections libres et démocratiques rompant avec le totalitarisme et la dictature.

-       Organiser des manifestations de protestation visant à dénoncer cette supercherie électorale.

Nous invitons toutes les militantes et tous les militants, intellectuels, épris de justice et de liberté, toutes les tunisiennes et les tunisiens qui aspirent à la démocratie sociale et politique à rejoindre notre initiative.

Paris, le 28 juin 2009

Collectif pour le boycott des élections d’octobre 2009 en Tunisie

www.boycottelections2009.net

contact@boycottelections2009.net

Premiers signataires

 1. Wassim Azreg, militant politique, Paris.

 2.  Nejib Baccouchi, Doctorant en Philosophie, Paris.

 3. Rania Majdoub.

 4. Raja Albahri.

 5. Raja Chamekh, militante féministe, Paris.

 6. Lotfi Hammami, Doctorant en Philosophie, Paris.

 7. Lamia Guizani, indépendante, Perpignan,  France.

 8. Hamadi Aouina

 9. Adel Thabet, Paris.

10. Béchir Abid, militant, Paris

11. Abdelwahab Hammami

12. Samir Hammouda, Paris.

13. Mohsen Rezgui

14. Anis Ben FARHAT, militant indépendant.

15. Mohsen Chebbi, Paris.

16. Ezzeddine Boughanmi

17. Faouzi Ouerghi

18. Loumamba Mohsni

19. Adel Al-khammar, communiste tunisien, Grande-Bretagne.

20. Anouar Nsiri, Grande-Bretagne.

 

Pour signer l’appel, envoyez votre signature à contact@boycottelections2009.net

Par elkhadra
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Lundi 29 juin 2009
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Crêpage de chignons: La vengeance de Souha Arafat


par Slim Bagga

29 juin à 17h00
Au lendemain du fiasco politique et diplomatique enregistré lors de la tenue du Congrès de l’Organisation de la femme arabe à Tunis les 25 et 26 juin, Leïla Ben Ali s’est, à n’en point douter, remémorée les coups bas qu’elle avait portés depuis deux années, à sa désormais ennemie Souha Arafat, l’épouse de feu Yasser.

Déchue de sa nationalité tunisienne, ses biens et son argent confisqués pendant de longs mois, la veuve palestinienne longtemps accueillie au Palais à bras ouverts, avait dû quitter précipitamment la Tunisie amie pour s’installer à La Valette, à Malte, chez son frère ambassadeur, en attendant de réorganiser sa vie bouleversée par la cupidité de Leila Ben Ali.

Le monde arabe s’était émue unanimement quoique discrètement de la conduite de la Pharaone Leila I de Tunis à l’égard de la compagne de Yasser Arafat et de sa petite fille. Du coup, les ex-amies en affaires sont devenues les pires ennemies. Et Souha ne manqua pas d’habiller pour l’hiver Leila auprès des chefs d’Etats arabes mais aussi leurs épouses…

Rappelons que c’est le colonel Kadhafi et le Cheikh Mohamed Mektoum de Dubaï qui avaient mis un point d’honneur à ce que la veuve palestinienne récupère ses biens restés à Tunis. Mais le mépris par lequel Zinochette fut traitée, plus tard, aux Emirats arabes unis, notamment par la reine Rania de Jordanie et certaines autres épouses arabes de chefs d’Etat en disait long sur les précieuses indiscrétions qu’a distillées Souha lors de ses apartés avec elles…

Or, depuis de longues semaines, la presse tunisienne et notamment la télé se sont mobilisées pour donner au Congrès de l’Organisation de la Femme arabe (0FA), que préside Leïla la douce jusqu’en 2011, un événement à relent international de premier plan, évinçant souvent l’activité présidentielle des écrans.

La Ligue arabe comprend 22 Etats, et autant de femmes dans l’Organisation. Mais seules trois d’entre elles, la Marocaine Lalla Salma, la palestinienne Oum Abbes et l’émiratie, présidente sortante, Chikha Ftima ont daigné se déplacer à un événement qui a fait pschitt… Des figures actives et influentes telles la reine Rania de Jordanie, Sheika Mozah du Qatar ou Suzanne Moubarak d’Egypte ont préféré se consacrer à des séances de shopping à Paris tout en se délectant de la gifle adressée à une manipulatrice, prophète désormais seulement en Tunisie. Pour ne pas dire seulement auprès de son Président de mari…

Et pour cause, comment ces femmes arabes dont la plupart s’immiscent rarement dans la vie gouvernementale, auraient-elles pu souffrir d’être présidées par une femme qui a érigé en art la manigance et le complot ? Comment pouvaient-elles faire table rase de la confidence de Souha Arafat à Rania de Jordanie selon laquelle Leila agissait dans l’ombre pour faire marier sa jeune nièce au Cheikh Maktoum de Dubai, un homme déjà marié à la soeur du roi Abdallah II de Jordanie ?

L’événement dont nous a rebattu les oreilles s’est soldé par la gifle que l’on sait à présent. Souha Arafat doit être aux anges, et Leila ramenée à sa juste dimension sur le plan international…

Slim Bagga
"Bakchich", le blog "Chakchouka tunisienne"
Par elkhadra
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Lundi 29 juin 2009

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العـودة ومؤتمـرها أين الخلـل ؟


 

[الجزء الثــانيٍٍ]

 

د.خــالد الـطراولي

ktraouli@yahoo.fr

 

الخلل الثالث : كيف نريد الزرع في أرض جدباء أم هي مقولة " الحصيرة قبل الجامع" ؟

لعله ما يسترعي الانتباه ويصدّع الرأس أحيانا أن تسمع  من الإخوة الأفاضل الساعين إلى العودة الفردية أو الجماعية، مقولة العودة الآمنة والمسئولة الممكنة للبعض إذ أراد أن يهتم بالشأن العام، وهي مقولة غير صحيحة وغير سليمة فالوضع الداخلي لا يسمح بالمتواجدين على أرضه بالحراك، ولا أضيف جديدا حين يجمع الكل يسارا ويمينا على انغلاق المشهد السياسي وما يتصف به من كبت للحريات وتجاوزات طالت ولا تزال كل من يغرد خارج السرب. فهل أننا صادقون حين نزعم بعودة مسئولة "للضيوف" وأصحب الدار لا يتمتعون بهذا الوجود المسئول والآمن؟ هل نعي ما نقول حقيقة ونحن ندفع إلى العودة بصيغة الفرد والمجموعة إلى أرض غير زرع لا تحتمل الماء الضرار؟ أم هي دعوة غير جدية وغير منطقية تزعم ما لا تقدر على الوفاء به وتخفي حقيقة لا تريد البوح بها وهي العودة العادية لا أكثر ولا أقل، عودة لا تختلف كثيرا عن الخلاص الفردي في باب عدم المسؤولية والاهتمام بالشأن العام؟ أو لعله غير ذلك وهو كما يزعم البعض أنه سحب للبساط من تحت أصحاب الخلاص الفردي للتعجيز والانتظار!

مهما كانت الدواعي والمبررات فإن الدعوة للعودة إلى أرض غير مهيأة لقبول ساكنيها المهاجرين، يعتبر ضربا من المراهنة على الفراغ أو على المستحيل وعدم كنه لدور المهجر ودور الداخل في عملية التغيير، ويستدعي أيضا كثيرا من الوضوح وتسمية المسميات بأسمائها حتى لا يظن بأصحاب المبادرة ظنونا في غير محلها وهم منها براء. لذلك ومع احترامي للجميع، لا أرى أن هذه العودة الجماعية تخرج عن منطق العودة العادية ولكن في لبوس جماعي، وهي تلتقي في النهاية مع الخلاص الفردي في مستوى الهدف دون المرور بالباب القبلي أو الخلفي للسفارة.

الخلل الرابع : الزاوية الأخرى للوجود المهجري

لقد تمت معالجة مسألة العودة  من زاوية القضية والمشكلة والمأساة، وكأنها تضاهي في ثقلها حالة السجن والسجناء، وأنا لا أستصغر عذابات المنفى وحنين الأوطان وقد حبّرت في ذلك بعض الأسطر تعبيرا عن معايشتي لها منذ أكثر من عقدين، فقدت فيهما الكثير من الأعزاء والأحبة دون رؤيتهم، كان آخرهم والدي العزيز، عليهم جميعا رحمة الله. ولكن للسجن خاصياته وللغربة ظروفها، وليس لمن يستطيع ضم أحبابه ومعاشرة أهله، كمن يرى أطفاله يكبرون خارج كيانه، وأهله مشردون والأمراض تنخر جسمه، حتى إذا خرج بعضهم كان خروجه محطة قصيرة قبل المقبرة.

فالوجود المهجري مهما طالت لياليه المظلمة لا يضاهي ليلة في ظلمات السجن بين فكاك الجلاد وقسوة القضبان وسواد الجدران، ولقد فشلنا في وهذا الوجود القسري تجاه المشروع ولم نستطع بلورة خطة التواجد، وهي خطة استثنائية للنضال تستطيع تأطير الطاقات وتوظيفها من أجل البناء والعمل. وقد اقتصر النضال في بعض الثنايا على لقاءات واحتفالات، حتى أن البعض كان يدّعي أن لقاءات بعض الأطراف تقتصر على عرس أو مأتم وما خلاها فراغ وعدم!  لقد كتبت منذ أكثر من سنة مقالا بعنوان " نحو مفهوم جديد للحزب، اللقـاء نموذجا" [1]  بينت فيه أن عمل الأحزاب يجب أن يعيش واقعه ويتأقلم معه، ويتبلور حسب مقتضيات ومتطلبات هذا الواقع. والحالة المهجرية هي استثناء في عمل الأحزاب وجب توظيفها واستغلالها في البناء الفكري والعمل الحقوقي والدعائي المؤسس، الذي يصنع الحدث لا أن يتبعه بالبيانات والعرائض.

ولقد كانت زاوية المأساة والعذاب والتشرد هي الغالبة على النظرة حول المهجر وهي نتيجة مباشرة لهذا الفشل في العمل والحراك، الذي أفرز حالات عطالة فكرية ونضالية، تبلورت إلى حالات يأس وإحباط، ومنها إلى انكفاء وتقوقع، ثم إلى انسحاب واستقالات.

إن فكر الزنزانة وفكر العذاب والمنفى ولّد لدى بعض الحركات السياسية والإسلامية خصوصا أدبا قاتما وفكرا متأزما وزوايا من الطرح يظلها البعد المأسوي، مما جعلها تنتحي بعض الشيء مجال التواكل أو الضحية، ويبعدها عن مواطن المراجعة والفعل المؤثر والواعي، الصانع للحدث والمتمرس بفقه المرحلة وكنه الواقع وتوظيف أي نقطة إيجابية فيه نحو منازل أكثر ضياء. فالمهجر ليس ظلمة كله ولكن موطن يمكن تفعيله وتوظيفه أحسن توظيف، في ظل حرية نسبية تدفع إلى البناء والإبداع. وسأدفع الحديث إلى أقصاه وأملي أن لا أزعج أحدا، فالمهجر ولا شك قطعة من العذاب يحيط به الحنين والحرمان من كل جانب، ولكن النفوس العالية احتوت هذا الشعور، والكثير من المهجرين تأقلموا اضطرارا لا اختيارا مع الوضع الجديد، وأصبحوا يعيشون في راحة مادية وروحية أفرزت استقرارا وسكينة أسرية ومعارف وصداقات مع نغص الحنين للوطن وللأهل ولا شك. ونظرا لانطفاء جذوة العمل والنضال نتيجة أسباب موضوعية أو ذاتية يتحملها الفرد والجماعة بنسب مختلفة، فإن زاوية المأساة والسواد تضيق بعض الشيء حتى أن كل عودة مأمولة أصبحت عودة سياحة وملامسة أرض الأجداد. من هذا المنطلق فإن الحديث عن المنفى من زاوية المأساة يفقد بريقه وإن كان يتجدد أحيانا أكثر لوعة وألما لما يأتيك نعي الأحباب، ومن هذا الباب، باب الاستقرار والبياض كان واجبا علينا رؤية المنفى وتوضيفها بعيدا عن عالم المأساة، عالم العمل والمقاومة السلمية من أجل الوطن، ولو على بعد أميال.

إن من أوكد ما يزعج الاستبداد ولا شك أن يتحول المهجر من إطار الضحية الساكنة الباكية في ركن ضيق من أركان الذاكرة، إلى دور الفاعل والصانع للحدث المتجاوز لمناطق السواد والساعي إلى طلاء كل وجوده باللون الأبيض الحامل لعناوين الأمل والبناء والرافض للإحباط واليأس والمتواري عن الأنظار.

الخلل الخامس : تداخل للسياسي والحقوقي في غير محله!

لما التقيت بأحد الإخوة الأفاضل المؤسسين للتنسيقية، ووجه لي الدعوة للحضور كما ذكرت في الجزء الأول، أعلمني بحضور العديد من القيادات السياسية من داخل البلاد وخارجها، واعتبرها مؤشرا  عاليا لأهمية المؤتمر. وبعد رفضي بكل أدب لهذه الدعوة المحترمة كما ذكرت سالفا، اعتبرت هذا الحضور غير إيجابي، لأنه يعطي للقاء بعدا سياسيا واضحا أو تلازما غير مفيد بين السياسي والحقوقي، خاصة وأن التنسيقية وأصحابها ركزوا على استقلاليتها في خطابهم قبل المؤتمر وهو أمر يحسب لهم، لكن ماراعنا إلا والخطاب المتواجد والذي حملته بعض الأصوات القيادية المعارضة حسب ما جاء في بعض المواقع، يحمل بعدا سياسيا واضحا وهذا طبيعي بعض الشئ، فالصفة السياسية ليست تهمة إلا أن الإطار الظرفي لا يستوعبها ولا تخدمه! ثم جاء البيان الذي أصدرته بعض القيادات السياسية على هامش انعقاد المؤتمر، وكان بيانا سياسيا يشخص حالة البلاد المأسوية سياسة واقتصادا واجتماعا، وقد سبق هذا الإعلان، البيان الختامي للمؤتمر التأسيسي  وعتّم عليه بعض الشيء.

إن الظاهرة الإنسانية معقدة ولا شك، وتتشابك فيها الأبعاد السياسية والاقتصادية والاجتماعية ويصعب في بعض الأحوال التمييز بين خيوطها الحريرية. ولست ممن يدعي استقلالية هذه الأبعاد عن بعضها، ولكني أميز بين البعد الملازم للظاهرة والذي لا يتخلص منها ويساهم في إعطاء الظاهرة طابعها وتميزها، وبين البعد الملحق بها اختيارا لا اضطرا، والذي يسعى أصحابه بوعي أو بغير وعي إلى التأثير على الظاهرة وتلوينها حسب إرادتهم وأمانيهم.  ووجود السياسي مع الحقوقي لا لبس فيه فمن نفس الينبوع تنطلق مياه البعدين، ولعلها تنساب نحو نفس الهدف، ولكن ليس كل تدخل للسياسي يمكن أن يخدم البعد الحقوقي في سعي الظاهرة نحو هدفها.

إنا نعتبر أنه في حالتنا هذه قد كان لتدخل السياسي وحضوره المكثف في المؤتمر تأثير غير إيجابي للصفة الحقوقية للمؤتمر وللاستقلالية التي تسعى إليها جاهدة الجمعية الوليدة. ولذلك أليس كان من الأجدى أن يكون هذا اللقاء السياسي المجتمع في أعلى مستوياته خارج هذا الإطار تماما وبعيدا زمانا ومكانا؟ والحقيقة التي تجاوزتنا أن  السياسي [le politique] بطبيعته الغالبة ولعلها المهيمنة لا يترك أي مجال إلا ويتفوق عليه ويحتويه،  ولهذا جاء هذا البيان السياسي للقاء المعارضة على هامش مؤتمر تأسيسي لمنظمة حقوقية سابقا على بيانها ومعتما عليه بعض الشيء ويمثل حسب نظري خطأ منهجيا وقراءة غير سليمة للحدث. وتتواصل حيرتي وأرجو  رحابة الصدر، فالكل مجتهد من أجل الصالح العام، لماذا انتساب الأخ الفاضل رئيس الجمعية الجديد إلى هذا البيان السياسي، والإطار الذي يتزعمه ولا يزال وليد اللحظة حقوقيا خالصا مستقلا خالصا؟ كلها أسئلة لها أجوبة ولا شك نفتقدها ولكننا موقنين أن وراء كل ذلك سعي صادق من الجميع نحو الأفضل والأسلم. وما حديثنا في هذا الباب وغيره إلا اجتهادات نسعى ممن خلالها إلى التقييم بتواضع والتقويم إن كنا أهلا له.

إني أعتقد أن هذا التداخل بين السياسي والحقوقي والصعوبة للفصل بينهما والذي فرض نفسه في أروقة المؤتمر ولعله من باب [chasser le naturel, il revient au galop] وهذا يعود أساسا للمنطلق الخاطئ في طرق مسألة العودة واعتبارها قضية حقوقية منفصلة عن الإطار السياسي ومنبتة عن واقعها الداخلي المثخن بالعامل السياسي، وهذا يعيدنا أساسا إلى منطلقنا الأول واختلافنا الجوهري مع أصحاب المبادرة في اعتبارنا أن المهجر جزء مقاوم تتشابك فيه السياسة والحقوق وهو طرف أساسي في عملية التغيير، ولا يمكن معالجة قضيته بعيدا عن القضية الأم وهي قضية كل الوطن. لهذا فالدعوة إلى عودة حقوقية لا يمكن أن تنجح لأن الإطار التي تعتزم التنزل فيه إطار سياسي خالص وليس مهيأ لقبول الأضداد.

ختــــاما

ليس حديثي نابعا من أستاذية ولا عن وقوف على الأطلال، ولا يدعي امتلاك الحقيقة، ولكنه تدافع سليم من أجل الصالح العام، وقبل كل ذلك أخوة حميمة وصداقة ومشوار نضال مع اخوة طيبين صادقين، لا نشك لحظة في إخلاصهم وحبهم للوطن وسعيهم النبيل لإصلاحه ولا نزايد عليهم، ونحي اجتهادهم ونضالهم وتضحياتهم من سهر ومال.

لعلنا فشلنا في مهاجرنا، ولعلنا نريد معالجة الفشل بالفشل...فشلنا في خدمة المشروع وترتيب بيته وتوظيف طاقاته وتأطيرهم من أجل البناء، فعالجناه بالتخلي عنه وإعادة حامليه في رحلة ترفيهية إلى أرض الوطن.

ليست الهجرة بالنسبة لي إلا محطة في الحياة في مسار صاعد نحو المطلق نحو الله من أجل الصلاح والإصلاح، سنده آية وحديث وموقف يجتمع فيهم القلب والعقل،  ويلتقي فيهم الوجدان بالعواطف والمشاعر، ليسطر فلسفة حياة ووجود، في إطار تحمل ضفتاه عنوان المهجر في إحداها، والوطن الحبيب في الأخرى. فأما الآية :  "قل إن صلاتي ونسكي ومحياي ومماتي لله رب العالمين.." وأما الحديث،  فقوله صلى الله عليه وسلم "إنما الأعمال بالنيات، وإنما لكل امرئ ما نوى،  فمن كانت هجرته إلى الله ورسوله فهجرته إلى الله ورسوله، ومن كانت هجرته إلى دنيا يصيبها أو امرأة ينكحها فهجرته إلى ما هاجر إليه". وأما الموقف، فلقد التفت الرسول الكريم صلى الله عليه وسلم إلى مكة وهو يغادرها جورا وعدوانا و هو يسكب الدمع قائلا : " و الله إنك لأحب أرض الله إلى الله، و أحب أرض الله إليّ، و لولا أن أهلك أخرجوني منك ما خرجت! وصلى الله على محمد.

انتهــى

هــــوامش :

1 / خالد الطراولي " نحو مفهوم جديد للحزب، اللقاء نموذجا " موقع اللقاء الإصلاحي الديمقراطي ركن اللقاء الفكري www.liqaa.net

ملاحظــة : يصدر قربيا كتاب جديد للدكتور خالد الطراولي بعنوان " رؤى في الاقتصـاد الإسـلامي" للحجز يرجى الاتصال بهذا العنوان kitab_traouli@yahoo.fr

23 جوان 2009

ينشر بالتزامن مع موقف اللقــاء

Par elkhadra
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