En ces temps obscurs
de surveillance généralisée
et de répression,
être anonyme sur le Net
devient essentiel
Alors voilà la méthode pour avoir temporairement une adresse IP du Canada, de Russie, des Seychelles et même de Chine (un comble) puis, par exemple
:
dénoncer les lois liberticides visant à surveiller le Web et réprimer les internautes,
critiquer les puissants sans retenue et sans risquer la répression,
riposter aux satrapes qui traitent les internautes de terroristes ou de criminels
télécharger des fichiers interdits par des législations locales dictées par des lobbys mercantiles,
Bien entendu, ces fictions invraisemblables ne concernent pas la France, pays de la Liberté. Mes propos se veulent aussi universels et apolitiques.
Plus modestement, vous pouvez avoir envie d'écrire à votre apparatchik local, en donnant le lien vers mon Blog, afin de lui expliquer que tous les efforts ringards pour limiter la
Liberté sont vains car les antidotes sont déjà en place :
1) Se connecter à un serveur proxy anonyme étranger gratuit
:
Voici des adresses ou vous trouverez des listes de serveurs proxy anonymes et gratuits :
Cliquez sur l'un des serveurs puis saisissez l'URL que vous souhaitez visiter car vous voilà pourvu d'une autre adresse IP. Vous êtes dans la Matrice. Vous pouvez ainsi passer à l'étape
suivante.
Ou, plus simple encore :anonymouse.org Ce site vous positionnera aux Seychelles. A l'aéroport. Tranquille.
A noter l'extensionFoxyProxyde Firefox qui vous permet de changer aisement de Proxy.
2) Vérifier votre anonymat :
Habillé par votre proxy, si l'un des 3 sites ci-dessous vous localisent à Petaouchnok, c'est gagné (sauf si vous habitez réellement Petaouchnok ...). Vous pouvez ainsi passer à l'étape
suivante.
Faîtes la même expérience mais sans Proxy : Vous la voyez bien, ci-dessous, la photo satellite de votre quartier ? Zoomez sur votre domicile :
Comme vous pouvez le constater, sans protection, votre anonymat n'existe pas :
Votre adresse IP est connue, Votre pays est connu, Votre FAI est connu, Votre Noeud de Raccordement d'Abonnés (NRA) est
connu identifiant ainsi votre point de connexion à internet.
Juste le temps de contacter votre FAI, afin de connaître votre nom et votre adresse exacte, cet ami arrive chez vous, dans 5mn, avec des chiens.
3) Envoyer un email anonyme ou vous identifier sur un site (nécessitant un email) :
Il est conseillé de se connecter à ces sites avec une adresse IP empruntée (voir le paragraphe n°1 de cet article). Sinon, il est possible pour un
destinataire d'un email de vous identifier. Et cette possibilité est peu connue du quidam.
Pour vous en convaincre, vous pouvez faire l'expérience suivante : copier le header d'un email personnel que vous avez reçu sur ce site :ip-adress.com/trace_emailouip2location.com.
Il détectera immédiatement l'adresse IP de l'expéditeur du mail ainsi que sa localisation. ... Cela fait réfléchir ... dommage. Vous vous
expliquerez avec qui vous savez :
4) TOR : L'artillerie lourde...
Maintenant que vous avez compris les principes, pour aller plus loin, plus fort , c'est à dire pour devenir furtif, en permanence, avec peu de possibilité d'interception ou de surveillance,
avec des adresses IP changeant automatiquement et constamment, avec une communication cryptée ...................... TOR permet facilement de bien brouiller les pistes.
Un petit dessin pour vous donner un aperçu de la Bête :
Ce système pour PC, open source et gratuit, est facile d'utilisation.
Une fois installé sur votre PC Windows ou mieux, Linux. A noter l'extension Torbutton du navigateur Firefox qui permet, d'un clic de souris, d'activer/désactiver le système.
Alors évidement, la connexion est lente mais cette solution vous apportera un meilleur niveau de protection sauf si vous êtes recherchés par Chuck Norris.
Les autres mouchards : Que vous utilisiez un proxy anonyme ou TOR, sachez néanmoins que pour un anonymat renforcé,
tous les autres mouchards de votre PC doivent être désactivés (plugins notamment java et flash, cookies ...). L'idéal étant d'avoir un navigateur, vierge
de tous plugins, et dédié uniquement au surf anonyme.
Google et réseaux sociaux : Ce n'est pas la peine de rechercher l'anonymat si vous passez votre temps à raconter votre vie sur les
réseaux sociaux. Une petite recherche sur Google de "Prénom Nom" et inversement "Nom Prénom" vous informera sur votre degré d'exhibitionnisme.
Vous pouvez aussi faire une recherche sur Google .... de votre propre adresse IP (si vous avez une IP fixe) : cela donne parfois des résultats intéressants.
Blog intéressant:Korben. Ma sélection de ses articles :
Ces sites vous fourniront une adresse mail éphémère et anonyme qui vous sera utile pour recevoir un email de confirmation d'inscription sur un site Web (sympa également pour éviter les spams) :
«Est-ce vraiment une priorité si on veut œuvrer pour le bien du pays?». C'est ainsi que les pragmatiques répondent implicitement à ces idéalistes qui n'ont de cesse de défendre un
quelconque militant ou journaliste opprimé. « Ne faudrait-il pas s'attaquer à nos problèmes fondamentaux : la pauvreté, la cherté de la vie…, plutôt que de lever les boucliers pour
défendre la liberté d'expression? ».
Aussi, dans notre inconscient collectif, la tentation est-elle grande de croire que l'action militante ferait mieux d'agir sur la réalité matérielle et économique de la société.
Il serait futile de s'enflammer pour les droits humains ou de lutter pour une réforme de la Constitution. Le monde des idées devrait battre en retraite et laisser la place au concret,
seul à intéresser véritablement les citoyens dans leur petit confort quotidien. Cette rhétorique-là a toujours été le fer de lance d'une vieille et puissante race de politiciens et leur
a servi maintes fois de moyen de terrasser la démocratie, même celle-ci finit souvent par se relever. Et ce constat semble encore plus vrai dans les pays arabes. Y sommes-nous damnés
?
Ces gouvernants qui
endorment
la conscience politique
Cette démarche, aussi vieille que l'histoire, commence par dissocier le champ politique du champ économique et vise à convaincre que seul le second compte en vidant la politique de tout
son sens. Les sciences sociales ont beaucoup disserté sur les interactions entre ces deux champs, entre la suprastructure des idées, et l'infrastructure matérielle [1], et sur la
question duquel des deux est initiateur de progrès. Pourtant, même les marxistes, qui voient que « tout est économique », accordent aux débats publics une importance assurée ; car la
définition de ce qui est un optimum social résulte d'un choix politique et pas uniquement d'une analyse technico-économique. Mais des politiciens ont compris que, pour assoir leurs
propres intérêts, il faudrait saper toute cette aptitude à réfléchir et à faire entendre ses choix et en débattre. En jouant tantôt sur le registre des passions, tantôt sur celui des
besoins matériels, ils ont forgé ainsi des idéologies sans idées pour étouffer la rationalité politique que chacun individu porte en lui. Plusieurs ont réussi ainsi à instaurer des
régimes totalitaires, tout en passant par des canaux démocratiques.
Le processus prend de l'ampleur quand une majorité est convaincue que : « ça marche !». A cet effet, les gouvernants capitalisent sur le puissant corps des technocrates ; ces
techniciens non issus du verdict des urnes mais animés d'une grande vocation - et a priori désintéressés - pour la gestion publique, c'est-à-dire pour l'organisation de la vie de la
société comme bon leur semble. Par la suite, un consensus émerge doucement : pas besoin des partis politiques puisque les affaires publiques sont si bien gérées. Le Parlement, machine
du law-making, se voit inutile. Les autres institutions tombent de facto l'une après l'autre, et le fameux « Rule of law » en prendra un coup fatal. Si, sur le cours terme, les lois
sont respectées grâce à l'autorité du patriarche, elles le seront de moins en moins, car elles n'émanent pas du peuple et ne répondent plus à ses besoins. Et plus on est en haut de la
pyramide, plus il est facile de contourner ce qui reste du contrat social. Le cas tunisien avec la transition Bourguiba-Benali illustre parfaitement cet enchaînement.
Cependant, pour convaincre une majorité que « ça marche » ou encore que « ça va marcher », c'est là où intervient le sophisme, cette rhétorique émotionnelle qui se nourrit sur les
vertiges de la conscience politique, du logos. Le sophiste peut prouver la chose et son contraire, il insulte la rationalité, banalise les idéaux mais subjugue les foules, puisqu'il
parle aux instincts qui hantent chacun de nous: le besoin de vivre en sécurité, la peur de la faim, la fierté tribale….La ville d'Athènes fut le premier laboratoire de ces phénomènes :
Gorgias faisait des ravages par ses diatribes. Socrate et ses disciples n'avaient certes pas réussi à endiguer ses percées, mais leurs débats avaient accouché d'une sagesse qui reste à
nos jours incontournable. Et depuis, le phénomène a pris une multitude de formes : du coup d'Etat de Jules César, à l'ère de G. W. Bush en passant par les empereurs français et par les
fascismes du XXème siècle ; à l'instar de Napoléon III qui, après être arrivé au pouvoir en galvanisant les passions populaires, avait lentement convaincu le peuple et ses élites qu'ils
feraient mieux de vaquer à leurs préoccupations économiques plutôt que de s'intéresser aux futilités politiques.
Le drame et l'espoir arabes
Inutile de choisir ses mots: depuis que le monde arabo-musulman eut pris forme, c'étaient les Gorgias qui faisaient la loi. Si l'on en détrônait un, c'était parce qu'un autre sophiste
enchanteur se présentait comme porteur d'un plus grand espoir à la suite d'une sécheresse, d'une peste ou d'une agression étrangère. L'émergence des Etats modernes n'a rien changé. Le
sursaut nationaliste de l'Egypte qui a donné en 1882 la première - et dernière ?- constitution arabe séculaire et démocratique a été abattu dans son envol[2]. La colonisation, en plus
d'avoir pillé les ressources et paralysé les aspirations politiques, a laissé après son départ un ressentiment envers l'Occident et sa démocratie. Une telle rancœur a beaucoup profité
au socialisme émotionnel d'un Nasser, et bénéficie encore à un certain Kadhafi.
Après le départ du colonisateur, les ressources humaines et naturelles étaient là, le leadership y était aussi, mais le logos faisait défaut. Le conflit israélo-palestinien a attisé les
passions, plus impuissantes comme jamais. Tandis que les zaïms exaltent les ardeurs, une armée de technocrates se chargent d'assurer un faux-semblant de prospérité, et la police des
consciences entretient la propagande par les médias et les manuels scolaires. Les poussées islamistes, aussi profondes soient-elles, ne font que remplir le vide laissé dans l'intellect
des citoyens, déficients devant la détérioration de leur condition matérielle. Le pouvoir trouve même dans cet islamisme non politisé un magnifique barrage contre la Raison, à condition
qu'il prêche pour le salut dans l'au-delà plutôt que pour la justice terrestre.
Je me refuse à concéder que l'individu arabe post-moderne sera irréversiblement un croyant domestiqué et sans lucidité politique. Il y a ceux qui sont tentés de croire que l'on est
damné à cette soumission et que notre destin est de continuer à se faire manipuler. A ceux-là, il suffirait de revenir aux trois grands moments de la civilisation islamique: Bagdad des
Abbassides du XIXème siècle, Le Caire des Fatimides du Xème siècle, ou l'Andalousie du XXIIème siècle, la prospérité économique y épousait la richesse intellectuelle, l'Islam y
interagissait merveilleusement avec la sagesse des Grecs et les apports des autres monothéismes. L'héritage littéraire et scientifique de ces apogées ne pourrait émaner que d'une
société épanouie et affranchie comparativement aux standards de son époque.
Pour cette raison, je suis convaincu que la domestication de l'individu et le triomphe des sophistes ne sont pas définitifs. Le rationalisme pourra être de retour au cœur de notre
conscience collective. Et pour ce faire, ceux qui ont eu la chance d'apprendre à penser plutôt que de consommer le prêt-à-penser ne doivent pas démissionner. Grâce à la fluidité et
l'accessibilité de l'information, il est dorénavant plus aisé de pointer les absurdités de la rhétorique officielle, d'échanger les idées, de demander des comptes aux gouvernants, et
dans un dernier temps, de tirer le peuple de sa torpeur. A la question, « est-ce vraiment une priorité si on veut œuvrer pour le bien du pays ?», et quel que soit celui qui la pose, la
réponse sera : «Utilisons notre bon sens, oublions ce que l'on nous a raconté, et débattons-en». Le débat politique sur tous les fronts est l'acte I du progrès.
PAR MOHAMED BEN DRISS ALAMI
[1] Infrastructure / suprastructure: concepts développés par Karl Marx dans sa Contribution à la critique de l'économie politique, 1859.
[2] La constitution égyptienne de 1882 a été précédée de deux ébauches en 1866 et 1879. La même année, l'Egypte tomba sous le protectorat britannique.
ملاحظــــة :هذه الورقة التي نقدمها بين أيديكم والتي تحملها خمسة أجزاء تمثل اجتهادا في مسألة التغيير المقبلة عليها تونس، وتشكل رأي اللقاء الإصلاحي
الديمقراطي في قضية التوريث وتمرير الحكم ودور المعارضة المدنية والجماهير التونسية والحركة الإسلامية في هذه المحطة الخطيرة التي تمر بها البلاد، والتي تستدعي كثيرا من المسؤولية، كثيرا من
الوعي، وكثيرا من القيم! وصدق الحداد حين قال : لو ما أعلّل نفسي بانتظار غد // لقلت خاب الذي أرجوه في بلدي!
العوامل المنسية أو المغيّبة
إن الصورة جميلة وبراقة عند أصحابها ولاشك كما قلنا في الجزء الأول، وأن توريث حكم
تونس لحرم الرئيس أو لصهره قد أصبح عند العديد محسوم ولا ينتظر إلا نقطة الصفر... إلا أن المشهد العام لا يبدو بالشكل اليقيني الذي يراد أن يُروٌّجَ له، وأن كثيرا من زوايا التوريث ليست محسومة
كما يشاع، وأن عديد العوامل والأبعاد قد تدخل على النص دفعة واحدة أو على مراحل فتغير فقراته وسماته رأسا على عقب...
الأسرة الحاكمة ليست جنان بابل
فالعلاقة الداخلية بين العائلات والأسر الحاكمة أفرادا وجماعات، ليست بالصفاء الظاهر،
والتماسك والتوحد، فعملية تقاسم الثروة لا تبدو مرضية لكل الأطراف، ومراكز القوى والنفوذ داخلها لا تبدو قد حسمت أمرها تجاه وريث وحيد يجمع عليه الكل، وتظهر أن بعض العلاقات بلغت مستويات متدنية
ومتوترة وانظرو ماذا يحدث في الفيس بوك من بعض الفضائح وتصفية الحساب... الجميع يحاول جذب الحبل نحوه وبكل السبل المتاحة، ولن يرضى إلا إذا كان نصيبه من قطعة الحلوى يملأ البطن
وزيادة، فمعركة الاستخلاف والتوريث قائمة داخل أسوار القصر ، وإن كان ينالها بعض الصمت والتورية، ويغلب عليها في بعض الأحيان الخوف من خسارة كل شيء [وعصفور في اليد خير من عشرة على الشجرة] لأن
الأسرة الحاكمة وأجنحتها تعلم وتعي أن سقوط طرف يمكن أن يهز كل البناء وتتساقط القطع الواحدة تلو الأخرى.
الحزب لم يقل كلمته بعد...
إن الحزب الحاكم له تاريخه وله رجاله وله مواقفه الوطنية، ولا يمكن نكران ما للحزب
القديم قبل تحوله في فترة ما بعد السابع من نوفمبر، من مواقف ونضالات أيام الحركة الوطنية ومقارعة الاستعمار، ومن رجال رواد وطنيين. ورغم الهنات التي أصابته بعد الاستقلال
والذي زادت تمكنا واستفحالا في الحقبة الرئاسية الحاضرة، فإن الحزب الحاكم لم يخلو من وطنيين يحبون لتونس ما نحب ولا يرتاحون لما يروه من تغول سلطة الأسر والعائلات وضمور دور الحزب. لذلك لم تكن
العلاقة بين الأسر الحاكمة والحزب بالصفاء والقبول المعلن عنهما، فبعض الأصوات داخل الحزب تنظر بعين التوجس والريبة وحتى الرفض الخفي لما يحدث على مستوى الفساد والمحسوبية
وتقاسم ثروة البلاد، ولا ترى مسوّغا أخلاقيا ولا سياسيا لتواصل المشوار بنفس الطاقم ونفس الأسر خاصة. وهي تعلم وتلمس أن الحزب الحاكم قد فقد بريقه ونفوذه أمام مراكز النفوذ
والقوى الأسرية الحاكمة، خاصة في ظل مرض الرئيس وغيابه الحزبي. فعهد بورقيبة وحزبه الجاثم على كل أوصال المشهد السياسي قد ولى وانحسر لصالح مصالح الأسر والعائلات وإن كان بورقيبة نفسه وفي أواخر
عهده قد سقط نتيجة شيخوخته وتمسكه الجنوني بالحكم في فخ صولات ذوي القربى وكانت السيدة سعيدة ساسي المثل المعروف.
جهاز الأمن : من هنا مر الرئيس ولكن...
وتبقى العلاقة مع جهاز الأمن الحلقة الأكثر حساسية والأشد خطورة، ففي تونس خاصة ولعله
في بلاد أخرى، يمثل البوليس عنصر توطيد الحكم المباشر ولاستفرادي أكثر من توطيد الأمن والاستقرار المعيشي، وإذا كان حاضر تونس يدعم المنزلة الهامة لجهاز الأمن حيث يفوق عدد أفراده 130 ألف حسب بعض
الإحصائيات، والذي يخول تونس المراتب الأولى في هذا المضمار، فإن تاريخ البلاد تحت قيادة الرئيس الحالي يؤكد على الدور الرئيسي لجهاز البوليس في تطبيق القرارات السياسية وتوجهاتها من كبت للحريات
واستبعاد المنافسين وسجن المناوئين وتنغيص حياة المعارضين، ولعله لا يخفى الدور الفعال لهذا الجهاز في حسم الأمر لصالح الرئيس الحالي أمام الحركة الإسلامية وتصفيتها.
إن كثيرا من المتابعين للوضع التونسي يجزم بأن من حسم تبعية هذا الجهاز فقد حسم معركة
الخلافة، ومن حسم ولاءه فقد حسم مكانه في أعلى هرم السلطة، والجميع يعلم ذلك ولا يخفيه، غير أن مجموعة من الاستفهامات والتساؤلات المحيرة تبقى قائمة وملفته للأنظار، فرغم أن الرئيس الحالي قد جاء
من الجهاز الأمني وتمتع بولاء كامل طيلة حكمه فهذا لا يعني أن هذا الولاء سيُوَّرَث، وإذا كان كذلك فلمن يورث ولأي أسرة أو طرف، أم يفضل الجهاز البقاء على الحياد حتى تنجلي للصورة وحتى لا ينزلق
في صراعات يمكن أن تؤدي إلى ما لا يحمد عقباه؟ والحياد ليس ترفا فكريا منا أو موقفا مستبعدا ومثاليا، ولكننا نراه شديد الإمكان للخطورة الممكنة من دخوله صراع الأجنحة ولعله لا
يخرج منها سالما كما هي حال البلاد حين ذاك، ولأننا نظل نؤمن أن في هذا الجهاز الأمني الكبير كثير من الوطنيين المخلصين الصادقين، الذين يهمهم مصير البلاد كما يهمنا ويعملون من أجل الصالح العام
وإن كانت ظروف الوظيفة صعبة ومرهقة.
الجيش في ثكناته هكذا أراد بورقيبة ولكن...
للثكنة والدبابة قصة عجيبة مع البلاد العربية والإفريقية والمتخلفة عموما، فمن الثكنة
وعلى ظهر الدبابة خرج علينا المنقذ والمخلص والمهدي المنتظر، ولولا أن النبوءة قد حسم أمرها لوجدنا من تجرأ عليها وأوقع الناس في حبالها، وعلاقة ملك الموت بالدبابة مصيري حاسم فحكامنا يصلون عليها
ولا يغادروننا إلا في صحبة ملك الموت! والحالة التونسية وإن كانت أكثر "تحضرا" فقد أوصلت الجيش إلى الحكم والرئيس الحالي أحد جنرالاته المعروفين. لقد ظل الجيش التونسي بعيدا عن السياسة أو يكاد
حيث كان الرئيس السابق يهابه ولا يريد له مكانا في الشأن العام ولم تكن دعوته له واستنجاده به في بعض المواقف كثورة الخبز وحادثة قفصة إلا لقمع انتفاضة أو تمرد ثم يعود إلى ثكناته ولا عين رأت ولا
أذن سمعت ولا كثير حديث. وتواصل هذا الغياب وبقي الولاء كاملا من المؤسسة العسكرية للسلطة القائمة دون أي تدخل في الشأن العام رغم بعض الأحداث الصغيرة الأخيرة، فرئيس البلاد منها وإليها ولا مصلحة
في الدخول في المجهول. هذه العلاقة من الولاء والمساندة تبدو مرتبطة بشخص الرئيس أكثر من سلطته وحاشيته، وليست هناك مؤشرات واضحة وملموسة في دخول المؤسسة العسكرية في صراع الأجنحة، وليس من صالحها
ولا من صالح البلاد ترك الحيادية والوقوف على التماس. غير أن هذا الموقف الحيادي ذاته هل يبقى مستمرا إذا وصل صراع الأجنحة والأسر إلى ذروته مما يدفع البلاد إلى مستنقعات ودهاليز مخيفة؟ هل يبقى
الجيش في ثكناته أم ينزل إلى الشارع لإنقاذ البلاد بمباركة خارجية أو حتى داخلية؟ لعل ورقة المؤسسة العسكرية هي الأكثر غموضا، وهذا الغموض لا يخدم بتاتا مشروع التوريث.
الخارج وأجندة المصالح تتواصل...ولكن...
لقد خدمت الورقة الخارجية النظام القائم ولا تزال، وكان لعنصر الخوف والتخويف من
الظاهرة الإسلامية البعبع الذي استعملته السلطة بكثير من النجاح، خاصة وأن الحالة الجزائرية قد مرت من هناك، وتواصل حاليا مع قضايا الإرهاب والهجرة السرية. وكانت مصلحة الغرب [الحكومي] بأطرافه
جميعا [الأوروبية والأمريكية] تريد استقرارا وأمنا ييسر لها قضاء شؤونها والمحافظة على امتيازاتها دون مشاكل أو تنغيصات، وكان لها ما أراد. وكان تسويق فكرة المعجزة التونسية في الاقتصاد الكلمة
السحرية في فتح الأبواب واستمالة الخارج إلى مساندة النظام القائم دون كثير من التعرض للمسألة الحقوقية ومن غياب للديمقراطية.
هذا الموقف المساند للسلطة التونسية، شابته في الآونة الأخيرة بعض المنغصات والمتمثلة
خاصة في الموقف الأمريكي الجديد من الانتخابات الرئاسية والبرلمانية الأخيرة، حيث ظهر ولو ببعض المجاملة قلق البيت الأبيض من النتائج ومن سير الحملة. وهذا الموقف على هناته ودون المبالغة في شأنه،
يعتبر ناقوس خطر وحديثا غير معتاد، وهو ما صدم السلطة التونسية لأنه يمثل بادرة غير مسبوقة ورسالة ذات نكهة جديدة وموجّهة إلى الحكم الحالي والذي يليه، عنوانها عدم الرضا على الوضع الحالي والتوجس
من المستقبل. فالموقف الأمريكي يبدو غير مطمئنا للمشهد العام وغير مقتنع كليا بآليات التوريث ورجاله أو نسائه، وليس مرتاحا للعواقب.
لذلك لا يجب المراهنة على أن ورقة التوريث مقبولة دوليا وأن الغرب لا يرى مانعا منها،
بل إن مستوى الفساد والمحسوبية وما يصل القاصي والداني من وقائع مؤلمة وأحوال يشيب لها الولدان عبر الكتب والمقالات وحديث الناس، ومن تذمر الشارع التونسي ولو بصوت خافت ولكنه متصاعد وشامل، يجعل
هذه الورقة مهتزة وغير مضمونة الوصول، حيث يبدو كابوس سقوط البلد في الفتن وعدم الاستقرار عاملا لأن تكون ورقة الخارج في ترقب وانتظار وغير محسومة سلفا، أو لعلها حوت أسماء أخرى ومراهنات على
شخصيات وعناوين جديدة لم يكشف بعد عن أسرارها.
لكن كل هذه العوامل التي ذكرناها من عدم تجانس الأسر الحاكمة، والغيبة المؤقتة للحزب،
والولاء غير المضمون للجيش وجهاز الأمن، وتوجس الغرب، تبقى مرتبطة بأحوال الآخر ووضعه ومصالحه ومراهناته، ولا نملك في بعض الأحيان كثير تأثير عليها [وإن كنت أرى أننا كمعارضة وجماهير قادرون على
بعض التأثير الذي سأتعرض له لاحقا]. رغم أنه يجعل قضية التوريث غير محسومة وليست قدرا محتوما حتى وإن علا ضجيجها، لما تحمله من نقاط ضعف قاتلة تفتح الباب على مصراعيه من أجل خيارات أخرى ومبادرات
جديدة.
غير أن ثالوثا مثيرا وخطيرا نملك مفاتيحه وعناوينه، يمكن له أن
يجعل حقيقة التوريث هباء منثورا وورقة متهافتة وكابوسا لن يرى النور، وهو دور الجماهير والمعارضة المدنية والحركة الإسلامية!
ـــ يتبــــــع ــ
ينشر بالتزامن مع موقع اللقاء الإصلاحي
الديمقراطيwww.liqaa.net
Urgent - Urgent - Urgent Release Abdelkarim Harouni is under siege Hend Harouni Phone (home) : ++ 216.71.971.180 Cell. Phone : ++ 216.93.43.97.70 (Translation from Arabic by Hend Harouni on
November 11th, 2009) In The name of Allah The Beneficent The Merciful & Prayer and Peace Be Upon Our Loyal and Sincere Prophet Muhammad Non-stop of the "police siege for life" and close
surveillance inflicted on my brother Abdelkarim and on our family by the political police in addition to his deprivation from his basic civil rights. Tunis on November 10th -23 Dhulke’da 1430,
STOP, do leave Abdelkarim live in a house that you will not work on expelling him from and grant him his physical and moral rights and put an end to turning his life into a true hell wherever he
goes, dwells or works; let him work and acquire halal income with his family. Yet, Allah created only one shadow to all people, no more silhouettes, give my brother Abdelkarim Harouni his full
rights and lift the police siege imposed on him by the political police and protect his right as a Tunisian citizen being distinguished by his abilities , competences on scientific and moral
standards. Update : Despite our previous repetitive releases, the police surveillance, is still long-lasting in front of my brother Abdelkarim’s rented house at El-Menzah V, his place of work at
“Les Berges du Lac” and our house in Kram-Ouest next to the International Kram Fair and in all his movements. Since yesterday, the close police control of my brother Abdelkarim by the political
police did not stop. Today, Tuesday November 10th, 2009 since early morning, at the moment when Abdelkarim left our house on his way to his workplace , all of a sudden the civil car of the police
responsible wearing his uniform that has been staying in front of our house followed him directly in his black «Volkswagen Polo» registry No. 634 TU 130 . Arrived to join it the white civil
Carthage District «Citroen ZX» police car with 2 civil agents inside under registry No. 7535 TU 70, this car is frequently present . When my brother Abdelkarim took the bus number "28" towards his
work place, the two agents immediately left their car and boarded the same bus with him and the police responsible in the black car followed the bus until he reached his destination in question
thus this too tight surveillance by the civil police has been kept being inflicted on him and also came two civil police cars under the police District of “Les Berges du Lac” to stay in front of my
brother Abdelkarim’s work place : grey «Ford» registry No. 2960 TU 56 and white «Citroen C 15» under T. N. registry system. Additive : the two cars remained there till Abdelkarim left his work
place about 5 p.m TN; returning back to our house in Kram-Ouest and here one other civil police car stood in front of our house. *These two cars are still remaining in front of my brother
Abdelkarim work place to the limits of my writing of the present release : mid-day and 30 minutes? !. That is, the cars are belonging to the police districts whether at work , at his home or at his
family’s one and so on ... thus my brother Abdelkarim is not moving in the Republic delegations but in the police districts. For Allah sake, how can anyone live in an embittered life like the one
my brother Abdelkarim lives in? living with dignity is the right of all of us and I strongly believe in Allah The most Powerful and I say : “Allah is sufficient for me and most excellent is the
Protector , How excellent the Guardian and how excellent the Helper”./. P.S. : Additive : the 2 cars in question remained there till Abdelkarim finished his day work at 5.p.m so he was closely
followed by another white car under Carthage Police District « Peugeot-Partner» registered under No. 339 TU 137 until he returned back to our Kram-Ouest home where this car stood still./.
**************** الجمعية الدولية لمساندة المساجين السياسيين 43 نهج الجزيرة تونس e-mail: aispptunisie@yahoo.fr تونس في 12 نوفمبر 2009 محاكمة توفيق بن بريك و أولى المؤشرات سمحت إدارة سجن المرناقية
يوم الإربعاء 11 نوفمبر 2009 للأستاذ سمير ديلو كاتب عام الجمعية الدولية لمساندة المساجين السياسيين بمقابلة منوبه من سجناء الحق العام، لكنّها أصرّت على منعه من مقابلة الصحفي توفيق بن بريك بن
الطاهرالزغلامي الموقوف لديها رهن الإعتقال التحفّظي منذ 29 أكتوبر 2009 رغم حصوله على إذن قضائي بالزيارة، وتؤكد الإدارة أنها« ليست مخوّلة بتقديم أسباب المنع من الزيارة » ويُذكر أن إدارة المرناقية
كانت منعت الأساتذة عبد الناصر العويني ومنذر الذيب وأحمد نجيب الشابي والعياشي الهمامي وعبد الرزاق الكيلاني رئيس فرع تونس للمحامين، من مقابلة توفيق بن بريك ، وكان وزير العدل وحقوق الإنسان السيد بشير
التكاري أعلن في ندوة صحفية أن توفيق بن بريك سجين حق عام..لا غير.. و سيُحال على القضاء يوم 19 نوفمبر 2009 على ذمة القضية عدد 09/24843 لاعتدائه بالعنف على مواطنة تونسية، وأنه يتلقى زيارات دورية من
قبل عائلته ومحاميه. والجمعية الدولية لمساندة المساجين السياسيين وهي تعبر عن مساندتها للصحفي توفيق بن بريك ، تؤكد الطبيعة الكيدية لهذه القضية وما يرتبط بها من إتهامات ملفقة و تخشى أن يكون منع
المحامين من مقابلة منوبهم في سجنه، أولى المؤشرات على إفتقر المحاكمة إلى شروطها العادلة. عن الجمعية الهيئـــة المـــديرة ************************************ الحرية لجميع المساجين السياسيين الحرية
للدكتور الصادق شورو الجمعية الدولية لمساندة المساجين السياسيين 43 نهج الجزيرة تونس e-mail: aispptunisie@yahoo.fr تونس في 12 نوفمبر 2009 الأستاذ عبد الوهاب معطر.. وعودة العقاب بالجباية قامت إدارة
الجباية بالشّروع في إجراءات بيع محلّ سكنى الأستاذ عبد الوهاب معطر والمأوى التابع له بعد أن أبلغ في 12 نوفمبر 2009 بمحضر إنذار بعقلة عقارية عدد 8056، ورغم أن الخزينة تحتفظ بإمتياز عام منذ 23 سبتمبر
2008 موظفة على جميع العقار المذكور ضماناً لخلاص بطاقة الإلزام الصادرة في 24 جوان 2008 والمتضمن مبلغ 232.530.855 د، ورغم إعتراض الأستاذ معطرعلى قرار التوظيف و صدر في 4 مارس 2009 الحكم الابتدائي عدد
825 والقاضي بحط المبلغ المطلوب إلى 93.572.865 د واُستأنف هذا الحكم تحت عدد 32612 وما يزال محلّ نظر محكمة الاستئناف بصفاقس منذ 29 جوان 2009.و على الرغم من أن لجوء الإدارة إلى التنفيذ لا يتم إلا بعد
صدور أحكام باتة فقد شرعت الإدارة في إجراءات بيع عقار الأستاذ عبد الوهاب معطر دون انتظار مآل الاعتراض على قرار التوظيف وثبوت عدم استعداد المعني لخلاص ما سيقضي به الحكم البات. والجمعية الدولية
لمساندة المساجين السياسيين، التي تابعت سلسلة الملفات الجبائية التي يُدفع بها في وجه نائب رئيس الجمعية الأستاذ عبد الوهاب معطر وتبادر اليوم إدارة الجباية في الشروع في إجراءات البيع بصورة غير قانونية
، فإنها تشير إلى أن إستهداف الأستاذ عبد الوهاب معطر بإلزامات جبائية مغرضة ومجحفة وبإجراءات تنفيذية غير مبررة قانوناً إنما تؤكد الإصرار على معاقبته بسبب نشاطه الحقوقي والسياسي، وهي إذ تؤكد تضامنها
مع الأستاذ عبد الوهاب معطر فإنها تدعو السلطة إلى الوقف الفوري لإجراءات البيع وتحمّلها مسؤولية تبعات مثل هذا القرار . عن الجمعية الهيئـــة المـــديرة ************************** مواصلة استهداف
الحقوقيين إدارة الجباية تكشّر عن أنيابها مجدّدا ضدّ الأستاذ عبد الوهاب معطر ننشر فيما يلي نصّ التنبيه المبلّغ إلى إدارة الجباية من طرف الأستاذ عبد الوهاب معطر على إثر قيامها مؤخّرا وفي هذا الوقت
بالذّات بإجراءات بيع محل سكنى الأستاذ دون انتظار الفصل النّهائي لهذا النّزاع من طرف القضاء ويتضمّن هذا التنبيه ذكر المراحل التي مرّ بها إستهداف الأستاذ بواسطة عصا الجباية من طرف السلطة على خلفيّة
نضاله السّياسي والحقوقي وهذا هو نصّ التنبيه: الأسـتـاذ MAITRE عـبــد الـوهــاب مـعـطـر MAATAR ABDELWAHEB المحامي لدى التعقيب Avocat près la cour de cassation نهج حفوز عمارة الانطلاقة مدرج ب 4 صفاقس
Rue Haffouz imm .Intilaka Esc. B4 Sfax الهاتـف : 74 226 041 الفاكس 74 212 385 Tél : 74 226 041 Fax 74 212 385 vvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvv محضـر تنبيـه في اليوم الموافق من شهر نوفمبر سنة ألفين وتسعـة
وعلى الساعة وبطلب من: الأستاذ عبد الوهاب معطر محامي وأستاذ جامعي مكتبه بنهج حفوز عمارة الانطلاقة مصعد ب4 صفاقس. أنــــــــــــــــا : ( إسم العدل المنفذ ) توجهت إلـى: قابض المالية نهج أبو القاسم
الشابي صفاقس أين حللت مخاطبا : وأبلغته على لسان الطالب الموقّع أدناه ما يلي: حيث أبلغتم الطالب محضر إنذار يقوم مقام عقلة عقارية على محل سكناه والمأوى التّابع له بموجب المحضر عدد 8056 المجرى من عدل
التنفيذ حنان زنازن بتاريخ 12 نوفمبر 2009. وحيث تبعا لذلك يعلمك الطالب بما يلي : 1- أنّه سبق لكم في 23 سبتمبر 2008 ترسيم امتياز عام لفائدة الخزينة موظف على جميع العقار أعلاه صمانا لخلاص بطاقة
الإلزام المؤرّخة في سبتمبر 2008 الصادرة على قاعدة قرار التوظيف الصّادر في 24 جوان 2008 والمتضمّن مبلغ 232.530.855 د. 2- أنّه وقع الإعتراض على قرار التوظيف وصدر في 4 مارس 2009 الحكم الابتدائي عدد
825 القاضي بحطّ المبلغ المطلوب الى 93.572.865 د. 3- أنّ الطّالب استأنف الحكم عدد 825 وهو الآن ومنذ 29 جوان 2009 محلّ نظر محكمة استئناف صفاقس تحت عدد 32612 في جلسته الرّابعة. 4- أنّكم لم تقوموا
باستصدار بطاقة إلزام جديدة في المبلغ الجديد المنصوص عليه في الحكم الابتدائي الذي من الوارد جدّا أن يقع نقضه أصلا ومن الأكيد أنّه سيقع في أسوء الحالات تعديله على ضوء ما أقرّت به الإدارة نفسها في
تقاريرها المقدّمة لدى الطور الإستئنافي في القضيّة عدد 32612 من استعداد لمراجعة حساباتها بناءا على المؤيّدات المدلى بها. 5- أنّكم وعلى الرّغم من ذلك ومن سبق ترسيمكم لامتياز عام لفائدة الخزينة موظف
على جميع العقار بما يحفظ حقوق الإدارة برمّتها بادرتم بالشّروع في إجراءات بيع محلّ سكنى الطالب بمحضركم موضوع هذا الردّ. 6- أنّه سبق لمنظّمات دولية غير حكومية ولهيئات المحامين بفرنسا وبلجيكا وألمانيا
وكذلك لعمادة المحامين بتونس وكذلك للطالب نفسه في مراسلات سابقة وقع تبليغها إليكم أو لرؤسائكم التأكيد على الطّبيعة الجائرة لجميع الإجراءات التي قامت بها إدارتكم بدءا من قرار التوظيف ووقع إعلامكم
باحتمالات نقضه وبضرورة التّوقف عن جميع أعمال التنفيذ لحين الفصل النّهائي في النّزاع. 7- أنّكم وعلى الرّغم من ذلك وخلافا لما هو معمول به مع سائر النّاس من عدم اللّجوء الى التنفيذ على العقارات إلاّ
بموجب أحكام باتّة خاصّة مع سبق ترسيم امتياز عام يحفظ حقوق الخزينة فقد بادرتم بالشّروع اليوم في اجراءات بيع عقار الطّالب. وبناءا على ذلك فإنّ الطالب: 1- ينبّه عليكم بموجب هذا بالتوقّف فورا عن جميع
إجراءات بيع محلّ سكناه لحين الفصل بالوجه البات في مآل الاعتراض على قرار التوظيف وثبوت عدم قدرته أو عدم استعداده لخلاص ما سيقع الحكم به. 2- وينذركم بتحميلكم شخصيا وإداريا المسؤوليّة القضائية
والحقوقية التي سينجم لا محالة عن مواصلتكم للمساعي الاستثنائيّة التي تقومون بها باجتهاد شخصي أو تنفيذا لتعليمات والمضرّة بالطالب معنويا وماديا. ومن أنذر فقد أعذر والسلام الأستاذ ************ بنزرت
تفقد أحد مناضليها امحمد الحشاني في ذمة الله بنزرت في 11 نوفمبر 2009 تلقى نشطاء المجتمع المدني ببنزرت بكل أسف ولوعة نبأ وفاة المناضل أَمحمد الحشّاني بعد غروب شمس اليوم، الإربعاء 11 نوفمبر 2009 بعد
أن نال منه مرض خبيث كَشفتْ عنه الفحوص الطبية التي اُجريت له في 9 سبتمبر 2009 ، والأخ أمحمد الحشاني من مواليد بنزرت سنة 1944، وافته المنيّة اليوم عن سن يناهز65 سنة، وهوأبٌ لأربعة أبناء، عُرف بين
أبناء مدينة بنزرت بتواضعه ومحبته لفعل الخير ومساعدته للفقراء والمحتاجين، وهو من مناضلي حركة الديمقراطيين الإشتراكيين الشرعيين، وعضو بهيئة 18 أكتوبر للحقوق والحريات الجهوية ببنزرت وأحد الوجوه
المدافعة عن حقوق الإنسان في الجهة والعاملين من أجل إسناد السجناء السياسيين وعائلاتهم، ظل سنداً لأصدقائه مع كل محاكمة يكون مناضلو بنزرت هدفاً لها، يَعترف له رفاق دربه بصلابته عند المنعطفات الوطنية
منذ الثمانينات ويشهد له أصدقاءه برباطة جأشه عند إشتداد النوازل النضالية، ظل متمسكاً بخياراته الوطنية في مادة السياسة وبخياراته الإنسانية في مادة الأخلاق وحقوق الإنسان فــ " لم يُوافق..! ولم
يُنافق..! " عاش رجلاً ومات سيّداً. يُشيّع جثمان الفقيد من محل سكناه بجرزونة غدا الخميس 12 نوفمبر 2009 عند الساعة الثانية من بعد الظهر لتقام عليه صلاة الجنازة إثر صلاة العصر بجامع حي الأندلس ببنزرت
حيث سيوارى جثمانه الطاهر بمثواه الأخير بمقبرة " العين" ببنزرت. تغمّد الله الفقيد بالعفو والمغفرة ورزق أهله وذويه وأحبابه جميل الصبر والسلوان. لإبلاغ التعازي: 98512148 بشير بن امحمد الحشاني مراسلة
خاصة فوزي الصدقاوي
Démocratie en danger
Notre continent, l'Afrique, est en apprentissage de la démocratie. Le multipartisme réclamé à cors et à cri ne semble pas satisfaire les populations. La cause : les multiples entorses aux règles
définies pour la gestion du pouvoir. Sommes-nous mûrs pour cette gouvernance issue d'ailleurs et d'autrui ? Le danger de la démocratisation de l'Afrique vient de la communauté internationale, qui
exige la bonne gouvernance pour un soutien au développement. Les règles du jeu sont remaniées et révisées selon la volonté du prince (excusez du peu) pour se maintenir au pouvoir. La seule
condition pour l'acceptation de la communauté internationale est de ne pas trop empiéter sur les intérêts des occidentaux, du moins de la communauté internationale. Une démocratie viable suppose le
règne du droit, un respect quasi-religieux de la constitution et des autres lois établies par les représentants du peuple. La démocratie à l'Africaine se moque parfois de cette règle élémentaire
indispensable à l'alternance, qui est symbolisée par le passage de témoin d'un président de la république à son successeur au terme de son mandat constitutionnellement défini. Cette règle issue des
démocraties rodées est de nos jours une qualité dans les démocraties naissantes en Afrique. Est-ce une qualité que de respecter les règles sur lesquelles tout le monde est d'accord ? Ailleurs, la
normale est le respect des règles édictées par la constitution qui garantit à un ancien président des conditions dignes de son rang. Ce qui devrait motiver les présidents africains à savoir partir
à temps. Mais, c'est mal les connaître. Le pouvoir ça se confisque. Comment ? Il suffit de réviser la constitution, la tailler sur mesure pour s'éterniser aux affaires. Et, instaurer à la longue
une monarchie. Ces révisions opérées sous le regard complice de la même communauté internationale permettent au despote de préparer son fils préféré pour lui succéder. L'Algérien Abdoul Aziz
Bouteflika est passé par - là, imitant du coup son voisin tunisien Zinedine Ben Ali, le Général. Ces deux sont de la vieille génération. Tout près de nous, le Burkinabé Blaise Compaoré compte se
maintenir pour un long bail. Membre de l'Académie de France d'Outre-mer, en remplacement de Félix Houphouët Boigny, il est le meilleur allié de la France, de la communauté internationale. Avec le
temps, il se propose même un destin de médiateur. Les Ivoiriens et les Guinéens peuvent vous en dire plus. On est loin de sa prise du pouvoir, un 13 octobre 1987. Est- il le meilleur médiateur de
ces pays en quête de démocratie ? Souhaitons-lui de la bonne chance pour la paix. Chez nos deux voisins, un changement de règles au milieu d'une partie est condamnable. Cette condamnation n'est pas
la même pour tous ceux qui agissent de cette manière, qui se moquent du peuple. Certains se trouvent même encouragés à se maintenir au pouvoir. Les amis de la communauté internationale peuvent tout
faire, se muer en monarques, préparer le rejeton pour la succession ou simplement biffer l'article de la constitution qui limite le nombre de mandats à la présidence. Quelquefois, il est aussi
nécessaire de limoger un président démocratiquement élu, organiser ses élections afin d'occuper la place. Nos voisins mauritaniens sont passés par-là. Le mutisme de la communauté internationale n'a
surpris que les naïfs. L'Afrique, du moins sa démocratie est malade de ses responsables politiques qui justifient très souvent les dérives des princes du jour selon leurs intérêts et surtout la
position de l'ancienne puissance coloniale. Ces pratiques n'honorent pas la démocratie africaine qui se trouve, être confisquée par une poignée de politiques qui ont peu de souci des populations.
Le cas Dadis en Guinée inquiète l'Afrique, n'eut été le carnage du 28 septembre, le chef d'Etat autoproclamé pouvait régulariser sa situation en concédant certaines faveurs aux entreprises
françaises. C'est d'ailleurs son contrat signé avec une entreprise chinoise qui a mis le feu aux poudres. A ce rythme, l'Afrique pour une démocratie viable se doit d'harmoniser ses pratiques
politiques. En somme un Traité de l'Ohada politique. Un sujet de méditation pour les démocrates convaincus. Issa Ahmed
Le Soir de Bruxelles (voir le 2 novembre sur ce blog) et Le Temps de Genève viennent de publier un article
d’Alain Lallemand sur le Camp Bucca de l’armée américaine en Irak. Lorsque ce site a été contraint de fermer ses portes le 17 septembre dernier, l’événement a reçu peu d’écho sauf sur
quelques sites comme le Huffington Post. Pourtant, il s’agissait, dans l’histoire contemporaine, du plus vaste centre de rétention géré par l’armée américaine. “Sans jugement, sans avocat, sans même un
mandat d’arrêt, quelque 2000 à 3000 personnes y étaient retenues en 2005″, écrit Alain Lallemand qui précise : “elles étaient 9.000 début 2006. Et début 2008, un record de 28 000 personnes y
a été atteint: un authentique camp de concentration, au plein sens du terme.”
L’article repose sur le témoignage d’un contractant extérieur qui y a travaillé de manière régulière durant des années. En plein territoire chiite, entouré d’un désert qui éteignait tout projet d’évasion, une population à 80% sunnite s’est
retrouvée logée sous tentes, en conteneurs maritimes, puis en conteneurs de chantier. « Ici, la température atteint les 60º centigrades en été, – 10º C en hiver », note la
source.
Tous les internés ne sont pas égaux : ils sont triés en trois niveaux de dangerosité. « Pour les “hauts risques”, ceux qu’ils appellent les “salafistes”, soit 7 à 800 détenus, a été
constitué un “quartier rouge”. Ceux-là vivent par groupes de dix à quinze, logés à chaque fois dans deux conteneurs maritimes de 40 pieds (12 mètres) mis côte à côte, soudés l’un à l’autre et
dans lesquels ont été ouverts à la meule des fenêtres et aérations. Les soldats meulent aussi la cloison intérieure, pour former un seul espace. En gros, l’équivalent d’un conteneur permet
aux dix à quinze prisonniers de dormir, l’autre conteneur abritant une arrivée d’eau avec lavabo et, derrière un rideau, un WC à la turque. Et c’est là-dedans que certains ont vécu plus de 4
ans, ne pouvant en sortir qu’une heure par jour… »
“Durant quatre ans, les délégués du Comité
international de la Croix-Rouge (CICR) ont régulièrement visité le Camp Bucca pour en vérifier les conditions de détention et le respect des garanties judiciaires”, indique Frédéric Koller
dans Le Temps . Au nom de la clause de
confidentialité qui lui ouvre les portes à de tels camps, le CICR se refuse
toutefois à tout commentaire. Dorothea Krimitsas du CICR souligne cependant que le camp a été le théâtre de grèves et de révoltes à plusieurs reprises.
Quelques extraits d'une interview du philosophe et linguiste américain Noam Chomsky, réalisée par Jon Snow de canal 4. Chomsky nous livre avec sa clairvoyance habituelle ses
opinions sur quelques thèmes cruciaux du monde actuel, du terrorisme au changement climatique, en passant par le conflit israélo-palestinien.
Terrorisme
La leçon en serait que le terrorisme a des causes ? A moins de s’en prendre aux causes, on ne résoudra pas le problème. Bien sûr, une bonne part de cela est de l’activité criminelle
et toute activité criminelle doit être réprimée honnêtement et équitablement par le pouvoir judiciaire.
Mais à défaut de s’intéresser aux causes du mécontentement, vous vous retrouvez dans la position d’un médecin qui injecterait du poison à son patient et se demanderait ensuite quel
est le meilleur moyen de traiter les symptômes.
Cela n’aurait pas de sens - commencez d’abord par arrêter d’administrer le poison.-
Il y avait des reproches fondés en Irlande du Nord et la Grande Bretagne y était pour une bonne part. Quand la Grande Bretagne cessa finalement de répondre à la terreur par plus
de violences encore et répondit à la terreur en s’attaquant aux problèmes, cela commença enfin à s’améliorer.
La réponse au 11 septembre
Après le 9/11, il y eut un immense mouvement de sympathie pour les Etats-Unis, y compris de la part du mouvement du jihad. Des fatwas furent émises ? Oui, condamnant Osama bin
Laden. Comment répondirent les Etats-Unis ? En s’aliénant les peuples qui commençaient à sympathiser. En envahissant l’Afghanistan et l’Iraq et en alimentant le soutien au
terrorisme.
Cela revient à injecter le poison au patient. Et on s‘étonne après cela que le terrorisme croisse. La réponse au 9/11- comme le fit remarquer presque immédiatement l’historien
Michael Howard – aurait dû être : c’est un acte criminel, essayons d’identifier les coupables et amenons les devant la justice pour qu’ils soient jugés de manière équitable.
L’administration Bush s’y est refusée. Il est possible qu’elle aurait pu être en mesure d’extrader al-Qaida et bin Laden. En fait, les Talibans avaient évoqué des possibilités
d’extradition si les Etats-Unis fournissaient des preuves, ce que ferait n’importe quel pays. L’administration Bush a écarté cette proposition et a répondu : nous allons vous
bombarder parce que vous ne nous le livrez pas. Il s’agit là d’un crime majeur qui a reserré les rangs du mouvement jihadiste. L’invasion de l’Irak a achevé la reconstruction d’un
puissant mouvement terroriste mondial.
Résistance non violente en Irak
Jusqu’en novembre 2007, la position officielle des Etats-Unis, confirmée par Bush, consistait à affirmer que tout accord sur le statut des forces en présence devait impliquer le
droit à une présence illimitée de l’armée U.S, y compris par le biais d’importantes bases militaires et bien sûr, un rôle privilégié pour les investisseurs américains.
Deux mois plus tard, Bush était contraint à une marche arrière sur ces positions et , au moins sur papier, à accepter un retrait. Ce sont là d’impressionnantes victoires pour les
forces de résistance non violentes. Les U.S pouvaient tuer des rebelles mais ils ne pouvaient venir à bout de centaines de milliers de personnes manifestant dans les rues.
L’approche U.S vis à vis de l’Iran
Celui qui verrait cette situation depuis la planète Mars serait renversé par son côté ridicule. Les Etats-Unis disent à l’Iran de mettre fin à son militarisme agressif ! Ainsi, nous
occupons deux de leurs pays frontaliers, les dépenses U.S en armement sont égales à celles du reste du monde, nous leur reprochons des attaques et violations de la charte des
Nations Unies et ainsi de suite…alors que l’Iran n’a envahi personne depuis des siècles, à l’exception de deux îles arabes du golfe que le SHAH a conquises avec le soutien des
Etats-Unis.
Les problèmes de sécurité d’Israël
L’invasion Israélienne de la bande de Gaza en janvier n’avait pas la moindre justification. Ils prétendent qu’ils devaient se défendre d’attaques de roquettes et que cela est admis
de manière générale et notamment par les groupes de défense des droits de l’homme. Mais c’est tout à fait ridicule. Vous n’avez pas le droit de recourir à la force pour vous
défendre sans avoir épuisé tous les moyens de recours pacifiques. Cela leur aurait donné l’occasion d’accepter un cessez-le-feu pour la première fois.
Quand ils en acceptèrent partiellement un cessez-le-feu pendant quelques mois en 2008, il n’y avait plus de roquettes Hamas.
Ils n’ont aucun problème de sécurité hormis ceux qu’ils se créent ; dès lors, aussi longtemps qu’ils préfèrent l’expansion territoriale à la sécurité, ils continueront à avoir un
problème de sécurité.
Le poids des espoirs suscités par Obama
Si Barack Obama n’est pas à la hauteur des espérances qu’il a fait naître, deux choses peuvent se produire. Kennedy aussi avait suscité un énorme enthousiasme et il a rapidement
déçu. Il avait un bon appareil de propagande mais quand on regarde d’un peu plus près ses réalisations, il aura sans doute été le président le plus dangereux du 20ème siècle.
Les énergies qui furent alors éveillées se transformèrent en quelque chose de très constructif : l’activisme des années 60. Kennedy n’a certainement pas soutenu le mouvement des
droits civiques mais il avait inspiré sa rhétorique et il s’y est assimilé. C’est une possibilité pour Obama.
L’autre possibilité relève du cynisme. Le choix constructif d’Obama va devoir s’appuyer sur le réalisme de la situation actuelle et non sur les illusions du marketing politique.
Le déficit démocratique des Etats-Unis
L’inconsistance de l’opinion publique aux Etats-Unis est dramatique. Prenons le problème principal de politique intérieure à l’heure actuelle, qui est celui de la santé publique :
c’est une catastrophe.
Le débat dont il fait l’objet a de nombreux aspects surréalistes et pas seulement avec Sarah Palin et les groupes de débat sur la mort. Il y avait aussi un article en première page
du New York Times rapportant que l’administration Obama avait passé un accord secret avec l’industrie pharmaceutique par lequel elle s’engageait à ne pas autoriser le gouvernement à
recourir aux appels d’offre pour négocier le prix des médicaments comme on le fait dans tous les autres pays et comme le fait par exemple le Pentagone pour ses achats de
trombones.
Mais ça a été rendu légalement impossible aux Etats-Unis. C’est la principale raison pour laquelle le prix des médicaments y est deux fois plus élevé qu’ailleurs dans le monde.
Environ 85 % de la population pense que l’on devrait négocier le prix des médicaments mais on n’en parle pas. En fait, je ne pense pas qu’il soit possible de trouver le résultat
d’un sondage sur ce sujet.
Les progrès en Amérique du Sud
On dit qu’une des erreurs principales de l’administration Bush a été de se désintéresser de l’Amérique Latine. Cela a sans doute été une des meilleures choses pour l’Amérique
Latine. Si les Etats-Unis voulaient cesser de s’intéresser à eux de la façon dont ils le font habituellement, cela leur laisserait enfin quelques perspectives pour aller de
l’avant.
Les Etats-Unis soutiennent les démocraties si, et uniquement si, elles sont conformes à leurs intérêts stratégiques et économiques. En fait, ce qui se produit en Amérique du Sud est
impressionnant.
Pour la première fois depuis des centaines d’années, l’Amérique du Sud commence à prendre ses énormes problèmes à bras le corps. En réalité, de multiples manières, elle est devenue
une des régions les plus intéressantes du globe.
Le manque d’action sur le changement climatique
La catastrophe climatique affectera plus durement les pays les plus pauvres. Ce sera affreux pour certains – Boston pourrait se retrouver sous eau par exemple - mais les pays
riches ont les moyens d’affronter ce problème, les pauvres pas.
Les pays riches doivent faire un choix : allons nous opter pour un futur dans lequel nos petits enfants puissent survivre ou allons-nous choisir les bénéfices à court terme pour le
monde des affaires. Jusqu’ici, c’est manifestement la seconde option qui est retenue.
La situation des droits de l’homme
J’ai toujours été assez optimiste, c’est à dire que j’ai évité de placer trop haut le niveau de mes espérances. Je pense que si vous regardez la trajectoire de l’Histoire sur une
longue période, y compris la plus récente, vous conclurez à une amélioration sur le plan des droits humains, pas seulement dans le Tiers-Monde mais aussi dans les pays riches.
Prenez par exemple les dernières élections aux Etats-Unis. Le parti démocrate a mis en campagne deux candidats, une femme et un Afro-Américain. C’était inconcevable il y a trente
ans et même il y a vingt ans. Les intellectuels n’aiment pas en parler, mais c’est le résultat de l’activisme des années 60.
Le nouveau livre de Noam Chomsky, Hope and prospect, sera publié par HamishHamilton le 29 octobre.
Home of the ancient city of Carthage, Tunisia has long been an important player in the Mediterranean, placed as it is in the centre of
North Africa, close to vital shipping routes.
In their time, the Romans, Arabs, Ottoman Turks and French realised its strategic significance, making it a hub for control over the
region.
French colonial rule ended in 1956, and Tunisia was led for three decades by Habib Bourguiba, who advanced secular ideas. These included
emancipation for women - women's rights in Tunisia are among the most advanced in the Arab world - the abolition of polygamy and compulsory free education.
AT-A-GLANCE
Politics: Tunisia has been relatively stable and prosperous under the leadership of President Ben Ali since 1987; human rights
groups criticise the suppression of dissent
Economy: The diverse economy has been growing steadily in recent years; Tunisia has been praised for halving its slum
population
International: Tunisia has strong ties with the European Union; its peacekeepers have served in several conflict areas
Mr Bourguiba insisted on an anti-Islamic fundamentalist line, while increasing his own powers to become a virtual dictator.
In 1987 he was dismissed on grounds of senility and Zine El Abidine Ben Ali became president. He continued with a hard line against Islamic
extremists, but inherited an economically-stable country.
Although Tunisia has introduced some press freedoms and has freed a number of political prisoners, human rights groups say the authorities
tolerate no dissent, harrassing government critics and rights activists.
Mr Ben Ali faced reproach at home and abroad for his party's three "99.9%" election wins. The opposition condemned changes to the constitution
which allowed him to run for re-election in 2004, and in 2009.
Tunisia is more prosperous than its neighbours and has strong trade links with Europe. Agriculture employs a large part of the workforce, and
dates and olives are cultivated in the drier regions. Millions of European tourists flock to Tunisian resorts every year.
Political violence is rare, but militant Islamists have become an issue of concern for the authorities. A suicide bomb attack on an historic
synagogue in the resort of Djerba in 2002 killed 21 people and led to a dramatic drop in tourist numbers.
A dozen suspected Islamists were killed in shoot-outs with security forces in and around Tunis at the end of 2006 and the beginning of 2007.
Lawyers say hundreds of people have been arrested on suspicion of links with terrorist groups since 2003, when the authorities gained new powers of arrest.
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Quiz:
What president was re-elected with "only" 89% of the vote? ANSWER:Zine al-Abidine Ben Ali. There was no doubt the Tunisian president would handily win a fifth term in office. But what struck some observers is
that his "victory margin" dropped from previous elections. The BBC's Rana Jawad, for instance, noted that the election marked the first time Ben Ali has won less than 94% of the vote. Last week's results suggest the fallout of Iran's
June presidential elections is being felt all the way in North Africa. In other words, Ben Ali's concession to the pretenses of open elections may be to reduce his usual margin of victory
by 10%.
Ben Ali
Dessin de Glez pour Courrier international
n°989 du 15 au 21 octobre 2009
Tunisie: Le pays du jasmin, le miroir déformé de l’occident, la face honteuse de ses pratiques dévoyées.
René Naba | 3.11.2009 | Paris
L’arrestation du journaliste Toufic Ben Brick, le 29 octobre, cinq jours après la réélection du président Zine El-Abidine Ben Ali a retenti comme un camouflet à l’égard de ses protecteurs
occidentaux et des pensionnaires gracieux de ses sites balnéaires. Il porte condamnation de leur complaisance et discrédite leur discours.
Paris, 2 novembre 2009. La Tunisie célèbre, le 7 novembre 2009, le 22 ème anniversaire du coup d’état médical du général Zine El-Abidine Ben Ali, contre le père de l’indépendance tunisienne,
le combattant suprême Habib Bourguiba, dans une ambiance de résignation de la population découragée par la perspective d’une présidence à vie de leur «général président» du fait de ses
jongleries constitutionnelles visant à assurer sa longévité politique avec la complicité silencieuse de ses protecteurs occidentaux.
Régime décrié pour son usage abusif du népotisme, de la répression, de l’intimidation et de la corruption, la Tunisie continue de bénéficier néanmoins d’une étonnante mansuétude de la part
des pays occidentaux, plus prompts à dénoncer les violations des droits de l’Homme en Iran ou en Syrie que dans l’arrière cour de la France (Tunisie, Maroc, Gabon, Tchad), plus prompts à
s’enflammer pour le Darfour que pour Gaza, pour le Tibet que pour le Yémen. Plus prompts à fustiger la fraude électorale en Iran à grands renforts de campagne médiatique que le trucage massif
en Afghanistan, ou la parodie de la démocratie à la tunisienne ou encore la vénalité de la féodalité politique du bloc parlementaire du milliardaire libano saoudien Saad Hariri au Liban. Plus
prompts enfin à carboniser un chef d’état coupable d’avoir prolongé son mandat de trois ans, rien que trois ans, le libanais Emile Lahoud, que leurs clients arabes multirécidivistes de la
reconduction, l’égyptien Hosni Moubarak (28 ans de pouvoir) ou le tunisien Ben Ali (22 ans de pouvoir) ou encore les dinosaures de la Françafrique
Doté d’une coterie familiale agglomérant des trafiquants de drogue, des écumeurs des mers et des prédateurs des banques, le roitelet tunisien trône en partage avec son envahissante épouse
Leïla sur le pays du jasmin, devenu au fil des ans le royaume putride de la corruption, une parodie de démocratie, l’alibi occidental à la lutte contre le fondamentalisme religieux, le miroir
déformé de l’occident, la face honteuse de ses pratiques dévoyées.
En vue de la reconduction de son mandat, le petit génie de Carthage s’est surpassé lors de la dernière consultation électorale, dimanche 25 octobre, faisant preuve d’imagination et
d’innovation au point que la plupart des observateurs s‘accordent à penser que le scrutin présidentiel aura été un chef d’œuvre de mascarade et d’arbitraire. Si Zine El-Abidine Ben Ali a été
officiellement réélu, sans surprise, pour un cinquième mandat avec 89,62 % des suffrages exprimés, selon les résultats définitifs du ministère de l’intérieur, le président sortant n’a
toutefois pas réussi à dépasser les 90 % réalisés lors des deux précédents scrutins, en 1999 et 2004.
L’homme n’avait pourtant pas ménagé ses efforts. Il a ainsi veillé à donner l’apparence d’une compétition pluraliste en s’assurant la présence de trois autres concurrents, dont deux
figurants, représentants des partis proches du pouvoir, Mohamed Bouchiha, du Parti de l’Unité populaire et Ahmed Inoubli de l’Union démocratique unioniste, ainsi que M. Ahmed Brahim,
dirigeant du parti Ettajdid (Renouveau, ex-communiste), seul véritable contestataire dans cette compétition.
Préconisant une transparence qui fera date dans les annales des scrutins électoraux à l’effet d’inspirer plus d’un dirigeant aspirant à l’éternité, le président Ben Ali a retourné l’équation
aménageant une transparence non pas du scrutin mais des votants par le biais des enveloppes à déposer dans les urnes, coloriées en fonction des candidats.
Le motif officiel avancé pour justifier le coloriage était de faciliter l’identification des candidats dans les zones à fort taux d’analphabétisme et le décompte des voix. Mais le vote
technicolor pouvait masquer une opération de tri entre les «bons votants» et les autres, plus rares, les «mauvais votants», les abstentionnistes et autres opposants. Sans surprise, le carton
présidentiel était de couleur rouge vif, très visible de loin, facilement repérable à distance et son porteur tout aussi facilement identifiable. Malheur à celui qui se serait hasardé à
sortir de l’isoloir avec l’enveloppe rouge à la main. La trappe aurait été son destin. Pas difficile de présumer en effet qu’il s’inscrivait potentiellement sur la liste des candidats aux
tracas.
L’arbitraire est incrusté à toutes les strates de l’état. Le ministre de la communication a ainsi payé de son poste le fait de n’avoir su aménager un tirage au sort favorable au président Ben
Ali pour la présentation de son programme à la télévision alors qu’il avait déjà accaparé 97,22 % de l’espace consacré à la campagne présidentielle par la presse écrite, contre 0,22 % pour
son principal rival, Ahmed Brahim, et 1,27 et 1,28 % pour les deux autres candidats, selon une étude commune de l’Association des femmes démocrates, de la Ligue de défense des droits de
l’homme et «Reporters sans Frontières» (LeMonde.fr 23.10.2009 ).
Sacrifions à l’usage et souhaitons donc longue vie au président réélu Ben Ali (73 ans) et à ses protecteurs français, l’homme de la rupture affichée mais de la continuité pratiquée, le
Président Nicolas Sarkozy, le Président gaulliste de la Cour des comptes, Philippe Seguin, le vacancier de Bizerte, Bertrand Delanoë, Maire socialiste de Paris, le résident de Sidi Bou Saïd,
Frédéric Mitterrand, ministre de la culture, et la cohorte des intellectuels médiatiques, pensionnaires gracieux de ses sites balnéaires, qui assurent sa promotion et celle de son paradis
d’enfer, notamment l’équipe de Télé matin de France 2, William Leymergie, Sophie Davant, Françoise Laborde, ainsi que les natifs de Tunisie, le producteur Richard Moatti et la présentatrice
Daniella Lombroso.
Leur silence sur l’arrestation du journaliste Toufic Ben Brick, le 29 octobre, cinq jours après la réélection de M. Ben Ali retentit comme un camouflet à leur égard. Il porte condamnation de
leur complaisance et discrédite leur discours.
Et plutôt que de se gargariser des vertus de la démocratie à la tunisienne, plutôt que nous gargariser avec les sempiternelles ritournelles sur le rempart contre l’islamisme que représente
cette «dictature éclairée», que ces grands défenseurs autoproclamés de la démocratie se plongent donc dans la lecture salutaire de deux ouvrages qui constituent de véritables radioscopies des
turpitudes du régime, un exposé des dérives de cet état policier, chouchou de l’Occident.
Notes:
La régente de Carthage, main basse sur la Tunisie de Nicolas Beau, directeur du site satirique bakchich.info et de Catherine Graciet, journaliste, Editions La Découverte. Un livre enquête sur
régime tunisien, dont les bonnes feuilles sont consultables sur ce lien: http://www.bakchich.info/La-regente-de-Carthage-main-basse,08817.html
Sur la connivence médiatique entre France et la Tunisie, cf. Ben Ali, Françoise le borde http://www.bakchich.info/article539.html
Le jour où j’ai réalisé que la Tunisie n’est plus un pays de liberté, ouvrage de M. Mohamed El Boussaïri Bouebdelli, préface de Me Patrick Baudouin, Président d’Honneur de la Fédération
Internationale des Ligues des Droits de L’homme (FIDH). Téléchargement gratuit sur internet en version arabe et française sur son site www.bouebdelli.org
Le boycott d’Israël prend une ampleur jamais vue grâce à la campagne BDS (Boycott, Désinvestissements et Sanctions), portée par
des militants du monde entier. Il s’élargit de jour en jour.
Certains arguments pour le boycott international d’Israël le présentent comme le moyen nouveau et ultime pour faire aboutir les droits du peuple
palestinien, tous les autres ayant échoué. Selon ces pacifistes, le boycott est un moyen plus efficace que la résistance armée des Palestiniens. Cette argumentation s’appuie généralement sur le
modèle du boycott contre l’apartheid en Afrique du Sud. Dans cette optique, l’abolition de l’apartheid et la libération de Nelson Mandela auraient essentiellement été le résultat du boycott
international.
La vérité historique est un peu plus nuancée
Rappelons d’abord que le boycott d’Israël est un mot d’ordre très ancien. Dans les années 80, les anti-impérialistes boycottaient de
la même façon les pamplemousses de Jaffa ou les avocats de Carmel que les oranges d’Outspan ou les pommes du Cap. Ce qui a rendu aujourd’hui le
boycott d’Israël plus massif et populaire, c’est avant tout le massacre sauvage de la population de Gaza par Tsahal et la résistance acharnée des combattants palestiniens. La
victoire de la résistance libanaise de 2006, dirigée par le Hezbollah, avait déjà préparé le changement dans l’opinion internationale.
La lutte pour l’abolition de l’Apartheid en Afrique du Sud peut effectivement servir de référence à la lutte actuelle pour la Palestine, à condition que son histoire soit restituée fidèlement. La
place du boycott international dans cette histoire doit être correctement évaluée. Nelson Mandela a forgé sa réputation internationale en 1963, alors qu’il était l’avocat de douze combattants
Sud-Africains emprisonnés, dont lui-même, inculpés de sabotage. Lors de ce procès, il affirma avec force que « sans violence, aucune voie de permettait au peuple africain de
triompher dans sa lutte contre la suprématie des Blancs (…) Nous avons choisi de défier la loi. Tout d’abord, par des moyens qui évitaient tout recours à la violence ;
puis, quand cette forme a elle aussi été interdite par la loi, nous avons alors décidé de répondre à la violence par la violence » (procès de Rivonia).
C’est Mandela, qui trois ans auparavant, a créé la branche armée de l’African National Congress ( ANC), l’Umkhonto We Siswe (« lance de la
Nation »). Quand il est arrêté en 1962, après dix-sept mois de clandestinité, c’est sous l’inculpation de sabotage et de tentative de renversement violent du gouvernement. C’est grâce à sa
défense sans compromis de la lutte révolutionnaire de son peuple que Mandela a reçu un large soutien international et qu’il est devenu le plus célèbre prisonnier politique du monde. Après le
massacre de Soweto, en 1976, Nelson Mandela adresse une lettre au peuple sud-africain, dans laquelle il affirme prier avec lui pour les martyrs tout en appelant la jeunesse à s’engager
massivement dans la lutte. Suite à cet appel, des milliers de jeunes sud-africains partiront s’entraîner pour la lutte armée au Mozambique et en Angola. À plusieurs reprises, inquiet de la
popularité toujours croissante du prisonnier Nelson Mandela, le gouvernement sud-africain lui proposera sa libération, à condition que Mandela rejette la lutte armée comme arme politique. La
réponse de Mandela a toujours été très claire : c’était non.
La jeunesse d’aujourd’hui a le droit de savoir que l’arme du boycott international contre l’apartheid en Afrique du Sud a fonctionné comme un
soutien à la lutte révolutionnaire du peuple et de ses organisations nationales. Que le peuple sud-africain a utilisé tous les moyens à sa disposition pour renverser le régime
raciste, allié d’Israël, et mis en place par la colonisation. Et que c’est cette lutte de masse, y compris la lutte armée, qui a permis au boycott international de fonctionner comme un puissant
levier de solidarité mondiale. La jeunesse d’aujourd’hui a le droit de savoir que le résistant Mandela, chrétien d’abord pacifiste puis
organisateur de la lutte armée et allié des communistes, a été un des premiers combattants à recevoir le titre honorable de « terroriste ». Son
organisation, l’ANC, dont il était membre depuis 1943, a été mise hors-la-loi en 1960 par le gouvernement sud-africain. Condamné en 1964 pour terrorisme, l’administration Bush ne le retirera de
sa « Terror watch list » qu’en juillet 2008 !
La jeunesse d’aujourd’hui a le droit de savoir qu’au nom de cette lutte contre le terrorisme, le gouvernement sud-africain, tout comme le
gouvernement israélien aujourd’hui, a non seulement emprisonné des centaines de combattants mais également commandité l’assassinat ciblé, par des escadrons de la mort, de dizaines de responsables
politiques du mouvement de libération sud-africain.
Tout comme le massacre de Gaza et la résistance armée de l’hiver 2008-2009, c’est le massacre de Soweto et le développement de la lutte de masse qui s’ensuivit, en 1976, qui a donné son ampleur
internationale au mouvement de boycott, dont les premières sanctions avaient commencé dès la fin des années soixante. La liquidation de
l’apartheid en Afrique du Sud a ainsi été le résultat d’une combinaison constante entre tous les moyens de lutte sur le terrain et la solidarité internationale, dont le boycott fut le point
culminant. Le boycott du sionisme existe depuis sa mise en œuvre par la Ligue arabe en … 1945 ! Et depuis 1948, c’est avant tout la résistance acharnée du peuple palestinien,
par tous les moyens dont il dispose, qui tient en échec le colonialisme et les guerres permanentes du sionisme. Et c’est parce que le peuple palestinien continue de résister que nous devons
développer de toutes nos forces le mouvement de boycott d’Israël qui commence enfin à prendre l’ampleur nécessaire.
Le boycott n’est pas une alternative à la résistance, c’est un soutien à la résistance.Et pour que ce soutien soit complet et cohérent, il doit comprendre l’appel à retirer le Hamas, le FPLP et toutes les organisations palestiniennes de résistance
des listes d’organisations terroristes, avec autant de passion que nous avons chanté et crié pendant des années « Free Nelson Mandela ».
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