Lundi 27 février 2012 1 27 /02 /Fév /2012 15:16
RTL : Un chirurgien français de retour de Syrie décrit le "carnage" et "la cruauté"
 
 

Jacques Bérès, un chirurgien français, a passé 19 jours en Syrie pour une mission humanitaire. A son arrivée en France, il a décrit le "carnage" dont il a été le témoin à Homs (centre), où il a vu "des enfants presque coupés en deux par des obus".

Un chirurgien humanitaire français, de retour vendredi d'une mission de 19 jours en Syrie, a décrit à l'AFP le "carnage" dont il a été le témoin à Homs (centre), où il a vu "des enfants presque coupés en deux par des obus". Visage mangé par une barbe de plusieurs jours, cheveux blancs, le Pr Jacques Bérès, est arrivé en fin de journée à l'aéroport parisien de Roissy Charles-de-Gaulle, soulagé de retrouver les siens et de "quitter le carnage de Homs".

Des bombardements dès 6h30

Dans cette ville, assiégée depuis plus de 20 jours par les forces du régime de Bachar al-Assad, "les bombardements commençaient à 06H30" : "ils sont réglés ces gens-là, je ne sais pas, à 06H30 ça démarre, ça durait toute la journée". "Les rues sont complètement désertes et quand les gens sont obligés d'aller chercher de la farine pour faire du pain, ils profitent d'une porte cochère, ils se font des signes, pour voir s'ils peuvent passer sans encombres".

"Des enfants presque coupés en deux"

Cofondateur de Médecins sans Frontières (MSF), le Pr Bérès se dit "marqué par les bombardements, la détresse des gens mais aussi leur courage", malgré les conditions de vie particulièrement difficiles. "J'étais triste, j'ai vu la souffrance inutile, la cruauté, la méchanceté, la souffrance des enfants, des familles", s'indigne-t-il. "C'est insupportable, c'est honteux, les gens meurent et on (la communauté internationale) ne fait rien". Le chirurgien évoque "des enfants presque coupés en deux par des obus". Il se souvient particulièrement d'un jour où "il y avait beaucoup de blessés" et "un petit garçon, parmi les morts, que son papa, blessé, essayait tout seul de soigner".

Des miracles aussi

Pourtant il a vu "des choses extraordinaires, des gens qui ont eu des blessures incroyables, une balle qui rentre là qui sort là, qui casse le bras, mais rien aux poumons (...), des miracles", dit le septuagénaire, accueilli à Roissy par des responsables de l'Union des associations musulmanes de Seine-Saint-Denis (UAM 93) et de France-Syrie Démocratie. "On est faits pour ça, on est faits pour soigner les gens, on va où les autres ne vont pas", souligne-t-il. "J'aimerais beaucoup y retourner, je ne sais pas si ça va être possible, surtout que la prochaine fois je vais être une cible".

La vie quotidienne ressemble à "un film de guerre"

La ville a subi "de gros dégâts, ce n'est pas tout à fait Berlin de la seconde Guerre mondiale, ce n'est pas encore Beyrouth, mais ça va le devenir" assure-t-il, en insistant sur la pénurie d'eau et d'électricité. "Il y a eu des immeubles en feu, il y a des trous", explique-t-il, décrivant avec ses mains la taille des impacts. Selon lui, la vie quotidienne à Homs ressemble à "un film de guerre", "un film lourd avec du sang partout".


Source : RTL.be et Normandie et LCI

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La Croix : Jacques Bérès, un chirurgien français dans Homs assiégé

    
  

Il n’a rien voulu entendre. Ni les craintes de son épouse. Ni les conseils de prudence des associations avec lesquelles il part d’habitude. Jacques Bérès, 70 ans passés, voulait depuis des mois gagner Homs, la ville rebelle pilonnée par l’armée syrienne. Début février, le chirurgien français a trouvé le bon réseau pour franchir clandestinement la frontière, éviter les contrôles, patienter dans un village, puis pénétrer au cœur de Homs malgré l’encerclement par les troupes de Damas.

« Il veut soigner et témoigner,  résume M’hammed Henniche, responsable de l’Union des associations musulmanes de Seine-Saint-Denis (UAM 93). On a tout fait  pour le dissuader de partir. Mais il a dit qu’avec ou sans nous, il gagnerait la Syrie. Alors on a fini par lui donner une lettre de mission au nom de notre association. »

Incontrôlable. C’est aussi le souvenir qu’il a laissé chez Médecins sans frontières (MSF), dont il est l’un des cofondateurs. « Il a la réputation d’être un risque-tout, véritable trompe-la-mort d’une grande ténacité,  se souvient Rony Brauman, l’un des anciens présidents des French doctors, qui l’a croisé dans les années 1970. Chez MSF, il faisait ce qu’il voulait, ce qui est difficilement compatible avec les contraintes d’une organisation. Mais il a contribué à insuffler cet esprit d’audace et d’aventure au mouvement. » 

Un habitué des conflits
Né en 1941, fils fortuné d’un célèbre libraire, Jacques Bérès a découvert la chirurgie de guerre au Vietnam, en 1967. Dès lors, sa petite trousse médicale au bout du bras, l’homme n’a cessé d’arpenter le monde, de conflits en catastrophes. Liberia, Bangladesh, Tchad, Congo, Tchétchénie, Rwanda, Irak, Sierra Leone, Liban, Palestine… Le chirurgien prend l’habitude de déserter ses patients français pour des courtes missions, si possible au plus près des violences, perdant deux doigts au passage à la suite d’une blessure par balle. « Face au danger, il est d’un grand calme, presque détaché »,  témoigne le médecin Bernard Guillon qui l’a côtoyé à Gaza.

Depuis qu’il est arrivé à Homs, il y a une vingtaine de jours, Jacques Bérès n’a pas cessé d’opérer sous les bombes, entre deux coupures d’électricité. Sur le site de l’Union des associations musulmanes de Seine-Saint-Denis, il a témoigné de l’horreur des bombardements, du manque d’eau et de médicaments, de la mort de ses patients, de sa fatigue, aussi, après tant de nuits sans sommeil. « Il voulait quitter la ville, mais il a dû renoncer tant il est dangereux de se déplacer à l’air libre »,  confiait hier, non sans inquiétude, M’hammed Henniche.

Source : La croix

 

Par elkhadra
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Dimanche 26 février 2012 7 26 /02 /Fév /2012 15:12

Renseignement privé de secrets

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WikiLeaks met à jour la correspondance d’une des plus importantes entreprises de renseignement privé au monde, Stratfor, en partenariat, notamment, avec Rolling Stones aux États-Unis, la chaîne ARD en Allemagne, la Republica et l’Espresso en Italie, Publico en Espagne et OWNI en France.

À travers cette opération, WikiLeaks met en place une base de données de cinq millions d’emails, rédigés entre juillet 2004 et décembre 2011, et décrivant les petits secrets de cette société très particulière, basée à Austin au Texas, fondée en 1996. Autour d’elle gravitent d’anciens agents secrets, d’ex-diplomates, des militaires en retraite, ou des fonctionnaires en poste soucieux de préparer leurs vieux jours.

Au mois de décembre dernier, des Anonymous avaient expliqué qu’ils avaient pénétré sur les serveurs de cette entreprise chef de file du secteur aux États-Unis, et qu’ils avaient pu copier quantité de fichiers permettant de mieux connaître ses activités.

Fabrication du renseignement privé

À terme, l’exploitation de la base de données constituée par WikiLeaks devrait mettre à jour les procédés de fabrication du renseignement privé, facturé par Stratfor aux plus offrants dans des proportions industrielles (à des entreprises comme à des administrations, dans le monde entier), et qui entretient des liens pour le moins ambigu avec les services étatiques.

Dans un premier temps, nous avons voulu comprendre les supports et la matière première des notes et des rapports vendus par l’entreprise. Car elle apporte un soin tout particulier à son marketing, volontairement construit dans un registre proche de celui de l’espionnage.

Ainsi, dans cet échange d’emails du 1er octobre 2009 entre plusieurs hauts responsables de l’entreprise, il est question de diffuser des informations brutes en direction des clients. Après quelques réflexions, la réponse des dirigeants résument le décalage entre l’image d’une telle société – teintée de mystère – et la réalité de son fonctionnement :

Du point de vue de la marque, fondée sur la Qualité, le Statut et l’Aura mystique, je pense que montrer trop de notre travail interne dévaluerait notre aura mystique. Personne ne sait comment nous collectons nos informations. C’est l’un des aspects les plus cools et mystérieux de Stratfor. Rendre public de l’information brute serait cool pour quelques semaines, mais rendrait notre travail plus attendu et nous perdrions un peu de notre aura mystique sur la collecte d’informations.

Officiellement, Stratfor se targue de diffuser des informations confidentielles, mais les messages internes montrent qu’une gradation existe. La note A sanctionne une information qu’on “ne peut trouver nulle part ailleurs” et la note B une information disponible uniquement “dans des cercles limités”. Les autres notes renvoient à des informations accessibles dans des sources ouvertes avec une analyse pertinente qui fait leur valeur ajoutée (note C), dont le contenu est resté néanmoins peu connu (note D), ou qui est accessible à de nombreux endroits différents (note F).

Dans les correspondances internes, les analystes ajoutent plusieurs champs quand il rapporte leurs échanges avec des sources : son code, l’attribution (comment citer le source), une description de la source pour un usage interne, la possibilité de publier l’information ou non, des précautions particulières et le nom de la personne chargée du suivi.

Ministres et sources ouvertes

Dans la réalité de ses échanges au quotidien cependant, peu de sources de Stratfor justifient un tel mystère. D’abord, dans la majorité des cas, il s’agit simplement d’articles lus sur des sites. Quand ce n’est pas le cas, les fonctions et qualités des sources apparaissent au fil de la lecture. Il s’agit de journalistes, d’hommes d’affaires, parfois de membres de la communauté du renseignement ou de l’armée, plus rarement de diplomates ou d’hommes politiques.

Ainsi, le 2 septembre 2011, un analyste raconte son entretien avec le Premier conseiller et l’attaché de défense de l’ambassade tchèque à Washington. Le Premier conseiller devait devenir secrétaire d’Etat aux affaires étrangères. Un entretien en off sur le rôle de l’Otan qui sera attribué à des sources de Stratfor à Prague et à Washington.

Le directeur de Stratfor, Georges Friedman, a accès à des sources plus haut placées, mais qui partagent davantage des analyses que des informations précises. Dans un email daté du 20 février 2010, il raconte une réunion avec Henry Kissinger, l’ancien secrétaire d’État de Reagan, Paul Volcker, ancien directeur de la réserve fédérale américaine et ancien conseiller d’Obama, ainsi que Nicholas Brady, secrétaire d’Etat au trésor sous Reagan et Bush. En juillet 2011, il mentionne un entretien avec le ministre des affaires étrangères du Kazakhstan à propos de la situation régionale.

Néanmoins, la plupart des échanges se fonde sur des informations obtenues en sources ouvertes. Les discussions tentent ensuite de faire émerger une analyse pertinente et inédite de la situation, en mêlant des informations difficiles à étayer.

Dans un email du 13 septembre 2010, un analyste, Sean Noonan, envoie un article de The New York Observer sur la construction d’un centre islamique à proximité de Ground Zero. Un autre, Fred Burton, lui répond que l’imam responsable du projet est un informateur du FBI, une affirmation difficilement vérifiable, mais qui modifie le sens de l’article.

Sources ouvertes

De manière bien plus ordinaire donc, ce sont des sources ouvertes qui servent à rédiger des fiches synthétiques pour des clients prêts à dépenser beaucoup d’argent pour se sentir informés. En septembre 2009 par exemple, Stratfor rédige deux rapports sur les offres formulées au Brésil par trois fabricants d’avions de chasse.

Mais ces documents de 7 et 17 pages reprennent en réalité des articles de presse récents consacrés aux propositions commerciales du Suédois Saab et du Français Dassault, ainsi que des extraits de leur site Internet.

En février 2008, des recherches sur le secteur de l’industrie chimique sont commandées. Le client, dont le nom n’est pas précisé, veut des informations sur “les risques actuels ou futurs” que pourraient courir des entreprises du secteur. En particulier, l’attention est portée sur le prix du pétrole, le risque de nationalisation dans certains pays et la législation en vigueur sur les produits chimiques. Des informations disponibles en source ouverte.

Startfor se nourrit aussi de documents obtenus avant publication. Un analyste de la section Eurasie envoie ainsi un rapport de l’agence de notation Moodie’s sur la crise de la dette irlandaise avant sa sortie officielle.

Meilleure note

Le classement des quelques sources fermées, laissant supposer des liens ambigus avec des personnes en poste dans des services de renseignement étatique, obéit à d’autres règles. Sont pris en compte la vitesse de réaction à une demande (“Source Timeliness”), le degrés de proximité avec le sujet traité (“Source accessibility”), et la disponibilité (“Source availability”). De même pour la qualité des informations transmises.

La crédibilité et l’exclusivité (“Uniqueness”) sont aussi mesurés. Chaque catégorie est ensuite notée sur une échelle de A (la meilleure note) à F (la plus mauvaise), sans utiliser le E. Une source répondant dans les 24 heures sera créditée d’un A, tandis qu’une source dont on a de “la chance de recevoir une réponse tout court” hérite de la plus mauvaise note.

La degré de proximité commence à “la connaissance intime” d’un sujet (note A). Vient ensuite la connaissance proche (“demander à quelqu’un de l’industrie pétrolière son avis sur le gaz naturel”). Le classement le plus bas renvoie à “quelqu’un qui n’a aucune connaissance du tout d’une industrie en particulier”.  L’information que l’on peut “déposer à la banque” a la meilleure note de crédibilité. La plus mauvaise sanctionne celle qui “s’apparente à de la désinformation”.

Rumeurs

Le champ d’expertise de Stratfor se veut large. Il va de l’intelligence économique à la géopolitique. Mais l’agence de renseignement privé traite aussi de politique intérieure, en diffusant des messages dans lesquels les interlocuteurs ne semblent pas discerner entre la rumeur et l’information vérifiée. Ainsi, au lendemain de l’élection présidentielle américaine de 2008, un responsable rapporte que John McCain, candidat républicain malheureux, a décidé de ne pas entamer de poursuites pour des cas de fraudes en Ohio et en Pennsylvanie car ce “serait au détriment [du] pays”.

Deux jours plus tard, un autre message revient sur les conditions du scrutin. Fred Burton, un haut responsable de Stratfor, affirme que des “Démocrates noirs ont été surpris en train de bourrer les urnes à Philly [Philadelphie, NDLR] et dans l’Ohio” mais il assure que McCain aurait choisi de ne pas se battre, ce qui ne ferait pas consensus au sein de son parti.

Une hypothèse qui, ainsi formulée, tient quasiment de la conspiration. Au-delà de l’aura de mystère, de tels messages laissent planer sur la production de ce marchand d’études des risques et d’analyses géopolitiques comme une aura d’esbroufe.

Fuites d’argent contre WikiLeaks

Posted: 26 Feb 2012 06:33 PM PST

Un constat. Les chasseurs de vérités (au pluriel parce que la vérité est plurielle) terminent rarement leur parcours fortune faite. L’argent qu’on leur confie reste un moyen pour s’engager dans les chemins qu’ils empruntent. Rien qui ne représente un but. Juste une ressource, parmi d’autres, pour mener à bien leur quête au jour le jour.

C’est leur fragilité essentielle, systémique. Car les institutions qu’ils combattent perçoivent ce vecteur financier comme l’instrument permettant de les ralentir, de les embarrasser au moins, fût-ce en les contraignant, épisodiquement, à parler parfois autant de leurs difficultés matérielles que des vérités mises à jour. WikiLeaks n’échappe pas à la règle.

C’est la raison pour laquelle nous avons décidé de soutenir la campagne appelant à effectuer des dons à son profit. Ces dernières années, grâce aux soutiens de plusieurs d’entre eux, WikiLeaks a déjà apporté une contribution décisive aux relations longtemps déséquilibrées entre les citoyens et les États sur les questions d’intérêt général – sur la guerre en Irak, la guerre en Afghanistan, sur l’impact de la diplomatie américaine sur les affaires du monde, ou encore sur les technologies de surveillance massive des communications.

Autant de sujets majeurs dont la remise à plat a conduit de puissants intérêts à tout entreprendre pour faire taire l’organisation et la décrédibiliser. Ainsi, depuis le mois de décembre 2010, les fonds destinés à faire fonctionner WikiLeaks ont été bloqués à l’initiative d’établissements financiers de nationalité américaine qui par ailleurs assurent une large partie des transactions financières à travers le monde.

Soit les entreprises Visa, Mastercard, PayPal, Western Union et Bank of America. Lesquelles ont délibérément bloqué l’argent de WikiLeaks transitant par leur système, sans qu’aucune décision de justice ne le leur permette, au plan du droit.

 


 

 

Reconnaître ces réalités, reconnaître l’apport de WikiLeaks dans la vie de la cité, et la soutenir même modestement, n’implique pas d’évacuer tous les débats sur le fonctionnement et sa gestion, sur les trajectoires de ses membres ou sur les relations qu’elle noue à travers le monde.

C’est seulement admettre l’utilité d’une telle organisation non-gouvernementale au sortir d’une longue période où une partie de la presse se cantonnait à défendre un parti pris politique et moral ou à défendre le parti pris de ses annonceurs ; plutôt que de conduire le monde à se regarder dans un miroir, sans idées préconçues et sans opinion à imposer.

Dans une société de l’information devenue une société de com’, où s’exprime plus que jamais la nécessité d’ouvrir des données dans leur globalité, WikiLeaks a permis de penser que ce projet d’open data pourrait au moins partiellement s’étendre aux sujets d’ordinaire couverts par la raison d’État. Pour que des intérêts partisans peu compatibles avec l’intérêt général cessent de se dissimuler derrière cette raison-là.

Par elkhadra
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Dimanche 26 février 2012 7 26 /02 /Fév /2012 15:07

Moncef Marzouki s’oppose à toute intervention militaire en Syrie

       

 
 

Sous les auspices de la Tunisie, les « Amis de la Syrie »  - un bien joli nom qui cache certains faux amis pas si jolis que ça ! - se sont réunis pour trancher le sort de la Syrie, l’intervention militaire étant l’issue préconisée par « les amis de l’axe Atlantique », unis par une amitié belliciste qui aspire à atomiser le monde arabe.

 Devant la secrétaire d’Etat américaine Hillary Clinton et tous les représentants de la diplomatie étrangère, le président tunisien Moncef Marzouki, droit dans ses bottes, a tapé du poing sur la table en s’opposant à trois reprises par un "non" catégorique à toute offensive sur le sol syrien.

 Un veto clair et net, qui a dû quelque peu ébranler une table ronde prête à sceller l’entente cordiale de la "guerre humanitaire", mais qui refuse avec la même détermination  que les massacres perdurent. Aussi, Moncef Marzouki a-t-il appelé de ses vœux un cessez-le-feu immédiat, se tournant vers la Ligue arabe et les Nations Unies pour agir urgemment dans ce sens, en pourvoyant à tous les besoins humanitaires.

Il a, par ailleurs, suggéré d’octroyer l’immunité au Président syrien Bashar Al Assad et à sa famille, afin que ce dernier puisse solliciter le droit d’asile à son allié russe, tout en faisant montre d’optimisme quant à l’avenir de la Syrie, à partir de l’expérience probante de son propre pays.

Le nouveau théâtre d'affrontements sanglants qu’est devenue la Syrie sera-t-il le premier grand test diplomatique de la Tunisie, qui, à travers son président, est en train d’orchestrer avec une certaine maestria la pacification des négociations ?

Par elkhadra
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Dimanche 26 février 2012 7 26 /02 /Fév /2012 15:02

 

 

 



 

Un reportage intéressant sur les agissements  criminels du Mossad en France diffusé dans l'émission Droit d'inventaire sur France 3.

 

 

 

 

 

 

http://www.dailymotion.com/video/xouhyi_quand-le-mossad-frappe-en-france-1-2_news?start=2#from=embediframe

 

 

 

 

 

 

 

http://www.dailymotion.com/video/xouial_quand-le-mossad-frappe-en-france-2-2_news?start=17#from=embediframe

 

 

 

Par elkhadra
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Samedi 25 février 2012 6 25 /02 /Fév /2012 22:31

L’opération com d’Anonymous

owni

Le protocole était défini plusieurs jours à l’avance. Sur un canal de discussion en temps réel sécurisé (un canal IRC) était réunis cinq journalistes et un coordinateur. Sur un autre canal, les Anonymous français. Le collectif informel de hackers a décidé de parler collectivement pour éviter les prises de paroles individuelles. L’idée de l’interview collective n’a pas fait consensus. Comment représenter la parole d’un collectif d’anonymes ? Vendredi soir, les Anonymous présents semblaient conscients des limites de l’exercice :

NOUS sommes anonymous, il n’y a pas de JE, et les personnes isolées qui acceptent des interviews seules, sont des erreurs, non pas de nous, mais du journaliste qui interviewe un imposteur. Par nature on ne peut pas représenter exactement une structure décentralisée, on ne peut en avoir qu’une idée générale, une tendance.

Début février, un mail est envoyé à un journaliste d’OWNI depuis une étonnante adresse sur yahoo.fr, un service pas vraiment réputé pour être très sécurisé. Contacts pris, il ne s’agit pas d’un faux, mais de l’adresse qu’utilise le fameux coordinateur. Lors du premier échange par téléphone, lundi 13 février, il raconte avoir découvert le collectif après l’affaire MégaUpload. Curieux, il est allé à la découverte du collectif en trainant sur les canaux de discussions. “L’attaché de presse des Anonymous”, comme il se décrit avant de partir dans un éclat de rire, a proposé d’aider les membres francophones à structurer leur prise de parole.

Ambiance policée

Vendredi soir, la parole était maîtrisée, les mots pesés, les formulations précises, l’ambiance policée. Les questions, posées sur le canal de discussion prévu pour les journalistes étaient relayées sur l’autre canal, celui des Anonymous, auquel les journalistes n’avaient pas accès. Cinq médias étaient invités : Le Mouv’, Le Parisien, France Info, la boite de production Code 5 Production, et OWNI.

Après un débat entre les participants – jusqu’à 130 hier soir – les réponses étaient synthétisées et mises en forme sur un pad, éditeur de texte en ligne collaboratif. La réponse transmise était celle qui recueillait le plus de voix, à l’issue d’un vote interne. Des réponses factuelles, forcément consensuelles et sélectionnées :

Nous faisons plus ou moins le travail que vous feriez si nous étions tous sur un chan [un canal de discussion en temps réel, NDLR], choisir parmi les réponses celles qui correspondent le mieux et à la question posée et à la pensée collective.

Interrogés sur la structure du mouvement depuis l’opération MegaUpload et l’arrivée massive de nouveaux pas très aguerris, les Anonymous décrivent les dispositifs mis en place, sans préciser ses répercussions sur le mouvement :

Nous avons ouvert spécialement un salon IRC (ou chan) pour accueillir les nouveaux arrivants, afin de pouvoir leur expliquer le fonctionnement des Anonymous et ses principes. Ils peuvent ainsi s’informer, dialoguer avec nous et participer s’ils le souhaitent. Ici par exemple, #opnewblood.fr fait office de porte d’entrée pour ces nouveaux arrivants, afin de les informer, et de répondre à leurs questions. Il y a aussi un site où nous rédigeons des tutoriels afin d’expliquer comment se sécuriser : www.anonopsfr.blogspot.com

Anonymous démasque la fachosphère

Le collectif informel Anonymous s'attaque à la fachosphère. En Allemagne, en France ou aux Etats-Unis, les hacktivistes ...

L’arrivée massive de membres après cette opération avait fait grincer des dents. Beaucoup ont déboulé sur les canaux de discussion, les IRC, sans grandes connaissances techniques. Ni sans savoir très précisément ce qu’était Anonymous, allant jusqu’à donner en privé ou en public un lien vers leur compte Facebook. D’autres ont voulu lancer une “opération chansons” qui en fait sursauter plus d’un, surtout parmi les anciens. Sans parler de l’idée d’une boutique de stickers Anonymous…

Les usurpateurs

La prise de parole de vendredi soir était aussi l’occasion pour le collectif de hackers de rappeler ses principes fondateurs et de clarifier ses positions sur des opérations passées et à venir. Les membres présents hier ont nié être en lien avec l’opération blitzkrieg qui visait les sites d’extrême droite, expliquant qu’ils ne pouvaient “maîtriser toutes les opérations ainsi que les groupes qui agissent au nom d”Anonymous’”. De même à propos d’opérations conduites par des “usurpateurs”, contre les médias ou les réseaux sociaux :

Ces actions étant contre nos principes fondamentaux, nous condamnons vigoureusement toute attaque menée à l’encontre des médias. Nous déplorons que quelques électrons libres aient agit au nom des Anonymous sans pour autant avoir pris le soin de valider leurs actions suivant notre processus démocratique. Nous déplorons vigoureusement ces écarts et mettons également en œuvre une partie de notre énergie à juguler ces erreurs que nous condamnons, encore une fois, vivement.

Mais c’est contre l’opération prévue 31 mars visant à paralyser le réseau dans l’ensemble, que les critiques sont les plus sévères :

Cette opération n’a aucune crédibilité, tout simplement parce qu’Anonymous n’a nullement l’intention de rendre indisponible un outil que nous utilisons au quotidien, et que nous défendons fermement. Mais aussi techniquement, le pad qui a été rendu public n’est pas du tout complet. (…) Cette soi-disant opération est techniquement irréalisable et reflète le triste niveau des gens qui l’ont annoncée.

Anonymous, chevalier blanc sur Internet, se bat avant tout “pour toute les libertés, contre les dictatures, contre la censure et les régimes totalitaires” ont-ils répété à plusieurs reprises, déclaration universelle des Droits humains et Convention Européenne de sauvegarde des Droits de l’Homme et des Libertés fondamentales à l’appui. Des valeurs qui les ont poussés à s’attaquer aux réseaux pédophiles, l’opération “darknet”. Aujourd’hui, ils précisent avoir tiré les leçons de cette expérience :

Il s’est avéré que [cette opération] n’a pas eu que des effets positifs sur l’enquête de police, rendant les preuves accumulées non recevables devant un tribunal. (…) Ainsi pensant bien faire, Anonymous a en fait “saboté” l’enquête de police, qui n’a pas suffisamment d’hommes sur la question, et a aussi mis les pédophiles en état d’alerte ceci les incitant à se sécuriser encore plus (Notamment via le Deepweb, repaire des crados d’internet.) Nous ne participons plus à ce genre d’opérations à présent, et nous laissons la police faire son travail. Nous aimerions cependant que l’Etat concentre ses moyens afin que ce genre d’individus soient arrêtés plutôt que de légiférer des textes comme HADOPI ou LOPPSI.

“Se séparer de son image principale de hackers”

Les lois répressives contre les libertés numériques, Acta, Pipa, Sopa, Hadopi, concentrent leurs critiques. Si bien que certains sortent dans la rue manifester, une façon de “créer une passerelle entre le virtuel et le réel” disent-ils. Mais peut-être aussi le début d’un schisme au sein du collectif. Hier soir, ils affirmaient que “le mouvement gagnant en ampleur, celui-ci veut naturellement gagner en visibilité et se séparer de son image principale de hackers.”

La science dissèque les Anonymous

L'anthropologue Gabriella Coleman, spécialiste reconnue des Anonymous, étale sa science. La chercheuse a été la première ...

Une affirmation étonnante, mais dont la “conférence de presse” de vendredi soir était une démonstration flagrante. Exit le masque de Guy Fawks, les voix modifiées et les vidéos aux BO “angoissantes”. L’esprit foutraque du collectif, né sur le forum 4chan, une sorte d’immense défouloir d’Internet, serait-il en voie de disparition ? La réponse des Anonymous est pour le moins sérieuse, rappelant l’origine et la définition du mot “lulz”, dérivé de l’acronyme LOL. Avant de détailler la récente action contre le site de la CIA. “Des serveurs contenant des éléments pédophiles” ont été reprogrammés pour lancer une attaque coordonnée contre le site de la CIA. Une façon de montrer qu’il “ne devrait pas être très compliqué de débrancher [ces serveurs]“, comme le FBI l’avait fait pour MegaUpload.

Soudain, alors que la “phase de réflexion” sur la structure décentralisée du mouvement est en cours, un message inattendu s’affiche. Sur le canal de discussion utilisé pour répondre aux journalistes apparaît un lien : le schéma parodique d’un modèle d’organisation ultra-hiérarchisé. Un message ironique affiché par erreur sur ce canal policé. Puis à la question, “doit-on avoir peur de vous ?”, ils répondent: “Expect us”. Le lulz n’est jamais loin.


Par elkhadra
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Samedi 25 février 2012 6 25 /02 /Fév /2012 22:27

Bahrain: Martyrs fall, Western activists expelled but revolution continues

Two Bahrainis were martyred in recent days. The first is Hussain Al Baqqali, 21, who died as he was participating in an activity to close the road near his hometown of Jidhafs. He was mourned by his colleagues and the people as a young man of action who has always been on the scene at the forefront of demonstrators and protesters. His funeral on 21st February was severely attacked by the Al Khalifa mercenaries who flooded the area with large amounts of chemical and tear gases. The second martyr was Mansoor Salman from Sitra who was in his seventies. He had been in his house when lethal chemical gases were thrown inside the house. His daughters struggled to save him and he was taken to hospital where he died on Saturday 18th February. With his martyrdom the people who were gassed to death by the Al Khalifa has risen to more than 20 in the past six months. His town was sealed to prevent people attending his funeral. At the end of the mourning services three days later, no people were allowed into Sitra where he had been buried.

As the revolution enters its second year, new aura of enthusiasm is spreading among the youth who are leading the daily protests that the collapse of the Al Khalifa hereditary dictatorship is drawing nearer. Furthermore, it is becoming more resolute in its aims and strategies. It is no longer confined to limited demands but is intent on achieving real transformation into a democratic system that respects the will and aspiration of the people. Daily protests have continued in all parts of the country with men and women taking to the streets chanting anti-regime slogans and demanding the end of its black era. Security forces directed by John Timoney and John Yates have committed serious war crimes, many of which are documented on videos. They shot people at close range; used excessive lethal gases against demonstrators, threw chemical gas cannisters inside inhabited houses and shot live ammunition, rubber bullets or shotgun at peaceful demonstrators.

An international campaign to stop the Formula1 race being held in Bahrain has been launched. Human Rights Watch voiced its opposition to the prospect of the taking the race back to Bahrain while torture and killing by the regime have continued unabated. Outrage by racing drivers, human rights activists and political campaigners has been expressed. Bernie Ecclestone, the F1 supreme authority is accused of succumbing to financial and political pressures by agreeing in principle to go to Bahrain, despite his knowledge that regime is involved to its knees in torture and other abuses. The online petition site, Avaas has launched a campaign to stop the race being held in Bahrain. It included an online petition calling for the race to be transferred somewhere else. The petition says: This week, the Bahrain government is desperately trying to cover up its crackdown and show it’s now fit to host the Grand Prix. But if we expose their abuses, we can keep wavering F1 teams out of brutal Bahrain. Six months ago the regime was shooting protesters and Avaaz got F1 teams to unanimously refuse to race in Bahrain. Now the Bahrain government is again trying to whitewash its image. But this weekend a young boy's mutilated body washed up on the beach -- a tragic sign of continued repression of democracy activists. We know Red Bull and Mercedes care what we think -- let's call on them to stop the race again until independent observers say regime violence is over and democratic voices are free.  We have only days before the decision. Let's stop the Bahrain F1 and show the regime that only an end to brutality will unblock business. Sign the urgent petition now and send this to everyone -- when we reach 200,000 signatures, we’ll deliver directly to the teams.

Meanwhile the repression of the regime has extended to non-Bahrainis who went to the country to support the pro-democracy activists. Ten Americans and four of other nationalities were expelled from the country for joining the protests. The Obama administration has failed to take action against the Al Khalifa and the Saudi occupiers supporting them.

Bahrain Freedom Movement
24th February 2012

Par elkhadra
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Samedi 25 février 2012 6 25 /02 /Fév /2012 15:41

Malcom X : son héritage perdure malgré les décennies qui passent

En février, les Américains célèbrent le Mois de l’Histoire des Noirs. C’est aussi en février 1965, que Malcom X, prêcheur et défenseur des droits civiques afro-américain et musulman est mort. Les idées qu’il a laissées derrière lui sont tout aussi importantes pour les musulmans que les non musulmans. Elles ont influencé de nombreux musulmans américains, dont moi-même.

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On ne peut pas réfléchir à la condition des Afro-américains sans être confronté à l’intensité de leur souffrance. Dans le pays le plus prospère du monde, c’est au sein de la communauté noire que le taux de pauvreté est le plus élevé. Malgré la présence sans précédent d’un président noir à la Maison blanche, les Afro-américains sont souvent marginalisés sur la scène politique; il n’y en a par exemple aucun au Sénat. Pour se qui est de sa rédemption en matière d’injustice raciale, l’Amérique n’en est qu’à ses débuts.

L’histoire de la vie de Malcom X est très connue. On sait que ses parents étaient eux-mêmes militants des droits civiques. Après la mort de son père et l’internement de sa mère dans un hôpital psychiatrique, il tombe dans la délinquance et se retrouve en prison. C’est à ce moment-là qu’il découvre la religion, son identité et un but dans la vie, à travers le mouvement musulman de la Nation of Islam (NOI), qui revendique la libération des Noirs du joug des Blancs, et leur séparation. La transformation de Malcom X, qui de petit délinquant devient le musulman noir connu de toute l’Amérique représente à elle seule toute une victoire face à l’adversité sociale, culturelle et structurelle.

Ce qu’il y a plus extraordinaire chez Malcom X, c’est le pouvoir transformationnel qu’il représente. Il s’était rendu compte qu’aucun Noir ne pouvait être entièrement libéré de la subordination raciale à moins d’une libération collective de la tyrannie du racisme.

Malheureusement, sous l’influence de la NOI, Malcom X a prôné la ségrégation raciale, diabolisé les Blancs et prêché le séparatisme comme moyen de redonner aux Noirs leur dignité.

Mais par la suite, il prend conscience de l’injustice de sa propre idéologie. Je trouve que Malcom X est une vraie source d’inspiration de par sa capacité d’introspection critique – ce malgré la confrontation à l’hostilité et à l’adversité des autres. Il n’approuve pas les échecs de son mouvement sur le plan moral. En 1964, déçu, il quitte la NOI à la recherche d’une nouvelle voie.

Cette année-là, il effectue le hadj, ou pèlerinage à la Mecque. Il découvre alors la diversité raciale de l’Islam. Il remarque l’incroyable absence de préjugés raciaux dans la façon dont les musulmans entretiennent des relations les uns avec les autres. Cette expérience apprend à Malcom X que les personnes de races différentes peuvent bel et bien coexister. Après cette découverte décisive de l’éthos universel, Malcom X (qu’on appellera désormais El-Hajj Malik El-Shabazz) cherche à contrebalancer sa vue du monde, afro-centrique, avec sa foi en un islam universel.

Malik El-Shabazz retourne en Amérique transformé. Bien qu’encore impliqué dans la lutte pour la libération des Noirs, son discours enflammé et sa position radicale à propos des races se transforment en une quête universelle de justice. Désormais il croit qu’il est possible de s’associer aux non musulmans et aux Blancs pour construire une Amérique et un monde sans haine et sans domination raciale. D’ailleurs, il répand ce message dans de nombreux campus universitaires où il se rend pour s’exprimer. Hélas, il est assassiné avant son 40ème anniversaire.

Hajj Malik El-Shabazz est un héro aux yeux de millions de personnes en Amérique et dans le monde ; il est un exemple particulier pour les Afro-américains car il leur a appris à se défendre avec fierté et dignité. Pour les musulmans, il incarne le lien qui relie, spirituellement, l’Amérique au monde musulman. Les musulmans américains, le considèrent comme l’un des pères fondateurs de la nation, même s’il a vécu deux siècles après la création des Etats-Unis. A l’instar de Martin Luther King ou du président Obama, ce militant des droits civiques a fait en sorte que le principe fondamental selon lequel tous les hommes sont égaux, et sur lequel repose l’Amérique, soit plus crédible.

En partenariat avec le CGNews

Par elkhadra
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Samedi 25 février 2012 6 25 /02 /Fév /2012 15:40

L'attaque de l'Iran par Israël est-elle imminente ?

         

 

Israël est-il en train de planifier son « D-Day » pour donner l’assaut sur l’Iran, avec en ligne de mire son fameux complexe nucléaire? Annoncée par le Secrétaire d’Etat américain Léon Panetta, l’imminence du  bombardement du ciel iranien semble, cette fois-ci,  de plus en plus plausible, et pourrait même se profiler quand les bourgeons du printemps auront éclos.

Quels sont donc les éléments déclencheurs qui précipitent aujourd’hui ce que certains observateurs internationaux prédisent depuis dix ans, sans jamais rien voir venir ?

L’heure n'est plus à la réflexion pour l’état Hébreu, qui voit d’un très mauvais œil la poursuite du programme iranien d’enrichissement de l’uranium, sur lequel ni les sanctions internationales qui pèsent sur les banques et l’industrie du pays, ni l’assassinat de plusieurs scientifiques iraniens du nucléaire, n’ont eu de prise.

Tandis que des esprits très alarmés à juste titre s’interrogent sur l’intérêt d’une telle offensive, d'autres émettent l'hypothèse fondée que les dirigeants israéliens aspirent plus que tout  à embraser la région dans un conflit long et dévastateur, qui briserait net l’ambition nucléaire de l’Iran.

En déclenchant les hostilités sur les installations nucléaires iraniennes, Israël espère en retour une riposte, refermant ainsi son piège sur Téhéran pour repartir de plus belle à l’attaque de son industrie du pétrole, de son réseau de distribution d’électricité et de ses systèmes de communication.

Que ressortira-t-il d’un tel scénario catastrophe ? Rien de bon, manifestement, hormis pour Israël qui fourbit ses armes et ses arguments pour  justifier l’injustifiable : une guerre d’usure, à l’onde de choc cataclysmique, contre le programme iranien, entraînant la chute du régime en place.

Par elkhadra
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Vendredi 24 février 2012 5 24 /02 /Fév /2012 20:18

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Marine Le Pen a fait de la stigmatisation des musulmans un véritable axe de sa campagne électorale et ses dernières déclarations insultantes et complètement fausses sur la viande halal est le dernier épisode d’une longue série où le rejet du fait musulman devient un point cardinal de son programme électoral.

         
 

La situation demeure marginale mais elle n’est plus de l’ordre de l’anecdotique. Désormais, il n’est pas rare de voir des citoyens français musulmans défendre l’idée d’un vote en faveur de Marine Le Pen aux prochaines élections présidentielles.

Impensable il y a quelques années, cette nouvelle configuration exige de notre part des clarifications pour défaire cette alternative qui n’est qu’illusoire. Plus largement, cette posture inquiète car elle illustre le désarroi de nombreux musulmans devant une élection où, une fois encore, ils ont la fâcheuse sensation d’être les éternels laissés-pour-compte.

1 – D’abord, l’histoire du mouvement. Rappel nécessaire tant il est consternant de remarquer que ces musulmans tentés par le vote frontiste font fi du passé. Le FN plonge ses racines dans une histoire sulfureuse qui glorifie Vichy et les pages les plus noires de l’histoire de France. Nombreux sont ceux au Front national qui persistent à voir en l’Allemagne nazie un modèle et restent nostalgiques de l’époque coloniale ainsi que de l’Algérie française. Malgré la vaine tentative de Marine Le Pen de banaliser sa formation, l’héritage de son parti est trop lourd pour être ignoré.

Souvenons-nous que celui qui demeure le fondateur du FN et son actuel président d’honneur a pratiqué la torture pendant la guerre d’Algérie. Les descendants des résistants algériens morts sous les sévices apprécieront peut-être de voir une partie de leurs enfants voter pour les scélérats qui les ont passé à la gégène. Et puis, comment voter pour ce FN qui pendant des années s’est essuyé les pieds sur l’honneur de nos parents et a bafoué leur dignité en les considérant comme les pestiférés de la société française ? La liste est longue de ces injures, insultes, témoignages de mépris qu’ont essuyé la première génération de travailleurs maghrébins et d’Afrique noire et dont certains des enfants ont été lâchement abattus par des colleurs d’affiche du Front national comme à Marseille en 1995. Oublier ce passé c’est avoir la vue très courte et, d’une certaine manière, insulter la mémoire de nos pères.

 

2 – L’actualité du parti frontiste, en plus de son histoire, ne plaide vraiment pas pour ce choix. L’antisémitisme du parti a, même s’il reste puissant dans de larges couches du mouvement, désormais laissé place à une islamophobie complètement débridée. Marine Le Pen a fait de la stigmatisation des musulmans un véritable axe de sa campagne électorale et ses dernières déclarations insultantes et complètement fausses sur la viande halal est le dernier épisode d’une longue série où le rejet du fait musulman devient un point cardinal de son programme électoral.

Nouvelle championne d’une laïcité falsifiée, le discours de Marine se double de la défense d’une imaginaire « identité française » qui serait aujourd’hui souillée par les étrangers (entendez les musulmans).

Point n’est besoin ici d’énumérer toutes les sorties islamophobes de la candidate où l’exploitation de la peur de l’islam a eu pour effet de dévier  l’opinion nationale des vrais débats: prières de rue, Quick halal, voile islamique à interdire jusque dans la « sphère publique», etc. Remarquez que quand il s’agit de faire du business, les cadres du FN se permettent des entorses au règlement et glissent sans scrupule vers ce qu’il convient d’appeler une hypocrisie très lucrative. Tel ce grossiste du Nord de la France et conseiller régional FN, qui a fait fortune dans la viande halal alors que sa présidente la considère comme une des manifestations insupportables de la visibilité de l’islam en France… Dans le rayon populiste, on peut difficilement faire mieux.

3 – Pour se départir de son image sulfureuse de parti antisémite, la candidate frontiste s’est engagée dans une politique de main tendue envers Israël lourde de conséquence. L’idée est donc de soutenir Israël pour balayer les accusations d'antisémitisme. Cette offensive de charme à l’égard d’Israël n’a quasiment plus de limite et  lors d’un entretien avec le quotidien israélien Haaretz, Marine Le Pen s’est laissée emporter par une déclaration fracassante : « Le FN est un parti sioniste ».

En toile de fond de cette déclaration, c’est toute la stratégie de la diabolisation de l’islam comme ciment d’une nouvelle configuration politique qui fait son chemin. Comme pour Geeret Wilders aux Pays-bas, le FPO autrichien ou l’UDC suisse, on assiste à un rapprochement inédit entre formations d’extrême-droite européennes et l’ultra-droite israélienne, le but étant de contrer la menace que représenterait la présence musulmane en Europe.

Il s’agira donc de cogner dur sur l’islam. Farid Smahi en a fait les frais. Après 15 ans de bons et loyaux services, celui qui siégeait au bureau politique du FN à été expulsé manu militari lors du Congrès de Tours de janvier 2011. Ulcéré par le tournant pro-sioniste du parti suite au sacre de Marine et regrettant d’avoir joué le rôle de « l’arabe de service », ce dernier avouera que « Marine montre qu’on ne veut pas de musulmans au FN »…. Tout un programme.

4 – Parmi les motivations de ceux qui souhaitent voter Marine le 22 avril prochain, on trouve cette propension du vote par protestation voire frustration. Dépités et floués par une classe politique qui détourne la laïcité pour mieux les stigmatiser, beaucoup de musulmans rejoignent les bataillons des déçus de la politique et s’enferment dans une attitude victimaire.

Cette posture d’un vote négatif doublée pour certains d’un antisystème primaire revient à adopter la politique du pire qui est loin de coller à l’éthique islamique. Il s’agit donc de remettre les choses dans l’ordre et de convoquer cette éthique afin d’apprécier sagement un évènement important qui mérite d’être pris avec considération. Le vote, comme tout acte de la vie d’un musulman, revêt un caractère de responsabilité qui ne doit céder ni à l’émotion gratuite, ni aux sauts d’humeur intempestifs.

5 – Le propos ici est bien de mettre en garde des dangers de vote FN et non pas de se faire le relais de tel ou tel parti. Ni d’enfermer la population musulmane dans un vote éternellement marqué à gauche ou à l’extrême gauche. Ceci est d’autant vrai que le PS fait presque quotidiennement la démonstration qu’il est incapable de répondre aux doléances légitimes des habitants de quartiers.

Pire, François Hollande, candidat du « changement » a en matière d’islam tout fait pour s’inscrire dans la trajectoire sarkozyste d’une politique islamophobe. La récente polémique autour de la proposition anti-nounous du Sénat en est la dernière illustration. Face à ce triste constat, beaucoup de musulmans semblent désemparés devant un choix cornélien qui revient à voter pour le moins pire.

Pour notre part, nous espérons que ces élections du printemps seront les dernières où nous voterons par défaut car nous préparons 2014. La perspective des élections locales est en effet un formidable moment de démocratie participative où les marges de manœuvre sont réelles car elles offrent des possibilités d’influer sur le jeu électoral. C’est maintenant que ces échéances se préparent. Et cette fois-ci c’est sûr, il faudra compter avec nous et 2014 ne sera qu’un début.

Quant à toi Marine tu ne mérites vraiment pas qu’une seule voix musulmane puisse apporter de l’eau à ton moulin qui transpire la haine.

Par elkhadra
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Vendredi 24 février 2012 5 24 /02 /Fév /2012 20:14

L'UMP ne veut pas de Nora Berra à Lyon, car "ses origines posent problème"

       

Les déboires se multiplient pour les petites beurettes de l'UMP. Après la claque magistrale de Rachida Dati qui n' a  pas été investie à Paris comme elle le souhaitait  par la commission nationale d'investiture de l'UMP, c'est au tour de Nora Berra,  secrétaire d'Etat à la Santé d'être humiliée par son parti qui refuse de l'investir à Lyon pour les élections législatives de 2012.  «On m'a fait comprendre que mes origines pouvaient poser un certain problème à certains électeurs» constate avec amertume Nora Berra.

Ces deux beurettes choisies sur la base d'un casting ont en commun d'avoir avalé  sans broncher toutes  les déclarations aux relents racistes  et islamophobes des ténors de leur parti UMP, dont elles étaient de simples faire- valoir. Voilà ce qui arrive à celles qui pensaient réellement faire carrière en politique,  non pas pour défendre des convictions, mais avant tout pour occuper des postes et seulement des postes. Berra comme Dati en sont réduites à venir pleurnicher dans les médias, parce que le système politique ne veut plus d'elles, après les avoir utilisées comme  caution ethnique d'une  illusoire politique  de la diversité. Comme dirait Lénine, "c'est l'éternel  retour du réel."

Par elkhadra
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